Vous avez vu, sûrement, du moins celles et ceux qui fréquentent les cathédrales non pas de l'industrie(*), mais de la consommation, que nowel, ses pompes et ses œuvres, commença à nous tomber sur le paletot il y a déjà 2 voire 3 bonnes semaines, sous forme de décos diversement kitsch, clinquantes, cliquetantes et appelant cliquailles.
Yurk. Bientôt on verra les matos de rentrée en juin et ceusses de nowel en septembre. Histoire de laisser le temps du choix et de la non précipitation aux client-e-s (puisque c'est l'argument avancé en micro-supermarché: ha mais comme ça c'est moins cher et j'ai plus le temps de choisir).
Bon je m'égare.
Or donc, et comme vous le savez puisque vous me lisez depuis le début avec une assiduité qui vous honore (captatio benevolentiae d'une exemplaire discrétion, haha), en préélem, on prépare nowel assez longtemps avant la déclaration des hostilités.
(chais pas pourquoi les prépas de fêtes socialement et commercialement imposées, ça me fait penser à un branle-bas de combat, pas vous?)
Et bien obligées sommes-nous d'anticiper: les chants, qu'ils soient donnés en chorale ou non, les zz'objets pour amener à la maison, les cartes pour la fête, les décos de l'école (classe et salle d'accueil), tout cela prend du temps. Et du papier de diverses constitutions, couleurs, de la colle de la peinture, de l'encre, plein du kibrille, quoi.
Pour une seule personne déjà; alors multiplié par le nombre d'enfants et de locaux à embellir (?).
Donc voilà, nous avons commencé les chants cette semaine, et dès la semaine prochaine je me mets à faire faire le zz'objet.
Pour une autre raison aussi: puisque je partage Œilpapillon avec Chiantenboucle, et que cette dernière a un mode de fonctionnement très space -même pas spécial: carrément space- si je ne veux pas voir Œilpapillon complètement débordée (comme vous savez, elle a ses difficultés propres, déjà), il me faut avancer les choses, pour ne pas avoir à tout faire moi-même, déjà que...
Cette année, me fallait trouver à faire un le zz'objet un peu jamais vu (se renouveller...youpi) et ouff, chance, j'ai trouvé.
Yfokeu yapuka. Parce que le faire moi, ça va, hein.
Il se trouve que j'ai des mains plutôt dégourdies :-)
(Mercure pile au haut du ciel, pile en signe et maison corrects pour les neurones et pour les menottes, et bien aspecté, ça vous dit, les astrologues? ;-) quoi quoi, oui je m'autoencense?Et alors ! Y'a que moi pour le faire; j'ai appris très tôt que je devais m'autococooner, que personne le ferait à ma place hélas, et ma foi, il faut que je me force à le faire, un peu, parce que même en sachant que je dois le faire, j'ai du mal....je m'entraine, là)
Mais le faire faire à 25 enfants entre 3 et 4 ans1/2, ça prend du temps, c'est l'usine, et comme ça doit sécher un peu, et que j'ai pas d'espace plan libre, ça va être, encore, et comme toujours, un exercice de haute voltige.
(Quand je idis ça, je vois une maicresse acrochée des deux mains à un tapèze fixé au haut plafond de la classe, pour passer d'un atelier à un autre, LOL)
En plus le zz'objet, c'est secret, mesdames, messieurs, oui comme pour les fêtes des mères-pères, sinon c'est pas rigolo, quoi.
Donc, ça complique: il me faut un espace plan, libre *et* caché!
Or ma classe...comment dire... avec ses belles baies vitrées...
Pour le moment les gamin-e-s ne sont pas trop en transe, je leur ai expliqué avec force détails et force tout court, que nous sommes au début de novembre et que pas d'affolement, ça va viendre, mais pas tout de suite...
Apprentissage de la chronologie... et à un autre niveau: intégration de la frustration par le délai entre la demande et la réponse/récompense...
Mais dans pas bien longtemps, ils vont être super agités.
Une raison de plus pour moi de détester nowel. Car....
Pour nouzaut nowel ça dure 1 mois et demi.
Ca nous rend les mômes heu... en pleine forme.
Les parents utilisant dans cette préiode le 'si t'es pas sage le PN ne viendra pas pour toi' et variantes, à chaque fois invalidé puisqu'il vient toujours, on finit par se mettre bêtement à l'unisson si on fait pas gaffe. Donc on doit faire gaffe :-)
On prépare une démo pour les parents, sous des formes différentes dans chaque école, et ça, vous savez comme j'adore.
Allons, bienvenue dans l'univers de l'an guirlande.
(*) quizz: qui reconnaitra 'les cathédrales de l'industrie'?Trop facile, hein :-)
Yurk. Bientôt on verra les matos de rentrée en juin et ceusses de nowel en septembre. Histoire de laisser le temps du choix et de la non précipitation aux client-e-s (puisque c'est l'argument avancé en micro-supermarché: ha mais comme ça c'est moins cher et j'ai plus le temps de choisir).
Bon je m'égare.
Or donc, et comme vous le savez puisque vous me lisez depuis le début avec une assiduité qui vous honore (captatio benevolentiae d'une exemplaire discrétion, haha), en préélem, on prépare nowel assez longtemps avant la déclaration des hostilités.
(chais pas pourquoi les prépas de fêtes socialement et commercialement imposées, ça me fait penser à un branle-bas de combat, pas vous?)
Et bien obligées sommes-nous d'anticiper: les chants, qu'ils soient donnés en chorale ou non, les zz'objets pour amener à la maison, les cartes pour la fête, les décos de l'école (classe et salle d'accueil), tout cela prend du temps. Et du papier de diverses constitutions, couleurs, de la colle de la peinture, de l'encre, plein du kibrille, quoi.
Pour une seule personne déjà; alors multiplié par le nombre d'enfants et de locaux à embellir (?).
Donc voilà, nous avons commencé les chants cette semaine, et dès la semaine prochaine je me mets à faire faire le zz'objet.
Pour une autre raison aussi: puisque je partage Œilpapillon avec Chiantenboucle, et que cette dernière a un mode de fonctionnement très space -même pas spécial: carrément space- si je ne veux pas voir Œilpapillon complètement débordée (comme vous savez, elle a ses difficultés propres, déjà), il me faut avancer les choses, pour ne pas avoir à tout faire moi-même, déjà que...
Cette année, me fallait trouver à faire un le zz'objet un peu jamais vu (se renouveller...youpi) et ouff, chance, j'ai trouvé.
Yfokeu yapuka. Parce que le faire moi, ça va, hein.
Il se trouve que j'ai des mains plutôt dégourdies :-)
(Mercure pile au haut du ciel, pile en signe et maison corrects pour les neurones et pour les menottes, et bien aspecté, ça vous dit, les astrologues? ;-) quoi quoi, oui je m'autoencense?Et alors ! Y'a que moi pour le faire; j'ai appris très tôt que je devais m'autococooner, que personne le ferait à ma place hélas, et ma foi, il faut que je me force à le faire, un peu, parce que même en sachant que je dois le faire, j'ai du mal....je m'entraine, là)
Mais le faire faire à 25 enfants entre 3 et 4 ans1/2, ça prend du temps, c'est l'usine, et comme ça doit sécher un peu, et que j'ai pas d'espace plan libre, ça va être, encore, et comme toujours, un exercice de haute voltige.
(Quand je idis ça, je vois une maicresse acrochée des deux mains à un tapèze fixé au haut plafond de la classe, pour passer d'un atelier à un autre, LOL)
En plus le zz'objet, c'est secret, mesdames, messieurs, oui comme pour les fêtes des mères-pères, sinon c'est pas rigolo, quoi.
Donc, ça complique: il me faut un espace plan, libre *et* caché!
Or ma classe...comment dire... avec ses belles baies vitrées...
Pour le moment les gamin-e-s ne sont pas trop en transe, je leur ai expliqué avec force détails et force tout court, que nous sommes au début de novembre et que pas d'affolement, ça va viendre, mais pas tout de suite...
Apprentissage de la chronologie... et à un autre niveau: intégration de la frustration par le délai entre la demande et la réponse/récompense...
Mais dans pas bien longtemps, ils vont être super agités.
Une raison de plus pour moi de détester nowel. Car....
Pour nouzaut nowel ça dure 1 mois et demi.
Ca nous rend les mômes heu... en pleine forme.
Les parents utilisant dans cette préiode le 'si t'es pas sage le PN ne viendra pas pour toi' et variantes, à chaque fois invalidé puisqu'il vient toujours, on finit par se mettre bêtement à l'unisson si on fait pas gaffe. Donc on doit faire gaffe :-)
On prépare une démo pour les parents, sous des formes différentes dans chaque école, et ça, vous savez comme j'adore.
Allons, bienvenue dans l'univers de l'an guirlande.
(*) quizz: qui reconnaitra 'les cathédrales de l'industrie'?Trop facile, hein :-)
par Maybe
publié dans :
Fêtes passer
Post en retard sur le calendar, mais c'est exxxxprès.
Pour tâcher de pas m’énerver.
Parce que sur le sujet des la fêtes des mmmm(ammif)ères, je peux être carrément grumbled voyez..
Miracle génétique, apothéose scolaire, clou de l”année: il faut récompenser les mères.
De quoi les enfants devraient ils récompenser leurs mères, hein?
Instituée au calendrier, à la différence de celles des pères.
Cf là Curieux comme sur certains sites comme celui ci on oublie de parler de Vichy...forcément ça dépoétise... Une autre réflexion au passage
Si vous avez bien tout suivi, déjà que je suis pas super à fond sur Noël, vous vous doutez bien que les Fêmères c’est pas franchement mon truc.
Côté pratique: la coop de classe n’est pas forcément assez importante pour acheter le matos qui va permettre de décorer les boîtes à camembert et autres trucs fabuleux qui deviendront un cadeau.
Or s’il y a un cadeau pour les mères je ne vois pas pourquoi il n’y en aurait pas pour les pères.
En plus quand je veux faire faire des objets un peu jolis, j’essaie d’avoir un peu de matériel qui tient la route, donc pas donné.
Oui je sais, ce sont les mères qui sont en charge de la plus grande partie du boulot éducatif, ménager, et de soin aux enfants.
J'espère bien que ça va s'améliorer un jour, cette répartition des rôles.
Mais l'école a t-elle à faire un pansement sur le coeur des mères qui n'arrivent pas à défusionner de leur môme au titre du "maman je pense à toi quand même, même quand je m'éclate avec mon instit et mes copines et pains, sans toi je suis pas si heureu-x-se que ça".
(grave erreur, un enfant qui peut, qui sait, se séparer de ses parents, et donc de sa mère, et être heureux de ce temps là, est sûr du lien, sait qu'il est aimé et qu'il aime et que le lien, durant la période d'absence, dont il connaît le début et la fin, n'est pas atteint, et perdurera, justement.)
Ce qui est au final renforcer cette répartition des rôles.
Et cette espèce de culpabilisation des enfants (je sais, c’est pas dit comme ça, mais si on y réfléchit à deux fois...) qui seraient sommés de montrer à leurs mères qu’ils l’aiment...qui doivent récompenser leurs mères d'être leurs enfants.. à cet âge là, non, vraiment, lol quoi.
La fête des pères étant arrivée par là-dessus pour faire bon poids pseudo-égalitaire et bon commerce.
Tous les bisous bleus du monde et autres milliers de fleurs mais que d'une maman il n'y a qu'une, ou autres papas qui protègent tout comme une maison solide qu'est ce que j'en ai marre , mais alors...Murfff.
En plus, vous avez sûrement remarqué, désormais , la fête des mères c'est *aussi* lui souhaiter d'être sexy. (et avec une faute de grammaire pour la dernière que j'ai vu: "vive les mamans sexy", conjuguer le verbe, par ex, on peut pas, sur une affiche?)
Bon sang, un enfant, voire *mon* enfant me souhaite de la sexiness, je crois que j'émigre au pôle.
(Le Pôle Emik, bien sûr, celui qui affole les boussoles)
Dans la logique des enfants de l’âge préélem, il s’agit de faire un cadeau pour montrer à maman qu’on l’aime.
Alors et pourquoi pas à papa? Puisqu'on l'aime aussi?
Imparable logique de l’enfance.
Question tellement évidente pour eux, qu’effectivement, pourquoi?
Donc comme la coop ne permet pas de faire faire 2 objets plus les jolies cartes, ben j’ai trouvé la parade:
je fais faire zéro objet mais bien 2 cartes personnalisées et différenciées et chiadées.
Cette année c’est un pliage super dur de sa race, qui fait pour môman une fleur arrondie à déplier (pour qu'elles sortent de là), et pour pôpa une maison (pour qu'ils s'y investissent), chaque fois avec le poème créé par les enfants dedans.
Qu’il faut donc écrire.
Et en cursives s’il vous plaît, qu’on est des grands, hein.
Donc les enfants y cont pas mal bossé, s'y sont investi, et y ont investi (affectivement veux-je dire).
A côté de ça, mes collègues font un super machin en forme de cœur (forcément) pour la mère et une carte pour le père.
Ca me gêne, pouvez pas savoir, je trouve ça mais alors...partisan, gnangnan, et fort peu pensé. Maternelle quoi.
Oui je sais je suis un cas.
Mais pas la seule rassurez vous...
Je passe donc encore pour une trouble fête (haha), qui veut rien faire par flemme pour les gamins , pov'chous. Ben voilà, hein, on peut pas plaire à tout le monde.
J'aimerai mieux, mais clairement je fais rien pour, vous me direz.
(ceci explique peut-être cela).
En revanche, ce que je fais faire aux enfants, c’est en fin d’année, un objet pour eux, souvenir de GS, qu’ils le gardent pour eux ou qu’ils en fassent cadeau, de toute façon c’est le leur, c'est le signe de leur sortie de ce cycle particulier où ils sont les "grands" de la petite école car ils vont devenir les "petits" de la grande école...
Voilà, ça pour moi, ça a du sens.
Et donc, le poème inventé renvoie bien sûr à la mère toute bonne (maman tu es la plus ci, la plus ça...) et au père tout puissant (papa tu sais tout faire - je schématise).
La mère *est* et le père *fait*. Mineeeeerve, ça. Mais bon, je subvertisationne le truc, quand je peux.
Parfois, certains groupes-classes sortent d'eux-mêmes un peu de ce schéma.
NB: évidemment, les cas de familles décomposées-recomposées n'empêchent pas de "fêter" ses géniteurs.
J'ai eu des cas de déchéance d'autorité parentale d'un des deux. Parfois l'enfant ne voyait plus ledit parent.Des cas de décès.
Dans ces situations là, on s'adapte.
Une année j’ai fait apprendre et réciter aux enfants devant les deux parents invités pour l’occasion, à une date intermédiaire des 2 fêtes, un poème sympa, un peu bidouillé pour que l’interpellation aille vers maman et papa et que les activités décrites correspondent à l’âge de la GS.
Voici le texte original:
Bien sûr, maman, je veux t'offrir
Oh, tout ce qui peut te faire plaisir.
Naturellement, pas des trésors,
Non, mais de gros efforts.
Et, cette fois-ci, promis, je vais
Faire mon lit, ranger, m'appliquer;
Eteindre la télévision,
Apprendre par cœur mes leçons,
Etre un modèle d'obéissance...
Mais tout à coup, maman, j'y pense :
Avec un enfant si parfait,
Maman, c'est sûr, tu t'ennuierais.
Jean-Michel Robineau
Grand succès.
Breeeeef.
Les fêtes.
Hé ben zut les fêtes. Marre des fêtes. En quoi est-ce que c'est le boulot de l'école de faire des fêtes? grmmbllllll.
Mon boulot va vers les enfants, pas forcément vers le relais des fêtes socialo-paternalistes (j'ai pas dit socialisto-paternalistes :-) ) ou pseudo-religieuses (cf là ou bien là)
Maybe Elle Rebelzzzz
Pour tâcher de pas m’énerver.
Parce que sur le sujet des la fêtes des mmmm(ammif)ères, je peux être carrément grumbled voyez..
Miracle génétique, apothéose scolaire, clou de l”année: il faut récompenser les mères.
De quoi les enfants devraient ils récompenser leurs mères, hein?
Instituée au calendrier, à la différence de celles des pères.
Cf là Curieux comme sur certains sites comme celui ci on oublie de parler de Vichy...forcément ça dépoétise... Une autre réflexion au passage
Si vous avez bien tout suivi, déjà que je suis pas super à fond sur Noël, vous vous doutez bien que les Fêmères c’est pas franchement mon truc.
Côté pratique: la coop de classe n’est pas forcément assez importante pour acheter le matos qui va permettre de décorer les boîtes à camembert et autres trucs fabuleux qui deviendront un cadeau.
Or s’il y a un cadeau pour les mères je ne vois pas pourquoi il n’y en aurait pas pour les pères.
En plus quand je veux faire faire des objets un peu jolis, j’essaie d’avoir un peu de matériel qui tient la route, donc pas donné.
Oui je sais, ce sont les mères qui sont en charge de la plus grande partie du boulot éducatif, ménager, et de soin aux enfants.
J'espère bien que ça va s'améliorer un jour, cette répartition des rôles.
Mais l'école a t-elle à faire un pansement sur le coeur des mères qui n'arrivent pas à défusionner de leur môme au titre du "maman je pense à toi quand même, même quand je m'éclate avec mon instit et mes copines et pains, sans toi je suis pas si heureu-x-se que ça".
(grave erreur, un enfant qui peut, qui sait, se séparer de ses parents, et donc de sa mère, et être heureux de ce temps là, est sûr du lien, sait qu'il est aimé et qu'il aime et que le lien, durant la période d'absence, dont il connaît le début et la fin, n'est pas atteint, et perdurera, justement.)
Ce qui est au final renforcer cette répartition des rôles.
Et cette espèce de culpabilisation des enfants (je sais, c’est pas dit comme ça, mais si on y réfléchit à deux fois...) qui seraient sommés de montrer à leurs mères qu’ils l’aiment...qui doivent récompenser leurs mères d'être leurs enfants.. à cet âge là, non, vraiment, lol quoi.
La fête des pères étant arrivée par là-dessus pour faire bon poids pseudo-égalitaire et bon commerce.
Tous les bisous bleus du monde et autres milliers de fleurs mais que d'une maman il n'y a qu'une, ou autres papas qui protègent tout comme une maison solide qu'est ce que j'en ai marre , mais alors...Murfff.
En plus, vous avez sûrement remarqué, désormais , la fête des mères c'est *aussi* lui souhaiter d'être sexy. (et avec une faute de grammaire pour la dernière que j'ai vu: "vive les mamans sexy", conjuguer le verbe, par ex, on peut pas, sur une affiche?)
Bon sang, un enfant, voire *mon* enfant me souhaite de la sexiness, je crois que j'émigre au pôle.
(Le Pôle Emik, bien sûr, celui qui affole les boussoles)
Dans la logique des enfants de l’âge préélem, il s’agit de faire un cadeau pour montrer à maman qu’on l’aime.
Alors et pourquoi pas à papa? Puisqu'on l'aime aussi?
Imparable logique de l’enfance.
Question tellement évidente pour eux, qu’effectivement, pourquoi?
Donc comme la coop ne permet pas de faire faire 2 objets plus les jolies cartes, ben j’ai trouvé la parade:
je fais faire zéro objet mais bien 2 cartes personnalisées et différenciées et chiadées.
Cette année c’est un pliage super dur de sa race, qui fait pour môman une fleur arrondie à déplier (pour qu'elles sortent de là), et pour pôpa une maison (pour qu'ils s'y investissent), chaque fois avec le poème créé par les enfants dedans.
Qu’il faut donc écrire.
Et en cursives s’il vous plaît, qu’on est des grands, hein.
Donc les enfants y cont pas mal bossé, s'y sont investi, et y ont investi (affectivement veux-je dire).
A côté de ça, mes collègues font un super machin en forme de cœur (forcément) pour la mère et une carte pour le père.
Ca me gêne, pouvez pas savoir, je trouve ça mais alors...partisan, gnangnan, et fort peu pensé. Maternelle quoi.
Oui je sais je suis un cas.
Mais pas la seule rassurez vous...
Je passe donc encore pour une trouble fête (haha), qui veut rien faire par flemme pour les gamins , pov'chous. Ben voilà, hein, on peut pas plaire à tout le monde.
J'aimerai mieux, mais clairement je fais rien pour, vous me direz.
(ceci explique peut-être cela).
En revanche, ce que je fais faire aux enfants, c’est en fin d’année, un objet pour eux, souvenir de GS, qu’ils le gardent pour eux ou qu’ils en fassent cadeau, de toute façon c’est le leur, c'est le signe de leur sortie de ce cycle particulier où ils sont les "grands" de la petite école car ils vont devenir les "petits" de la grande école...
Voilà, ça pour moi, ça a du sens.
Et donc, le poème inventé renvoie bien sûr à la mère toute bonne (maman tu es la plus ci, la plus ça...) et au père tout puissant (papa tu sais tout faire - je schématise).
La mère *est* et le père *fait*. Mineeeeerve, ça. Mais bon, je subvertisationne le truc, quand je peux.
Parfois, certains groupes-classes sortent d'eux-mêmes un peu de ce schéma.
NB: évidemment, les cas de familles décomposées-recomposées n'empêchent pas de "fêter" ses géniteurs.
J'ai eu des cas de déchéance d'autorité parentale d'un des deux. Parfois l'enfant ne voyait plus ledit parent.Des cas de décès.
Dans ces situations là, on s'adapte.
Une année j’ai fait apprendre et réciter aux enfants devant les deux parents invités pour l’occasion, à une date intermédiaire des 2 fêtes, un poème sympa, un peu bidouillé pour que l’interpellation aille vers maman et papa et que les activités décrites correspondent à l’âge de la GS.
Voici le texte original:
Bien sûr, maman, je veux t'offrir
Oh, tout ce qui peut te faire plaisir.
Naturellement, pas des trésors,
Non, mais de gros efforts.
Et, cette fois-ci, promis, je vais
Faire mon lit, ranger, m'appliquer;
Eteindre la télévision,
Apprendre par cœur mes leçons,
Etre un modèle d'obéissance...
Mais tout à coup, maman, j'y pense :
Avec un enfant si parfait,
Maman, c'est sûr, tu t'ennuierais.
Jean-Michel Robineau
Grand succès.
Breeeeef.
Les fêtes.
Hé ben zut les fêtes. Marre des fêtes. En quoi est-ce que c'est le boulot de l'école de faire des fêtes? grmmbllllll.
Mon boulot va vers les enfants, pas forcément vers le relais des fêtes socialo-paternalistes (j'ai pas dit socialisto-paternalistes :-) ) ou pseudo-religieuses (cf là ou bien là)
Maybe Elle Rebelzzzz
par Maybe
publié dans :
Fêtes passer
Ouhlala, je m'aperçois que mon post précédent qui pointait les tendances premières de l'humain, à savoir les agressives, et le corollaire de l'intrication des sentiment d'amour et de haine à divers degrés qui se jouent dans toute relation... tombait un peu comme un cheveu sur la soupe..
J'espère que vous m'avez quand même suivie, chers lecteures et lecteuses adoré-e-s, vénéré-e-s et espéré-e-s (éhontée captatio benevolentiae...)
Pour fini la série carnée : le contexte.
D'abord le contexte temporel.
Humph pardon je voulais parler du temps.
Rha.
De la météo.
Quand il fait môvais: enfer garanti.
En effet, les 'grandes salles' des écoles sont rarement asez grandes pour accueillir toutes les classes ensemble, et moins encore pour recevoir les classes, et les parents qui peuvent être là.
Donc on est très accro-météo, nouzaut, de manière générale pour avoir des récrés (bah oui quand y'a pas de préau.... y'a pas de récré , s'il pleut ou fait trop moche), et dans les cas de fiesta.. pour qu'elle puisse avoir lieu.
Ca on maîtrise vraiment pas.
Alors quand il fait mauvais on bidouille...
Et le contexte spatial.
Enfin, la situation géographique/topographique de l'école:
dans un tissu (très) urbain ou pas,
et dans un quartier bien particulier,(suivez mon regard),
dans un village vivant ou dortoir/lotissement...
Parce que, en théorie, un carnaval, costumé donc, suppose un défilé.
Dans un village, dans un coin de la ville assez protégé, why not.
Encore faut-il qu'il y ait des gens pour regarder passer... sinon quel intérêt?
Dans une des écoles qui sont en lien (le primaire vient au préélem ou inversement) .
Pour tout cela, il faut du monde pour accomapgner, ça, ça va, et surtout que le trajet soit assez facile, pas long et sans (trop de) danger...
Or dans certaines écoles, ça n'a pas de sens de défiler au dehors du scolaire (voire de primaire à préélem ou inversement) :
la place dans l'urbanisme ne s'y prête pas, les populations adultes ne sont pas présentes...
Dans d'autres cas c'est non seulement faisable mais important:
lorsque l'école fait lien et dynamique sociale.
Ex: les villages, quartiers disons... défavorisés et/ou enclavés .
Ca me rappelle les sorties scolaires.
Je n'ai aucune vergogne à ne pas en faire dans les coins où je bosse depuis qqes années:
outre qu'il y avait eu des changements dans les précautions légalges à prendre - et malgré ce, en cas de pépin c'est pour la pomme des instits- plus les papiers et projets à fournir , les gamin-e-s de 5 ans ont fait et vu plus de choses et de lieux que je n'en verrai jamais avant ma mort.
En revanche, malgré ces paperasseries et risques possibles, dans les quartiers où seule l'école peut apporter une ouverture plus grande au monde , je me reposerai la question s'il m'écheyait d'y (re)travailler.
En fait, en ce qui concerne les fiestas diverses (celles qui se voient du dehors veux-je dire) et autres défilés, j'ai comme des doutes...
Disons que je ne crois pas que la mission de l'école soit dans l'animation.
Ni qu'il s'agisse d'en faire un lieu d'ascèse, bien sûr, je suis la première à remuer du popotin pour guincher avec les petit-e-s et à rigoler avec.
Je parle bien de ces projets pédas qui font de l'effet au dehors (pour qui?) et ne font que dépenser de l'énergie au dedans, ou de fiestas qui se substitueraient à une vie sociale que les familles devraient pouvoir s'organiser...
Je ne leur jette pas la pierre de ne pas le faire: il se trouve que dans certains cas, il n'est pas possible de savoir "vivre ensemble" ou "fêter ensemble" ou simplement *communiquer*
La communication, elle commence avec la ou le voisin-e de palier.
Mais justement, quand on est en souffrance sociale ou économique ou pour des raisons x ou que le temps est bouffé par le boulot, les trajets etc.. ben c'est pas possible.
Mais -est-ce à l'école de réparer ça?
Enfin, le contexte interne: la fiesta proprement dite!
goûter, et boum!
Danser avec les enfants c'est cool:
- sont ravi-e-s de vous montrer ce qu'elles et ils savent faire
avec leur corps, eux!
- sont ravi-e-s de vous voir faire les mouvements les plus improbables
et que vous n'oseriez pas dans le civil
- vous montrent ceux qu'ils savent en choré à la mode, surtout elles...
sont impressionnant-e-s!!
- se marrent alors que vous croyez jouer à la fâme fatale en vous
déhanchant sur un raï de bonne tenue,
- et justement vous pouvez jouer à aguicher, y'a pas de gros lourd
devant ou derrière vous dont l'œil salace serait gênant,
- c'est nous les DJs, alors y'a un moment enfant
et un moment maicresses...héhéhéhé ;-)
Bien sûr tout en guinchant faut surveiller Grosbourrin qui se fait une bosse, Dervichetourneurbrun qui tape tout ce qu'il rencontre, Kurdendouce qui grimpe sur les radiateurs, Boulenvrac qui s'agite debour sur un banc, Petitbrunet qui court en rond ente les danseurs, Grossevoix qui veut obliger une petite en larmes à danser avec elle, Vrillekibrille qui bastonne quiconque ose effleurer son costume (rose!) de chat...
Mais.. on y arrive.
Quand la danse a lieu après une bataille de confetti, il me semble que c'est un moment de réparation de cette agression symbolique qu'a constitué le lancer de papiers colorés.
Réparation symbolique aussi s'entend.
Bon heu, je développerai que si on me le demande, je ne veux pas vous soûler.
Et donc... pour notre carnaval cette année, on n'a pas eu de confetti mais on a eu:
- un moment de vent fort et pluie drue juste quand il ne fallait pas,
- CollègueMS qui arride 1/4 h en retard bicoz pomponnage perso,
de son déguisement, chai pas moi, soirée restau dansant...
- Maybemaicresse qui remet à toutes pompes les fils d'un HP
dans le domino dont ils étaient sortis (mal vissés), sinon pour faire
la DJ c'est râpé, niveau son,
- CollègueMS qui fait sa récré de 1/4 h (non il ne pleuvait plus)
parce que ça la fait suer (comme d'hab) d'assumer son service,
- DirloPS qui se noie un peu dans un verre d'eau, et dans sa robe de
sortie-au-concert + diadème, mais bon, on s'en sort,
- un oubli: Mamandedervichetournerbrun qui débarque de la lune
le matin même, nonobstant les affichages, et qui heureusement
amenera une bout de costume à midi
- des atsems + autre spersonnels déguisées, elles, en vrais déguisements
marrants avec lesquels on va pas dans une soirée banale,
- des kyrielles d'appareils photos/vido/tphone adaptés à ça:
tellement d'éclairs, un moment donné, que j'ai cru à l'orage,
- une tentative de défilé ans la cour par groupes de costumes,
- une farandole en remplacement (grmbl la pluie),
- des miettes partout,
- et un raton laveur ...
Allons....encore une que les prussiens n'auront pas :-)
J'espère que vous m'avez quand même suivie, chers lecteures et lecteuses adoré-e-s, vénéré-e-s et espéré-e-s (éhontée captatio benevolentiae...)
Pour fini la série carnée : le contexte.
D'abord le contexte temporel.
Humph pardon je voulais parler du temps.
Rha.
De la météo.
Quand il fait môvais: enfer garanti.
En effet, les 'grandes salles' des écoles sont rarement asez grandes pour accueillir toutes les classes ensemble, et moins encore pour recevoir les classes, et les parents qui peuvent être là.
Donc on est très accro-météo, nouzaut, de manière générale pour avoir des récrés (bah oui quand y'a pas de préau.... y'a pas de récré , s'il pleut ou fait trop moche), et dans les cas de fiesta.. pour qu'elle puisse avoir lieu.
Ca on maîtrise vraiment pas.
Alors quand il fait mauvais on bidouille...
Et le contexte spatial.
Enfin, la situation géographique/topographique de l'école:
dans un tissu (très) urbain ou pas,
et dans un quartier bien particulier,(suivez mon regard),
dans un village vivant ou dortoir/lotissement...
Parce que, en théorie, un carnaval, costumé donc, suppose un défilé.
Dans un village, dans un coin de la ville assez protégé, why not.
Encore faut-il qu'il y ait des gens pour regarder passer... sinon quel intérêt?
Dans une des écoles qui sont en lien (le primaire vient au préélem ou inversement) .
Pour tout cela, il faut du monde pour accomapgner, ça, ça va, et surtout que le trajet soit assez facile, pas long et sans (trop de) danger...
Or dans certaines écoles, ça n'a pas de sens de défiler au dehors du scolaire (voire de primaire à préélem ou inversement) :
la place dans l'urbanisme ne s'y prête pas, les populations adultes ne sont pas présentes...
Dans d'autres cas c'est non seulement faisable mais important:
lorsque l'école fait lien et dynamique sociale.
Ex: les villages, quartiers disons... défavorisés et/ou enclavés .
Ca me rappelle les sorties scolaires.
Je n'ai aucune vergogne à ne pas en faire dans les coins où je bosse depuis qqes années:
outre qu'il y avait eu des changements dans les précautions légalges à prendre - et malgré ce, en cas de pépin c'est pour la pomme des instits- plus les papiers et projets à fournir , les gamin-e-s de 5 ans ont fait et vu plus de choses et de lieux que je n'en verrai jamais avant ma mort.
En revanche, malgré ces paperasseries et risques possibles, dans les quartiers où seule l'école peut apporter une ouverture plus grande au monde , je me reposerai la question s'il m'écheyait d'y (re)travailler.
En fait, en ce qui concerne les fiestas diverses (celles qui se voient du dehors veux-je dire) et autres défilés, j'ai comme des doutes...
Disons que je ne crois pas que la mission de l'école soit dans l'animation.
Ni qu'il s'agisse d'en faire un lieu d'ascèse, bien sûr, je suis la première à remuer du popotin pour guincher avec les petit-e-s et à rigoler avec.
Je parle bien de ces projets pédas qui font de l'effet au dehors (pour qui?) et ne font que dépenser de l'énergie au dedans, ou de fiestas qui se substitueraient à une vie sociale que les familles devraient pouvoir s'organiser...
Je ne leur jette pas la pierre de ne pas le faire: il se trouve que dans certains cas, il n'est pas possible de savoir "vivre ensemble" ou "fêter ensemble" ou simplement *communiquer*
La communication, elle commence avec la ou le voisin-e de palier.
Mais justement, quand on est en souffrance sociale ou économique ou pour des raisons x ou que le temps est bouffé par le boulot, les trajets etc.. ben c'est pas possible.
Mais -est-ce à l'école de réparer ça?
Enfin, le contexte interne: la fiesta proprement dite!
goûter, et boum!
Danser avec les enfants c'est cool:
- sont ravi-e-s de vous montrer ce qu'elles et ils savent faire
avec leur corps, eux!
- sont ravi-e-s de vous voir faire les mouvements les plus improbables
et que vous n'oseriez pas dans le civil
- vous montrent ceux qu'ils savent en choré à la mode, surtout elles...
sont impressionnant-e-s!!
- se marrent alors que vous croyez jouer à la fâme fatale en vous
déhanchant sur un raï de bonne tenue,
- et justement vous pouvez jouer à aguicher, y'a pas de gros lourd
devant ou derrière vous dont l'œil salace serait gênant,
- c'est nous les DJs, alors y'a un moment enfant
et un moment maicresses...héhéhéhé ;-)
Bien sûr tout en guinchant faut surveiller Grosbourrin qui se fait une bosse, Dervichetourneurbrun qui tape tout ce qu'il rencontre, Kurdendouce qui grimpe sur les radiateurs, Boulenvrac qui s'agite debour sur un banc, Petitbrunet qui court en rond ente les danseurs, Grossevoix qui veut obliger une petite en larmes à danser avec elle, Vrillekibrille qui bastonne quiconque ose effleurer son costume (rose!) de chat...
Mais.. on y arrive.
Quand la danse a lieu après une bataille de confetti, il me semble que c'est un moment de réparation de cette agression symbolique qu'a constitué le lancer de papiers colorés.
Réparation symbolique aussi s'entend.
Bon heu, je développerai que si on me le demande, je ne veux pas vous soûler.
Et donc... pour notre carnaval cette année, on n'a pas eu de confetti mais on a eu:
- un moment de vent fort et pluie drue juste quand il ne fallait pas,
- CollègueMS qui arride 1/4 h en retard bicoz pomponnage perso,
de son déguisement, chai pas moi, soirée restau dansant...
- Maybemaicresse qui remet à toutes pompes les fils d'un HP
dans le domino dont ils étaient sortis (mal vissés), sinon pour faire
la DJ c'est râpé, niveau son,
- CollègueMS qui fait sa récré de 1/4 h (non il ne pleuvait plus)
parce que ça la fait suer (comme d'hab) d'assumer son service,
- DirloPS qui se noie un peu dans un verre d'eau, et dans sa robe de
sortie-au-concert + diadème, mais bon, on s'en sort,
- un oubli: Mamandedervichetournerbrun qui débarque de la lune
le matin même, nonobstant les affichages, et qui heureusement
amenera une bout de costume à midi
- des atsems + autre spersonnels déguisées, elles, en vrais déguisements
marrants avec lesquels on va pas dans une soirée banale,
- des kyrielles d'appareils photos/vido/tphone adaptés à ça:
tellement d'éclairs, un moment donné, que j'ai cru à l'orage,
- une tentative de défilé ans la cour par groupes de costumes,
- une farandole en remplacement (grmbl la pluie),
- des miettes partout,
- et un raton laveur ...
Allons....encore une que les prussiens n'auront pas :-)
par Maybe
publié dans :
Fêtes passer
Suite de ça
Déguiser les ch”tits n’enfants c’est bien beau, mais la question se pose aussi pour les adultes et à toutes seigneures, tous honneurs: les cellesss de l’école, l’équipe pédagogique ...
Se déguisera, se déguisera pas...
En général oui.
Ce qui engendre le pbme numéro 2: on se fait un thème commun, ou bien libre?
(ou un thème en rapport avec celui imposé aux enfants si c’est le cas, évidemment).
De fait, les deux sont rigolos.
J’ai souvenir d’avoir cousu pour l'équipe instits+atsems un certain nombre de robes de même facture à couleurs différentes pour un thème Moyen-Age : ha folle jeunesse.
Petit pbme chez les tout-petits: faut pas que maicresse soit trop trop effrayante, non reconnaissable, ou exotique .. sinon le concert de pleurs en scie majeure ne se fait appeler désiré, et y’en a pour des semaines de.... “mais pourquoi t’étais pas là au carnaval maicresse?”; “tu viendras pas sur ton balai hein?”, “ je veux paaaaaaas que tu captures une choueeeette”... suite à un déguisement de sorcière un peu appuyé....
Parfois pour se sentir moins seules, on se dit qu’on aimerait bien que les remps viennent déguisés aussi (enfin ceux qui arrivent à venir, bien sûr)... mais comme elles (parfois ils) repartent au boulot, ils ne vont pas se barbouiller ... voire faire l’effort de mettre un costume dans le sac.
Ce qui fait qu’on a, au moins une fois, demandé que les adultes viennent avec juste un accessoire marrant (chapeau, nez rouge, n’importe quoi...) histoire de se mettre dans le ton.
Ben dites.. ce fut pas de la tarte ... et on a abandonné...
D’ailleurs comme je disais, on réduit le temps de présence des parents, parce que voir des santons d’un mètre 70 piapiater dans l’école pendant que les petites confettisent et dansent, entraînés par nos bons soins, cad en faisant les GO, bof bof .
Idem pour nous: parfois les maicresses et atsems restent en “civil” ras le bol de faire le spectacle pour les parents.
Moi j’ai trouvé un moyen terme : j’enfile mon machin quand ils sont partis, je veux bien faire le clown (au figuré, car j’ai pas de déguisement de clown) mais pour que les enfants hein, faut pas exagérer quoi , y’a pas marqué ‘télé ‘ sur mon front.
En plus, j’ai horreur qu’on me photographie.
Or si on se déguise en présence des appareils, forcément... bon.
Les enfants auront les souvenirs qu’ils voudront mais pas moi en photo .
‘allez, pour la /le petit-e, en souvenir de vous.’
Non merci.
Oui je me fais mal voir (c’est le cas de le dire), et oui certain-e-s le font quand même en catimini.
Grmblllll. Tant pis, chuis pas une intégriste non plus.
Et donc, je me trémousse bêtement en costume tout aussi béta au son des tubes des gamin-e-s quand la faune des (télé)spectateurs s’en va.
A vrai dire, quand j’ai eu à faire des carnavaux avec remps pendant la fiesta, j’en ai très très peu vu qui dansaient avec les mômes et nous.
Alors, oust, au moins on s’amuse sans ces yeux ....
Idem pour les confetti.
Parfois la bataille a lieu quand ils sont encore là, parfois non.
.... vu qu’ils apprécient moyen (pour le retour au boulot, ça se comprend), on est mieux sans....
A ce sujet, cette année: pas de confetti.
C’est la première fois que ça m’arrive de faire un carnaval sans confetti.
J'avoue que ça me laisse merplexe:
je trouve que la fête bal masqué perd son sens de subversion des codes sociaux , seul élément subsistant du carnaval initial dans ceux des écoles ....
Car qu’est-ce qu’envoyer des confetti sur qq’un-e? Que ce soit gentiment ou non, avec crainte ou non, donc avec plaisir :-)
C’est exercer sur elle ou lui une violence qu’on peut retrouver dans le couple amour/haine normal - ou pas, comme l'ambivalence - de toute relation humaine.
Autrement dit, on va confettiser les gens pour lequels on ressent qqchose de l’ordre du lien qqsoit son intensité et sa qualité..
Par ailleurs, Sigmund se fait un pplaisir de vous signaler ceci :
«L’homme n’est point cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour, dont on dit qu’il se défend quand on l’attaque, mais un être au contraire qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d’agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n’est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation. L’homme est en effet tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. (...)
Cette tendance à l’agression, que nous pouvons déceler en nous-mêmes et dont nous supposons à bon droit l’existence chez autrui, constitue le facteur principal de perturbation dans nos rapports avec notre prochain ; c’est elle qui impose à la civilisation tant d’efforts. (...)La civilisation doit tout mettre en œuvre pour limiter l’agressivité humaine et pour en réduire les manifestations à l’aide de réactions psychiques d’ordre éthique. De là, cette mobilisation de méthodes incitant les hommes à des identifications et à des relations d’amour inhibées quant au but ; de là cette restriction de la vie sexuelle ; de là aussi cet idéal imposé d’aimer son prochain comme soi-même, idéal dont la justification véritable est précisément que rien n’est plus contraire à la nature humaine primitive. »
S. Freud , Le malaise dans la culture, PUF, 1995
Merci Sigmund, tu peux retourner fumer ton cigare tranquilou.
Autrement dit, la violence se fait d’abord entendre dans la réalité psychique, pour se faire ensuite reconnaître dans la réalité sociale, et, pour rappel, “l’Objet naît dans la haine”, dont l'Objet de désir.
Cette perspective éclaire la violence qui sous tend notre vie quotidienne.
Et ce qui se joue dans le relationnel.
Cf M.Klein lorsqu'elle travaille sur l'amour et la haine...
Heu..... oui bon j’arrête.
Donc, l’enfant confettise joyeusement les instits, les atsems ( et les parents :-) s'ils sont là) et il faut savoir vivre et assumer cette expression du lien, cad laisser la violence, qui y existe forcément s’exprimer, dans un cadre et avec des modalités acceptables par toutes et tous.
L'enfant qui n'ose pas confettiser aurait il trop peur d'ainsi détruire l'objet de son amour par ce qu'il croit être la haine que celui ci lui porterait en retour de la sienne propre?(Klein, encore toujours..)
Argh scusez...
De ce fait, si je me demande pourquoi le carnaval dans mon école actuelle se fait sans confetti, outre que la réponse qui m’a été faite m’apparaît peu crédible (beh la pelouse tu comprends.. non je comprends pas, et l’autre côté du bâtiment c’est l’endroit rêvé, non? Ha oui , heu ...oh non tu sais les confetti...), et vu comment je perçois CollègueMS et DirloPS du point de vue relationnel et de la position de l’instit que chacun-e , à sa façon, prend, je me dis que la vraie vérité véritable (haha, comme j’exagère trop fort) est à chercher du côté de cette violence symbolique, de cette libération (limitée) de la haine qui coexiste avec l'amour, celle qu'on ne doit pas exprimer, qui n’est pas envisageable pour elles... du côté affectif ou du côté du “pouvoir”.
Libérer la haine permet de vivre mieux son amour?
Bref ça dérange qqchose en elles....
Bon, bien sûr , après faut balayer les confetti, oser s'en retrouver au fond du slip et du soutif le soir, et un peu partout ailleurs dans la maison les jours suivants...comme les paillettes à nowel quand on fait les décos...
Mais quand même...
C’est couillon.
L’an prochain j’acheterai des confetti pour ma classe, nonmého.
Ca vous plairait, vous , un carnaval sans confetti?
Déguiser les ch”tits n’enfants c’est bien beau, mais la question se pose aussi pour les adultes et à toutes seigneures, tous honneurs: les cellesss de l’école, l’équipe pédagogique ...
Se déguisera, se déguisera pas...
En général oui.
Ce qui engendre le pbme numéro 2: on se fait un thème commun, ou bien libre?
(ou un thème en rapport avec celui imposé aux enfants si c’est le cas, évidemment).
De fait, les deux sont rigolos.
J’ai souvenir d’avoir cousu pour l'équipe instits+atsems un certain nombre de robes de même facture à couleurs différentes pour un thème Moyen-Age : ha folle jeunesse.
Petit pbme chez les tout-petits: faut pas que maicresse soit trop trop effrayante, non reconnaissable, ou exotique .. sinon le concert de pleurs en scie majeure ne se fait appeler désiré, et y’en a pour des semaines de.... “mais pourquoi t’étais pas là au carnaval maicresse?”; “tu viendras pas sur ton balai hein?”, “ je veux paaaaaaas que tu captures une choueeeette”... suite à un déguisement de sorcière un peu appuyé....
Parfois pour se sentir moins seules, on se dit qu’on aimerait bien que les remps viennent déguisés aussi (enfin ceux qui arrivent à venir, bien sûr)... mais comme elles (parfois ils) repartent au boulot, ils ne vont pas se barbouiller ... voire faire l’effort de mettre un costume dans le sac.
Ce qui fait qu’on a, au moins une fois, demandé que les adultes viennent avec juste un accessoire marrant (chapeau, nez rouge, n’importe quoi...) histoire de se mettre dans le ton.
Ben dites.. ce fut pas de la tarte ... et on a abandonné...
D’ailleurs comme je disais, on réduit le temps de présence des parents, parce que voir des santons d’un mètre 70 piapiater dans l’école pendant que les petites confettisent et dansent, entraînés par nos bons soins, cad en faisant les GO, bof bof .
Idem pour nous: parfois les maicresses et atsems restent en “civil” ras le bol de faire le spectacle pour les parents.
Moi j’ai trouvé un moyen terme : j’enfile mon machin quand ils sont partis, je veux bien faire le clown (au figuré, car j’ai pas de déguisement de clown) mais pour que les enfants hein, faut pas exagérer quoi , y’a pas marqué ‘télé ‘ sur mon front.
En plus, j’ai horreur qu’on me photographie.
Or si on se déguise en présence des appareils, forcément... bon.
Les enfants auront les souvenirs qu’ils voudront mais pas moi en photo .
‘allez, pour la /le petit-e, en souvenir de vous.’
Non merci.
Oui je me fais mal voir (c’est le cas de le dire), et oui certain-e-s le font quand même en catimini.
Grmblllll. Tant pis, chuis pas une intégriste non plus.
Et donc, je me trémousse bêtement en costume tout aussi béta au son des tubes des gamin-e-s quand la faune des (télé)spectateurs s’en va.
A vrai dire, quand j’ai eu à faire des carnavaux avec remps pendant la fiesta, j’en ai très très peu vu qui dansaient avec les mômes et nous.
Alors, oust, au moins on s’amuse sans ces yeux ....
Idem pour les confetti.
Parfois la bataille a lieu quand ils sont encore là, parfois non.
.... vu qu’ils apprécient moyen (pour le retour au boulot, ça se comprend), on est mieux sans....
A ce sujet, cette année: pas de confetti.
C’est la première fois que ça m’arrive de faire un carnaval sans confetti.
J'avoue que ça me laisse merplexe:
je trouve que la fête bal masqué perd son sens de subversion des codes sociaux , seul élément subsistant du carnaval initial dans ceux des écoles ....
Car qu’est-ce qu’envoyer des confetti sur qq’un-e? Que ce soit gentiment ou non, avec crainte ou non, donc avec plaisir :-)
C’est exercer sur elle ou lui une violence qu’on peut retrouver dans le couple amour/haine normal - ou pas, comme l'ambivalence - de toute relation humaine.
Autrement dit, on va confettiser les gens pour lequels on ressent qqchose de l’ordre du lien qqsoit son intensité et sa qualité..
Par ailleurs, Sigmund se fait un pplaisir de vous signaler ceci :
«L’homme n’est point cet être débonnaire, au cœur assoiffé d’amour, dont on dit qu’il se défend quand on l’attaque, mais un être au contraire qui doit porter au compte de ses données instinctives une bonne somme d’agressivité. Pour lui, par conséquent, le prochain n’est pas seulement un auxiliaire et un objet sexuel possibles, mais aussi un objet de tentation. L’homme est en effet tenté de satisfaire son besoin d’agression aux dépens de son prochain, d’exploiter son travail sans dédommagements, de l’utiliser sexuellement sans son consentement, de s’approprier ses biens, de l’humilier, de lui infliger des souffrances, de le martyriser et de le tuer. (...)
Cette tendance à l’agression, que nous pouvons déceler en nous-mêmes et dont nous supposons à bon droit l’existence chez autrui, constitue le facteur principal de perturbation dans nos rapports avec notre prochain ; c’est elle qui impose à la civilisation tant d’efforts. (...)La civilisation doit tout mettre en œuvre pour limiter l’agressivité humaine et pour en réduire les manifestations à l’aide de réactions psychiques d’ordre éthique. De là, cette mobilisation de méthodes incitant les hommes à des identifications et à des relations d’amour inhibées quant au but ; de là cette restriction de la vie sexuelle ; de là aussi cet idéal imposé d’aimer son prochain comme soi-même, idéal dont la justification véritable est précisément que rien n’est plus contraire à la nature humaine primitive. »
S. Freud , Le malaise dans la culture, PUF, 1995
Merci Sigmund, tu peux retourner fumer ton cigare tranquilou.
Autrement dit, la violence se fait d’abord entendre dans la réalité psychique, pour se faire ensuite reconnaître dans la réalité sociale, et, pour rappel, “l’Objet naît dans la haine”, dont l'Objet de désir.
Cette perspective éclaire la violence qui sous tend notre vie quotidienne.
Et ce qui se joue dans le relationnel.
Cf M.Klein lorsqu'elle travaille sur l'amour et la haine...
Heu..... oui bon j’arrête.
Donc, l’enfant confettise joyeusement les instits, les atsems ( et les parents :-) s'ils sont là) et il faut savoir vivre et assumer cette expression du lien, cad laisser la violence, qui y existe forcément s’exprimer, dans un cadre et avec des modalités acceptables par toutes et tous.
L'enfant qui n'ose pas confettiser aurait il trop peur d'ainsi détruire l'objet de son amour par ce qu'il croit être la haine que celui ci lui porterait en retour de la sienne propre?(Klein, encore toujours..)
Argh scusez...
De ce fait, si je me demande pourquoi le carnaval dans mon école actuelle se fait sans confetti, outre que la réponse qui m’a été faite m’apparaît peu crédible (beh la pelouse tu comprends.. non je comprends pas, et l’autre côté du bâtiment c’est l’endroit rêvé, non? Ha oui , heu ...oh non tu sais les confetti...), et vu comment je perçois CollègueMS et DirloPS du point de vue relationnel et de la position de l’instit que chacun-e , à sa façon, prend, je me dis que la vraie vérité véritable (haha, comme j’exagère trop fort) est à chercher du côté de cette violence symbolique, de cette libération (limitée) de la haine qui coexiste avec l'amour, celle qu'on ne doit pas exprimer, qui n’est pas envisageable pour elles... du côté affectif ou du côté du “pouvoir”.
Libérer la haine permet de vivre mieux son amour?
Bref ça dérange qqchose en elles....
Bon, bien sûr , après faut balayer les confetti, oser s'en retrouver au fond du slip et du soutif le soir, et un peu partout ailleurs dans la maison les jours suivants...comme les paillettes à nowel quand on fait les décos...
Mais quand même...
C’est couillon.
L’an prochain j’acheterai des confetti pour ma classe, nonmého.
Ca vous plairait, vous , un carnaval sans confetti?
par Maybe
publié dans :
Fêtes passer
Or donc, je disais là que les enfants s’amusent mieux quand leurs parents ne sont pas là.
Cette proposition est valable pour le cas de l’école, je ne m’aventurerais pas à l’étendre à d’autres situations.
Si l’on excepte tout ce que j’ai cité dans le post précédent, une autre raison touchera les gensses sensibles (vous, chuis sûre): certain-e-s parents peuvent venir voir leur enfant parader dans son costume de lumière.
D’autres non.
Alors pour les enfants, surtout les plus petits, c’est un crève-cœur de voir les parents des autres et pas les siens.
Parfois, ce sont les grands parents qui sont délégués à la fiesta, c’est une bonne idée.
On demande juste qu’il ne vienne dans l’école que 2 adultes par enfant, sinon on s’en sort plus et surtout on peut plus bouger (ben ouais, multipliez le nombre d’enfants par le nombre d’adultes présents, et faites un ratio surface/personne+taille...) et on n’y voit plus rien.
(hélas DirloPS ne partage pas cette idée, d'où les invasions barbares ... notamment sur la fin d'année, j'en reparlerai)
Donc les petits dont les parents ne peuvent être là, même s’ils ont été avertis dûment, par leur famille et par nous, même si qon leur propose de rester collé-e-s (je te donnerai la main) à une des adultes (instit ou atsem) , c’est un moment pas très agréable.. qu’il vaut mieux ne pas trop prolonger.
Entendons nous bien: je ne jette pas la pierre aux parents qui ne peuvent être là.
Les horaires scolaires sont rarement compatibles avec une escapade, pour les adultes qui ont un boulot.
Certain-e-s posent même un reuteuteu...
Dans les écoles où je suis passée, je crois que j’ai à peu près tout vu en termes d’horaires proposés pour que puisse venir le max de familles:
- après la récré (genre 15:30)
- avant, (à partir de 14 ou 14:30)
- tel jour plutôt que tel autre,
- le matin - genre le samedi (mais on se pèle...et pour faire un goûter dansant, heu...et pour le nettoyage afin d'attaquer proprement le lundi...)
- entre midi et deux, mais après la cantoche (donc à partir de 13h), ce qui suppose que nous venions à cette heure-là , bien sûr..
Rien n’est jamais assez satisfaisant, même en prévenant plus d’un mois à l’avance.
Le 'moins pire' horaire que j’aie expérimenté , c’est un moment à caler entre 13h et 14:30.
Mais il faut que les collègues soient ok pour mordre sur la pause déjeuner (en général c’est le cas).
Nous déguisons/ maquillons les petiot-e-s qui ont mangé cantine (pardon restaurant scolaire), et qui ont apporté leur costume dans un sac à cet effet le matin, si leurs parents arrivent assez tôt, ce sont eux qui le font.. il y a donc des ateliers costumage/peinturage de face dans divers coins de l’école, c’est assez rigolo.
Et des studios photos/video, pour ‘avant que le costume ne soit tout mis en l’air’.
Puis hop dans la cour, on va s’admirer les uns les autres...
A partir de là, l’organisation diverge...
Une constante quand même: le pbme des accessoires .. pistolets, petit panier, fleurs à tenir, épées, boucliers, bijoux, diadèmes, baguette de fée, sabre laser, capes qui tiennent trop chaud...
Soit on interdit tout ça d’entrée de jeu, parce que ça finit *toujours* en cata.
Soit après les photos, et quand les remps partent, on fait une récolte dans des corbeilles classe par classe, et il faut tout redistribuer sans se planter à l’heure de la sortie.
(en général on n’a pas le temps de marquer nous mêmes les accessoires, et ils ne ne sont pas par les familles).
Les costumes peuvent être libres ou à thème ou à couleur.
J’ai vu des thèmes historiques (rare!), géographiques (moins difficile, surtout si on prend un truc bien exotique), respectant une thématique de travail péda, ou à obligation de couleur (genre noir et blanc, c’est assez impressionnant).
Le plus souvent, quand on n’a pas anticipé le carnaval avec un projet péda dessus, c’est libre...
Certain-e-s familles cousent ou bricolent des costumes: en général c’est réussi, coloré et original, et investi (affectivement) par l’enfant parce que “c’est maman/mamie qui l’a fait!”
Je dis "généralement" car une fois face aux potes qui ont le costume du dernier cartoon à la mode, certain-e-s sont bien jalou-x-ses, et/ou le vivent mal...notamment ceux dont les familles ne pouvaient pas se permettre un tel achat dévolu à être porté un jour (et je les comprends).
Il y a une éduc à faire pour que nos enfants ne deviennent pas uniquement des consommateurs tributaires uniquement de l'apparence... et donc du fric.
Mais, donc, les grands 3/4 des déguisements sont des costumes de confection, ou bien carrément loués pour l’occase (alors là, mauvaise pioche parce que ça coûte et il ne faut pas l’abîmer), et bien sûr reliés à des zéros ou zérotes de dessin animé etc.
Et là on se retrouve avec des grappes de gamin-e-s ayant strictement le même costume....
Vive le merchandising.
Dans les deux cas certains sont super pratiques:
je me souviens d’une jolie fraise.. qui ne pouvait pas agiter ses bras,
et si elle tombait... la pauvre... pour se relever. je vous laisse imaginer;
et de petites bergères qui n’osaient pas lâcher leur panier+bouquet,
ou de sabres laser qui ont failli pourfendre des touts petits trop malhabiles
pour effectuer une parade de quarte et de tierce;
de costumes trop longs qui font tomber à chaque pas;
Grand souvenir auquel je tiens très fort:
Elégantebutée qui avait décidé de se déguiser en spiderman (rappelez vous, il y a un masque!) , dont les parents ont respecté le choix (bravo à eux !!)
qui s’est donc retrouvée au milieu d’un groupe de spidermen
(on présentait les enfants par groupes de costumes)
... groupe pour lequel l’annonce au micro a donc été:
“Et voici....les spidermen et notez que nous avons une spiderwoman ! “
Applaudissements nourris :-)))))
Et j’ai pas tout en tête là...
C’était quoi vos costumes préférés, ou bien ceux qui vous ont marqués?
Cette proposition est valable pour le cas de l’école, je ne m’aventurerais pas à l’étendre à d’autres situations.
Si l’on excepte tout ce que j’ai cité dans le post précédent, une autre raison touchera les gensses sensibles (vous, chuis sûre): certain-e-s parents peuvent venir voir leur enfant parader dans son costume de lumière.
D’autres non.
Alors pour les enfants, surtout les plus petits, c’est un crève-cœur de voir les parents des autres et pas les siens.
Parfois, ce sont les grands parents qui sont délégués à la fiesta, c’est une bonne idée.
On demande juste qu’il ne vienne dans l’école que 2 adultes par enfant, sinon on s’en sort plus et surtout on peut plus bouger (ben ouais, multipliez le nombre d’enfants par le nombre d’adultes présents, et faites un ratio surface/personne+taille...) et on n’y voit plus rien.
(hélas DirloPS ne partage pas cette idée, d'où les invasions barbares ... notamment sur la fin d'année, j'en reparlerai)
Donc les petits dont les parents ne peuvent être là, même s’ils ont été avertis dûment, par leur famille et par nous, même si qon leur propose de rester collé-e-s (je te donnerai la main) à une des adultes (instit ou atsem) , c’est un moment pas très agréable.. qu’il vaut mieux ne pas trop prolonger.
Entendons nous bien: je ne jette pas la pierre aux parents qui ne peuvent être là.
Les horaires scolaires sont rarement compatibles avec une escapade, pour les adultes qui ont un boulot.
Certain-e-s posent même un reuteuteu...
Dans les écoles où je suis passée, je crois que j’ai à peu près tout vu en termes d’horaires proposés pour que puisse venir le max de familles:
- après la récré (genre 15:30)
- avant, (à partir de 14 ou 14:30)
- tel jour plutôt que tel autre,
- le matin - genre le samedi (mais on se pèle...et pour faire un goûter dansant, heu...et pour le nettoyage afin d'attaquer proprement le lundi...)
- entre midi et deux, mais après la cantoche (donc à partir de 13h), ce qui suppose que nous venions à cette heure-là , bien sûr..
Rien n’est jamais assez satisfaisant, même en prévenant plus d’un mois à l’avance.
Le 'moins pire' horaire que j’aie expérimenté , c’est un moment à caler entre 13h et 14:30.
Mais il faut que les collègues soient ok pour mordre sur la pause déjeuner (en général c’est le cas).
Nous déguisons/ maquillons les petiot-e-s qui ont mangé cantine (pardon restaurant scolaire), et qui ont apporté leur costume dans un sac à cet effet le matin, si leurs parents arrivent assez tôt, ce sont eux qui le font.. il y a donc des ateliers costumage/peinturage de face dans divers coins de l’école, c’est assez rigolo.
Et des studios photos/video, pour ‘avant que le costume ne soit tout mis en l’air’.
Puis hop dans la cour, on va s’admirer les uns les autres...
A partir de là, l’organisation diverge...
Une constante quand même: le pbme des accessoires .. pistolets, petit panier, fleurs à tenir, épées, boucliers, bijoux, diadèmes, baguette de fée, sabre laser, capes qui tiennent trop chaud...
Soit on interdit tout ça d’entrée de jeu, parce que ça finit *toujours* en cata.
Soit après les photos, et quand les remps partent, on fait une récolte dans des corbeilles classe par classe, et il faut tout redistribuer sans se planter à l’heure de la sortie.
(en général on n’a pas le temps de marquer nous mêmes les accessoires, et ils ne ne sont pas par les familles).
Les costumes peuvent être libres ou à thème ou à couleur.
J’ai vu des thèmes historiques (rare!), géographiques (moins difficile, surtout si on prend un truc bien exotique), respectant une thématique de travail péda, ou à obligation de couleur (genre noir et blanc, c’est assez impressionnant).
Le plus souvent, quand on n’a pas anticipé le carnaval avec un projet péda dessus, c’est libre...
Certain-e-s familles cousent ou bricolent des costumes: en général c’est réussi, coloré et original, et investi (affectivement) par l’enfant parce que “c’est maman/mamie qui l’a fait!”
Je dis "généralement" car une fois face aux potes qui ont le costume du dernier cartoon à la mode, certain-e-s sont bien jalou-x-ses, et/ou le vivent mal...notamment ceux dont les familles ne pouvaient pas se permettre un tel achat dévolu à être porté un jour (et je les comprends).
Il y a une éduc à faire pour que nos enfants ne deviennent pas uniquement des consommateurs tributaires uniquement de l'apparence... et donc du fric.
Mais, donc, les grands 3/4 des déguisements sont des costumes de confection, ou bien carrément loués pour l’occase (alors là, mauvaise pioche parce que ça coûte et il ne faut pas l’abîmer), et bien sûr reliés à des zéros ou zérotes de dessin animé etc.
Et là on se retrouve avec des grappes de gamin-e-s ayant strictement le même costume....
Vive le merchandising.
Dans les deux cas certains sont super pratiques:
je me souviens d’une jolie fraise.. qui ne pouvait pas agiter ses bras,
et si elle tombait... la pauvre... pour se relever. je vous laisse imaginer;
et de petites bergères qui n’osaient pas lâcher leur panier+bouquet,
ou de sabres laser qui ont failli pourfendre des touts petits trop malhabiles
pour effectuer une parade de quarte et de tierce;
de costumes trop longs qui font tomber à chaque pas;
Grand souvenir auquel je tiens très fort:
Elégantebutée qui avait décidé de se déguiser en spiderman (rappelez vous, il y a un masque!) , dont les parents ont respecté le choix (bravo à eux !!)
qui s’est donc retrouvée au milieu d’un groupe de spidermen
(on présentait les enfants par groupes de costumes)
... groupe pour lequel l’annonce au micro a donc été:
“Et voici....les spidermen et notez que nous avons une spiderwoman ! “
Applaudissements nourris :-)))))
Et j’ai pas tout en tête là...
C’était quoi vos costumes préférés, ou bien ceux qui vous ont marqués?
par Maybe
publié dans :
Fêtes passer
Bien, après mes délires adolescents de hier soir... revenons aux choses sérieuses:
la fiesta de carnaval !
Car ême, nage, naval.
J’en ai connu qqes uns, des carnavaux d’école.
(ben quoi, un carnaval, des carnavaux, non? Carnaveaux alors?ahem...)
Et je ne vais vous parler que de ceux que j’ai vécu, alors que les lectrices/teurs d’ailleurs, d’autres niveaux scolaires, etc mettent leur grain de sel, hop lâchez vous :-)
Ils sont rarement calés sur la date du Mardi-gras :
fait trop froid ou moche pour laisser les minot-e-s s’ébattre en tenue plus ou moins légère (les déguisements sont rarement en laine) et mettre un anorak sur la tenue c’est moyen :-) et tant mieux d’ailleurs, d’un point de vue de la distance à mettre entre calendrier chrétien et fête populaire...m’enfin, là ça peut se discuter.
On sait que la fête déguisée de carnaval est un vieux reste des fêtes populaires ancestrales qui chamboulent l’ordre social, dont les “castes”, les sexes, les vivants et les morts (dont celles qui préexistaient aux Bacchanales,Lupercales , Saturnales, mieux connues, reprises elles-mêmes par les fêtes des Fous, de l'Ane, etc. , le tout repris-amalgamé par l’Eglise de Rome, savante adaptatrice des mœurs en cours, au risque de se faire engloutir dedans :-)
Les explications et les ‘vrais’ rites locaux/régionaux de Carnaval, j’en ai quasi pas vu... chance: en préélem, on peut éluder la question, d’une certaine façon.
Ca devient une fête d’école. Un 'bal masqué' (ohé ohé) quoi...où les adultes aussi peuvent délirer.
Entendons nous: les adultes de l’école.
Parce que les autres, à savoir les parents d’élèves lorsqu'ils sont là...ils délirent uniquement avec leurs appareils photo/video.
Même les fois où on a tenté de les faire venir avec un déguisement ou un accessoire marrant, pour marquer le coup, les fois où on a tenté de les inclure dans les farandoles, les batailles de confetti, etc.
Autant dire qu’on a, le plus souvent, dans la cour où se tiennent les mômes, des journalistes non embedded, par grappes soit hypervigilants et veillant jalousement à ce que le déguisement et leur enfant restent entier ... soit comme des spectateurs installés comme devant une télé, cad totalement désimpliqués sauf pour nourrir leur progéniture, parader ou piapiater avec d’autres parents au sujet de ladite progéniture ou des instites (bah oui elles “font” le spectacle, voir plus loin), soit en alternant les deux comportements selon que nouzaut on s’approche de la grappe ou pas.
Ceci est majoritairement valable, sauf celles et ceux, béni-e-s soient-elles / ils, qui pigent que l’enfant va jouer à sa façon d’enfant, que forcément y’a des recadrages à faire...que l’enfant va de toute façon se mettre plus ou moins en sale état (d'où l'idée d'éviter les costumes hyper chiadés ou hyper chers...), état prouvant alors que le môme s’est éclaté avec ses potes:
quel sens y aurait-il à rester statufié-e à regarder les autres?
Et les adultes dans une cour d’école, ça prend pas mal d’espace:
vu que la plupart ne veillent que sur leur gamin-e (quitte à engueuler un gamin qui frôle le leur ou qui aurait un jour passé ‘embêté’ leur merveille- oui je schématise, mais ça arrive plus qu’on ne croit), et que nous sommes de toute façon responsables de ce qui arrive aux enfants dans l’enceinte et les horaires scolaires, on surveille comme on peut, mais les bipèdes de plus de 1m30 nous bouchent l’horizon...de plus, on sent bien que tancer un enfant... c’est souvent se mettre à dos son parent, présent ou qui en aura le récit ensuite.
Or quand les remps sont là, c’est une constante, les gamins se croient tout permis j’ai déjà dit ça ailleurs.
Reflet de ce qu’il se passe at home?
Confusion des rôles?
Rares sont les parents qui leur disent que même en leur présence, à l’école, l’enfant respecte les règles et la parole de l’école.
Car cela suppose qu’eux aussi le fassent, pas forcément explicitement, mais qu’ils tiennent leur position d’acceptation des règles de cet espace particulier qu’est l’école.
Or , depuis des années....l’école comme “lien public” est atteinte des mêmes comportements que les autres “lieux publics” , je veux dire qu’en gros, une partie - la plus visible car elle colonise le lieu en question, et il n’est pas besoin d’être nombreux pour cela- des utilisateurs en devienennt des “clients”, et comme chacune sait le client est roi, et donc ‘on’ s’y comporte en fonction de soi-même uniquement avec des maximes simples :
pas vu pas pris,
l’état c’est moi,
un flic doit être derrière chacun sauf derrière moi.
Bon je m’égare...
Et nouzaut sommes en porte à faux entre nos obligations sécuritaires et sociales, l’atmosphère générale de suspicion à notre égard lorsque nous devons faire la gendarme, et le déni de notre autorité dans ce moment là par une bonne masse de parents.
C’est tès inconfortable.
A mesure que le temps passe... le temps de présence alloué aux parents dans l’école, enfin celles que j'ai fréquentées, lors de cette fête, s’est, à mon sens, réduit , et tant mieux:
les enfants s’amusent bien plus, bien mieux, hors de leur présence.
Pour de multiples raisons:
- ils ne sentent plus cet œil parental, n’ont donc plus rien à prouver
ou à respecter du code familial ou du rôle qui leur y est dévolu,
- ils retrouvent leur référent habituel (les adultes de l’école) au moins
ils savent à quel sainte (si si nous sommes des saintes) se vouer
en cas de pépin, et les règles de l’école sont donc en application,
au moins c’est clair, il n’y a plus de conflit de représentations
dans leur tête,
- les tout-petits un peu fragiles, voire certains plus grands, déjà
déstabilisés par les changements
(décos, déguisements, horaires chamboulés...) n’oscillent plus entre
séparation et collage à leur parent, dans ce moment d’incertitude
inquiétante qu’engendre cette double présence...
Vous trouvez mon tableau un peu noir? (il peut être vert ou blanc, aussi:-))
Pourtant....
Bien sûr , cela se passe bien, en général, oui:
nous mettons bcp d’huile, de miel, de fleurs.. bref d’énergie pour cela... cad nous anticipons ce que je viens de vous décrire brièvement.
Et nous attentons leur départ pour faire *vraiment* la fiesta avec les enfants.
Et ça danse, et ça confettise, et ça goûte, et ça boit, et c'est un plaisir de voir certain-e-s timides se lâcher... nettement moins de voir les bourrin-e-s l'être tout autant, voire plus (faut tenter desfois que ls règles de l'école soient chamboulées comme les vêtements), ça rit de voir les maicresses et atsem dans des tenues improbables - lorsqu'elles se déguisent (et donc faut se rendre crédible pour le respect des règles habituelles de vie ensemble :-) ) car c'est pas toujours le cas...
...more to come :-)
la fiesta de carnaval !
Car ême, nage, naval.
J’en ai connu qqes uns, des carnavaux d’école.
(ben quoi, un carnaval, des carnavaux, non? Carnaveaux alors?ahem...)
Et je ne vais vous parler que de ceux que j’ai vécu, alors que les lectrices/teurs d’ailleurs, d’autres niveaux scolaires, etc mettent leur grain de sel, hop lâchez vous :-)
Ils sont rarement calés sur la date du Mardi-gras :
fait trop froid ou moche pour laisser les minot-e-s s’ébattre en tenue plus ou moins légère (les déguisements sont rarement en laine) et mettre un anorak sur la tenue c’est moyen :-) et tant mieux d’ailleurs, d’un point de vue de la distance à mettre entre calendrier chrétien et fête populaire...m’enfin, là ça peut se discuter.
On sait que la fête déguisée de carnaval est un vieux reste des fêtes populaires ancestrales qui chamboulent l’ordre social, dont les “castes”, les sexes, les vivants et les morts (dont celles qui préexistaient aux Bacchanales,Lupercales , Saturnales, mieux connues, reprises elles-mêmes par les fêtes des Fous, de l'Ane, etc. , le tout repris-amalgamé par l’Eglise de Rome, savante adaptatrice des mœurs en cours, au risque de se faire engloutir dedans :-)
Les explications et les ‘vrais’ rites locaux/régionaux de Carnaval, j’en ai quasi pas vu... chance: en préélem, on peut éluder la question, d’une certaine façon.
Ca devient une fête d’école. Un 'bal masqué' (ohé ohé) quoi...où les adultes aussi peuvent délirer.
Entendons nous: les adultes de l’école.
Parce que les autres, à savoir les parents d’élèves lorsqu'ils sont là...ils délirent uniquement avec leurs appareils photo/video.
Même les fois où on a tenté de les faire venir avec un déguisement ou un accessoire marrant, pour marquer le coup, les fois où on a tenté de les inclure dans les farandoles, les batailles de confetti, etc.
Autant dire qu’on a, le plus souvent, dans la cour où se tiennent les mômes, des journalistes non embedded, par grappes soit hypervigilants et veillant jalousement à ce que le déguisement et leur enfant restent entier ... soit comme des spectateurs installés comme devant une télé, cad totalement désimpliqués sauf pour nourrir leur progéniture, parader ou piapiater avec d’autres parents au sujet de ladite progéniture ou des instites (bah oui elles “font” le spectacle, voir plus loin), soit en alternant les deux comportements selon que nouzaut on s’approche de la grappe ou pas.
Ceci est majoritairement valable, sauf celles et ceux, béni-e-s soient-elles / ils, qui pigent que l’enfant va jouer à sa façon d’enfant, que forcément y’a des recadrages à faire...que l’enfant va de toute façon se mettre plus ou moins en sale état (d'où l'idée d'éviter les costumes hyper chiadés ou hyper chers...), état prouvant alors que le môme s’est éclaté avec ses potes:
quel sens y aurait-il à rester statufié-e à regarder les autres?
Et les adultes dans une cour d’école, ça prend pas mal d’espace:
vu que la plupart ne veillent que sur leur gamin-e (quitte à engueuler un gamin qui frôle le leur ou qui aurait un jour passé ‘embêté’ leur merveille- oui je schématise, mais ça arrive plus qu’on ne croit), et que nous sommes de toute façon responsables de ce qui arrive aux enfants dans l’enceinte et les horaires scolaires, on surveille comme on peut, mais les bipèdes de plus de 1m30 nous bouchent l’horizon...de plus, on sent bien que tancer un enfant... c’est souvent se mettre à dos son parent, présent ou qui en aura le récit ensuite.
Or quand les remps sont là, c’est une constante, les gamins se croient tout permis j’ai déjà dit ça ailleurs.
Reflet de ce qu’il se passe at home?
Confusion des rôles?
Rares sont les parents qui leur disent que même en leur présence, à l’école, l’enfant respecte les règles et la parole de l’école.
Car cela suppose qu’eux aussi le fassent, pas forcément explicitement, mais qu’ils tiennent leur position d’acceptation des règles de cet espace particulier qu’est l’école.
Or , depuis des années....l’école comme “lien public” est atteinte des mêmes comportements que les autres “lieux publics” , je veux dire qu’en gros, une partie - la plus visible car elle colonise le lieu en question, et il n’est pas besoin d’être nombreux pour cela- des utilisateurs en devienennt des “clients”, et comme chacune sait le client est roi, et donc ‘on’ s’y comporte en fonction de soi-même uniquement avec des maximes simples :
pas vu pas pris,
l’état c’est moi,
un flic doit être derrière chacun sauf derrière moi.
Bon je m’égare...
Et nouzaut sommes en porte à faux entre nos obligations sécuritaires et sociales, l’atmosphère générale de suspicion à notre égard lorsque nous devons faire la gendarme, et le déni de notre autorité dans ce moment là par une bonne masse de parents.
C’est tès inconfortable.
A mesure que le temps passe... le temps de présence alloué aux parents dans l’école, enfin celles que j'ai fréquentées, lors de cette fête, s’est, à mon sens, réduit , et tant mieux:
les enfants s’amusent bien plus, bien mieux, hors de leur présence.
Pour de multiples raisons:
- ils ne sentent plus cet œil parental, n’ont donc plus rien à prouver
ou à respecter du code familial ou du rôle qui leur y est dévolu,
- ils retrouvent leur référent habituel (les adultes de l’école) au moins
ils savent à quel sainte (si si nous sommes des saintes) se vouer
en cas de pépin, et les règles de l’école sont donc en application,
au moins c’est clair, il n’y a plus de conflit de représentations
dans leur tête,
- les tout-petits un peu fragiles, voire certains plus grands, déjà
déstabilisés par les changements
(décos, déguisements, horaires chamboulés...) n’oscillent plus entre
séparation et collage à leur parent, dans ce moment d’incertitude
inquiétante qu’engendre cette double présence...
Vous trouvez mon tableau un peu noir? (il peut être vert ou blanc, aussi:-))
Pourtant....
Bien sûr , cela se passe bien, en général, oui:
nous mettons bcp d’huile, de miel, de fleurs.. bref d’énergie pour cela... cad nous anticipons ce que je viens de vous décrire brièvement.
Et nous attentons leur départ pour faire *vraiment* la fiesta avec les enfants.
Et ça danse, et ça confettise, et ça goûte, et ça boit, et c'est un plaisir de voir certain-e-s timides se lâcher... nettement moins de voir les bourrin-e-s l'être tout autant, voire plus (faut tenter desfois que ls règles de l'école soient chamboulées comme les vêtements), ça rit de voir les maicresses et atsem dans des tenues improbables - lorsqu'elles se déguisent (et donc faut se rendre crédible pour le respect des règles habituelles de vie ensemble :-) ) car c'est pas toujours le cas...
...more to come :-)
par Maybe
publié dans :
Fêtes passer
Pâques
Enervement du jour...
Période propice à tous les z'œufs (en papier mâché, en vrai à peindre, vidé ou pas, en graphisme à plat, en découpage et collage.. en chocolat!!).
Période propice à toutes les cloches du même acabit.
(Aaaaattention, je ne parle pas de cloches humaines hhmmm?)
Et là je coince voyez.... autant les œufs peuvent remonter à une tradition lointaine et répandue, même si adoptés par la chrétienté (fatalement), autant les cloches c'est clairement connoté apostolique et romain.
Quant aux lapins.. bon...ça m'échappe un peu ....
Autant dire que si j'accepte l'oeuf comme lié au printemps/renouveau, donc avec fleurs, papillons (laââaapins?) etc, j'ai du mal avec les cloches (quant aux lapins heu... paraitrait aussi que ça viendrait d'un lièvre oriental qui ...) en clair je refuse totalement de travailler avec des cloches (honni soit...) dans cette période-là.
Oui je suis rigide des fois.
Faut bien une jante dans le pneu, non? :-)
J'ai du mal aussi avec l'idée d'organiser dans l'école la "chasse aux oeufs".
En donner, why not.
Mais en faire la "chasse"....?
Parce que clairement, puisqu'on ne peut pas ne pas donner de sens à une activité, et du sens pédagogiquement adéquat de préférence, il faut bien proposer une histoire sur ces oeufs qui sont cachés là par la main de... de qui? Pas d'une poule hein comment ferait elle, pov'gallinacée pour les faire en sucrerie?
Donc ça présuppose qu'on adhère à l'idée que des cloches (en fait nous adultes donc mais répétez pas hein) les ont essaimés, magiquement, théoriquement de retour de Rome ... mais on peut épargner le détail (au quasi quatre quart nos gamin-e-s nesavent pas ce que représente Rome, dans ce cadre là) .. bref, des cloches des églises quand même (il n'y a même que là qu'on en voit, vous avez des cloches chez vous?).
Donc... ahem.
.. ou alors inventer une histoire magique et abracadabrantesque.. qui préservera de penser qu'on met en scène une tradition catho.
Ce qui est pourtant le cas, alors.
Dans les deux cas je coince, même si je suis plutôt ok pour faire délirer les gamin-e-s (z'avez dû le comprendre ça...).
Evidemment, puisque cette chasse va être couplée à une fête d'école (le 'carnaval', en fait), je ne vais pas priver ma classe d'oeufs en choco, il y aurait émeute...
Attention, râlerie pour les enfants certes, encore qu'il suffirait de faire un truc interne à la classe, à la limite les gamins en seraient plus fier-e-s (nous on est grands heu, on a fait et eu ci et ça, heu, et pas vous heu) pour l'éviter voire s'éclater un peu plus, mais surtout pour les parents:
chez certain-e-s tout ce qui touche à une privation de nourriture ou "douceurs" pour leurs enfants peut confiner à un réel affront ou à une angoisse (ex: lors de l'épisode des crèpes de février, mais Maybemaucresse not guilty! En effet DirloPs avait privé Grosbourrin et Dervichetourneurbrun de crèpes parce qu'ils avaient tabassé qq'un, d'où crise avec Mamandegrosbourrin qui disait en "avoir une boule là" -son ventre à elle-)
Puisque mise en minorité parmi mes collègues, et comme je respecte le principe démocratique, je vais donc laisser mes minot-e-s chercher les z'œufs dans l'école, mais en montrant fort peu de complicité avec le phénomène et l'activité:
pas aux yeux des enfants hein, bien sûr, mais pour les adultes.
Afin que nul n'en ignore.
Et pour préparer le terrain de l'an prochain, qu'on me le fasse pas 2 fois, quoi.
Comme pour la crèche vous vous souvenez?
Voyez vous, on appelle maintenant les vacances de mars-avril des "vacances de printemps" c'est pas pour rien, même si notre calendrier est basé entre autres -mais souvent décalé selon les zones- sur certaines périodicités cathos.
Alors les symboles ou disons plutôt codes du printemps ok, je fonce. C'est porteur.
Mais pas pour le reste.
Comme pour nowel , va pour le PN, le sapin, les étoiles et bouboules-qui-font-joli, et les paillettes-qui-brillent, va pour des chants connotés neige hiver, bonne bouffe, cadeaux, sapin, PN .... mais j'arrête là.
En fait, j'ai un vrai pbme avec les gens qui ne se posent pas la question du respect de la laïcité, voyez...
que ce soit par conviction perso (religion) , mais c'est rare dans notre métier, en fait,
ou
par absence (volontaire ou non) de réflexion
"bah ça se fait partout y'en a plein les pâtisseries, des cloches"
- oui ben et alors, on doit suivre le mouvement consumériste?
et encore: "bah sont petits comprennent pas"
-qu'en sais -tu, et de toute façon, c'est pas là le pbme!!
et encore "mais c'est marrant la chasse à l'oeuf, comme une
chasse au trésor quoi"
- mais ça n'a rien à voir, symboliquement, brdl !
et encore: "mais les parents n'ont jamais rien dit à ce sujet!"
- et alors? l'école ne fait les choses qu'en fonction des desiderata ou
ignorances parentaux?.
J'ai, comme tout le monde, des principes de base que j'essaie d'appliquer, j'essaie de pas trop me gourer dans le choix desdits principes... du côté humain et dans ma déontologie personnelle,
mais de toute façon, de plus et surtout :
l'école publique, laïque et obligatoire* à partir de 6 ans a des principes, j'invente rien.
C'est le contexte autour, les gens avec qui on bosse, parfois ... faut composer avec.
Or, curieusement, c'est la première année que je dois ainsi composer avec mes principes, pour des choses qui peuvent paraître n'être que des points de détails...et qui pour moi n'en sont pas justement.
C'est pas confortable du tout et même ça m'énerve je dois dire.
Rassurez moi, j'ai raison, non?
Ou alors, je suis une irrémédiable casse-coquetiers rétrograde?
Comment qu'on dit maintenant.... ha oui: "laïcarde".
C'est plus du tout un progrès d'être pour la laïcité, faut croire.
C'est (re)devenu une insulte, même, dirait-on
Comme "féministe" d'ailleurs.
Je suis laxative sur des points sans importance...?
Sniff...
NB je donne des liens wiki par pure flemme de chercher mieux, je vous fais confiance pour aller dare-dare faire les recherches approfondies et subtiles, et nous en faire part , bien sûr :-)
* oui c'est l'instruction qui est obligatoire, je dis ça pour les parents qui ont fait choix de l'instruction à domicile
Enervement du jour...
Période propice à tous les z'œufs (en papier mâché, en vrai à peindre, vidé ou pas, en graphisme à plat, en découpage et collage.. en chocolat!!).
Période propice à toutes les cloches du même acabit.
(Aaaaattention, je ne parle pas de cloches humaines hhmmm?)
Et là je coince voyez.... autant les œufs peuvent remonter à une tradition lointaine et répandue, même si adoptés par la chrétienté (fatalement), autant les cloches c'est clairement connoté apostolique et romain.
Quant aux lapins.. bon...ça m'échappe un peu ....
Autant dire que si j'accepte l'oeuf comme lié au printemps/renouveau, donc avec fleurs, papillons (laââaapins?) etc, j'ai du mal avec les cloches (quant aux lapins heu... paraitrait aussi que ça viendrait d'un lièvre oriental qui ...) en clair je refuse totalement de travailler avec des cloches (honni soit...) dans cette période-là.
Oui je suis rigide des fois.
Faut bien une jante dans le pneu, non? :-)
J'ai du mal aussi avec l'idée d'organiser dans l'école la "chasse aux oeufs".
En donner, why not.
Mais en faire la "chasse"....?
Parce que clairement, puisqu'on ne peut pas ne pas donner de sens à une activité, et du sens pédagogiquement adéquat de préférence, il faut bien proposer une histoire sur ces oeufs qui sont cachés là par la main de... de qui? Pas d'une poule hein comment ferait elle, pov'gallinacée pour les faire en sucrerie?
Donc ça présuppose qu'on adhère à l'idée que des cloches (en fait nous adultes donc mais répétez pas hein) les ont essaimés, magiquement, théoriquement de retour de Rome ... mais on peut épargner le détail (au quasi quatre quart nos gamin-e-s nesavent pas ce que représente Rome, dans ce cadre là) .. bref, des cloches des églises quand même (il n'y a même que là qu'on en voit, vous avez des cloches chez vous?).
Donc... ahem.
.. ou alors inventer une histoire magique et abracadabrantesque.. qui préservera de penser qu'on met en scène une tradition catho.
Ce qui est pourtant le cas, alors.
Dans les deux cas je coince, même si je suis plutôt ok pour faire délirer les gamin-e-s (z'avez dû le comprendre ça...).
Evidemment, puisque cette chasse va être couplée à une fête d'école (le 'carnaval', en fait), je ne vais pas priver ma classe d'oeufs en choco, il y aurait émeute...
Attention, râlerie pour les enfants certes, encore qu'il suffirait de faire un truc interne à la classe, à la limite les gamins en seraient plus fier-e-s (nous on est grands heu, on a fait et eu ci et ça, heu, et pas vous heu) pour l'éviter voire s'éclater un peu plus, mais surtout pour les parents:
chez certain-e-s tout ce qui touche à une privation de nourriture ou "douceurs" pour leurs enfants peut confiner à un réel affront ou à une angoisse (ex: lors de l'épisode des crèpes de février, mais Maybemaucresse not guilty! En effet DirloPs avait privé Grosbourrin et Dervichetourneurbrun de crèpes parce qu'ils avaient tabassé qq'un, d'où crise avec Mamandegrosbourrin qui disait en "avoir une boule là" -son ventre à elle-)
Puisque mise en minorité parmi mes collègues, et comme je respecte le principe démocratique, je vais donc laisser mes minot-e-s chercher les z'œufs dans l'école, mais en montrant fort peu de complicité avec le phénomène et l'activité:
pas aux yeux des enfants hein, bien sûr, mais pour les adultes.
Afin que nul n'en ignore.
Et pour préparer le terrain de l'an prochain, qu'on me le fasse pas 2 fois, quoi.
Comme pour la crèche vous vous souvenez?
Voyez vous, on appelle maintenant les vacances de mars-avril des "vacances de printemps" c'est pas pour rien, même si notre calendrier est basé entre autres -mais souvent décalé selon les zones- sur certaines périodicités cathos.
Alors les symboles ou disons plutôt codes du printemps ok, je fonce. C'est porteur.
Mais pas pour le reste.
Comme pour nowel , va pour le PN, le sapin, les étoiles et bouboules-qui-font-joli, et les paillettes-qui-brillent, va pour des chants connotés neige hiver, bonne bouffe, cadeaux, sapin, PN .... mais j'arrête là.
En fait, j'ai un vrai pbme avec les gens qui ne se posent pas la question du respect de la laïcité, voyez...
que ce soit par conviction perso (religion) , mais c'est rare dans notre métier, en fait,
ou
par absence (volontaire ou non) de réflexion
"bah ça se fait partout y'en a plein les pâtisseries, des cloches"
- oui ben et alors, on doit suivre le mouvement consumériste?
et encore: "bah sont petits comprennent pas"
-qu'en sais -tu, et de toute façon, c'est pas là le pbme!!
et encore "mais c'est marrant la chasse à l'oeuf, comme une
chasse au trésor quoi"
- mais ça n'a rien à voir, symboliquement, brdl !
et encore: "mais les parents n'ont jamais rien dit à ce sujet!"
- et alors? l'école ne fait les choses qu'en fonction des desiderata ou
ignorances parentaux?.
J'ai, comme tout le monde, des principes de base que j'essaie d'appliquer, j'essaie de pas trop me gourer dans le choix desdits principes... du côté humain et dans ma déontologie personnelle,
mais de toute façon, de plus et surtout :
l'école publique, laïque et obligatoire* à partir de 6 ans a des principes, j'invente rien.
C'est le contexte autour, les gens avec qui on bosse, parfois ... faut composer avec.
Or, curieusement, c'est la première année que je dois ainsi composer avec mes principes, pour des choses qui peuvent paraître n'être que des points de détails...et qui pour moi n'en sont pas justement.
C'est pas confortable du tout et même ça m'énerve je dois dire.
Rassurez moi, j'ai raison, non?
Ou alors, je suis une irrémédiable casse-coquetiers rétrograde?
Comment qu'on dit maintenant.... ha oui: "laïcarde".
C'est plus du tout un progrès d'être pour la laïcité, faut croire.
C'est (re)devenu une insulte, même, dirait-on
Comme "féministe" d'ailleurs.
Je suis laxative sur des points sans importance...?
Sniff...
NB je donne des liens wiki par pure flemme de chercher mieux, je vous fais confiance pour aller dare-dare faire les recherches approfondies et subtiles, et nous en faire part , bien sûr :-)
* oui c'est l'instruction qui est obligatoire, je dis ça pour les parents qui ont fait choix de l'instruction à domicile
par Maybe
publié dans :
Fêtes passer
Pour en finir avec le barbichu de nowel, et sans revenir sur ce que j’ai exposé, qui, je vous rappelle, est une lecture perso d’un dossier mag, je me pose qqes questions que je ne peux pas étayer n’ayant pas fait les recherches nécessaires ...
Alors bien sûr la dimension d’adhésion au groupe, du rituel de passage (du je crois au je ne crois pas, mais, au je ne crois pas tout court), la cohésion annuelle de la famille, le recours au modéle du père... Bon...ce sont des pistes intéressantes.
Au-delà de ça, dans l’aire d ‘influence du PN, on sait que le religieux perd apparemment de sa prégnance en tant que pratique et référence quotidiennes, mais qu’il ressurgit partout ailleurs.
(je dis apparemment parce que les ‘églises’ diverses avec prédicateurs qui mettent les ouailles en transes ont de plus en plus d’audience)
Et finalement,le PN ne serait-il pas une modalité pour reprendre une sorte de culte ?
Ne pas bondir ;-) je vais prendre des exemples très codés qui sont, tous ou en partie, représentés dans les repas de fête de nowel... même si orientés par les codes familiaux, et donc ritualisés de façon privée.
Par exemple:
- il suppose un ensemble de rituels, comme déjà dit,
et j'y rajoute les chaussons/ssettes et autres "nourritures"
pour le PN, sous le sapin ou la cheminée...
- et un temps bien déterminé, à la fois par la durée
d’activité/d’action et par la datation,
- un code de nourrissage à la fois dans les dispositions et
dans les menus (pensez à la table sacrificielle, reste de
l’autel, aux banquets du même acabit, à la table de
communion chrétienne -Cène- ...)
- un code d’offrande (chaque famille a son code de don, genre:
uniquement aux enfants, ou à tous, ou avec un seuil de prix,
ou avec alliance pour respecter un désir, et donc du lien...)
- un code de lien et d’appartenance
- un respect dû à “ceux qui y croient” (les enfants) et même les
rétifs en général font l’effort de faire semblant et de respecter
le missel, pardon le nowel et son père du même nom...
- une répartition genrée des rôles: homme gardien du dogme,
et donc un peu dans le règne (cad attendant que sa volonté
soit faite)et femme(s) exécutant la besogne et faisant
respecter les codes
- un rappel de l’office sacré du découpeur (de viande, cf les lectures
d’entrailles qui précèdaient les agapes dans certaines cultures-
ou du répatiteur (des morceaux, des pains, etc) et de
l’ouvreur-distributeur de la boisson (initialement, l’alcool était
‘sacré puisque permettant une exaltation .. éthylique,
une transe...)
Un culte rassurant donc, car,
- on peut toujours feindre et feindre de feindre, d’ailleurs....
- on peut s’en souvenir avec tendresse (ha le temps où tu y
croyais)
ou avec moquerie
- on sait que ça commence et ça finit (un mois en général),
donc que le culte est restreint à une périodicité annuelle
- on retrouve ainsi du “merveilleux” prétexte aux dépenses
superfétatoires (dimension sacrificielle de la dépense)
qui caractérisent les dons/ex-votos et autres offrandes
à des instances transcendantes médiatisés par le don concret
à l’autre...(l'enfant est-il transcendant dans notre culture?)
- on fait un deal avec l’amour de l’enfant (j’ai déjà dit ailleurs
que bcp de parents actuellement demandent à leurs enfants
de leur prouver leur amour pour eux, et réciproquement,
cherchent à se prouver à eux-mêmes leur amour pour leurs
enfants , et demandent aux enfantst de les rassurer sur
leur qualité de parents).. et ce, même après la ‘disparition’
du PN,
- le PN revient annuellement, le reste du temps, censément,
il prépare des jouets, on peut assimiler cela au mythe
de la dormition (de la Vierge, d’Arthur, de qui vous voudrez,
y’en a plein les mythes) et donc de l’éternel retour
(là aussi, vous mettez ce que vous voulez comme mythe,
y’en a partout)
tout en ne s’offusquant pas de notre incroyance.
C’est donc une figure toute bonne au final...
pour un temps donné, dans un cadre donné, à condition de respecter
certains interdits/mots/attitudes...
....tiens tiens, ça fait penser à qqchose... ;-)
Bien pratique en effet... non?
J'extrapole trop? Je capillotracte?
Alors bien sûr la dimension d’adhésion au groupe, du rituel de passage (du je crois au je ne crois pas, mais, au je ne crois pas tout court), la cohésion annuelle de la famille, le recours au modéle du père... Bon...ce sont des pistes intéressantes.
Au-delà de ça, dans l’aire d ‘influence du PN, on sait que le religieux perd apparemment de sa prégnance en tant que pratique et référence quotidiennes, mais qu’il ressurgit partout ailleurs.
(je dis apparemment parce que les ‘églises’ diverses avec prédicateurs qui mettent les ouailles en transes ont de plus en plus d’audience)
Et finalement,le PN ne serait-il pas une modalité pour reprendre une sorte de culte ?
Ne pas bondir ;-) je vais prendre des exemples très codés qui sont, tous ou en partie, représentés dans les repas de fête de nowel... même si orientés par les codes familiaux, et donc ritualisés de façon privée.
Par exemple:
- il suppose un ensemble de rituels, comme déjà dit,
et j'y rajoute les chaussons/ssettes et autres "nourritures"
pour le PN, sous le sapin ou la cheminée...
- et un temps bien déterminé, à la fois par la durée
d’activité/d’action et par la datation,
- un code de nourrissage à la fois dans les dispositions et
dans les menus (pensez à la table sacrificielle, reste de
l’autel, aux banquets du même acabit, à la table de
communion chrétienne -Cène- ...)
- un code d’offrande (chaque famille a son code de don, genre:
uniquement aux enfants, ou à tous, ou avec un seuil de prix,
ou avec alliance pour respecter un désir, et donc du lien...)
- un code de lien et d’appartenance
- un respect dû à “ceux qui y croient” (les enfants) et même les
rétifs en général font l’effort de faire semblant et de respecter
le missel, pardon le nowel et son père du même nom...
- une répartition genrée des rôles: homme gardien du dogme,
et donc un peu dans le règne (cad attendant que sa volonté
soit faite)et femme(s) exécutant la besogne et faisant
respecter les codes
- un rappel de l’office sacré du découpeur (de viande, cf les lectures
d’entrailles qui précèdaient les agapes dans certaines cultures-
ou du répatiteur (des morceaux, des pains, etc) et de
l’ouvreur-distributeur de la boisson (initialement, l’alcool était
‘sacré puisque permettant une exaltation .. éthylique,
une transe...)
Un culte rassurant donc, car,
- on peut toujours feindre et feindre de feindre, d’ailleurs....
- on peut s’en souvenir avec tendresse (ha le temps où tu y
croyais)
ou avec moquerie
- on sait que ça commence et ça finit (un mois en général),
donc que le culte est restreint à une périodicité annuelle
- on retrouve ainsi du “merveilleux” prétexte aux dépenses
superfétatoires (dimension sacrificielle de la dépense)
qui caractérisent les dons/ex-votos et autres offrandes
à des instances transcendantes médiatisés par le don concret
à l’autre...(l'enfant est-il transcendant dans notre culture?)
- on fait un deal avec l’amour de l’enfant (j’ai déjà dit ailleurs
que bcp de parents actuellement demandent à leurs enfants
de leur prouver leur amour pour eux, et réciproquement,
cherchent à se prouver à eux-mêmes leur amour pour leurs
enfants , et demandent aux enfantst de les rassurer sur
leur qualité de parents).. et ce, même après la ‘disparition’
du PN,
- le PN revient annuellement, le reste du temps, censément,
il prépare des jouets, on peut assimiler cela au mythe
de la dormition (de la Vierge, d’Arthur, de qui vous voudrez,
y’en a plein les mythes) et donc de l’éternel retour
(là aussi, vous mettez ce que vous voulez comme mythe,
y’en a partout)
tout en ne s’offusquant pas de notre incroyance.
C’est donc une figure toute bonne au final...
pour un temps donné, dans un cadre donné, à condition de respecter
certains interdits/mots/attitudes...
....tiens tiens, ça fait penser à qqchose... ;-)
Bien pratique en effet... non?
J'extrapole trop? Je capillotracte?
par Maybe
publié dans :
Fêtes passer
Suite de ça.
Alors alors ... fonction paternelle.
Pour être comprise des matheux on va tenter une explication simple:
une fonction suppose une corrélation.
Donc c’est une mise en relation d’au moins 2 éléments.
Donc la fonction paternelle est constitutive de la tiercité.
Pas du tiercé dans la ville, de la tiercité.
Cad de mettre en rapport une chose avec une autre.
Pour qu’il y ait relation, il faut qu’il existe une séparation, un espace, un délai, une non ressemblance suffisante, entre ces choses,
et une fonction (qui fasse donc opération, si on peut dire).
Autrement dit, ce n’est pas la personne du père qui est là sollicitée mais ce qui est nécessaire pour qu’il y ait du père.
Càd: la parole, le langage, qui peut renvoyer d’un mot à un autre.
C’est une fonction symbolique en exercice.
Accepter qu’une chose ou un mot vienne à la place d’un autre suppose que tout objet soit marqué de par la perte de l’immédiat: il a toujours un caractère décevant ou inadéquat.
C’est cette expérience du manque qui fait d’un être humain un être de langage, un sujet de désir.
Jusqu’ici, tout va bien?
Donc ce qu’il se passe pour le bébé c’est qu’un moment donné, dans la fusion mère/enfant, le tiers s’inscrit, càd qu’il y a de l’autre, auquel la mère se réfère.
Elle est l’autre d’un autre.
Donc elle n’est pas toute, ni toute pour l’enfant, ni l’enfant n’est tout pour elle.
Elle existe comme femme avec/pour/aux côtés de son homme, le père, et doit aussi lui laisser une place.
Quand je dis, dans mes posts sur certains enfants: ‘où est le père?’, c’est donc de cela qu’il s’agit.
Le père doit d’abord être l’homme de sa compagne, afin qu’elle même soit d’abord femme avant d’être mère de.
A tous les niveaux, dont sexuel.
Il ne s’agit donc pas d’une position morale ou d’autorité, mais simplement d’un équilibre de base dans un couple, où l’adulte est d’abord un adulte avant d’être un parent.
Or ce qu’on voit le plus souvent, dans le cas d’enfants en souffrance, ce sont des parents qui ne sont pas adultes - ou ne le veulent pas - (ce n’est pas conscient le plus souvent) ,
et/ou des mères qui, portées par les stéréotypes de la féminité doublés par la vogue de la maternité béate et merveilleuse, culpabilisent d’exister comme femme et n’existent/ font en sorte de n’exister que comme ‘mère de’ ,
et/ou des pères qui, dans cette même structure sociale, ne signifient pas à leurs compagnes comme à leurs enfants qu’ils ne sont pas frères ou enfants de cette même mère, mais bien l’homme désiré par et désirant ( ou l’ayant été ... ça marche ainsi dans le cas de séparations) cette femme-là.
Donc, reprenons, la fonction paternelle permet à l’enfant de renoncer à la fusion d’avec sa mère (et réciproquement parfois)., de comprendre qu’il n’a rien à attendre là, et qu’il doit se constituer d’autres choix pour prendre sa place de femme ou d’homme dans la société.
La parole impose cette contrainte à notre désir : il nous faut renoncer à posséder le tout, à être dans le tout, et même être le tout.
NB: c’est évident mais il vaut mieux que ça soit dit: pour moi mère et père sont des raccourcis pour dire figure/position maternelle ou paternelle, autrement dit, le sexe biologique importe peu.
Alors, et le PN dans tout ça?
Là je vais suivre l’article de JPLebrun , toujours dans le même mag (le Journal des Psys de décembre).
Il propose que notre modèle social est en pleine restructuration: cad que le patriarcat s’effondre.
Boum.
Que le Père (en tant que symbole, et même en tant que qu’instance religieuse) et donc aussi le PN, est un signifiant qui donne à croire qu’il y a toujours qq’un qui veille à ce que les choses tournent à notre avantage.
Or la WWII et surtout les horreurs de la Shoah (je mets ce mot pour faire court car il n’y eut pas que cela, mais c’est à cela que se réfère l’auteur de l’article) nous montrent que ce Père n’a pas su nous en protéger, ni non plus de nos propres horreurs internes d’humains.
Donc il faut se défier de croire au Père.
Au PN aussi. (d’ailleurs l’apostrophe ‘tu crois encore au PN’ est un signe de dérision face à une naïveté ‘enfantine’... grandir serait donc ne plus ‘croire au Père’)
Et c’est là qu’on revient à la fonction paternelle.
Jusque maintenant, dit JPL, le père lambda pouvait s’autolégitimer dans sa parole de père de l’existence socialement construite et admise du Père (celui d e la Loi, etc.; de ce que vous voudrez...)
Or le lien social qui était vertical, pyramidal , avec autorité clairement identifiée , posée dans un lieu d’exception, et qui légitime ceux qui y ont recours ... devient une structure sociale en réseaux, horizontale.
Merci à la mis en question du patriarcat:
les femmes ont pu prendre la parole dans le social (mouais...) et la répression sur le sexuel s’est levée (mouais aussi)..
ce qui fait que l’issue uniquement maternelle du féminin et le patriarcat comme refuge de l’homme-père pour asseoir son autorité ont été bousculées (JPL parle d’effondrement).
Le père n’a plus de légitimité à intervenir pour aiguiller sur la tiercité si ce n’est qu’avec ses ressources interne d’être humain, cad comment lui même s’est libéré de la fusion originelle à sa mère pour devenir sujet.
Le père est donc mis en demeure d’amarrer mieux ses interventions que de s’appuyer commodément sur le lieu d’exception du Père dont il serait représentant par construction sociale: c’est une autre manière de penser son rôle de père, et cela peut tout à fait se faire en dehors d’un système patriarcal, puisque c’est le langage qui est agent de cette tiercité: il faut renoncer à posséder le tout, être dans le tout, être le tout.
Le père n’est plus soutenu dans sa fonction paternelle par le patriarcat?
Mais la fonction en question reste au programme, c’est seulement l’idole du père qui est tombée de la scène....
Cette idole au nom de laquelle on a commis les pires massacres ou les pacifications les plus coûteuses en termes de culpabilité ( rituels, sacrifice, travail...)
L’idole qui pompe l’amour au point de bouffer l’érotisme à son profit.
Maintenant l’homme doit engager son désir singulier, et non se protéger par l’armure du patriarcat, pour s’adresser à une femme et endosser la tâche de père, il ne peut plus compter que sur lui-même... autrement dit se responsabiliser individuellement dans son rôle de père.
Dans le patriarcat le ‘père hors la loi’ était confondu au ‘père dans la loi’, celui qui l’énonçait: son statut d’exception l’innocentait d’avance de tout abus et l’exonérait de toute culpabilité.
Il ne s’agit pas non plus de le soupçonner du fait même de cette place, les choses vont se réguler, mais le père délégitimé doit maintenant rendre compte individuellement de ses actes....
Il ne s’agit pas pour lui de seulement être plus présent dans la petite enfance ou d’intervenir autant que la mère, cad de dupliquer la mère, mais d’occuper la place de père pour ses enfants cad celle du monsieur concret qui assume la jouissance permise ( car elle l’accepte et la désire aussi, idéalement) qu’il tire de sa femme.
L’enjeu de la fonction paternelle reste donc d’aider l’enfant à se séparer de la mère, en tant que celle-ci occupe toute la place dont l’enfant a besoin pour désirer, désirer parler et parler
Mais ‘croire au père’ fait question, au bas mot.
Croire au PN aussi, en tant qu’il serait un représentant du mythe du Père (Symbolique pour le coup).
Et dans ce cadre là, je vais m’inscrire en faux par rapport à ce que propose iniialement JPL, non pas sur le fait que les hommes sont dans une phase de remise en question de leur position de père, mais sur son idée que le patriarcat s’est déjà effondré.
Je le verrais plutôt en cours de.
Voire au début du.
Voire remplacé par ... l’androcentrisme.
Cad le masculin comme place d’exception , et qui satellise tout le reste.
Si le PN est une représentant du Père du patriarcat, et que ledit patriarcat s’effondre, si grandir c’est renoncer à croire au Père (dont Noêl) comment se fait-il que son ‘culte’ (consumériste notamment) soit si prégnant, et tellement maintenu à grand renfort de concrétisations diverses?
C’est la peur de le sentir s’effondrer qui conduit à cela?
Je ne vois pas vraiment le pouvoir masculin s’effondrer, voyez vous... sans doute faut il dissocier père et masculin.
Auquel cas, le patriarcat en prend effectivement dans la tronche .. et ma foi, tant mieux, mais l’androcentrage du social reste, et prend le relais avec bcp de puissance. Disons un masculinocentrage.
Au sens des stéréotypes de genre masculin vs féminin.
De fait, on oublie commodément, dans le mythe familial du PN qu’il y a derrière lui une mère noël de la réalité qui prend en charge les offices (je prends ce mot à dessein).
Elle maintient le rituel :
de la préparation et toutes ses anticipations temporelles et spatiales,
du décor (sauf s’il y a bricolage lourd -- je parle de tendances majeures, me tapez pas dessus ) ,
du rassemblement (invitations diverses, réunion de famille) et de la cohésion du groupe,
de l’offrande ... pardon de la nourriture à la famille,
de la gestion matérielle des cadeaux...
En quoi cet ensemble d’activités remet -il en question le patriarcat, là?
Puisque le père, comme homme de la famille, reste dans sa position d’exception?
De même, lorsque les parents se réfèrent au PN pour légitimer leur autorité pendant le ou les mois qui précèdent noël (sois sage, le PN voit tout ...), où y a t-il effondrement du patriarcat?
J’y verrais plutôt là un recours - souvent soulageant, car ce que j’entends des mères c’est :
-”ouff je lui ai fait peur avec le PN passke là j’en peux plus”
qui tendrait à prouver que
le père et la mère n’assument pas leur positions comme définie plus haut;
que donc le seul recours social proposé est bien le modèle patriarcal;
qu’en l’occurrence ça suppose qu’il est toujours actif d’une manière ou d’une autre (disons consumériste et masculinocentrée) ;
et que si le défi de la modernité est cette nouvelle place assumée personnellement et engagée individuellement de l’homme-père au sein du couple et de la famille, hé ben , on n’est pas rendu-e-s.
Bon sang mais elle serait féministe?
Ouais. si les instits s'y mettent, où va t-on?
;-)))))))
Et fin là
Alors alors ... fonction paternelle.
Pour être comprise des matheux on va tenter une explication simple:
une fonction suppose une corrélation.
Donc c’est une mise en relation d’au moins 2 éléments.
Donc la fonction paternelle est constitutive de la tiercité.
Pas du tiercé dans la ville, de la tiercité.
Cad de mettre en rapport une chose avec une autre.
Pour qu’il y ait relation, il faut qu’il existe une séparation, un espace, un délai, une non ressemblance suffisante, entre ces choses,
et une fonction (qui fasse donc opération, si on peut dire).
Autrement dit, ce n’est pas la personne du père qui est là sollicitée mais ce qui est nécessaire pour qu’il y ait du père.
Càd: la parole, le langage, qui peut renvoyer d’un mot à un autre.
C’est une fonction symbolique en exercice.
Accepter qu’une chose ou un mot vienne à la place d’un autre suppose que tout objet soit marqué de par la perte de l’immédiat: il a toujours un caractère décevant ou inadéquat.
C’est cette expérience du manque qui fait d’un être humain un être de langage, un sujet de désir.
Jusqu’ici, tout va bien?
Donc ce qu’il se passe pour le bébé c’est qu’un moment donné, dans la fusion mère/enfant, le tiers s’inscrit, càd qu’il y a de l’autre, auquel la mère se réfère.
Elle est l’autre d’un autre.
Donc elle n’est pas toute, ni toute pour l’enfant, ni l’enfant n’est tout pour elle.
Elle existe comme femme avec/pour/aux côtés de son homme, le père, et doit aussi lui laisser une place.
Quand je dis, dans mes posts sur certains enfants: ‘où est le père?’, c’est donc de cela qu’il s’agit.
Le père doit d’abord être l’homme de sa compagne, afin qu’elle même soit d’abord femme avant d’être mère de.
A tous les niveaux, dont sexuel.
Il ne s’agit donc pas d’une position morale ou d’autorité, mais simplement d’un équilibre de base dans un couple, où l’adulte est d’abord un adulte avant d’être un parent.
Or ce qu’on voit le plus souvent, dans le cas d’enfants en souffrance, ce sont des parents qui ne sont pas adultes - ou ne le veulent pas - (ce n’est pas conscient le plus souvent) ,
et/ou des mères qui, portées par les stéréotypes de la féminité doublés par la vogue de la maternité béate et merveilleuse, culpabilisent d’exister comme femme et n’existent/ font en sorte de n’exister que comme ‘mère de’ ,
et/ou des pères qui, dans cette même structure sociale, ne signifient pas à leurs compagnes comme à leurs enfants qu’ils ne sont pas frères ou enfants de cette même mère, mais bien l’homme désiré par et désirant ( ou l’ayant été ... ça marche ainsi dans le cas de séparations) cette femme-là.
Donc, reprenons, la fonction paternelle permet à l’enfant de renoncer à la fusion d’avec sa mère (et réciproquement parfois)., de comprendre qu’il n’a rien à attendre là, et qu’il doit se constituer d’autres choix pour prendre sa place de femme ou d’homme dans la société.
La parole impose cette contrainte à notre désir : il nous faut renoncer à posséder le tout, à être dans le tout, et même être le tout.
NB: c’est évident mais il vaut mieux que ça soit dit: pour moi mère et père sont des raccourcis pour dire figure/position maternelle ou paternelle, autrement dit, le sexe biologique importe peu.
Alors, et le PN dans tout ça?
Là je vais suivre l’article de JPLebrun , toujours dans le même mag (le Journal des Psys de décembre).
Il propose que notre modèle social est en pleine restructuration: cad que le patriarcat s’effondre.
Boum.
Que le Père (en tant que symbole, et même en tant que qu’instance religieuse) et donc aussi le PN, est un signifiant qui donne à croire qu’il y a toujours qq’un qui veille à ce que les choses tournent à notre avantage.
Or la WWII et surtout les horreurs de la Shoah (je mets ce mot pour faire court car il n’y eut pas que cela, mais c’est à cela que se réfère l’auteur de l’article) nous montrent que ce Père n’a pas su nous en protéger, ni non plus de nos propres horreurs internes d’humains.
Donc il faut se défier de croire au Père.
Au PN aussi. (d’ailleurs l’apostrophe ‘tu crois encore au PN’ est un signe de dérision face à une naïveté ‘enfantine’... grandir serait donc ne plus ‘croire au Père’)
Et c’est là qu’on revient à la fonction paternelle.
Jusque maintenant, dit JPL, le père lambda pouvait s’autolégitimer dans sa parole de père de l’existence socialement construite et admise du Père (celui d e la Loi, etc.; de ce que vous voudrez...)
Or le lien social qui était vertical, pyramidal , avec autorité clairement identifiée , posée dans un lieu d’exception, et qui légitime ceux qui y ont recours ... devient une structure sociale en réseaux, horizontale.
Merci à la mis en question du patriarcat:
les femmes ont pu prendre la parole dans le social (mouais...) et la répression sur le sexuel s’est levée (mouais aussi)..
ce qui fait que l’issue uniquement maternelle du féminin et le patriarcat comme refuge de l’homme-père pour asseoir son autorité ont été bousculées (JPL parle d’effondrement).
Le père n’a plus de légitimité à intervenir pour aiguiller sur la tiercité si ce n’est qu’avec ses ressources interne d’être humain, cad comment lui même s’est libéré de la fusion originelle à sa mère pour devenir sujet.
Le père est donc mis en demeure d’amarrer mieux ses interventions que de s’appuyer commodément sur le lieu d’exception du Père dont il serait représentant par construction sociale: c’est une autre manière de penser son rôle de père, et cela peut tout à fait se faire en dehors d’un système patriarcal, puisque c’est le langage qui est agent de cette tiercité: il faut renoncer à posséder le tout, être dans le tout, être le tout.
Le père n’est plus soutenu dans sa fonction paternelle par le patriarcat?
Mais la fonction en question reste au programme, c’est seulement l’idole du père qui est tombée de la scène....
Cette idole au nom de laquelle on a commis les pires massacres ou les pacifications les plus coûteuses en termes de culpabilité ( rituels, sacrifice, travail...)
L’idole qui pompe l’amour au point de bouffer l’érotisme à son profit.
Maintenant l’homme doit engager son désir singulier, et non se protéger par l’armure du patriarcat, pour s’adresser à une femme et endosser la tâche de père, il ne peut plus compter que sur lui-même... autrement dit se responsabiliser individuellement dans son rôle de père.
Dans le patriarcat le ‘père hors la loi’ était confondu au ‘père dans la loi’, celui qui l’énonçait: son statut d’exception l’innocentait d’avance de tout abus et l’exonérait de toute culpabilité.
Il ne s’agit pas non plus de le soupçonner du fait même de cette place, les choses vont se réguler, mais le père délégitimé doit maintenant rendre compte individuellement de ses actes....
Il ne s’agit pas pour lui de seulement être plus présent dans la petite enfance ou d’intervenir autant que la mère, cad de dupliquer la mère, mais d’occuper la place de père pour ses enfants cad celle du monsieur concret qui assume la jouissance permise ( car elle l’accepte et la désire aussi, idéalement) qu’il tire de sa femme.
L’enjeu de la fonction paternelle reste donc d’aider l’enfant à se séparer de la mère, en tant que celle-ci occupe toute la place dont l’enfant a besoin pour désirer, désirer parler et parler
Mais ‘croire au père’ fait question, au bas mot.
Croire au PN aussi, en tant qu’il serait un représentant du mythe du Père (Symbolique pour le coup).
Et dans ce cadre là, je vais m’inscrire en faux par rapport à ce que propose iniialement JPL, non pas sur le fait que les hommes sont dans une phase de remise en question de leur position de père, mais sur son idée que le patriarcat s’est déjà effondré.
Je le verrais plutôt en cours de.
Voire au début du.
Voire remplacé par ... l’androcentrisme.
Cad le masculin comme place d’exception , et qui satellise tout le reste.
Si le PN est une représentant du Père du patriarcat, et que ledit patriarcat s’effondre, si grandir c’est renoncer à croire au Père (dont Noêl) comment se fait-il que son ‘culte’ (consumériste notamment) soit si prégnant, et tellement maintenu à grand renfort de concrétisations diverses?
C’est la peur de le sentir s’effondrer qui conduit à cela?
Je ne vois pas vraiment le pouvoir masculin s’effondrer, voyez vous... sans doute faut il dissocier père et masculin.
Auquel cas, le patriarcat en prend effectivement dans la tronche .. et ma foi, tant mieux, mais l’androcentrage du social reste, et prend le relais avec bcp de puissance. Disons un masculinocentrage.
Au sens des stéréotypes de genre masculin vs féminin.
De fait, on oublie commodément, dans le mythe familial du PN qu’il y a derrière lui une mère noël de la réalité qui prend en charge les offices (je prends ce mot à dessein).
Elle maintient le rituel :
de la préparation et toutes ses anticipations temporelles et spatiales,
du décor (sauf s’il y a bricolage lourd -- je parle de tendances majeures, me tapez pas dessus ) ,
du rassemblement (invitations diverses, réunion de famille) et de la cohésion du groupe,
de l’offrande ... pardon de la nourriture à la famille,
de la gestion matérielle des cadeaux...
En quoi cet ensemble d’activités remet -il en question le patriarcat, là?
Puisque le père, comme homme de la famille, reste dans sa position d’exception?
De même, lorsque les parents se réfèrent au PN pour légitimer leur autorité pendant le ou les mois qui précèdent noël (sois sage, le PN voit tout ...), où y a t-il effondrement du patriarcat?
J’y verrais plutôt là un recours - souvent soulageant, car ce que j’entends des mères c’est :
-”ouff je lui ai fait peur avec le PN passke là j’en peux plus”
qui tendrait à prouver que
le père et la mère n’assument pas leur positions comme définie plus haut;
que donc le seul recours social proposé est bien le modèle patriarcal;
qu’en l’occurrence ça suppose qu’il est toujours actif d’une manière ou d’une autre (disons consumériste et masculinocentrée) ;
et que si le défi de la modernité est cette nouvelle place assumée personnellement et engagée individuellement de l’homme-père au sein du couple et de la famille, hé ben , on n’est pas rendu-e-s.
Bon sang mais elle serait féministe?
Ouais. si les instits s'y mettent, où va t-on?
;-)))))))
Et fin là
par Maybe
publié dans :
Fêtes passer
Alors on en était là :
Le PN aurait valeur de mythe?
Un mythe, en gros, est destiné à répondre à une énigme de l’existence:
il a donc une valeur fondatrice et partant, fédératrice de croyances communes.
Le mythe satisfait donc un questionnement tout en laissant place à des hypothèses: il est donc dynamique, du côté des pulsions de vie (lier en un tout de plus en plus intégratif).
Il arrive qu’il soit statique et conçu comme assignation de rôles inamovibles,
on est du côté des pulsions de mort (tout se détricote et l’on agit dans la répétition).
Le mythe a une fonction dans la constitution du groupe: fonction transitionnelle, du côté de l’illusion (groupale en l’occurrence cf Kaës) , et faisant référence à / faisant intervenir / des croyances.
Dont la croyance au Père Noël, si on le place dans la croyance.
Mais si le PN est un mythe?
Le social et l’individuel sont impliqués dans la construction du mythe, mais comment?
Pour Sigmund, mythe= modèle culturel permettant de transformer les représentants de la pulsion, cad le retour du refoulé, en fantasme.
Vallabrega, 1967 propose une loi de retournement: il existe un rapport d’identité entre mythe et fantasme.
Ces 2 points de vue ne permettent pas de relier un mythe à un fantasme, ni de savoir lequel des deux engendre l’autre..
Du côté du lien entre mythe et fantasme, Rosolato, 1992 va lier les fantasmes originaires un par un à un mythe précis (chrétien s’entend).
Alors rappel:
fantasme originaire = tentatives d’explications / constructions imaginaires de l’enfant face aux grandes énigmes de l’existence (la sienne surtout) , ses origines et son eschatologie, donc des reconstructions (comme le mythe quoi) pour tenter de surmonter la confrontation avec l’inexplicable.
Voici les fantasmes originaires avec la correspondance aux mythes que leur accorde Rosolato:
1- le fantasme de la scène primitive
(origine du sujet lui-même, comment j’ai été fait ?)
=> récit de la création au début de la genèse
(relisez le chapitre:-) )
2 - le fantasme de séduction
(origine de la sexualité, via le désir)
=> dieu aime son peuple, ce dernier se soumet
à sa loi et à son éducation
3 -le fantasme de castration
(cad découverte de la différence des sexes ET du manque,
ce qui fait d'un être un sujet humain)
=> sacrifice de jésus en tant qu’il est dieu
(car figure de), cad meurtre symbolique
du père idéalisé
4 - le fantasme du retour au sein maternel
(ce qui arrive avant la vie et après la mort)
=>mythe du paradis, espace contenant
et rassurant d’avant et après la vie
Mythe et inconscient ont donc un lien étroit: les fantasmes originaires sont activés au sein du mythe.
Mais lequel préexiste à l’autre?
Pour Juillerat, 2001:
les fantasmes originaires ressurgissent sous formes de symboles, au sein de représentations mythiques, mais sont aussi articulés à des symboles non représentatifs de l’Ics*.
En effet, l’Ics ne connait ni la logique (causalité) ni la négation, ni le temps, ni le sexe.. a contrario le mythe est construit logiquement et ordonné...
Donc, dans un mythe, seuls certains symboles sont l’expression de fantasmes originaires, et le sens de ces symboles-là serait donné par une articulation à des symboles culturels (l’intrication entre les deux types de symboles étant le fruit d’un travail de culture).
Un mythe aurait donc une source psychique (l’Ics individuel et les fantasmes originaires à la fois individuels et ontologiques)
& une source socioculturelle, laquelle opérerait une sélection sur la symbolique inconsciente en schématisant certains contenus.
Bidou, 2001, prolonge le raisonnement :
le mythe aurait bien 2 trames
-historique appuyée sur la matérialité d’un groupe
-et inconsciente forgée par les tentatives de réponses de tout être humain aux prises avec les énigmes de l’existence via les fantasmes originaires .
Et ces 2 trames s’ajustent l’une à l’autre: la première nourrit les désirs de la seconde et la seconde ne peut se généraliser que si elle est étayée sur la réalité matérielle de la première.
Vous suivez?
Il y a intrication des 2 trames et non causalité possible , et on se rapprocherait là de l’idée freudienne que le mythe = une mise en scène du fantasme.
Résumons donc en ceci: le mythe a bien une origine inconsciente, du côté des fantasmes originaires, il est une facette des fantasmes d’une culture donnée.
On peut alors considérer le le PN dans un aspect mythique qui serait soutenu par nos fantasmes individuels et groupaux.
Il nous faut donc nous pencher sur le travail inconscient du groupe ou de l’inconscient du groupe....
Dans un groupe social comme dans la famille il existe un appareil psychique, groupal ou familial, constitué des lien intersubjectifs inconscients à l’oeuvre.
On pourrait le représenter comme une sorte d’espace fictif qui permet de médiatiser les réalités psychiques indiduelles et la réalité groupale (ou familiale) , Il assure la circulation des fantasmes individuels des membres du groupe cad la mise en commun d’une partie d’entre eux , vers une sorte d’unité psychique:
ces fantasmes sont alors “organisateurs’ de la vie inconsciente du groupe.
Il permet donc les réalisations *imaginaires* de désirs de chacun des membres du groupe .
De même que toute société (ou culture) s’appuie sur un (ou des) mythe fondateur, toute famille s’appuie sur un mythe familial : une représentation de ses origines, fantasmatique partagée par tous, sombre ou idéalisée, qui maintient la cohésion du groupe et définit la place de chacun.
Ce mythe est l’image commune que le groupe se donne à lui-même et il s’insère dans l’appareil psychique groupal et donc s’intrique aux fantasmes individuels.
Vous me suivez toujours? J’ai super peur de vous larguer...
Alors accrochons le PN à tout ça.
Le mythe sociétal du PN correspond aussi à ce qu’une société se donne comme vision de ses origines et des éléments qui la composent à partir de fantasmes individuels partagés.
Et les vies psychiques individuelles s’organisent pour se mettre en conformité avec la vie du groupe.
Les mythes familiaux relayent et se font l’écho des mythes sociétaux ...
qui réactivent les fantasmes individuels via les mythes familiaux.
Boucle bouclée :-) (qui a le vertige?)
L’aspect mythique du PN entraine donc une vie imaginaire à la fois commune et invdividuelle, particulièrement (ré)activée quand l’enfant commence à s’interroger et interroger les autres sur la réalité de la figue du PN:
à ce moment là les adultes se questionnent sur ce qui les a poussés à se saisir (à nouveau) de ce mythe et le transmettre.
Piaton Hallé 2001 a pu dégager de son étude 4 scenarii fantasmatiques sous-jacents qui légitimeraient la mise en place du mythe du PN dans l’imaginaire parental , et ils sont reliés au fantasme originaire de castration:
l’un la dénie, l’autre l’évite, le 3ème la rend inexistante et le dernier s’y réfère et sa présence dans l’inconscient parental autorise l’enfant à se détacher du personnage par un mécanisme de symbolisation (et c’est ce qu’il faut en somme)
D’ailleurs, le Père Noël permet la reconnaissance du manque pour toutes les générations: début de croyance en période dite œdipienne et cessation à l’entrée de la période de latence.
NB***: Dois-je rappeler ce qu’est le fantasme de castration?
Attention, ce n’est pas de couper les coucougnettes (qui est le vrai sens de castrer, en fait, on se demande pourquoi les zhoms ont toujours aussi peur qu’on 'la' leur coupe) ni d’émasculer (qui serait donc la grooossseuh peur des messieurs lambda) qu’il est question :-)
On en revient à la croyance: toute croyance démentie par la réalité conduirait le sujet à la castration (donc à devenir sujet de désir, cad bêtement humain, en gros)
L’enfant ne *sait* pas mais il *croit savoir* que le PN existe (comme il *croit savoir* sa mère phallique***)
L’expérience sensible apporte un démenti à sa croyance (même crise entre existence du PN et existence du phallus de la mère)
Cette expérience engage l’abandon du monde magique et la construction du Surmoi (avènement du raisonnement, de la logique et acceptation de l’interdit)...
ce qui engendre une angoisse de perte: l’angoisse de cette decouverte de l’absence va se lier à une autre représentation, comme pour la castration (cf le petit Hans)
C’est pourquoi on peut considérer le PN comme inscrit dans un mythe:
le travail d’élaboration que son existence/non-existence représente pour le psychisme de l’enfant est analogue à celui que ce dernier doit effectuer pour symboliser la castration.
De fait,on est se réfère là à une image du père.
Ou du Père.
Ou plutôt à la fonction paternelle.
Objet du prochain paragraphe si vous n’avez pas d’indigestion....
(j’essaie de causer français plutôt que psy... j’espère que ça va...)
* Ics: Inconscient en tant qu'instance psychique (pas l'adjectif, donc)
*** je tiens à dispo un ch'tit paragraphe à ce sujet pour celles ceux qui veulent....suffit de me mailer.
Le PN aurait valeur de mythe?
Un mythe, en gros, est destiné à répondre à une énigme de l’existence:
il a donc une valeur fondatrice et partant, fédératrice de croyances communes.
Le mythe satisfait donc un questionnement tout en laissant place à des hypothèses: il est donc dynamique, du côté des pulsions de vie (lier en un tout de plus en plus intégratif).
Il arrive qu’il soit statique et conçu comme assignation de rôles inamovibles,
on est du côté des pulsions de mort (tout se détricote et l’on agit dans la répétition).
Le mythe a une fonction dans la constitution du groupe: fonction transitionnelle, du côté de l’illusion (groupale en l’occurrence cf Kaës) , et faisant référence à / faisant intervenir / des croyances.
Dont la croyance au Père Noël, si on le place dans la croyance.
Mais si le PN est un mythe?
Le social et l’individuel sont impliqués dans la construction du mythe, mais comment?
Pour Sigmund, mythe= modèle culturel permettant de transformer les représentants de la pulsion, cad le retour du refoulé, en fantasme.
Vallabrega, 1967 propose une loi de retournement: il existe un rapport d’identité entre mythe et fantasme.
Ces 2 points de vue ne permettent pas de relier un mythe à un fantasme, ni de savoir lequel des deux engendre l’autre..
Du côté du lien entre mythe et fantasme, Rosolato, 1992 va lier les fantasmes originaires un par un à un mythe précis (chrétien s’entend).
Alors rappel:
fantasme originaire = tentatives d’explications / constructions imaginaires de l’enfant face aux grandes énigmes de l’existence (la sienne surtout) , ses origines et son eschatologie, donc des reconstructions (comme le mythe quoi) pour tenter de surmonter la confrontation avec l’inexplicable.
Voici les fantasmes originaires avec la correspondance aux mythes que leur accorde Rosolato:
1- le fantasme de la scène primitive
(origine du sujet lui-même, comment j’ai été fait ?)
=> récit de la création au début de la genèse
(relisez le chapitre:-) )
2 - le fantasme de séduction
(origine de la sexualité, via le désir)
=> dieu aime son peuple, ce dernier se soumet
à sa loi et à son éducation
3 -le fantasme de castration
(cad découverte de la différence des sexes ET du manque,
ce qui fait d'un être un sujet humain)
=> sacrifice de jésus en tant qu’il est dieu
(car figure de), cad meurtre symbolique
du père idéalisé
4 - le fantasme du retour au sein maternel
(ce qui arrive avant la vie et après la mort)
=>mythe du paradis, espace contenant
et rassurant d’avant et après la vie
Mythe et inconscient ont donc un lien étroit: les fantasmes originaires sont activés au sein du mythe.
Mais lequel préexiste à l’autre?
Pour Juillerat, 2001:
les fantasmes originaires ressurgissent sous formes de symboles, au sein de représentations mythiques, mais sont aussi articulés à des symboles non représentatifs de l’Ics*.
En effet, l’Ics ne connait ni la logique (causalité) ni la négation, ni le temps, ni le sexe.. a contrario le mythe est construit logiquement et ordonné...
Donc, dans un mythe, seuls certains symboles sont l’expression de fantasmes originaires, et le sens de ces symboles-là serait donné par une articulation à des symboles culturels (l’intrication entre les deux types de symboles étant le fruit d’un travail de culture).
Un mythe aurait donc une source psychique (l’Ics individuel et les fantasmes originaires à la fois individuels et ontologiques)
& une source socioculturelle, laquelle opérerait une sélection sur la symbolique inconsciente en schématisant certains contenus.
Bidou, 2001, prolonge le raisonnement :
le mythe aurait bien 2 trames
-historique appuyée sur la matérialité d’un groupe
-et inconsciente forgée par les tentatives de réponses de tout être humain aux prises avec les énigmes de l’existence via les fantasmes originaires .
Et ces 2 trames s’ajustent l’une à l’autre: la première nourrit les désirs de la seconde et la seconde ne peut se généraliser que si elle est étayée sur la réalité matérielle de la première.
Vous suivez?
Il y a intrication des 2 trames et non causalité possible , et on se rapprocherait là de l’idée freudienne que le mythe = une mise en scène du fantasme.
Résumons donc en ceci: le mythe a bien une origine inconsciente, du côté des fantasmes originaires, il est une facette des fantasmes d’une culture donnée.
On peut alors considérer le le PN dans un aspect mythique qui serait soutenu par nos fantasmes individuels et groupaux.
Il nous faut donc nous pencher sur le travail inconscient du groupe ou de l’inconscient du groupe....
Dans un groupe social comme dans la famille il existe un appareil psychique, groupal ou familial, constitué des lien intersubjectifs inconscients à l’oeuvre.
On pourrait le représenter comme une sorte d’espace fictif qui permet de médiatiser les réalités psychiques indiduelles et la réalité groupale (ou familiale) , Il assure la circulation des fantasmes individuels des membres du groupe cad la mise en commun d’une partie d’entre eux , vers une sorte d’unité psychique:
ces fantasmes sont alors “organisateurs’ de la vie inconsciente du groupe.
Il permet donc les réalisations *imaginaires* de désirs de chacun des membres du groupe .
De même que toute société (ou culture) s’appuie sur un (ou des) mythe fondateur, toute famille s’appuie sur un mythe familial : une représentation de ses origines, fantasmatique partagée par tous, sombre ou idéalisée, qui maintient la cohésion du groupe et définit la place de chacun.
Ce mythe est l’image commune que le groupe se donne à lui-même et il s’insère dans l’appareil psychique groupal et donc s’intrique aux fantasmes individuels.
Vous me suivez toujours? J’ai super peur de vous larguer...
Alors accrochons le PN à tout ça.
Le mythe sociétal du PN correspond aussi à ce qu’une société se donne comme vision de ses origines et des éléments qui la composent à partir de fantasmes individuels partagés.
Et les vies psychiques individuelles s’organisent pour se mettre en conformité avec la vie du groupe.
Les mythes familiaux relayent et se font l’écho des mythes sociétaux ...
qui réactivent les fantasmes individuels via les mythes familiaux.
Boucle bouclée :-) (qui a le vertige?)
L’aspect mythique du PN entraine donc une vie imaginaire à la fois commune et invdividuelle, particulièrement (ré)activée quand l’enfant commence à s’interroger et interroger les autres sur la réalité de la figue du PN:
à ce moment là les adultes se questionnent sur ce qui les a poussés à se saisir (à nouveau) de ce mythe et le transmettre.
Piaton Hallé 2001 a pu dégager de son étude 4 scenarii fantasmatiques sous-jacents qui légitimeraient la mise en place du mythe du PN dans l’imaginaire parental , et ils sont reliés au fantasme originaire de castration:
l’un la dénie, l’autre l’évite, le 3ème la rend inexistante et le dernier s’y réfère et sa présence dans l’inconscient parental autorise l’enfant à se détacher du personnage par un mécanisme de symbolisation (et c’est ce qu’il faut en somme)
D’ailleurs, le Père Noël permet la reconnaissance du manque pour toutes les générations: début de croyance en période dite œdipienne et cessation à l’entrée de la période de latence.
NB***: Dois-je rappeler ce qu’est le fantasme de castration?
Attention, ce n’est pas de couper les coucougnettes (qui est le vrai sens de castrer, en fait, on se demande pourquoi les zhoms ont toujours aussi peur qu’on 'la' leur coupe) ni d’émasculer (qui serait donc la grooossseuh peur des messieurs lambda) qu’il est question :-)
On en revient à la croyance: toute croyance démentie par la réalité conduirait le sujet à la castration (donc à devenir sujet de désir, cad bêtement humain, en gros)
L’enfant ne *sait* pas mais il *croit savoir* que le PN existe (comme il *croit savoir* sa mère phallique***)
L’expérience sensible apporte un démenti à sa croyance (même crise entre existence du PN et existence du phallus de la mère)
Cette expérience engage l’abandon du monde magique et la construction du Surmoi (avènement du raisonnement, de la logique et acceptation de l’interdit)...
ce qui engendre une angoisse de perte: l’angoisse de cette decouverte de l’absence va se lier à une autre représentation, comme pour la castration (cf le petit Hans)
C’est pourquoi on peut considérer le PN comme inscrit dans un mythe:
le travail d’élaboration que son existence/non-existence représente pour le psychisme de l’enfant est analogue à celui que ce dernier doit effectuer pour symboliser la castration.
De fait,on est se réfère là à une image du père.
Ou du Père.
Ou plutôt à la fonction paternelle.
Objet du prochain paragraphe si vous n’avez pas d’indigestion....
(j’essaie de causer français plutôt que psy... j’espère que ça va...)
* Ics: Inconscient en tant qu'instance psychique (pas l'adjectif, donc)
*** je tiens à dispo un ch'tit paragraphe à ce sujet pour celles ceux qui veulent....suffit de me mailer.
par Maybe
publié dans :
Fêtes passer




