Toujours dans la série "les instits ont des armures", le pipi-caca.
Qui concerne beaucoup les atsem/gardiennes
Alors évidemment, les minot-e-s passent aux goguenots de façon récurrente et régulière: c'est prévu dans l'emploi du temps de la classe
Confer un ex là et surtout lààà où j'ai même signalé: "passage en salle de propreté (aura lieu à chaque déplacement en fait, donc je ne le note pas) "
Donc l'évacuation peut se faire, suivi du lavage des mains et d'un petit coup à boire si on veut (robinet ou gobelets jetables si les familles n'oublient pas que le stock doit être renouvelé souvent).
Mais le pipi-caca a comme principe d'être activé par la proximité d'un repas et par le froid (récré ou classe pas chauffée genre la mienne quand il y a du vent d'hiver), et comme second principe d'avoir un rythme personnel malgré le premier.
D'où les "maicresse zai envie de faire ..." diverses choses, à diverses heures et dit sous différentes formes.
Alors dans ces cas là, ne rêvez pas, votre enfant, dès lors qu'il ou elle est un peu dégourdi-e, s'en ira joyeusement tout-e seum-e se mettre ses divers zigouigouis à l'air et reviendra gaillardement, et plus légèrement reprendre son activité.
Ben oui, on va pas laisser 25 à 29 specimens seuls dans un classe pour emmener aux wc le 26 ou 30 ème, un peu de logique. Théoriquement nous ne devons ja-mais laisser un enfant seul-e, jamais.
En pratique c'est impossible.
Et s'il y a accident (ce qui peut aller de l'égratignure au gros pépin avec pompiers et hosto) c'est de toute façon pour notre pomme. Alors pour faire tourner la machine, on prend des libertés avec le réglement, et donc des risques pour nous-mêmes, bien obligé-e-s.Et pas que pour ça. Sinon le système cale.
Donc si l'enfant est affligé de :
•non dégourdissement
•peur d'aller seul-e
•envie de faire des ...nneries (on connait très vite les abonné-e-s à ça)
•ou présente des signes divers de malaise,
...on le fait accompagner, selon les cas, d'un autre élève, posé-e et obéissant-e (genre, pas ses copines ou pains, quoi) de l'atsem/gardienne si elle est à dispo à ce moment là, de maicresse, si elle veut vraiment vérifier que tout se passe bien.... comme dans les cas de fin d'atelier salissant où il faut aller se récurer les pognes, soit de façon échelonnée, soit en groupe (selon les gamin-e-s).
Le pbme du pipi-caca, c'est de savoir se dessaper, s'essuyer, se ressaper, se savonner les mains...
Autant dire que certain-e-s, dont les parents ne prennent pas la peine de leur apprendre tout ça, n'auront guère d'autonomie, ce qui n'est pas exactement la funitude ni pour eux, ni pour les adultes: on n'est pas censées leur apprendre ça à l'école mais concrétement c'est ce qu'il se passe.
Quand ce n'est que pour le début de la PS, ok on pige.
Mais pas au delà.C'est pas la crèche, le ratio personnel adulte/élèves n'est pas le même et le boulot non plus.
Sans compter les fringues, notamment de filles, fringues pour lesquelles la mode est d'avoir des modalités d'ouverture-fermeture nécessitant au bas mot un CAP d'ingéniérie .
Or nous avons un stock de petites gravures de mode sur pattes ...
Je vous cause même pas des bretelles (élastiques ou celles de salopettes) que les familles mettent systématiquement *sous* la chemise qui est elle-même sous le pull, rhaaa.. nous mettons les bretelles par dessus, pour la suite de la journée.. et les ceintures et ceinturons.. bon.
J'vous cause même pas des lacets.Si:
A raison d'un euro par nœud de lacet refait par jour, j'aurais pu démissionner de longue date pour faire rentière.
Donc nous amenons les gamin-e-s en groupe aux WC.
Et là j'entends d'avance les critiques: les enfants peuvent-ils se voir entre filles et garçons?
Oui. Et s'en foutent d'ailleurs,
Mais c'est pas de notre faute, c'est fabriqué comme ça.
A parte: un truc qui me gonfle sérieux: les pissotières.
Honnêtement ce truc qui coule en permanence, qui attire donc la main des plus petits, qui est moche comme tout (un grand panneau d'émail blanc aussi haut que les mômes) je vois pas l'intérêt: des lunettes pour tout le monde et basta così, adultes compris, je ne vois pas ce que la station debout pour pipi apporte de plus - à part des gouttes partout dans des wc basiques) surtout que de toute façon faut s'asseoir quand même pour popo, donc les zhoms savent le faire, sont quand même pas handicapés des muscles cuissiers. Des milliers de zhoms de part le monde s'accroupissent pour pipi et n'en sont pas moins machos pour autant, donc...
Mmmh, pardon.
Donc oui, c'est ainsi fait que c'est mixte, avec des parois séparant les trônes.
Solution: dédoubler la classe par sexe pour le passage aux WC.
D'accord, qui me garde l'autre moitié de classe?Et z'avez vu le temps que ça prend?
J'ai appris que dans les iufm, on fait la guerre aux étudiant-e-s pour qu'ils ne fassent pas ce passage aux WC par la classe, en groupe, à heures régulières.
Ben au bout de 3 demandes de pipi-popo en plein milieu des activités, elles et ils, exerçant en préélem, s'entend, comprendront que l'Iufm peut aller se rhabiller (ayant déjà fait son petit caca nerveux, de préférence).
Au rayon de l'imprévisible, mais à prévoir:
les cas de caca dans culotte, parce que l'enfant n'a pas"senti" venir (pareil pour pipi, ça arrive).
Lorsque c'est accidentel (rare et non renouvelé), on glisse sur le truc, on donne les vêtements salis aux parents, ils nous rendent les vêtement de change, une fois relavés- il y a toujours un stock dans une école préélem).
Lorsque c'est fréquent,
•soit l'enfant n'est pas propre, et hop, dehors et ramenez le quand l'apprentissage de la propreté est fait, et pourquoi avoir menti ou omis la chose à l'inscrciption?
•soit il traverse une période de crise (en général familiale)
•soit il a un vrai pbme (retard à divers niveaux ou psy)
Exemple:Chuisbébé m'en a fait qquns en début d'année...
N'oublions pas non plus les maladies: le suppo mis le matin peut avoir des effets odorants (mais quelle est donc cette brise anusienne mâtinée de médoc un peu trop jeune?) mais aussi des effets laxatifs...
Les antibios, ça oscille entre vomi et popo.
Reine des ouatères, la gastro évidemment: il-elle a voulu venir, s'est vidé-e tout hier, ça devrait aller.
Sauf que non justement.Et que au bout de 3 cavalcades vers le trône salvateur, ben maicresse cavalcade jusqu'au bureau passer un coup de bigo au parent le plus dispo.
Le douillet cocon de la maison n'a rien à voir avec un espace collectif, plus grand donc, traversé de courants d'air de températures diverses, où l'on va s'agiter plus qu'à la maison, empli de bruits et dont les toilettes sont pas franchement à la porte d'à côté.
Ce qui fait que vidé d'hier ou pas, votre bambin-e aura tendance soit à être épuisé-e et à mériter du repos, soit à continuer à vider le peu qu'il lui reste et mériter... du repos.
Sans compter la diffusion du virus, merci.
Essayez de retrouver vos sensations d'enfant et d'imaginer ces salles et couloirs, devenus des lieux fatigants, trop froids ou trop chauds, hostiles, plein de gens agités ou trop vides, longs à traverser... le couloir? un abîme entre 2 falaises, la grande salle?un désert immense, la classe?un parcours d'obstacles animés ou non, la cour? je vous laisse imaginer....
Comme je le répète souvent: quand on a un enfant il faut toujours avoir un plan B, toujours, tout le temps, même les jours de grand beau temps. Le plan B c'est comme les pépins: ça s'active souvent quand on s'y attend le moins.
NB: mes remerciements aux atsem/gardiennes...
Revenons sur la mixité des toilettes.
Ca choque de façon assez systématique les parents des gamin-e-s qui...feront à un moment ou à un autre de l'exploration sexuelle intempestive; la corrélation est forte, je vous laisse en tirer les conclusions en termes de interdit/désir, projection/déni.
J'ai même eu, une fois, une petite americaine d'un institut qui bossait avec l'école, tellement choquée de voir ça, qu'à son créneau racontage d'histoire suivant, je ne l'ai pas revue.
Elle n'est d'ailleurs plus revenue de l'année.
Ca choque donc qqes adultes, pas tous.
Les enfants, non.
Et il y a des règles: on ne "regarde" pas les autres, on s'occupe de soi, ce n'est pas un espace de jeu, on reste calme et on ne dérange pas les enfants qui sont en train de.
Ca marche.
En général ça commence à poser question au printemps de l'année de GS: moment où, en ce qui me concerne, je ne fais plus le passage systématique de tout le groupe-classe, mais je propose, au moment dédié, que ceux qui ont besoin y aillent avec la gardienne parce qu'après, leur dis-je, plus question: on bosse.
Ca change la donne: seul-e-s les envies réelles sont présentes dans le water pas closet du tout, donc pas d'espace pour le libidinal.
Vous pouvez me croire: nous sommes attentives aux passages WC, notamment lors des demandes échelonnées des récrés, attentives à ces moments où certain-e-s veulent poser/imposer/exposer du sexuel (au niveau enfant, s'entend), parce que le plus souvent ça risque de finir mal (pour nous!),
soit qu'il se passe vraiment qqchose, et là, drame parental en premier lieu, qui angoisse l'enfant encore plus;
soit que les simples regards/remarques puissent vraiment choquer/humilier un-e enfant.
Alors oui, les petites parois qui séparent les lunettes sont petites et ouvertes devant.
Oui, il y a un-e ou deux adultes quand on passe en groupe.
Mais oui aussi, il se passe des choses entre les enfants...
Oui, on se passe le PQ quand un-e pote l'a oublié.
On se cause, on s'aide même, à remonter le pantalon récalcitrant, la culotte trop serrée, ouvrir ou fermer le bouton trop ajusté sur le bidon...
C'est donc aussi un lieu de socialisation.
Avons nous oublié notre histoire sociale?
... nous faisions latrines communes jusqu'à il n'y a pas si longtemps ...
(allez après le PQ, demain le QQ?)
Qui concerne beaucoup les atsem/gardiennes
Alors évidemment, les minot-e-s passent aux goguenots de façon récurrente et régulière: c'est prévu dans l'emploi du temps de la classe
Confer un ex là et surtout lààà où j'ai même signalé: "passage en salle de propreté (aura lieu à chaque déplacement en fait, donc je ne le note pas) "
Donc l'évacuation peut se faire, suivi du lavage des mains et d'un petit coup à boire si on veut (robinet ou gobelets jetables si les familles n'oublient pas que le stock doit être renouvelé souvent).
Mais le pipi-caca a comme principe d'être activé par la proximité d'un repas et par le froid (récré ou classe pas chauffée genre la mienne quand il y a du vent d'hiver), et comme second principe d'avoir un rythme personnel malgré le premier.
D'où les "maicresse zai envie de faire ..." diverses choses, à diverses heures et dit sous différentes formes.
Alors dans ces cas là, ne rêvez pas, votre enfant, dès lors qu'il ou elle est un peu dégourdi-e, s'en ira joyeusement tout-e seum-e se mettre ses divers zigouigouis à l'air et reviendra gaillardement, et plus légèrement reprendre son activité.
Ben oui, on va pas laisser 25 à 29 specimens seuls dans un classe pour emmener aux wc le 26 ou 30 ème, un peu de logique. Théoriquement nous ne devons ja-mais laisser un enfant seul-e, jamais.
En pratique c'est impossible.
Et s'il y a accident (ce qui peut aller de l'égratignure au gros pépin avec pompiers et hosto) c'est de toute façon pour notre pomme. Alors pour faire tourner la machine, on prend des libertés avec le réglement, et donc des risques pour nous-mêmes, bien obligé-e-s.Et pas que pour ça. Sinon le système cale.
Donc si l'enfant est affligé de :
•non dégourdissement
•peur d'aller seul-e
•envie de faire des ...nneries (on connait très vite les abonné-e-s à ça)
•ou présente des signes divers de malaise,
...on le fait accompagner, selon les cas, d'un autre élève, posé-e et obéissant-e (genre, pas ses copines ou pains, quoi) de l'atsem/gardienne si elle est à dispo à ce moment là, de maicresse, si elle veut vraiment vérifier que tout se passe bien.... comme dans les cas de fin d'atelier salissant où il faut aller se récurer les pognes, soit de façon échelonnée, soit en groupe (selon les gamin-e-s).
Le pbme du pipi-caca, c'est de savoir se dessaper, s'essuyer, se ressaper, se savonner les mains...
Autant dire que certain-e-s, dont les parents ne prennent pas la peine de leur apprendre tout ça, n'auront guère d'autonomie, ce qui n'est pas exactement la funitude ni pour eux, ni pour les adultes: on n'est pas censées leur apprendre ça à l'école mais concrétement c'est ce qu'il se passe.
Quand ce n'est que pour le début de la PS, ok on pige.
Mais pas au delà.C'est pas la crèche, le ratio personnel adulte/élèves n'est pas le même et le boulot non plus.
Sans compter les fringues, notamment de filles, fringues pour lesquelles la mode est d'avoir des modalités d'ouverture-fermeture nécessitant au bas mot un CAP d'ingéniérie .
Or nous avons un stock de petites gravures de mode sur pattes ...
Je vous cause même pas des bretelles (élastiques ou celles de salopettes) que les familles mettent systématiquement *sous* la chemise qui est elle-même sous le pull, rhaaa.. nous mettons les bretelles par dessus, pour la suite de la journée.. et les ceintures et ceinturons.. bon.
J'vous cause même pas des lacets.Si:
A raison d'un euro par nœud de lacet refait par jour, j'aurais pu démissionner de longue date pour faire rentière.
Donc nous amenons les gamin-e-s en groupe aux WC.
Et là j'entends d'avance les critiques: les enfants peuvent-ils se voir entre filles et garçons?
Oui. Et s'en foutent d'ailleurs,
Mais c'est pas de notre faute, c'est fabriqué comme ça.
A parte: un truc qui me gonfle sérieux: les pissotières.
Honnêtement ce truc qui coule en permanence, qui attire donc la main des plus petits, qui est moche comme tout (un grand panneau d'émail blanc aussi haut que les mômes) je vois pas l'intérêt: des lunettes pour tout le monde et basta così, adultes compris, je ne vois pas ce que la station debout pour pipi apporte de plus - à part des gouttes partout dans des wc basiques) surtout que de toute façon faut s'asseoir quand même pour popo, donc les zhoms savent le faire, sont quand même pas handicapés des muscles cuissiers. Des milliers de zhoms de part le monde s'accroupissent pour pipi et n'en sont pas moins machos pour autant, donc...
Mmmh, pardon.
Donc oui, c'est ainsi fait que c'est mixte, avec des parois séparant les trônes.
Solution: dédoubler la classe par sexe pour le passage aux WC.
D'accord, qui me garde l'autre moitié de classe?Et z'avez vu le temps que ça prend?
J'ai appris que dans les iufm, on fait la guerre aux étudiant-e-s pour qu'ils ne fassent pas ce passage aux WC par la classe, en groupe, à heures régulières.
Ben au bout de 3 demandes de pipi-popo en plein milieu des activités, elles et ils, exerçant en préélem, s'entend, comprendront que l'Iufm peut aller se rhabiller (ayant déjà fait son petit caca nerveux, de préférence).
Au rayon de l'imprévisible, mais à prévoir:
les cas de caca dans culotte, parce que l'enfant n'a pas"senti" venir (pareil pour pipi, ça arrive).
Lorsque c'est accidentel (rare et non renouvelé), on glisse sur le truc, on donne les vêtements salis aux parents, ils nous rendent les vêtement de change, une fois relavés- il y a toujours un stock dans une école préélem).
Lorsque c'est fréquent,
•soit l'enfant n'est pas propre, et hop, dehors et ramenez le quand l'apprentissage de la propreté est fait, et pourquoi avoir menti ou omis la chose à l'inscrciption?
•soit il traverse une période de crise (en général familiale)
•soit il a un vrai pbme (retard à divers niveaux ou psy)
Exemple:Chuisbébé m'en a fait qquns en début d'année...
N'oublions pas non plus les maladies: le suppo mis le matin peut avoir des effets odorants (mais quelle est donc cette brise anusienne mâtinée de médoc un peu trop jeune?) mais aussi des effets laxatifs...
Les antibios, ça oscille entre vomi et popo.
Reine des ouatères, la gastro évidemment: il-elle a voulu venir, s'est vidé-e tout hier, ça devrait aller.
Sauf que non justement.Et que au bout de 3 cavalcades vers le trône salvateur, ben maicresse cavalcade jusqu'au bureau passer un coup de bigo au parent le plus dispo.
Le douillet cocon de la maison n'a rien à voir avec un espace collectif, plus grand donc, traversé de courants d'air de températures diverses, où l'on va s'agiter plus qu'à la maison, empli de bruits et dont les toilettes sont pas franchement à la porte d'à côté.
Ce qui fait que vidé d'hier ou pas, votre bambin-e aura tendance soit à être épuisé-e et à mériter du repos, soit à continuer à vider le peu qu'il lui reste et mériter... du repos.
Sans compter la diffusion du virus, merci.
Essayez de retrouver vos sensations d'enfant et d'imaginer ces salles et couloirs, devenus des lieux fatigants, trop froids ou trop chauds, hostiles, plein de gens agités ou trop vides, longs à traverser... le couloir? un abîme entre 2 falaises, la grande salle?un désert immense, la classe?un parcours d'obstacles animés ou non, la cour? je vous laisse imaginer....
Comme je le répète souvent: quand on a un enfant il faut toujours avoir un plan B, toujours, tout le temps, même les jours de grand beau temps. Le plan B c'est comme les pépins: ça s'active souvent quand on s'y attend le moins.
NB: mes remerciements aux atsem/gardiennes...
Revenons sur la mixité des toilettes.
Ca choque de façon assez systématique les parents des gamin-e-s qui...feront à un moment ou à un autre de l'exploration sexuelle intempestive; la corrélation est forte, je vous laisse en tirer les conclusions en termes de interdit/désir, projection/déni.
J'ai même eu, une fois, une petite americaine d'un institut qui bossait avec l'école, tellement choquée de voir ça, qu'à son créneau racontage d'histoire suivant, je ne l'ai pas revue.
Elle n'est d'ailleurs plus revenue de l'année.
Ca choque donc qqes adultes, pas tous.
Les enfants, non.
Et il y a des règles: on ne "regarde" pas les autres, on s'occupe de soi, ce n'est pas un espace de jeu, on reste calme et on ne dérange pas les enfants qui sont en train de.
Ca marche.
En général ça commence à poser question au printemps de l'année de GS: moment où, en ce qui me concerne, je ne fais plus le passage systématique de tout le groupe-classe, mais je propose, au moment dédié, que ceux qui ont besoin y aillent avec la gardienne parce qu'après, leur dis-je, plus question: on bosse.
Ca change la donne: seul-e-s les envies réelles sont présentes dans le water pas closet du tout, donc pas d'espace pour le libidinal.
Vous pouvez me croire: nous sommes attentives aux passages WC, notamment lors des demandes échelonnées des récrés, attentives à ces moments où certain-e-s veulent poser/imposer/exposer du sexuel (au niveau enfant, s'entend), parce que le plus souvent ça risque de finir mal (pour nous!),
soit qu'il se passe vraiment qqchose, et là, drame parental en premier lieu, qui angoisse l'enfant encore plus;
soit que les simples regards/remarques puissent vraiment choquer/humilier un-e enfant.
Alors oui, les petites parois qui séparent les lunettes sont petites et ouvertes devant.
Oui, il y a un-e ou deux adultes quand on passe en groupe.
Mais oui aussi, il se passe des choses entre les enfants...
Oui, on se passe le PQ quand un-e pote l'a oublié.
On se cause, on s'aide même, à remonter le pantalon récalcitrant, la culotte trop serrée, ouvrir ou fermer le bouton trop ajusté sur le bidon...
C'est donc aussi un lieu de socialisation.
Avons nous oublié notre histoire sociale?
... nous faisions latrines communes jusqu'à il n'y a pas si longtemps ...
(allez après le PQ, demain le QQ?)
par Maybe
publié dans :
Alékolkesskonfé?
Heu.. ça c'est une bonne question.
Que je vous remercie d'avoir posée.
Ai-je du cœur... bon, heu, j'en demande pardon à mon vieux Corneille (et à sa marquise**) mais ...
.... à l'ouvrage, oui, bien obligée....
Mais surtout bien accroché. (C'est un accroche-cœur donc, haha)
Car quand on bosse avec des enfants jeunes (et avec des gens âgés...) on a affaire à leurs corps, plus qu'à d'autres moments de la vie.
Depuis une bonne semaine, dans ma classe, c'est vomi à tous les étages.
Ceci posé, on a le pipi-caca, surtout en début de PS, et quand les familles ne pigent pas qu'un enfant qui n'est pas propre ne peut pas être accueilli à la prééelm, la morvelle, la bavouille, et le sang, des narines ou d'ailleurs.
Chacun ses idiosyncrasies, moi je ne supporte pas qu'on bavouille ou qu'on morvelle.
Surtout sur moi.
Autant dire que dans les grandes périodes de rhubes, chuis super ravie.
Et que les enfants bouches bées d'où sourde leur humeur gélatineuse, eeerk.
Quant au vomi, ça dépend.
Vous avez remarqué comme on y réagit de façon difficilement maîtrisable, ce "gllloup" qui vous vient des tréfonds en regardant qqun-e vomir ou le résultat (surtout quand il faut le nettoyer)?
Bah moi ça dépend des jours et du moment dans le jour.
Les enfants qui viennent en classe en pleine grastro ou en plein traitement médoc (antibio au repas juste avant avec rien d'autre de consistant dans le ventre, youpi...) ou simplement parce qu'ils ont une angoisse, ou se sont trop agités post prandialement, ou mangé trop vite...
Certain-e-s y vont à grands jets version arrosage de pelouse (tables chaises, tapis, carrelage),
et puis y'a les discert-e-s qui vous regardent grands yeux ouverts sans bouger d'un poil et expulsent lentement, par petites vaguelettes sur leurs habits,
d'autres qui courent vers vous, parce que l'émétophobie, plus ou moins prononcée, ça arrive à des gens très bien, ou simplement parce que le salut vient de l'adulte,
certain-es, rarissimes, viennent vous voir les joues gonflées et la main sur la bouche jusqu'à ce que vous lui indiquiez un récipient, mais faut réagir viiiiite (ce matin Grandgrain a eu ce réflexe, et j'ai bondi - le temps de comprendre ce qui lui arrivait, passkil pouvait aps parler évidemment- vers la poubelle seul truc à ma dispo), des situations variées, quoi...
Ca pue chez les un-e-s, pas chez les autres...
Il faut donc du secours pour, à la fois:
•empêcher les autres d'en approcher (et se bousculer et y choir, et y mettre un pied une main, etc...)
•vérifier que d'autres ne s'y mettent pas (le fameux "gllllloup")
•embarquer l'enfant vomisseur continuer ou achever son pro-jet aux chiottes, ou l'y changer de fringues
•nettoyer l'endroit souillé de la classe ou du couloir quand l'enfant a continué sur son parcours...
Donc il vous faut une gardienne et plusieurs mains.
Quand ce n'est pas le cas...
Bon appétit.
Demain je cause caca.
Que je vous remercie d'avoir posée.
Ai-je du cœur... bon, heu, j'en demande pardon à mon vieux Corneille (et à sa marquise**) mais ...
.... à l'ouvrage, oui, bien obligée....
Mais surtout bien accroché. (C'est un accroche-cœur donc, haha)
Car quand on bosse avec des enfants jeunes (et avec des gens âgés...) on a affaire à leurs corps, plus qu'à d'autres moments de la vie.
Depuis une bonne semaine, dans ma classe, c'est vomi à tous les étages.
Ceci posé, on a le pipi-caca, surtout en début de PS, et quand les familles ne pigent pas qu'un enfant qui n'est pas propre ne peut pas être accueilli à la prééelm, la morvelle, la bavouille, et le sang, des narines ou d'ailleurs.
Chacun ses idiosyncrasies, moi je ne supporte pas qu'on bavouille ou qu'on morvelle.
Surtout sur moi.
Autant dire que dans les grandes périodes de rhubes, chuis super ravie.
Et que les enfants bouches bées d'où sourde leur humeur gélatineuse, eeerk.
Quant au vomi, ça dépend.
Vous avez remarqué comme on y réagit de façon difficilement maîtrisable, ce "gllloup" qui vous vient des tréfonds en regardant qqun-e vomir ou le résultat (surtout quand il faut le nettoyer)?
Bah moi ça dépend des jours et du moment dans le jour.
Les enfants qui viennent en classe en pleine grastro ou en plein traitement médoc (antibio au repas juste avant avec rien d'autre de consistant dans le ventre, youpi...) ou simplement parce qu'ils ont une angoisse, ou se sont trop agités post prandialement, ou mangé trop vite...
Certain-e-s y vont à grands jets version arrosage de pelouse (tables chaises, tapis, carrelage),
et puis y'a les discert-e-s qui vous regardent grands yeux ouverts sans bouger d'un poil et expulsent lentement, par petites vaguelettes sur leurs habits,
d'autres qui courent vers vous, parce que l'émétophobie, plus ou moins prononcée, ça arrive à des gens très bien, ou simplement parce que le salut vient de l'adulte,
certain-es, rarissimes, viennent vous voir les joues gonflées et la main sur la bouche jusqu'à ce que vous lui indiquiez un récipient, mais faut réagir viiiiite (ce matin Grandgrain a eu ce réflexe, et j'ai bondi - le temps de comprendre ce qui lui arrivait, passkil pouvait aps parler évidemment- vers la poubelle seul truc à ma dispo), des situations variées, quoi...
Ca pue chez les un-e-s, pas chez les autres...
Il faut donc du secours pour, à la fois:
•empêcher les autres d'en approcher (et se bousculer et y choir, et y mettre un pied une main, etc...)
•vérifier que d'autres ne s'y mettent pas (le fameux "gllllloup")
•embarquer l'enfant vomisseur continuer ou achever son pro-jet aux chiottes, ou l'y changer de fringues
•nettoyer l'endroit souillé de la classe ou du couloir quand l'enfant a continué sur son parcours...
Donc il vous faut une gardienne et plusieurs mains.
Quand ce n'est pas le cas...
Bon appétit.
Demain je cause caca.
par Maybe
publié dans :
Alékolkesskonfé?
Pour rebondir (boingg boingg) sur les propos de ecole (oui c’est un pseudo); soit sur son blog, soit ici dans les comms, je voulais préciser ce qu’il en est, à mon avis, du jeu, dans la préélem.
Simplement.
Sinon on peut faire aussi des tartines sur la symbolique et la nécessité du jeu.
J'ai déjà fait référence à DW Winnicott au sujet de l'espace transitionnel, cet espace ni interne ni externe mais les deux à la fois, pour l'enfant, qui devient l'espace de créativité/création de l'adulte, je vous y renvoie (cf "Jeu et réalité" de DWW)
Déjà, là, j’avais donné le canevas des activtés de la GS que j’avais l’an passé.
Celui de cette année le voilà:
8:20-8:45 Accueil dans la classe, jeux libres, entretiens libres.
8:45-8:55 Rangement, passage en salle de propreté
8:55-9:10 Regroupement (dont chants comptines)
Rituels : appel, comptage des présents/absents, date, météo,
"Quoi de neuf?" cahier de vie
9:10-9:15 Présentation des Activités d’apprentissage
=>10:10 Activités d’apprentissage et AMT en groupes
(tournants sur 2 ou 4 jours selon le domaine visé)
(atelier dirigé PS, semi dirigé, ou en autonomie)
10:10-10:15 Rangements, habillage pour récré.
10:15-10:45 RECREATION
10:45-11:1O APS (ou inversion avec avant récré, même durée)
11:10-11:20 Retour en classe.Lecture conte,écoute musicale, chant.
13:20-13:40 Accueil (collectif aux 3 classes)
13:40-13:50 Regroupement et présentation des activités.
13:50-14:30 Activités d’apprentissages en groupes
(atelier dirigé MS, semi dirigé, ou en autonomie)
14:30-15:10 Ateliers AMT et/ou d’apprentissage et de délestage,
15:10-15:15 Rangements
15:15-15:45 RECREATION
15:45-16:20 Regroupement, Bilan de la journée, chants/comptines,
chants/comptines, lecture ou écoute de contes, écoute musicale.
Dans tout cela où se placent les temps de jeu?
Et quoi comme jeu?
Alors, le jeu tel qu’on le pense en général, cad libre de toute contrainte d’ordre pédago explicite, mais en tenant compte du respect de l’autre et du matériel, c’est à l’accueil du matin de 8:20 à 8: 40.
D’où, d’ailleurs, l’importance, pour l’enfant, de ne pas arriver à la dernière minute, afin qu’il ou elle profite de ce temps de réappropriation de l’espace classe, de la remise en train relationnelle, et des coins-jeux en liberté.
Ensuite, le jeu est plus ‘pensé’, inséré dans un schème .... disons ....didactique.
Lorsqu’on travaille en ateliers (groupes d'activités et/ou groupes d'enfants), il y a forcément des groupes sur lesquels notre attention sera moins portée: les ‘semi-dirigés’, les ‘en autonomie’ , les “de délestage’.
Ces derniers sont typiquement ces derniers auxquels ont proposera des jeux.
Soit d'aller dans les coins-jeux, (vive le jeu symbolique!) mais à mesure que l’année avance, de moins en moins, avec une recrudescence vers la toute fin quand on est épuisées,
soit des jeux qu’on va dire pédagos cad qui reprennent/entraînent un apprentissage déjà effectué, sur un mode ludique, ou qui permettent une découverte de situation/manipulation qu’on utilisera ensuite,
soit des jeux à règles (de société et/ou mathématiques) ou des jeux logiques (diverses formes de puzzles, dominos, memory etc etc).
Et tout ceci sur un temps court, car les ateliers tournent... et plus les enfants sont jeunes, plus ils tournent vite (10mn, au premier trimestre, en MS, c’est déjà beaucoup).
Par ailleurs, on peut ‘jouer’, cad avoir une activité par et pour soi-même, lorsqu’on a fini sa tâche et que le reste de son groupe, non.
Mais alors, le jeu c’est d’aller vers les livres, les dessins, les jeux non bruyants, ou bien rêvasser, (que bien des gens traduisent par "s’ennuyer" .. j’ai déjà eu l’occase de dire ici à quel point ce temps vide de stimulus explicite est important) cad toute activité qui va faire ‘sortir du cadre’ de manière personnelle, singulière voire égoïste.
Jouer avec son imaginaire, c'est important. et encore je ne vous parle pas de la fantasmatique qui se joue (haha) là.
Dans mes classes successives, dessiner et lire sont toujours autorisés, quand on a un espace de temps à soi.
Tout le reste est décidé et expliqué à l'avance, et si c'est autre chose qu'on veut, faut me demander l'autorisation.
Donc, lorsqu’on dit: “à la maternelle, les enfants jouent”, il faut vraiment nuancer.
Autre sujet: apprendre en jouant ou en s’amusant.
Oubliez.
Mettre du plaisir et de l’humour dans la présentation d’une notion, oui.
(sinon je m’enn... tiens comment aviez vous deviné?)
Laisser l’enfant croire que tout n’est que jeu, non.
L’alcool, non.
L’eau ferrugineuse, oui.
Le truc c'est de mettre du plaisir dans l'effort qu'on va faire. Ce sera toujours un effort, mais il aura un autre effet: comprendre/réussir une tâche et rendre son expérience intellectuelle reproductible avec le plaisir de la réussite et le sentiment que l'effort c'est bon pour ton pwal.
C'est le double effet kisselajouekool, quoi.
(facile, oui, ben c'est samedi matin là hein)
Cad que, lorsqu’un groupe d’enfant, petit ou élargi, en moment d'apprentissage, a compris que la situation-problème (rha j’utilise des vieux mots, chuis pédagogiquement dépassée et bonne pour le rancart.. que je vois s’éloigner d’année en année...) ne va pas rester en l’état et que tout le monde va apprendre à la résoudre, et que y’a une façon de faire (normée, hé oui) et que c’est celle-là qui va bien, parce que c'est ça que la classe d'après demandera à voir acquise, on passe bien, en ce qui me concerne, dans de la pédago explicite.
Et je leur parle bien de travail, de gym de la main ou de la tête, faut pas déc, sont pas idiots.
Alors on joue, oui, en préélem.
Mais on ne devrait pas le dire comme ça,
parce que ce que mettent la plupart des gens dans ce mot est un synonyme de 'garderie' ;
parce que le jeu, les formes de jeu, sont incluses dans tout un système pédago;
parce que vu le travail de sape depuis des années sur la préélem, les discours que j’entends notamment sur la GS**, ça ne rend pas service à cette partie de l’école.
** notamment Mme Tapiero, de la Peep, dans un récent “C dans l’air” cette semaine, qui réclamait que la GS soit incluse dans le primaire (beeeep voir ici) car le cycle 2 est fait pour apprendre à lire et que donc faut commencer en GS.
Youpi, merci madame... vous croyez qu’on y fait quoi, en GS?
Ouh boudiou, faut que je file, j'ai réunion !
Simplement.
Sinon on peut faire aussi des tartines sur la symbolique et la nécessité du jeu.
J'ai déjà fait référence à DW Winnicott au sujet de l'espace transitionnel, cet espace ni interne ni externe mais les deux à la fois, pour l'enfant, qui devient l'espace de créativité/création de l'adulte, je vous y renvoie (cf "Jeu et réalité" de DWW)
Déjà, là, j’avais donné le canevas des activtés de la GS que j’avais l’an passé.
Celui de cette année le voilà:
8:20-8:45 Accueil dans la classe, jeux libres, entretiens libres.
8:45-8:55 Rangement, passage en salle de propreté
8:55-9:10 Regroupement (dont chants comptines)
Rituels : appel, comptage des présents/absents, date, météo,
"Quoi de neuf?" cahier de vie
9:10-9:15 Présentation des Activités d’apprentissage
=>10:10 Activités d’apprentissage et AMT en groupes
(tournants sur 2 ou 4 jours selon le domaine visé)
(atelier dirigé PS, semi dirigé, ou en autonomie)
10:10-10:15 Rangements, habillage pour récré.
10:15-10:45 RECREATION
10:45-11:1O APS (ou inversion avec avant récré, même durée)
11:10-11:20 Retour en classe.Lecture conte,écoute musicale, chant.
13:20-13:40 Accueil (collectif aux 3 classes)
13:40-13:50 Regroupement et présentation des activités.
13:50-14:30 Activités d’apprentissages en groupes
(atelier dirigé MS, semi dirigé, ou en autonomie)
14:30-15:10 Ateliers AMT et/ou d’apprentissage et de délestage,
15:10-15:15 Rangements
15:15-15:45 RECREATION
15:45-16:20 Regroupement, Bilan de la journée, chants/comptines,
chants/comptines, lecture ou écoute de contes, écoute musicale.
Dans tout cela où se placent les temps de jeu?
Et quoi comme jeu?
Alors, le jeu tel qu’on le pense en général, cad libre de toute contrainte d’ordre pédago explicite, mais en tenant compte du respect de l’autre et du matériel, c’est à l’accueil du matin de 8:20 à 8: 40.
D’où, d’ailleurs, l’importance, pour l’enfant, de ne pas arriver à la dernière minute, afin qu’il ou elle profite de ce temps de réappropriation de l’espace classe, de la remise en train relationnelle, et des coins-jeux en liberté.
Ensuite, le jeu est plus ‘pensé’, inséré dans un schème .... disons ....didactique.
Lorsqu’on travaille en ateliers (groupes d'activités et/ou groupes d'enfants), il y a forcément des groupes sur lesquels notre attention sera moins portée: les ‘semi-dirigés’, les ‘en autonomie’ , les “de délestage’.
Ces derniers sont typiquement ces derniers auxquels ont proposera des jeux.
Soit d'aller dans les coins-jeux, (vive le jeu symbolique!) mais à mesure que l’année avance, de moins en moins, avec une recrudescence vers la toute fin quand on est épuisées,
soit des jeux qu’on va dire pédagos cad qui reprennent/entraînent un apprentissage déjà effectué, sur un mode ludique, ou qui permettent une découverte de situation/manipulation qu’on utilisera ensuite,
soit des jeux à règles (de société et/ou mathématiques) ou des jeux logiques (diverses formes de puzzles, dominos, memory etc etc).
Et tout ceci sur un temps court, car les ateliers tournent... et plus les enfants sont jeunes, plus ils tournent vite (10mn, au premier trimestre, en MS, c’est déjà beaucoup).
Par ailleurs, on peut ‘jouer’, cad avoir une activité par et pour soi-même, lorsqu’on a fini sa tâche et que le reste de son groupe, non.
Mais alors, le jeu c’est d’aller vers les livres, les dessins, les jeux non bruyants, ou bien rêvasser, (que bien des gens traduisent par "s’ennuyer" .. j’ai déjà eu l’occase de dire ici à quel point ce temps vide de stimulus explicite est important) cad toute activité qui va faire ‘sortir du cadre’ de manière personnelle, singulière voire égoïste.
Jouer avec son imaginaire, c'est important. et encore je ne vous parle pas de la fantasmatique qui se joue (haha) là.
Dans mes classes successives, dessiner et lire sont toujours autorisés, quand on a un espace de temps à soi.
Tout le reste est décidé et expliqué à l'avance, et si c'est autre chose qu'on veut, faut me demander l'autorisation.
Donc, lorsqu’on dit: “à la maternelle, les enfants jouent”, il faut vraiment nuancer.
Autre sujet: apprendre en jouant ou en s’amusant.
Oubliez.
Mettre du plaisir et de l’humour dans la présentation d’une notion, oui.
(sinon je m’enn... tiens comment aviez vous deviné?)
Laisser l’enfant croire que tout n’est que jeu, non.
L’alcool, non.
L’eau ferrugineuse, oui.
Le truc c'est de mettre du plaisir dans l'effort qu'on va faire. Ce sera toujours un effort, mais il aura un autre effet: comprendre/réussir une tâche et rendre son expérience intellectuelle reproductible avec le plaisir de la réussite et le sentiment que l'effort c'est bon pour ton pwal.
C'est le double effet kisselajouekool, quoi.
(facile, oui, ben c'est samedi matin là hein)
Cad que, lorsqu’un groupe d’enfant, petit ou élargi, en moment d'apprentissage, a compris que la situation-problème (rha j’utilise des vieux mots, chuis pédagogiquement dépassée et bonne pour le rancart.. que je vois s’éloigner d’année en année...) ne va pas rester en l’état et que tout le monde va apprendre à la résoudre, et que y’a une façon de faire (normée, hé oui) et que c’est celle-là qui va bien, parce que c'est ça que la classe d'après demandera à voir acquise, on passe bien, en ce qui me concerne, dans de la pédago explicite.
Et je leur parle bien de travail, de gym de la main ou de la tête, faut pas déc, sont pas idiots.
Alors on joue, oui, en préélem.
Mais on ne devrait pas le dire comme ça,
parce que ce que mettent la plupart des gens dans ce mot est un synonyme de 'garderie' ;
parce que le jeu, les formes de jeu, sont incluses dans tout un système pédago;
parce que vu le travail de sape depuis des années sur la préélem, les discours que j’entends notamment sur la GS**, ça ne rend pas service à cette partie de l’école.
** notamment Mme Tapiero, de la Peep, dans un récent “C dans l’air” cette semaine, qui réclamait que la GS soit incluse dans le primaire (beeeep voir ici) car le cycle 2 est fait pour apprendre à lire et que donc faut commencer en GS.
Youpi, merci madame... vous croyez qu’on y fait quoi, en GS?
Ouh boudiou, faut que je file, j'ai réunion !
par Maybe
publié dans :
Alékolkesskonfé?
Alors les zévalzzzzz... où vont -elles? A quoi servent -elles?
(Pensez à la petite voix qui fait le "Le petit Prince" dit par Gérard Philipe,Chap 7:
"Les épines, à quoi servent-elles?".. oui je sais j'ai des références un peu has been...)
En principe dans les mains de l'instit suivant-e. (haha, je suis trop facétieuse, faut que j'arrête)
Qui va donc les éplucher, les scruter, les examiner à la loupe, consciencieusement les annoter, pouffpouff.
Afin de savoir où en est l'enfant.
Moui...(Face & Cie, bis).
Perso je ne les regarde pas.
Je prends les gamin-e-s comme ils m'arrivent, et lorsque je les ai déjà vus fonctionner dans la cour l'année précédente ça ne change pas grand chose à ma manière de faire: je les observe, les premiers jours. Comme tou-s-tes les enseignant-e-s je suppose.
Ou juste pour un-e gamin-e dont je me demande s'il y a eu telle ou telle difficulté ainsi notée afin d'avertir de façon plus 'officielle' (verba volant) les familles, un suivi déjà préconisé ou en cours dont il est censé rester trace ....
Concrètement, ça fait donc un stock de livrets qui gisent dans un tiroir jusqu'à ce que ce soit à mon tour des les honorer de ma plume.(de quoi d'autre croyiez-vous, tsssss...)
Je ne sais pas.. mais cette espèce de "traçabilité" de l'enfant, à cet âge là... plastique comme c'est...
En 3 mois tout peut changer très vite... donc entre juin (évalz) et septembre (rentrée et sans doute zévalz de l'instit suivant-e qui veut voir où en sont ses élèves), il peut s'être passé, vécu, bien des choses.
Y compris dans la régression: l'avancée des apprentissages se fait souvent en spirale, et pas forcément pour tous les champs en même temps.
Ces livrets suivent donc vos enfants de la PS au CM2.
De fait, pour qu'il n'y ait pas d'étiquettage possible d'un enfant, je suis le plus succincte possible dans les carrés dévolus aux "appréciations".
C'est pas le cas de pas mal de collègues, au motif que 'faut bien dire kèkchose aux parents'.
Moui.
Mais plutôt non, cf la suite.
De même je m'en tiens à des remarques sur les apprentissages, et non sur un ressenti que me laisserait tel-le enfant.
Or comme il est difficile de parler en termes pédago des apprentissages des enfants parce que en préélem, peu d'adultes savent ce qu'il s'y joue vraiment et comment, en termes d'apprentissages, alors qu'en primaire, on situe à peu près, du moins on croit qu'on situe (bé ouais, en fait, faut être un peu du métier, quoi), donc en prééelm, il faudrait bcp développer.
Or on peut pas vraiment (espace, temps et zut, aussi, faites nous confiance, un peu), donc il se trouve dans des livrets - enfin parmi ceux que j'ai pu voir au fil du temps- des appréciations qui n'ont pas grand chose à voir avec ça, et qui tapent dans le relationnel/affectif, vu que la "maternelle" c'est un peu vécu par les familles- et parfois par certaines instits, comme un substitut maternel (mélol, vous saisissez pourquoi je dis toujours "préélem").
Or justement, l'école n'est pas là pour estimer cela (sauf cas patho avéré et qui nécessite une trace, genre PetitePisa, par ex, et encore, vu que le dossier de prise en charge passe d'une instit à l'autre, je vois aps trop non plus.. bon bref...).
Et la relation humaine se joue à au minimum 2, or là, elle se passe dans un groupe de pairs, en sus des adultes de l'école, surtout la maicresse.
J'estime que le ressenti que je peux avoir d'un gamin-e pourra ne pas être celui de l'instit d'après, c'est parfaitement subjectif et n'a pas à entrer en ligne de compte.
Alors, entre dire: "l'enfant untel a besoin d'être rassuré sur ses capacités", ce qui est utile à savoir et peut aussi faire sentir à la famille qu'il faut se zénifier un peu par rapport aux capacités de son enfant, ça lui fera du bien, ou à l'inverse le stimuler;
et dire: "machin est un angoissé", il y a un fossé.
Car machin peut être angoissé par mes propres manières à son égard, après tout?
Ou bien par le groupe classe trop agité à son goût?
Ou bien parce que dans la famille ça ne va pas bien depuis qqes temps?
Bref, ça peut changer, donc laisser une trace de ce genre me poserait un pbme de déontologie perso.
Chuis chiante, hein?
Mais si l'enfant est angoissé par la crainte de "ne pas réussir", est un perfectionniste, en revanche, et que cela grève ses apprentissages, c'est à noter, car en général (en général.. ça peut être l'enseignant-e aussi des fois) cette pression là vient.. de la famille.. alors il faut trouver les mots pour dire aux parents de laisser vivre son enfance à leur progéniture, qui sera ingé ou ministre, peut-être, mais qui n'a que 3, 4 ou 5 ans.
Idem d'un enfant capable mais qui se laisse un peu vivre: là c'est pas grave mais si ça perdure, ça peut le devenir.
Et donc pour tous les enfants qui roulent, à leur rythme, ce qui peut comporter plus d'avancées dans un domaine que dans l'autre, c'est normal, je mets que l'année à été bonne et que l'enfant est prêt-e à entrer dans la classe supérieure.
Point.
Pour celles et ceux qui ont des réelles difficultés, quelles qu'en soient les causes, là il faut bien le dire et préciser lesquelles.
Quant à dire le pourquoi, c'est plus délicat.
Perso je demande aux familles de donner le numéro de l'école où je suis pour que l'instit qui aura leur enfant en charge me passe un coup de fil, en 5 mn on se cause en termes d'instit de ce qui est important à savoir, l'info est directe et ça ne laisse pas de trace si elles en sont pas nécessaires.
Et c'est bien un des pbmes: les livrets sont destinés *aussi* (voire surtout..) à être lus par les familles: or les apprentissages qui précèdent et aboutissent aux items portés dans les livrets, et qui sont notre vrai boulot, et qui ne sont pas visibles, comme déjà dit, le plus souvent, comment les faire comprendre si le parent nous dit que tel truc est réussi à la maison alors que nous mettons "en cours d'acquisition", voire "non acquis" pour leur bambin-e.
Pour considérer qu'un item est acquis, il faut qu'il soit réussi hors contexte habituel, en individuel (pas d'indice verbal ou non verbal) et que la consigne -supposée constituée d'éléments connus et adéquats par rapport au niveau requis, soit donnée en des termes qui ne seront pas explicités...
Si nous avions des livrets internes au circuit enseignant, ils seraient à la fois plus précis et plus simples...chaque métier a son langage, nous avons le nôtre.
A vrai dire c'est une propale que j'ai faite un jour d'AnimPéda.
Un livret interne pour les enseignant-e-s, réellement destiné au suivi pédago de l'enfant, et le livret externe pour les familles, compréhensible et allégé.
Mais sans doute que les familles voudraient savoir ce qui est porté sur le livret interne (qui correspondrait uniquement aux domaines et objectifs de chaque niveau), car les assoces de parents sont... comment dire... plutôt entristes dans leur revendications (surtout au niveau fédé nationale).
Et on reviendrait au pbme précédent.
Donc en l'état actuel des choses, je considère que, en préélem, le livret d'éval ne sert pas à grand chose.
Précision: je ne suis pas la seule à penser ça, outre l'espèce de marquage à la culotte que ça risque de devenir pour qqes enfants.
Bien sûr, si vous voulez voir à quoi ça ressemble, les livrets d'éval, vous tapez 'livret évaluation maternelle' dans un moteur de recherche.(croyiez pas que j'allais vous copier les x pages, nan? ;-) )
NB: Depuis leur naissance, ces livrets ont été transformés à la faveur de l'expérience, expurgés de trucs inutilies ou inévaluables... reprécisés pour les items qui manquaient, reformulés pour que les parents pigent (je sifflote et regarde en l'air) et en suivant les réformes de programmes....
Précision enfin: les livrets peuvent être choisis selon modalités divreses: être achetés auprès d'éditeurs choisis, ou imposés par Legrandtom ou encore plus haut, ou bien créés par les équipes de circo (avec validation IEN, bien sûr).
Pour avoir tâté d'un peu tout...et vu mon amour pour les zzévalz...je dirais que, je m'en fiche pourvu que ça me prenne pas des heures qui seraient plus utilement dévolues au travail dans la classe.
Ouaip chuis comme ça, moi, une rebelzz.
(pfff... comme si on pouvait se rebeller quand on est fonctionnaire...)
(Pensez à la petite voix qui fait le "Le petit Prince" dit par Gérard Philipe,Chap 7:
"Les épines, à quoi servent-elles?".. oui je sais j'ai des références un peu has been...)
En principe dans les mains de l'instit suivant-e. (haha, je suis trop facétieuse, faut que j'arrête)
Qui va donc les éplucher, les scruter, les examiner à la loupe, consciencieusement les annoter, pouffpouff.
Afin de savoir où en est l'enfant.
Moui...(Face & Cie, bis).
Perso je ne les regarde pas.
Je prends les gamin-e-s comme ils m'arrivent, et lorsque je les ai déjà vus fonctionner dans la cour l'année précédente ça ne change pas grand chose à ma manière de faire: je les observe, les premiers jours. Comme tou-s-tes les enseignant-e-s je suppose.
Ou juste pour un-e gamin-e dont je me demande s'il y a eu telle ou telle difficulté ainsi notée afin d'avertir de façon plus 'officielle' (verba volant) les familles, un suivi déjà préconisé ou en cours dont il est censé rester trace ....
Concrètement, ça fait donc un stock de livrets qui gisent dans un tiroir jusqu'à ce que ce soit à mon tour des les honorer de ma plume.(de quoi d'autre croyiez-vous, tsssss...)
Je ne sais pas.. mais cette espèce de "traçabilité" de l'enfant, à cet âge là... plastique comme c'est...
En 3 mois tout peut changer très vite... donc entre juin (évalz) et septembre (rentrée et sans doute zévalz de l'instit suivant-e qui veut voir où en sont ses élèves), il peut s'être passé, vécu, bien des choses.
Y compris dans la régression: l'avancée des apprentissages se fait souvent en spirale, et pas forcément pour tous les champs en même temps.
Ces livrets suivent donc vos enfants de la PS au CM2.
De fait, pour qu'il n'y ait pas d'étiquettage possible d'un enfant, je suis le plus succincte possible dans les carrés dévolus aux "appréciations".
C'est pas le cas de pas mal de collègues, au motif que 'faut bien dire kèkchose aux parents'.
Moui.
Mais plutôt non, cf la suite.
De même je m'en tiens à des remarques sur les apprentissages, et non sur un ressenti que me laisserait tel-le enfant.
Or comme il est difficile de parler en termes pédago des apprentissages des enfants parce que en préélem, peu d'adultes savent ce qu'il s'y joue vraiment et comment, en termes d'apprentissages, alors qu'en primaire, on situe à peu près, du moins on croit qu'on situe (bé ouais, en fait, faut être un peu du métier, quoi), donc en prééelm, il faudrait bcp développer.
Or on peut pas vraiment (espace, temps et zut, aussi, faites nous confiance, un peu), donc il se trouve dans des livrets - enfin parmi ceux que j'ai pu voir au fil du temps- des appréciations qui n'ont pas grand chose à voir avec ça, et qui tapent dans le relationnel/affectif, vu que la "maternelle" c'est un peu vécu par les familles- et parfois par certaines instits, comme un substitut maternel (mélol, vous saisissez pourquoi je dis toujours "préélem").
Or justement, l'école n'est pas là pour estimer cela (sauf cas patho avéré et qui nécessite une trace, genre PetitePisa, par ex, et encore, vu que le dossier de prise en charge passe d'une instit à l'autre, je vois aps trop non plus.. bon bref...).
Et la relation humaine se joue à au minimum 2, or là, elle se passe dans un groupe de pairs, en sus des adultes de l'école, surtout la maicresse.
J'estime que le ressenti que je peux avoir d'un gamin-e pourra ne pas être celui de l'instit d'après, c'est parfaitement subjectif et n'a pas à entrer en ligne de compte.
Alors, entre dire: "l'enfant untel a besoin d'être rassuré sur ses capacités", ce qui est utile à savoir et peut aussi faire sentir à la famille qu'il faut se zénifier un peu par rapport aux capacités de son enfant, ça lui fera du bien, ou à l'inverse le stimuler;
et dire: "machin est un angoissé", il y a un fossé.
Car machin peut être angoissé par mes propres manières à son égard, après tout?
Ou bien par le groupe classe trop agité à son goût?
Ou bien parce que dans la famille ça ne va pas bien depuis qqes temps?
Bref, ça peut changer, donc laisser une trace de ce genre me poserait un pbme de déontologie perso.
Chuis chiante, hein?
Mais si l'enfant est angoissé par la crainte de "ne pas réussir", est un perfectionniste, en revanche, et que cela grève ses apprentissages, c'est à noter, car en général (en général.. ça peut être l'enseignant-e aussi des fois) cette pression là vient.. de la famille.. alors il faut trouver les mots pour dire aux parents de laisser vivre son enfance à leur progéniture, qui sera ingé ou ministre, peut-être, mais qui n'a que 3, 4 ou 5 ans.
Idem d'un enfant capable mais qui se laisse un peu vivre: là c'est pas grave mais si ça perdure, ça peut le devenir.
Et donc pour tous les enfants qui roulent, à leur rythme, ce qui peut comporter plus d'avancées dans un domaine que dans l'autre, c'est normal, je mets que l'année à été bonne et que l'enfant est prêt-e à entrer dans la classe supérieure.
Point.
Pour celles et ceux qui ont des réelles difficultés, quelles qu'en soient les causes, là il faut bien le dire et préciser lesquelles.
Quant à dire le pourquoi, c'est plus délicat.
Perso je demande aux familles de donner le numéro de l'école où je suis pour que l'instit qui aura leur enfant en charge me passe un coup de fil, en 5 mn on se cause en termes d'instit de ce qui est important à savoir, l'info est directe et ça ne laisse pas de trace si elles en sont pas nécessaires.
Et c'est bien un des pbmes: les livrets sont destinés *aussi* (voire surtout..) à être lus par les familles: or les apprentissages qui précèdent et aboutissent aux items portés dans les livrets, et qui sont notre vrai boulot, et qui ne sont pas visibles, comme déjà dit, le plus souvent, comment les faire comprendre si le parent nous dit que tel truc est réussi à la maison alors que nous mettons "en cours d'acquisition", voire "non acquis" pour leur bambin-e.
Pour considérer qu'un item est acquis, il faut qu'il soit réussi hors contexte habituel, en individuel (pas d'indice verbal ou non verbal) et que la consigne -supposée constituée d'éléments connus et adéquats par rapport au niveau requis, soit donnée en des termes qui ne seront pas explicités...
Si nous avions des livrets internes au circuit enseignant, ils seraient à la fois plus précis et plus simples...chaque métier a son langage, nous avons le nôtre.
A vrai dire c'est une propale que j'ai faite un jour d'AnimPéda.
Un livret interne pour les enseignant-e-s, réellement destiné au suivi pédago de l'enfant, et le livret externe pour les familles, compréhensible et allégé.
Mais sans doute que les familles voudraient savoir ce qui est porté sur le livret interne (qui correspondrait uniquement aux domaines et objectifs de chaque niveau), car les assoces de parents sont... comment dire... plutôt entristes dans leur revendications (surtout au niveau fédé nationale).
Et on reviendrait au pbme précédent.
Donc en l'état actuel des choses, je considère que, en préélem, le livret d'éval ne sert pas à grand chose.
Précision: je ne suis pas la seule à penser ça, outre l'espèce de marquage à la culotte que ça risque de devenir pour qqes enfants.
Bien sûr, si vous voulez voir à quoi ça ressemble, les livrets d'éval, vous tapez 'livret évaluation maternelle' dans un moteur de recherche.(croyiez pas que j'allais vous copier les x pages, nan? ;-) )
NB: Depuis leur naissance, ces livrets ont été transformés à la faveur de l'expérience, expurgés de trucs inutilies ou inévaluables... reprécisés pour les items qui manquaient, reformulés pour que les parents pigent (je sifflote et regarde en l'air) et en suivant les réformes de programmes....
Précision enfin: les livrets peuvent être choisis selon modalités divreses: être achetés auprès d'éditeurs choisis, ou imposés par Legrandtom ou encore plus haut, ou bien créés par les équipes de circo (avec validation IEN, bien sûr).
Pour avoir tâté d'un peu tout...et vu mon amour pour les zzévalz...je dirais que, je m'en fiche pourvu que ça me prenne pas des heures qui seraient plus utilement dévolues au travail dans la classe.
Ouaip chuis comme ça, moi, une rebelzz.
(pfff... comme si on pouvait se rebeller quand on est fonctionnaire...)
par Maybe
publié dans :
Alékolkesskonfé?
Alors comment on évalue?
Un par un, pour toute la classe, on oublie.
Enfin, moi, j'oublie.
Je fais des petits groupes, chacun-e étant censé-e ne s'occuper que de son travail, et j'observe finement comment et à quel rythme les choses se font.
Pendant ce temps, les autres sont en autonomie, comme on dit.
Traduc: ils ont soit un p'tit boulot soit un p'tit jeu.
Mais il y a des enfants qui ont des pbmes d'acquisition de notions ou pour lesquels j'ai des doutes, ou bien pour lesquels je me demande *comment* ils arrivent au résultat final.
Parce que, même au quotidien, même en fréquentant ces enfants 6 h par jour, des choses peuvent nous échapper, bien sûr, et je ne fais pas exception.
Ceux-là, oui, je les prends tout seuls dans un coin à un moment propice
NB: il n'y a pas de moment propice, on propicie un moment quand on peut.
Exemples....(rappel: je cause de préélem)
Un des items (très aimé des remps) supposerait d'écouter les enfants un par un , c'est 'la comptine des nombres' que les familles traduisent par: "il ou elle sait compter jusqu'à...n.".
Il peut y avoir des oublis de nombre, des "sauts", mais les gens se focalisent sur le nombre maximal atteint ... or justement non, c'est là où il y a césure qu'il faut s'arrêter, et voir si l'enfant peut reprendre.
Sauf que savoir la comptine des nombres, que ce n'est pas savoir compter, c'est savoir "comptiner", comme réciter l'alphabet quoi.
Savoir compter suppose avoir compris le concept de nombre.
Un test efficace dans cette comptine des nombres pour voir ce que l'enfant en a perçu ou pas, est de la faire démarrer aléatoirement, de demander ce qu'il y a après ou avant etc.
Donc cet item là, il faudrait le faire un par un.
En même temps, passer les uns après les autres, soit seuls (mais certain-e-s viennent toujours écouter ce qu'il se passe) soit devant les copains, c'est long, lassant ou impressionnant.
Et tout seul comme ça, brut de pomme, c'est pas particulièrement pédago, même si ça fait bosser la mémoire .
Alors, je transforme ca en exo de maths:
on va voir qui va jusqu'à où, on note sur une bande numérique, et après on joue aux intervalles.
La mémoire, la visualisation de l'écriture du nombre, l'ordre (oral et écrit) le concept de nombre sont sollicités.
Car un enfant qui a compris les intervalles (trouver un nombre entre ci et ça, inclus) non seulement connait la comptine des nombres, mais comprend et sait manier l'ordinal, entre ou est entré dans l'addition et la soustraction.
Une pierre plusieurs coups.
Les autres exos de maths: c'est surtout comment l'enfant va au résultat que je regarde, donc pareil: petits groupes , et si doute, indiv.
Pour la discrimination de sons à l'écoute : jeu habituel de pigeon vole, petits groupes.
Quand tu entends ci ou ça tu lèves la main (ou tu sautes en l'air ou tu fais le poirier ou tu chantes la marseillaise ...)
Ou bien coloriage des dessins dont le nom prononcé à haute voix ou dans la tête contient le son x.
Je repère les ceusses qui sont hésitants, je regarde bcp les visages, en fait, (je suis l'œil de moscou) et ceux là je les évalue tout seuls.
Pour le graphisme, l'écriture, la copie de mots, je vérifie surtout que les sens d'écriture des lettres est respecté, si j'ai un doute, on refait en indiv..
Pour les reconnaissances de lettres ou de mots connus, je vérifie que l'un ne "copie" pas sur l'autre...
Bref, on s'arrange...et je ne suis pas la seule à faire ainsi (le lama aussi).
Et tout ça prend déjà un temps fou rien qu'en s'arrangeant ...
Donc on a l'impression, ou bien on le fait vraiment, de bosser *que* pour que les évals soient effectuées.
Ce qui fait d'ailleurs, qu'un moment donné, on nous a seriné de ne pas faire de la pédagogie par items, ou par fiche, cad en vue des évals.
Quand il y a interdit ou remontrance, c'est que les choses existent.
Ben ouais mais je comprends le pbme des collègues concerné-e-s:
ces zévalz ont été, sont toujours parfois, tellement bouffeuses de temps, montrent tellement une ligne à suivre, un objectif à atteindre, que c'est bien normal que certain-e-s aient bossé 'en vue de' pouvoir évaluer les items demandés.
Solution comme une autre pour ne pas avoir à faire, et faire faire aux petit-e-s, double boulot.
Donc les zévalz préélem c'est un peu comme on peut.
Ca peut poser un pbme si cette année-là on a un-e Legrandtom ou Lagrandefam à cheval sur l'admin, tendance obsessionnelle, et en même temps à cheval sur *sa* façon de voir la pédago (cocktail détonnant) ce qui va souvent de pair avec une conviction profonde chez ces braves (?) gens que les instits de préélem ne foutent rien (agréable ça), ou font, mais pas bien komilfo (m'aurait étonnée).
Et cette manière de voir leur vient de plus haut, je pense: eux aussi ont une hiérarchie qui leur demande de...
Actuellement ici, nous avons un Inspecteur d'Académie pénible qui a donné des consignes (qui lui viennent de plus haut sûrement) dont le résumé est:
les instits ça fout rien on va les faire rentrer dans le droit chemin (admin, hiérarchique, pédago, relationnel etc)
Donc les inspectrices et teurs sous sa gouverne appliquent.
Certain-e-s restent un peu humain-e-s et modulent les choses.
Mais sont de moins en moins nombreu-x-ses dans ce cas.
Bon je vous ai décrit là un petit peu de comment avec des exemples.
Ca vous dit un peu de 'quoi' mais pas encore tout à fait le pourquoi et le où ça va tout ça?
En fait, je vous cause des zévalz en commençant par la fin, çad par le comment-qu'elle-fait la petite abeille, la cheville ouvrière (qui se lève tôt), la pertite-fourmi-dans-sa-fourmilière au lieu de vous embarquer dans des considérations hautement générales z'et pédago-didactiques.
Bé tant pis.
J'aime bien le binz.
On appelle ça un joyeux brdl, d'ailleurs, c'est tout dire.
La suite.
Un par un, pour toute la classe, on oublie.
Enfin, moi, j'oublie.
Je fais des petits groupes, chacun-e étant censé-e ne s'occuper que de son travail, et j'observe finement comment et à quel rythme les choses se font.
Pendant ce temps, les autres sont en autonomie, comme on dit.
Traduc: ils ont soit un p'tit boulot soit un p'tit jeu.
Mais il y a des enfants qui ont des pbmes d'acquisition de notions ou pour lesquels j'ai des doutes, ou bien pour lesquels je me demande *comment* ils arrivent au résultat final.
Parce que, même au quotidien, même en fréquentant ces enfants 6 h par jour, des choses peuvent nous échapper, bien sûr, et je ne fais pas exception.
Ceux-là, oui, je les prends tout seuls dans un coin à un moment propice
NB: il n'y a pas de moment propice, on propicie un moment quand on peut.
Exemples....(rappel: je cause de préélem)
Un des items (très aimé des remps) supposerait d'écouter les enfants un par un , c'est 'la comptine des nombres' que les familles traduisent par: "il ou elle sait compter jusqu'à...n.".
Il peut y avoir des oublis de nombre, des "sauts", mais les gens se focalisent sur le nombre maximal atteint ... or justement non, c'est là où il y a césure qu'il faut s'arrêter, et voir si l'enfant peut reprendre.
Sauf que savoir la comptine des nombres, que ce n'est pas savoir compter, c'est savoir "comptiner", comme réciter l'alphabet quoi.
Savoir compter suppose avoir compris le concept de nombre.
Un test efficace dans cette comptine des nombres pour voir ce que l'enfant en a perçu ou pas, est de la faire démarrer aléatoirement, de demander ce qu'il y a après ou avant etc.
Donc cet item là, il faudrait le faire un par un.
En même temps, passer les uns après les autres, soit seuls (mais certain-e-s viennent toujours écouter ce qu'il se passe) soit devant les copains, c'est long, lassant ou impressionnant.
Et tout seul comme ça, brut de pomme, c'est pas particulièrement pédago, même si ça fait bosser la mémoire .
Alors, je transforme ca en exo de maths:
on va voir qui va jusqu'à où, on note sur une bande numérique, et après on joue aux intervalles.
La mémoire, la visualisation de l'écriture du nombre, l'ordre (oral et écrit) le concept de nombre sont sollicités.
Car un enfant qui a compris les intervalles (trouver un nombre entre ci et ça, inclus) non seulement connait la comptine des nombres, mais comprend et sait manier l'ordinal, entre ou est entré dans l'addition et la soustraction.
Une pierre plusieurs coups.
Les autres exos de maths: c'est surtout comment l'enfant va au résultat que je regarde, donc pareil: petits groupes , et si doute, indiv.
Pour la discrimination de sons à l'écoute : jeu habituel de pigeon vole, petits groupes.
Quand tu entends ci ou ça tu lèves la main (ou tu sautes en l'air ou tu fais le poirier ou tu chantes la marseillaise ...)
Ou bien coloriage des dessins dont le nom prononcé à haute voix ou dans la tête contient le son x.
Je repère les ceusses qui sont hésitants, je regarde bcp les visages, en fait, (je suis l'œil de moscou) et ceux là je les évalue tout seuls.
Pour le graphisme, l'écriture, la copie de mots, je vérifie surtout que les sens d'écriture des lettres est respecté, si j'ai un doute, on refait en indiv..
Pour les reconnaissances de lettres ou de mots connus, je vérifie que l'un ne "copie" pas sur l'autre...
Bref, on s'arrange...et je ne suis pas la seule à faire ainsi (le lama aussi).
Et tout ça prend déjà un temps fou rien qu'en s'arrangeant ...
Donc on a l'impression, ou bien on le fait vraiment, de bosser *que* pour que les évals soient effectuées.
Ce qui fait d'ailleurs, qu'un moment donné, on nous a seriné de ne pas faire de la pédagogie par items, ou par fiche, cad en vue des évals.
Quand il y a interdit ou remontrance, c'est que les choses existent.
Ben ouais mais je comprends le pbme des collègues concerné-e-s:
ces zévalz ont été, sont toujours parfois, tellement bouffeuses de temps, montrent tellement une ligne à suivre, un objectif à atteindre, que c'est bien normal que certain-e-s aient bossé 'en vue de' pouvoir évaluer les items demandés.
Solution comme une autre pour ne pas avoir à faire, et faire faire aux petit-e-s, double boulot.
Donc les zévalz préélem c'est un peu comme on peut.
Ca peut poser un pbme si cette année-là on a un-e Legrandtom ou Lagrandefam à cheval sur l'admin, tendance obsessionnelle, et en même temps à cheval sur *sa* façon de voir la pédago (cocktail détonnant) ce qui va souvent de pair avec une conviction profonde chez ces braves (?) gens que les instits de préélem ne foutent rien (agréable ça), ou font, mais pas bien komilfo (m'aurait étonnée).
Et cette manière de voir leur vient de plus haut, je pense: eux aussi ont une hiérarchie qui leur demande de...
Actuellement ici, nous avons un Inspecteur d'Académie pénible qui a donné des consignes (qui lui viennent de plus haut sûrement) dont le résumé est:
les instits ça fout rien on va les faire rentrer dans le droit chemin (admin, hiérarchique, pédago, relationnel etc)
Donc les inspectrices et teurs sous sa gouverne appliquent.
Certain-e-s restent un peu humain-e-s et modulent les choses.
Mais sont de moins en moins nombreu-x-ses dans ce cas.
Bon je vous ai décrit là un petit peu de comment avec des exemples.
Ca vous dit un peu de 'quoi' mais pas encore tout à fait le pourquoi et le où ça va tout ça?
En fait, je vous cause des zévalz en commençant par la fin, çad par le comment-qu'elle-fait la petite abeille, la cheville ouvrière (qui se lève tôt), la pertite-fourmi-dans-sa-fourmilière au lieu de vous embarquer dans des considérations hautement générales z'et pédago-didactiques.
Bé tant pis.
J'aime bien le binz.
On appelle ça un joyeux brdl, d'ailleurs, c'est tout dire.
La suite.
par Maybe
publié dans :
Alékolkesskonfé?
Entre les vacances de printemps et celles de l'été, c'est un peu la dernière ligne droite...le sprint final, qui souffre d'un ralentissement certain lorsque la température étouffe toute vélléité d'activité surchauffante (dont la carburation neuronale des fois).
Et dans ce laps de temps, on trouve des passages obligés, pics d'activité ou de stress:
fêtes des mères, des pères, d'école. On en reparlera.
Et un truc faaâââaabuleux: les évaluations (hosanna, alleluia)
Il s'agit de celles demandées par les textes, pas des cahiers ou classeurs ou pochettes où vous trouverez des traces écrites des travaux des vos enfants et qu'on vous fait passer à chaque vacances ou presque.
NB: je dis bien "des" traces parce que comme déjà expliqué, 80% de ce qui est fait en préélem ne se voit pas, ne laisse pas de trace.. au grand dam du mouvement actuel de contrôle général dans la société et particulièrement sur les enseignant-e-s, auxquel-le-s on demande donc de faire des cahiers-journaux hyperchiadés, à la limite du ... ahem pardon.
Enfin, la fournée d'inspectrices et teurs de ces dernières années nous propose des gens à qui on a demandé de bien contrôler notre pratique (et là y'a des trucs comiques des fois, car il vaut mieux rire que pleurer, si si) et nos résultats (et là y'a des trucs comiques, bis, parce que les résultats, en éducation, franchement, il faut qu'on m'explique).
Et donc je lolle quand je vois les crises qu'on nous fait pour un détail (vous avez dit 'la lettre qui se dessine avec 2 ponts, il ne faut pas dire ça!!' - ha bon et quoi alors? 'ben plutôt la lettre qui se dessine comme 2 ponts', - ha oui ça change tout...) à côté de certain-e-s enseignants dont la relation aux enfants est à mon sens déficiente ou perverse (devinez de qui je parle) et qui pourtant ont des notes très correctes, parce que les "résultats" font bien.
Bon enfin.
Alors les zévals zofficiellezz.
... ö joie merveille invention miraculeuse ... on évalue vos enfants.
Rappels depuis 1989 et surtout 1995, nous bossons en cycles (donc nous roulons notre bosse, quoi):
Cycle 1 "apprentissages premiers ": PS , MS et début GS.
Cycle 2 "apprentissages fondamentaux " : fin GS (et CP et CE1)
(et donc Cycle 3 "approfondissements" , du CE2 au CM2)
De ces mots et de votre subtile intelligence, vous concluerez qu'il se fait une éval en fin de PS, une en fin de MS, une en février de GS et une autre en juin de GS.
Oui la GS, c'est double contrat sur les têtes de vos enfants.
Car le cycle 1 est censé être bouclé en février, et donc céder la place au début du cycle 2.
Là où je me pose des questions c'est que nous avons des objectifs de fin de préélem, cf les programmes, mais, finalement, lorsqu'on fait l'éval de juin (celle de début de cycle 2 donc), en GS, fatalement, pour tous les items, on note: "en cours d'acquisition" (oui je vous explique après:-)) , donc.... à quoi ça sert de faire cette éval là?
La fin de préélem serait donc située en février de GS?
Bien sûr que non.
En fait, février, c'est justement le moment où, par un de ces phénomènes récurrents que je ne m'explique pas et confirmé par mes collègues qui travaillent, ont travaillé avec ce niveau, c'est justement le moment où les enfants ont cette étincelle qui les fait *vraiment* entrer dans le scolaire comme on l'entend en primaire... le déclic.
Notamment que l'écrit est un code qui a un sens et qu'ils peuvent l'utiliser.
Bref, ces zévalz, alors ....hmmmmm?
Mais les shadocks pompent....
Et bien sûr on doit évaluer enfant par enfant, idéalement. Du moins c'est ce qui nous était dit, initialement.
Alors vous laissez les 29 autres faire heu.. je sais pas quoi, et vous vous occupez que d'un-e seul-e pendant une demie heure de temps.
Bien sûr. Comme c'est réaliste.
Ce qui fait un jour de ConfPed sur ce sujet animée par un Inspecteur général (un Legrandtom des autres Legrandtoms) , il y a heu, ouh là 10 ou 15 ans je sais plus, dans un moment de pause dans la Conf, je suis allée me planter devant lui, cheveux flamboyants et yeux roux, et inversement (ouais je me teignais les cheveux en roux et je m'habillais comme de juste en vert, à l'époque, folle jeunesse) pour lui dire que c'était bien joli tout ça mais que comment on faisait? On privait le ou la gamin-e de récré?
Or on peut pas non plus rester seul-e avec un enfant non plus (disposition légale) . Alors?
Il était bien emm... a tergiversé genre: Mais vous allez y arriver je vous fais confiance. Genre compliments à gogo.
Sauf que moi, les compliments...
Merci monsieur, ça nous aide bcp.
Et une collègue un peu plus âgée et prompte à se faire bien voir s'est approchée de lui quand je le quittais pour lui dire :
"Ha Maybemaicresse c'est une personnalité".. genre, comme si je l'avais agressé, pov'chou, et qu'il faille le consoler.
Pffff. Casse moi bien le boulot.
Bon ça c'était pour l'anecdote.
Donc on évalue en préélem.
Qu'est-ce qu'on évalue?
Comment? Pourquoi?
Dans un prochain post !!
(teasing teasing)
Par ex : là.
Et dans ce laps de temps, on trouve des passages obligés, pics d'activité ou de stress:
fêtes des mères, des pères, d'école. On en reparlera.
Et un truc faaâââaabuleux: les évaluations (hosanna, alleluia)
Il s'agit de celles demandées par les textes, pas des cahiers ou classeurs ou pochettes où vous trouverez des traces écrites des travaux des vos enfants et qu'on vous fait passer à chaque vacances ou presque.
NB: je dis bien "des" traces parce que comme déjà expliqué, 80% de ce qui est fait en préélem ne se voit pas, ne laisse pas de trace.. au grand dam du mouvement actuel de contrôle général dans la société et particulièrement sur les enseignant-e-s, auxquel-le-s on demande donc de faire des cahiers-journaux hyperchiadés, à la limite du ... ahem pardon.
Enfin, la fournée d'inspectrices et teurs de ces dernières années nous propose des gens à qui on a demandé de bien contrôler notre pratique (et là y'a des trucs comiques des fois, car il vaut mieux rire que pleurer, si si) et nos résultats (et là y'a des trucs comiques, bis, parce que les résultats, en éducation, franchement, il faut qu'on m'explique).
Et donc je lolle quand je vois les crises qu'on nous fait pour un détail (vous avez dit 'la lettre qui se dessine avec 2 ponts, il ne faut pas dire ça!!' - ha bon et quoi alors? 'ben plutôt la lettre qui se dessine comme 2 ponts', - ha oui ça change tout...) à côté de certain-e-s enseignants dont la relation aux enfants est à mon sens déficiente ou perverse (devinez de qui je parle) et qui pourtant ont des notes très correctes, parce que les "résultats" font bien.
Bon enfin.
Alors les zévals zofficiellezz.
... ö joie merveille invention miraculeuse ... on évalue vos enfants.
Rappels depuis 1989 et surtout 1995, nous bossons en cycles (donc nous roulons notre bosse, quoi):
Cycle 1 "apprentissages premiers ": PS , MS et début GS.
Cycle 2 "apprentissages fondamentaux " : fin GS (et CP et CE1)
(et donc Cycle 3 "approfondissements" , du CE2 au CM2)
De ces mots et de votre subtile intelligence, vous concluerez qu'il se fait une éval en fin de PS, une en fin de MS, une en février de GS et une autre en juin de GS.
Oui la GS, c'est double contrat sur les têtes de vos enfants.
Car le cycle 1 est censé être bouclé en février, et donc céder la place au début du cycle 2.
Là où je me pose des questions c'est que nous avons des objectifs de fin de préélem, cf les programmes, mais, finalement, lorsqu'on fait l'éval de juin (celle de début de cycle 2 donc), en GS, fatalement, pour tous les items, on note: "en cours d'acquisition" (oui je vous explique après:-)) , donc.... à quoi ça sert de faire cette éval là?
La fin de préélem serait donc située en février de GS?
Bien sûr que non.
En fait, février, c'est justement le moment où, par un de ces phénomènes récurrents que je ne m'explique pas et confirmé par mes collègues qui travaillent, ont travaillé avec ce niveau, c'est justement le moment où les enfants ont cette étincelle qui les fait *vraiment* entrer dans le scolaire comme on l'entend en primaire... le déclic.
Notamment que l'écrit est un code qui a un sens et qu'ils peuvent l'utiliser.
Bref, ces zévalz, alors ....hmmmmm?
Mais les shadocks pompent....
Et bien sûr on doit évaluer enfant par enfant, idéalement. Du moins c'est ce qui nous était dit, initialement.
Alors vous laissez les 29 autres faire heu.. je sais pas quoi, et vous vous occupez que d'un-e seul-e pendant une demie heure de temps.
Bien sûr. Comme c'est réaliste.
Ce qui fait un jour de ConfPed sur ce sujet animée par un Inspecteur général (un Legrandtom des autres Legrandtoms) , il y a heu, ouh là 10 ou 15 ans je sais plus, dans un moment de pause dans la Conf, je suis allée me planter devant lui, cheveux flamboyants et yeux roux, et inversement (ouais je me teignais les cheveux en roux et je m'habillais comme de juste en vert, à l'époque, folle jeunesse) pour lui dire que c'était bien joli tout ça mais que comment on faisait? On privait le ou la gamin-e de récré?
Or on peut pas non plus rester seul-e avec un enfant non plus (disposition légale) . Alors?
Il était bien emm... a tergiversé genre: Mais vous allez y arriver je vous fais confiance. Genre compliments à gogo.
Sauf que moi, les compliments...
Merci monsieur, ça nous aide bcp.
Et une collègue un peu plus âgée et prompte à se faire bien voir s'est approchée de lui quand je le quittais pour lui dire :
"Ha Maybemaicresse c'est une personnalité".. genre, comme si je l'avais agressé, pov'chou, et qu'il faille le consoler.
Pffff. Casse moi bien le boulot.
Bon ça c'était pour l'anecdote.
Donc on évalue en préélem.
Qu'est-ce qu'on évalue?
Comment? Pourquoi?
Dans un prochain post !!
(teasing teasing)
Par ex : là.
par Maybe
publié dans :
Alékolkesskonfé?
Un enfant, ça n'a ni les oreilles ni la langue dans sa poche.
Tant qu’on ne les lui obture pas, bien sûr, ou bien qu’il ne se les obture pas lui-même pour se protéger.
Je laisse pas mal d'espace à la parole, enfin j'essaie, pas forcément en quantité de temps (bien qu'il y ait toujours au minimum le "quoi de neuf" et/ou un débat du jour - entendons nous bien, plutôt court, le débat) mais au moins en qualité d'écoute et de mise en place de la communication, quand c'est le moment, que celui-ci soit impromptu ou vraiment cadré.
Du coup, dans ce genre de moments, mes propos, que je restreins au max, ont une valeur 'autre' que celle qu’ils ont dans le cadre des moments d’enseignement (mais c’est quoi, enseigner, hein?).
Je ne sais pas comment expliquer la bascule, c’est vraiment de l’ordre du feeling, cette qualité de relation qui se joue là, entre x personnes, qui peut être fugace, mais qui reste en filigrane "réactivable" tout au long de l’année, une fois qu’elle est établie et consolidée, à laquelle on peut (re)faire appel les un-e-s ou les autres, à tout instant, même les moins appropriés ... d’ailleurs c’est souvent dans des moments pas du tout dévolus à ces contacts-là qu’ils ont justement lieu.
Il me semble que ce qui fait que les élèves qui passent entre mes vaillantes petites mains (loool) puissent apprécier de cette parole là vient du fait que je ne leur donne jamais l'occasion de penser que je leur mens.
Pourtant qu'est-ce qu'enseigner sinon mettre en scène l'objet d'apprentissage, se mettre en scène soi-même pour ce faire, et mettre en scène toute la dynamique de groupe, corps, espace, temps et matériel compris (cf là).
Mais donc la classe entière a des débats, soit que cela vienne d’une interrogation ponctuelle qu’on va exploiter de façon immédiate, soit qu’il ait été prévu/programmé, après moultes questions sur un thème, de se prendre un moment pour en parler.
Auquel cas je demande aux enfants de “garder la question dans [leur] tête” jusqu’à tel jour/moment où elle sera débattue, promis.
Enfin non je promets pas.
Vu que je dis ce que je fais et que je fais ce que je dis, pas besoin.
Et dans le débat, j’essaie que la comm soit surtout horizontale, je n’apporte de “savoir” ou disons “connaissance” que lorsqu’il y a blocage ou demande réelle.
(rappel: entre la demande et le désir quel qu’il soit, dont de savoir, il y a un abîme)
Et je l’apporte sous forme de question ou de phrase ouverte, autant que je le peux: les enfants se construisent leur monde, ils n’ont pas à intégrer le mien.
Est-ce que je leur donne assez cette possibilité?
J’essaie. Comment en être sûr-e?
... nous avançons dans la vie avec nos filtres pour la regarder et nos défenses pour y fonctionner.
Etre objectif, finalement, ou du moins laisser son espace de compréhension à l’autre, c’est savoir à quel moment sa propre subjectivité est en jeu, et la réduire a minima.
On dirait que ça marche, même si sûrement, les jours d’inattention, de fatigue ou d’énervement, il m’arrive de donner des phrases trop définitives ou de manquer de patience.
Mais on dirait bien que ça marche, ces tentatives de garder au max de l’ouverture dans mes propos.
Ou bien est-ce justement parce qu'il ne s'agit pas de "se contenter” de ma parole, de la parole de l’adulte que ça leur convient?
En effet, ça ouvre un débat avec qq'un de neutre (apparemment!) (suffisamment??) par rapport au sujet en cours, et ce débat se joue avec des pairs et non face à l'adulte supposé savoir, même s’il (enfin elle) est là comme recours, comme appui lorsque les questions sont trop destabilisantes.
Tiens c’est bien la première fois que je me formule tout ça.
J’avance bcp au feeling, en pédago aussi, enfin je veux dire, pour les apprentissages (dites pas ça aux “Legrandtom” divers que j’ai croisés et croiserai encore), de fait, je ne théorise pas souvent ce que je fais, du coup ce que je raconte là vous le trouverez sûrement en mieux dit et exploré chez des vrai-e-s pédagogues ou spécialistes de l’enfance... que je ne lis pas dans le cadre du boulopédago, parce que je préfère lire de la psycha pas pédago du tout (ouh la vilaine)...
Et fonctionner au feeling, ça suppose se poser bcp de questions , avant, pendant et après; en fait, c’est pas très économe en énergie, notamment au début, après on est un peu plus exercé à saisir les réactions, non verbales, les interrogations sous les mots etc.
Ce qui n’empêche pas de se gourer, des fois.
Tout ça pour dire que je voulais tenter de mettre en place des ateliers philos au printemps et que au final, ma manière de faire , très souple, qui convient à ce groupe-classe là, va peut-être rester telle...je me tâte.
LE entretien cadré comme décrit là restant le ‘quoi de neuf’ bi-hebdomadaire.
Tout ça pour dire aussi que dans mes classes, comme dans bien d'autres, il y a, selon la dynamique de groupe, des débats plus ou moins intenses, plus ou moins approfondis, sur des sujets assez lourds...
Cette année on a déjà eu:
la mort, la fin de vie, la maladie, l'accident (grave voire mortel ou pas), le nombril, les mariages entre plusieurs adultes, les bisous entre garçons, c'est quoi être un-e chef-fe, la jalousie et l'envie (pas pareil), les mots ca peut faire mal, croire ou pas à qqe chose (le PN et d'autres figures de ce genre), aimer est-ce que c'est faire des cadeaux?, est-ce que les cadeaux et les bonbons ça dit qu'on aime/est aimé-e? , c'est quoi 'incohérent'?, les adultes peuvent dire des choses qu'ils ne pensent pas et qui font de la peine, utiles/inutile, construire/détruire, les affects (joie, tristesse, colère, peur etc)
...heu... je dois oublier des trucs....
Tant qu’on ne les lui obture pas, bien sûr, ou bien qu’il ne se les obture pas lui-même pour se protéger.
Je laisse pas mal d'espace à la parole, enfin j'essaie, pas forcément en quantité de temps (bien qu'il y ait toujours au minimum le "quoi de neuf" et/ou un débat du jour - entendons nous bien, plutôt court, le débat) mais au moins en qualité d'écoute et de mise en place de la communication, quand c'est le moment, que celui-ci soit impromptu ou vraiment cadré.
Du coup, dans ce genre de moments, mes propos, que je restreins au max, ont une valeur 'autre' que celle qu’ils ont dans le cadre des moments d’enseignement (mais c’est quoi, enseigner, hein?).
Je ne sais pas comment expliquer la bascule, c’est vraiment de l’ordre du feeling, cette qualité de relation qui se joue là, entre x personnes, qui peut être fugace, mais qui reste en filigrane "réactivable" tout au long de l’année, une fois qu’elle est établie et consolidée, à laquelle on peut (re)faire appel les un-e-s ou les autres, à tout instant, même les moins appropriés ... d’ailleurs c’est souvent dans des moments pas du tout dévolus à ces contacts-là qu’ils ont justement lieu.
Il me semble que ce qui fait que les élèves qui passent entre mes vaillantes petites mains (loool) puissent apprécier de cette parole là vient du fait que je ne leur donne jamais l'occasion de penser que je leur mens.
Pourtant qu'est-ce qu'enseigner sinon mettre en scène l'objet d'apprentissage, se mettre en scène soi-même pour ce faire, et mettre en scène toute la dynamique de groupe, corps, espace, temps et matériel compris (cf là).
Mais donc la classe entière a des débats, soit que cela vienne d’une interrogation ponctuelle qu’on va exploiter de façon immédiate, soit qu’il ait été prévu/programmé, après moultes questions sur un thème, de se prendre un moment pour en parler.
Auquel cas je demande aux enfants de “garder la question dans [leur] tête” jusqu’à tel jour/moment où elle sera débattue, promis.
Enfin non je promets pas.
Vu que je dis ce que je fais et que je fais ce que je dis, pas besoin.
Et dans le débat, j’essaie que la comm soit surtout horizontale, je n’apporte de “savoir” ou disons “connaissance” que lorsqu’il y a blocage ou demande réelle.
(rappel: entre la demande et le désir quel qu’il soit, dont de savoir, il y a un abîme)
Et je l’apporte sous forme de question ou de phrase ouverte, autant que je le peux: les enfants se construisent leur monde, ils n’ont pas à intégrer le mien.
Est-ce que je leur donne assez cette possibilité?
J’essaie. Comment en être sûr-e?
... nous avançons dans la vie avec nos filtres pour la regarder et nos défenses pour y fonctionner.
Etre objectif, finalement, ou du moins laisser son espace de compréhension à l’autre, c’est savoir à quel moment sa propre subjectivité est en jeu, et la réduire a minima.
On dirait que ça marche, même si sûrement, les jours d’inattention, de fatigue ou d’énervement, il m’arrive de donner des phrases trop définitives ou de manquer de patience.
Mais on dirait bien que ça marche, ces tentatives de garder au max de l’ouverture dans mes propos.
Ou bien est-ce justement parce qu'il ne s'agit pas de "se contenter” de ma parole, de la parole de l’adulte que ça leur convient?
En effet, ça ouvre un débat avec qq'un de neutre (apparemment!) (suffisamment??) par rapport au sujet en cours, et ce débat se joue avec des pairs et non face à l'adulte supposé savoir, même s’il (enfin elle) est là comme recours, comme appui lorsque les questions sont trop destabilisantes.
Tiens c’est bien la première fois que je me formule tout ça.
J’avance bcp au feeling, en pédago aussi, enfin je veux dire, pour les apprentissages (dites pas ça aux “Legrandtom” divers que j’ai croisés et croiserai encore), de fait, je ne théorise pas souvent ce que je fais, du coup ce que je raconte là vous le trouverez sûrement en mieux dit et exploré chez des vrai-e-s pédagogues ou spécialistes de l’enfance... que je ne lis pas dans le cadre du boulopédago, parce que je préfère lire de la psycha pas pédago du tout (ouh la vilaine)...
Et fonctionner au feeling, ça suppose se poser bcp de questions , avant, pendant et après; en fait, c’est pas très économe en énergie, notamment au début, après on est un peu plus exercé à saisir les réactions, non verbales, les interrogations sous les mots etc.
Ce qui n’empêche pas de se gourer, des fois.
Tout ça pour dire que je voulais tenter de mettre en place des ateliers philos au printemps et que au final, ma manière de faire , très souple, qui convient à ce groupe-classe là, va peut-être rester telle...je me tâte.
LE entretien cadré comme décrit là restant le ‘quoi de neuf’ bi-hebdomadaire.
Tout ça pour dire aussi que dans mes classes, comme dans bien d'autres, il y a, selon la dynamique de groupe, des débats plus ou moins intenses, plus ou moins approfondis, sur des sujets assez lourds...
Cette année on a déjà eu:
la mort, la fin de vie, la maladie, l'accident (grave voire mortel ou pas), le nombril, les mariages entre plusieurs adultes, les bisous entre garçons, c'est quoi être un-e chef-fe, la jalousie et l'envie (pas pareil), les mots ca peut faire mal, croire ou pas à qqe chose (le PN et d'autres figures de ce genre), aimer est-ce que c'est faire des cadeaux?, est-ce que les cadeaux et les bonbons ça dit qu'on aime/est aimé-e? , c'est quoi 'incohérent'?, les adultes peuvent dire des choses qu'ils ne pensent pas et qui font de la peine, utiles/inutile, construire/détruire, les affects (joie, tristesse, colère, peur etc)
...heu... je dois oublier des trucs....
par Maybe
publié dans :
Alékolkesskonfé?
Allez, on continue la rubrique: que se passe t-il dans les classes... enfin la 'mienne'....
Par exemple un de ces moments dont il n'y a pas de trace écrite vers les familles (frustrées, des fois, les familles , quand l'enfant ne raconte pas, ce qui arrive souvent: c'est SA vie, quoi ;-) ) et qui sont justement particulièrements importants dans la vie de groupe et donc de chaque enfant.
Deux fois la semaine (lundi et jeudi), on s’inscrit si on le souhaite, en arrivant en classe,
sur une feuille datée intitulée ‘Quoi de neuf?’
Parce qu’on a qqchose à dire à toute la classe.
Qui est arrivé depuis le dernier ‘quoi de neuf?’.
Il y a des règles, il faut/on peut :
- parler à son tour, en respectant l’ordre d’inscription;
- écouter l’autre;
- poser des questions directement à celle/celui qui détient la parole;
- ne pas monopoliser la parole, cad respecter un temps maximal;
Buts généraux:
- s’exprimer en public;
- s’exprimer de façon intelligible (articulation, sujet-verbe-complémentetc)
et compréhensible (temps de narration, contextualisation etc )
- respecter la parole de l’autre: ce qui est important pour l’un-e ne l’est pas
forcément pour l’autre, mais mérite tout de même écoute et intérêt
(difficile ça pour certain-e-s)
- entrer dans un récit, le comprendre (sinon comment poser des questions?),
et donc pouvoir être 'critique' ;
- saisir ce qu’il est intéressant ou non de raconter à autrui; en effet,
quelques questions des enfants sont souvent:
" et pourquoi tu nous racontes ça?", ce qui induit que le-la conteur-se
puisse exprimer un ressenti perso d'où :
- acquérir un vocabulaire diversifié pour mieux (se) faire comprendre,
et éviter la dispersion (apprendre à être concis pour ne pas lasser
les autres)
- respecter un thème (on choisit ce qu’on va dire et on n’en dévie pas,
on pose des questions dans le sujet abordé);
- maicresse aussi peut s’inscrire c’est déjà arrivé.
Tout cela favorise la maîtrise d’un certain type de frustration, et donc la gestion de la vie relationnelle:
- partager des moments de joie ou de tristesse ou qui intriguent
(ça permet de désamorcer des pbmes)
- favoriser/ stabiliser la comm horizontale (entre élèves) et donc
la socialisation (le 'vivre ensemble' de nos progs)
Souvent dans les classes, notamment PS ou MS on utilise le ‘bâton de parole’ ou tout autre objet qui signifie que c’est bien le tour de un-e tel-le de parler.
Mais en GS, je considère que le respect de l’ordre d’inscription et la comm horizontale ne rendent pas l’objet en question nécessaire.
En revanche, au niveau du temps de parole, qui est un autre pbme, pour le moment, je laisse l’enfant aller au bout de son expression et des questions s’il y en a, mais pour certain-e-s hyperfluents, qui ne savent pas s’arrêter, qui 'disent' encore et encore, occupent à la fois l'espace de parole et le temps de la classe, pour se sentir exister, le plus souvent, bien au-delà de leur intention thématique initiale, je restreins,
soit en montrant ce qui ne cadre plus du tout avec l'intention, en recadrant,
soit en montrant l’horloge (vive la trotteuse) et sous peu je chargerai un enfant, à tour de rôle, de veiller à un minutage à ne pas dépasser.
Bien sûr, en début de journée il y a tjs plus ou moins un temps où l’on se retrouve en grand groupe après des conversations informelles à l’arrivée plus ou moins échelonnée des enfants.
C’est l’accueil, suivi du regroupement (on range tout, et hop, ensemble sur les bancs pour les rituels du matin).
Et j’aimerais bien que ledit regroupement puisse se faire pas 150 ans après l’heure supposée de fermeture des portes (8:40), il est prévu à 8:50 max, le temps de ranger le bocson de l’accueil) or j’ai tjs 2 ou 3 retardataires carrément incapables d’arriver dans les temps (pourtant 20mn de battement pour l’entrée, franchement...) - je parle des parents bien sûr.
Les gamins n’apprécient pas d’arriver trop tard:
- ils n’ont pas le temps de se réapproprier la classe
(jeux, dessins, copines et pains pour papoter perso)
- arriver quand le groupe entier est déjà formé et a démarré le temps de
parole, ça en met mal à l’aise la plupart, et ça ennuie les déjà présents
surtout s’il faut répéter les choses ....
Mais systématiser et donner un cadre spatio-temporel à ces échanges leur donne une importance et donne une importance à la Parole, oui avec un grand P, d’autrui et à la sienne propre bien sûr.
C’est aussi pour cela que parfois Maybemaicresse s’inscrit au ‘Quoi de neuf?’:
sa parole, son récit, hors position "d'enseignement", dans ce temps où chacun-e est à l’écoute de l’autre, a la même valeur, et que cette même valeur, que celle de tout sujet appartenant au groupe classe;
le groupe classe est un groupe humain qui respecte chacun de ses membres, sa vie, dedans et dehors de la classe, et ce qu’elle ou il a à en dire.
(ouaaah comme c'est bôôô, ce que je raconte...)
Anecdotes:
# Princessedufoyer a par exemple bcp de mal à dire ce qui s’est passé pour elle (rapport au temps) et qui a de l’importance (hiérarchie de faits/ressentis) , elle est souvent dans le
- “maman m’a dit que on va aller là ou là .. va m’acheter ci ou ça.." etc.
Elle commence maintenant à comprendre que l’important n ‘est pas dans la chose achetée ou qui va l’être, mais bien dans le fait que maman est là pour elle, que les relations ne passent pas forcément par les choses (ce qu’il faudrait que les parents de Princessedufoyer comprennent...) et qu’on aimerait plutôt , dans le ‘quoi de neuf?’ l’entendre nous raconter ce qu’elle a vécu depuis la dernière fois que ce qui la rassure dans le discours compensateur/consumériste de ses parents .. ça va viendre... et s’arrêter de causer une fois qu’elle a commencé, cad céder la parole/place, ça va viendre aussi....
# Petitélastique avec ses difficultés à articuler, et les mots qui se bousculent dans sa tête sans arriver à sortir, a réellement envie de partager de son vécu, alors quand ça coince trop (“j’arrive pas à dire, maicresse”) , je lui demande de me dire à l’oreille, je mets des mots/phrases qui lui sont accessibles et il les répète, ça amorce la pompe...
# Bébécygne qui ne s’exprime souvent quand dans des soupirs chlorotiques, je le bouscule pour qu’on l’entende, il arrive qu’il ne dise qu’un mot, dans ce cas tout le monde se met à décoder, répéter, faire parler.. allez allez Bébécygne, tu ne devrais pas avoir peur que ta voix sorte de toi, tu ne voles rien à ta mère ce faisant...
# Petitdéchiré et Grandsourire peuvent ainsi faire partager leur déchirement, en parlant de leurs week-ends ou animaux respectifs;
# Petitethéâtreuse apprend à poser sa voix, contrôler son souffle, sinon rien qu’en l’écoutant on est essoufflé-e-s pour elle;
etc.... chacun-e ayant son tempérament, sa façon de parler à ce moment là...
Et c’est un très bon moment, je crois.
Qui ensuite peut ouvrir des débats, notamment, dans cette classe, pas mal ont eu lieu sur la mort... Et au printemps, comme dans toute GS à cette période là , ce sera le sesque....
Honni soit....
Par exemple un de ces moments dont il n'y a pas de trace écrite vers les familles (frustrées, des fois, les familles , quand l'enfant ne raconte pas, ce qui arrive souvent: c'est SA vie, quoi ;-) ) et qui sont justement particulièrements importants dans la vie de groupe et donc de chaque enfant.
Deux fois la semaine (lundi et jeudi), on s’inscrit si on le souhaite, en arrivant en classe,
sur une feuille datée intitulée ‘Quoi de neuf?’
Parce qu’on a qqchose à dire à toute la classe.
Qui est arrivé depuis le dernier ‘quoi de neuf?’.
Il y a des règles, il faut/on peut :
- parler à son tour, en respectant l’ordre d’inscription;
- écouter l’autre;
- poser des questions directement à celle/celui qui détient la parole;
- ne pas monopoliser la parole, cad respecter un temps maximal;
Buts généraux:
- s’exprimer en public;
- s’exprimer de façon intelligible (articulation, sujet-verbe-complémentetc)
et compréhensible (temps de narration, contextualisation etc )
- respecter la parole de l’autre: ce qui est important pour l’un-e ne l’est pas
forcément pour l’autre, mais mérite tout de même écoute et intérêt
(difficile ça pour certain-e-s)
- entrer dans un récit, le comprendre (sinon comment poser des questions?),
et donc pouvoir être 'critique' ;
- saisir ce qu’il est intéressant ou non de raconter à autrui; en effet,
quelques questions des enfants sont souvent:
" et pourquoi tu nous racontes ça?", ce qui induit que le-la conteur-se
puisse exprimer un ressenti perso d'où :
- acquérir un vocabulaire diversifié pour mieux (se) faire comprendre,
et éviter la dispersion (apprendre à être concis pour ne pas lasser
les autres)
- respecter un thème (on choisit ce qu’on va dire et on n’en dévie pas,
on pose des questions dans le sujet abordé);
- maicresse aussi peut s’inscrire c’est déjà arrivé.
Tout cela favorise la maîtrise d’un certain type de frustration, et donc la gestion de la vie relationnelle:
- partager des moments de joie ou de tristesse ou qui intriguent
(ça permet de désamorcer des pbmes)
- favoriser/ stabiliser la comm horizontale (entre élèves) et donc
la socialisation (le 'vivre ensemble' de nos progs)
Souvent dans les classes, notamment PS ou MS on utilise le ‘bâton de parole’ ou tout autre objet qui signifie que c’est bien le tour de un-e tel-le de parler.
Mais en GS, je considère que le respect de l’ordre d’inscription et la comm horizontale ne rendent pas l’objet en question nécessaire.
En revanche, au niveau du temps de parole, qui est un autre pbme, pour le moment, je laisse l’enfant aller au bout de son expression et des questions s’il y en a, mais pour certain-e-s hyperfluents, qui ne savent pas s’arrêter, qui 'disent' encore et encore, occupent à la fois l'espace de parole et le temps de la classe, pour se sentir exister, le plus souvent, bien au-delà de leur intention thématique initiale, je restreins,
soit en montrant ce qui ne cadre plus du tout avec l'intention, en recadrant,
soit en montrant l’horloge (vive la trotteuse) et sous peu je chargerai un enfant, à tour de rôle, de veiller à un minutage à ne pas dépasser.
Bien sûr, en début de journée il y a tjs plus ou moins un temps où l’on se retrouve en grand groupe après des conversations informelles à l’arrivée plus ou moins échelonnée des enfants.
C’est l’accueil, suivi du regroupement (on range tout, et hop, ensemble sur les bancs pour les rituels du matin).
Et j’aimerais bien que ledit regroupement puisse se faire pas 150 ans après l’heure supposée de fermeture des portes (8:40), il est prévu à 8:50 max, le temps de ranger le bocson de l’accueil) or j’ai tjs 2 ou 3 retardataires carrément incapables d’arriver dans les temps (pourtant 20mn de battement pour l’entrée, franchement...) - je parle des parents bien sûr.
Les gamins n’apprécient pas d’arriver trop tard:
- ils n’ont pas le temps de se réapproprier la classe
(jeux, dessins, copines et pains pour papoter perso)
- arriver quand le groupe entier est déjà formé et a démarré le temps de
parole, ça en met mal à l’aise la plupart, et ça ennuie les déjà présents
surtout s’il faut répéter les choses ....
Mais systématiser et donner un cadre spatio-temporel à ces échanges leur donne une importance et donne une importance à la Parole, oui avec un grand P, d’autrui et à la sienne propre bien sûr.
C’est aussi pour cela que parfois Maybemaicresse s’inscrit au ‘Quoi de neuf?’:
sa parole, son récit, hors position "d'enseignement", dans ce temps où chacun-e est à l’écoute de l’autre, a la même valeur, et que cette même valeur, que celle de tout sujet appartenant au groupe classe;
le groupe classe est un groupe humain qui respecte chacun de ses membres, sa vie, dedans et dehors de la classe, et ce qu’elle ou il a à en dire.
(ouaaah comme c'est bôôô, ce que je raconte...)
Anecdotes:
# Princessedufoyer a par exemple bcp de mal à dire ce qui s’est passé pour elle (rapport au temps) et qui a de l’importance (hiérarchie de faits/ressentis) , elle est souvent dans le
- “maman m’a dit que on va aller là ou là .. va m’acheter ci ou ça.." etc.
Elle commence maintenant à comprendre que l’important n ‘est pas dans la chose achetée ou qui va l’être, mais bien dans le fait que maman est là pour elle, que les relations ne passent pas forcément par les choses (ce qu’il faudrait que les parents de Princessedufoyer comprennent...) et qu’on aimerait plutôt , dans le ‘quoi de neuf?’ l’entendre nous raconter ce qu’elle a vécu depuis la dernière fois que ce qui la rassure dans le discours compensateur/consumériste de ses parents .. ça va viendre... et s’arrêter de causer une fois qu’elle a commencé, cad céder la parole/place, ça va viendre aussi....
# Petitélastique avec ses difficultés à articuler, et les mots qui se bousculent dans sa tête sans arriver à sortir, a réellement envie de partager de son vécu, alors quand ça coince trop (“j’arrive pas à dire, maicresse”) , je lui demande de me dire à l’oreille, je mets des mots/phrases qui lui sont accessibles et il les répète, ça amorce la pompe...
# Bébécygne qui ne s’exprime souvent quand dans des soupirs chlorotiques, je le bouscule pour qu’on l’entende, il arrive qu’il ne dise qu’un mot, dans ce cas tout le monde se met à décoder, répéter, faire parler.. allez allez Bébécygne, tu ne devrais pas avoir peur que ta voix sorte de toi, tu ne voles rien à ta mère ce faisant...
# Petitdéchiré et Grandsourire peuvent ainsi faire partager leur déchirement, en parlant de leurs week-ends ou animaux respectifs;
# Petitethéâtreuse apprend à poser sa voix, contrôler son souffle, sinon rien qu’en l’écoutant on est essoufflé-e-s pour elle;
etc.... chacun-e ayant son tempérament, sa façon de parler à ce moment là...
Et c’est un très bon moment, je crois.
Qui ensuite peut ouvrir des débats, notamment, dans cette classe, pas mal ont eu lieu sur la mort... Et au printemps, comme dans toute GS à cette période là , ce sera le sesque....
Honni soit....
par Maybe
publié dans :
Alékolkesskonfé?
Voilà, j'ai terrassé ma flemme pédagogique, mes preps sont prêtes, nonobstant ma persistante migraine (voire graine entière) de pré-rentrée, laquelle s"achève curieusement maintenant, en même temps que la fin de mes diverses mises en place (non pas ce soir chéri) , et donc chuis *fit* pour entrer en scène, demain, yapuka y aller pour entendre:
- "bonané maicreeeeessse, tu sais pas ce que j'ai eu à nowel?"
Nan, je sais pas, pis même que j'veux pas savoir, maintenant mon objectif c'est le jour qui rallonge, le printemps...
Donc on finit la série: tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les journées de vos ch'tits n'enfants... et après, hop on parle d'aut'chose bon d'là!
Alors, vous savez maintenant dans quel aquarium vous opérez, vous avez la trame du temps qui vous est imparti, du moins de son découpage, face à vos "apprenants" (des élèves, en français) , donc il vous faut mettre en place le comment et le comment faire.
Autrement dit, manipuler le savoir, le savoir faire et le faire (construire le) savoir.
Je ne suis pas d'accord avec tous les propos et combats du personnage, mais cette note est intéressante.
Notamment avec ceci :
"Pédagogie, donc… C’est l’art simultané de ne laisser personne en route, tout en permettant à chacun d’aller au plus haut de ses capacités. C’eest aussi mettre en scène, et en spectacle, l’objet du cours et l’enseignant lui-même — et l’élève, aussi bien. Pourquoi croyez-vous, vous qui pratiquez d’autres arts ou d’autres professions, que l’on sort d’un cours éreinté, laminé ? Pourquoi croyez-vous que 18 heures de cours (imaginez un acteur qui jouerait neuf fois la même longue pièce chaque semaine) sont effectivement un maximum ? "
Et en ce qui nous concerne, instit.. c'est donc comme déjà dit ailleurs 27 heures face à notre public ébloui, fasciné, émerveillé, qui moufte pas et avale nos propos bouche bée...et les restitue avec alacrité et un raisonnement hors du commun...
Pardon , un délire soudain..... scusez...parce que justement, le public...
Parce que oui, nous autres on a tout en charge: c'est la polyvalence de l'instit.
Dans l'Ecole Normale, enfin quand j'y étais, c'était *le* mythe.
Et cette nécessité de rester "en tension" des heures d'affilée, pour ne pas "perdre" le groupe, ou s'y perdre, car quand bien même, par moments, on lui laisserait une autonomie tout à fait formatrice, on reste sur le qui-vive, cette nécessité donc explique qu'arrivé-e-s vers 16:30/40, les merveilleux-ses instits sont lessipuisé-e-s et n'ont aucune envie de se taper une réunion ou quoi que ce soit d'autre.. mais faut bien.. et que le retour at home est pour moi synonyme d'effondrage-canapé ou grignotage pour continuer la journée, ou les deux sans la continuer du tout (neurones inactivés et corps à l'état de méduse).
De fait, outre cet aspect de mise en scène de soi et du (gros) reste, on change de registre fréquemment égard eu au temps d'attention de nos élèves ou, comme dirait l'autre, à leur temps de cerveau disponible.
L'unité de lieu, de temps et d'action de la vraie scène théâtrale est un peu à revoir, notamment aussi du côté de l'interaction avec le public, ultra nécessaire, qu'elle soit, ou non, verbale.
Parce que ce que vous avez vu dans la trame d'emploi du temps ici et les activités à mettre en place (exemple là) ne vous donne pas le détail de la réalité du vécu.
Il s'agit d'être à la fois en permanence à l'écoute de tout, donc concentré-e sur tout autre que soi, tout en se référant et fiant au ressenti que les enfants vous donnent à comprendre (donc quand même se centrer assez sur l'autre à travers soi), tout en ayant la capacité de zapper d'un enfant à un autre, d'une (ré)action à une autre etc.
Autrement dit, vous n'êtes pas vraiment 'face public' comme on dit chez les théâtreux, mais physiquement et psychiquement *dans* ledit public... tout en le "manipulant"... en restant une référence rassurante ET cadrante...
Ce qui peut être tout à fait destabilisant.
(rappel: je parle de pré-élem, mais en primaire c'est pas faux non plus)
En fonctionnant par groupes, en 1/2h de temps plus ou moins selon la période de l'année, les enfants de GS ont changé au moins une fois d'activité (ce que je nomme atelier), parfois de 2 en début d'année.
C'est d'ailleurs un des plantages fréquents de début de carrière -et ça arrive plus tard, mais avec de la bouteille on sait réaménager le truc- que d'avoir mal estimé le temps nécessaire à une activité, pour qu'elle puisse être achevée à peu près en même temps que celle(s) qui est (sont) menée(s) en parallèle.
Il faut aussi avoir de la ressource pédago concrète pour quand un enfant a fini avant les autres (donc qu'il s'autonomise assez pour changer d'activité en ayant, vous, anticipé la chose, et lui, su quoi faire dans ce cas là, et ça s'apprend aussi).
Et de la ressource pour l'enfant qui n'arrivera pas à finir à temps.
Tout cela se prépare.
Et ce fonctionnement des rythmes et de la durée fonde ausi le rapport au temps des enfants eux-mêmes, notamment dans le fait qu'une tâche peut n'être achevée qu'après plusieurs "temps" à s'y consacrer.
Et là, on entre dans la notion d'éloignement du terme, et donc de persévérance dans l'effort.
Ce qui, je trouve, et je ne suis pas la seule, fait de plus en plus défaut aux enfants, d'année en année.
C'est sûr que quand le fondement social qui veut que "tout travail mérite salaire" (et salaire juste de préférence) est battu en brêche officiellement et sapé insidieusement à la base, comment les adultes peuvent-ils montrer à leurs enfants que l'effort a un sens et est récompensé?
Sans même parler du zapping permanent du consumériste, à qui l'on fait croire que l'objet lui donnera non pas le bonheur mais une image qui prouverait aux yeux des autres qu'il le détient...
Bon je m'égare.
Mais les enfants aussi. Sont égarés. Parfois garés tout court, d'ailleurs, dans le scolaire.
- "bonané maicreeeeessse, tu sais pas ce que j'ai eu à nowel?"
Nan, je sais pas, pis même que j'veux pas savoir, maintenant mon objectif c'est le jour qui rallonge, le printemps...
Donc on finit la série: tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les journées de vos ch'tits n'enfants... et après, hop on parle d'aut'chose bon d'là!
Alors, vous savez maintenant dans quel aquarium vous opérez, vous avez la trame du temps qui vous est imparti, du moins de son découpage, face à vos "apprenants" (des élèves, en français) , donc il vous faut mettre en place le comment et le comment faire.
Autrement dit, manipuler le savoir, le savoir faire et le faire (construire le) savoir.
Je ne suis pas d'accord avec tous les propos et combats du personnage, mais cette note est intéressante.
Notamment avec ceci :
"Pédagogie, donc… C’est l’art simultané de ne laisser personne en route, tout en permettant à chacun d’aller au plus haut de ses capacités. C’eest aussi mettre en scène, et en spectacle, l’objet du cours et l’enseignant lui-même — et l’élève, aussi bien. Pourquoi croyez-vous, vous qui pratiquez d’autres arts ou d’autres professions, que l’on sort d’un cours éreinté, laminé ? Pourquoi croyez-vous que 18 heures de cours (imaginez un acteur qui jouerait neuf fois la même longue pièce chaque semaine) sont effectivement un maximum ? "
Et en ce qui nous concerne, instit.. c'est donc comme déjà dit ailleurs 27 heures face à notre public ébloui, fasciné, émerveillé, qui moufte pas et avale nos propos bouche bée...et les restitue avec alacrité et un raisonnement hors du commun...
Pardon , un délire soudain..... scusez...parce que justement, le public...
Parce que oui, nous autres on a tout en charge: c'est la polyvalence de l'instit.
Dans l'Ecole Normale, enfin quand j'y étais, c'était *le* mythe.
Et cette nécessité de rester "en tension" des heures d'affilée, pour ne pas "perdre" le groupe, ou s'y perdre, car quand bien même, par moments, on lui laisserait une autonomie tout à fait formatrice, on reste sur le qui-vive, cette nécessité donc explique qu'arrivé-e-s vers 16:30/40, les merveilleux-ses instits sont lessipuisé-e-s et n'ont aucune envie de se taper une réunion ou quoi que ce soit d'autre.. mais faut bien.. et que le retour at home est pour moi synonyme d'effondrage-canapé ou grignotage pour continuer la journée, ou les deux sans la continuer du tout (neurones inactivés et corps à l'état de méduse).
De fait, outre cet aspect de mise en scène de soi et du (gros) reste, on change de registre fréquemment égard eu au temps d'attention de nos élèves ou, comme dirait l'autre, à leur temps de cerveau disponible.
L'unité de lieu, de temps et d'action de la vraie scène théâtrale est un peu à revoir, notamment aussi du côté de l'interaction avec le public, ultra nécessaire, qu'elle soit, ou non, verbale.
Parce que ce que vous avez vu dans la trame d'emploi du temps ici et les activités à mettre en place (exemple là) ne vous donne pas le détail de la réalité du vécu.
Il s'agit d'être à la fois en permanence à l'écoute de tout, donc concentré-e sur tout autre que soi, tout en se référant et fiant au ressenti que les enfants vous donnent à comprendre (donc quand même se centrer assez sur l'autre à travers soi), tout en ayant la capacité de zapper d'un enfant à un autre, d'une (ré)action à une autre etc.
Autrement dit, vous n'êtes pas vraiment 'face public' comme on dit chez les théâtreux, mais physiquement et psychiquement *dans* ledit public... tout en le "manipulant"... en restant une référence rassurante ET cadrante...
Ce qui peut être tout à fait destabilisant.
(rappel: je parle de pré-élem, mais en primaire c'est pas faux non plus)
En fonctionnant par groupes, en 1/2h de temps plus ou moins selon la période de l'année, les enfants de GS ont changé au moins une fois d'activité (ce que je nomme atelier), parfois de 2 en début d'année.
C'est d'ailleurs un des plantages fréquents de début de carrière -et ça arrive plus tard, mais avec de la bouteille on sait réaménager le truc- que d'avoir mal estimé le temps nécessaire à une activité, pour qu'elle puisse être achevée à peu près en même temps que celle(s) qui est (sont) menée(s) en parallèle.
Il faut aussi avoir de la ressource pédago concrète pour quand un enfant a fini avant les autres (donc qu'il s'autonomise assez pour changer d'activité en ayant, vous, anticipé la chose, et lui, su quoi faire dans ce cas là, et ça s'apprend aussi).
Et de la ressource pour l'enfant qui n'arrivera pas à finir à temps.
Tout cela se prépare.
Et ce fonctionnement des rythmes et de la durée fonde ausi le rapport au temps des enfants eux-mêmes, notamment dans le fait qu'une tâche peut n'être achevée qu'après plusieurs "temps" à s'y consacrer.
Et là, on entre dans la notion d'éloignement du terme, et donc de persévérance dans l'effort.
Ce qui, je trouve, et je ne suis pas la seule, fait de plus en plus défaut aux enfants, d'année en année.
C'est sûr que quand le fondement social qui veut que "tout travail mérite salaire" (et salaire juste de préférence) est battu en brêche officiellement et sapé insidieusement à la base, comment les adultes peuvent-ils montrer à leurs enfants que l'effort a un sens et est récompensé?
Sans même parler du zapping permanent du consumériste, à qui l'on fait croire que l'objet lui donnera non pas le bonheur mais une image qui prouverait aux yeux des autres qu'il le détient...
Bon je m'égare.
Mais les enfants aussi. Sont égarés. Parfois garés tout court, d'ailleurs, dans le scolaire.
par Maybe
publié dans :
Alékolkesskonfé?
Série: tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur les journées de vos ch'tits n'enfants... encore...
Alors, vous savez maintenant dans quel aquarium vous opérez, vous avez la trame du temps qui vous est imparti, du moins de son découpage, face à vos "apprenants" (des élèves, en français).
Maintenant me direz vous, si d'aventure ça vous interesse (dites moi que ça vous intéresse), kesskonfé là dedans? Oukon va?
Et à quoi joue t-on?
Je vous le donne en mille, dans l'espace-temps de la classe, le jeu consiste à conduire les élèves vers ... la classe d'après :-)
Incredibeule isn't it?
(oui d'accord c'est un résumé très digest)
Les objectifs pédago changent souvent de dénomination, de nature parfois, et de manière de les atteindre, selon les équipes ministérielles en place, la pression socio-économique et le travaux de recherche en cours sur l'apprentissage en général et la cognition en particulier.
De fait, en ce moment, nos objectifs de fin de maternelle c'est ça.
Et vous constaterez qu'il faut parler de "compétences " par "domaines".
Je vous laisse apprécier , si vous avez le courage de lire.
(Parce que moi quand je lis tout ça, je déprime.)
Donc il y a des temps d'apprentissage.. en ateliers, en grand groupe (oui sur les bancs du coin regroupement...) etc etc... tout ça demande de la place, du moins une place dédiée.
Comme on ne l'a pas, il faut se donner des rituels qui tiennent lieu de cadre.
Exemple: le rituel du "quoi de neuf?" permet d'instituer un tour de parole, où les enfants vont se poser des questions entre eux, une comm transversale donc, qui oblige aussi à être compréhensible pour ses pairs (phrases correctes, articulation, vocabulaire) , qui oblige à se justifier (mais pourquoi tu nous dis ça? ça t'a plu?et il s'est passé quoi après?) , à avoir un 'arbitre' du temps de parole et de la succession des passages de ladite parole...qui oblige à anticiper son discours (puisq'uil faut s'inscrire sur la feuille dévolue à cela en arrivant, et garder son truc en tête jusqu'à l'heure du koide9).. toutes compétences transversales qui prennent du temps.... et qui ne sont pas vraiment concrètement évaluables en terme de quantité de réussite (ce vers quoi tend maintenant la demande institutionnelle auprès des djeunz qui sortent de l'Iufm.)
Tiens pour vous donner une idée de ce que peut être un apprentissage de base, je vous donne un exemple quand même (chuis trop bonne) et un peu ne français normal cad pas en novlangue maisonmammouth:
Mettons.. je sais pas moi.. le nombre 5.
Alors , il s'agit de comprendre et intégrer, puis réinvestir le concept de nombre, faire la correspondance chiffre-nombre, de savoir écrire le chiffre, le lire bien sûr... le situer ordinalement.
Et après rendre la monnaie à la boulangerie.
Ca c'est la théorie.
En pratique kesskonfé?
Oh on a 5 doigts.
Oh y'a 5 absents.
Oh y'a 5 groupes.
Oh on dirait un bonhomme avec un un gros ventrou et un képi quand on l'écrit.
Oh maicresse j'ai sorti 5 légos.
Oh ben combien faut -il de feutres pour l'équipe x? Tu vas les chercher? Compte bien, ni plus ni moins que 5....
Ca c'est du quotidien....donc faut y penser tout le temps dans toute activité
(c'est du transversal quoi, aussi) et pas que pour le 5 mais je vous donne cet ex là....
donc il faut en fait penser à tout, tout le temps.
Ca s'apprend ,de penser à tout tout le temps, et de savoir zapper pour rien louper (cf les 2 posts précédents sur le temps et l'espace)
Et puis on va en salle de sport ou dehors:
Jeux avec 5 enfants/groupes/objets/places/gestes/cibles/règles/temps.
On revient en classe
On manipule (comptage et dénombrement) par 5 des
objets/pàte à modeler/crayons/couleurs/formes géométriques...
On passe à l'espace plan:
comptage dénombrement et correspondance entre le chiffre et le nombre
(terme à terme puis plus globalement)
dessins divers à relier aux chiffres/trucs à coller en fonction de la collection d'àc côté/ du chiffre écrit/ dessins à barrer pour qu'il ne reste que 5 trucs...
On s'entraîne à écrire
on modèle le chiffre en PàM, on le fait en peinture, en creux à remplir avec des trucs à coller ou des motifs, à l'encre, puis au feutre, au crayon.. puis dans un rail....puis plus petit, le rail... on impose les sens de l'écriture bien sûr...
On passe à l'ordinal
plus que, moins que, entre ça et ça, avec des collections, des collectiosn dessinées, les numéros sur les enfants, sur des objets, sur une fiche jeu de table, jeu avec des dès...genre oie
Et on va vers des opérations simples avec ou sans reste
fais des groupes de 5 objets/entoure 5 dessins... si je nrajoute ou j'enlève ça ici, et que tu recomptes ça fait? Après le gamin ne décompte plus avec le doigt ni même avec les z'oeils mais avec sa tête...
.... à terme, le gamin saura manier le nombre, le retrouvera et le réinvestira dans d'autres exos de maths ... mais aussi dans d'autres sphères (évidemment !)
voilà voilà...en gros...et cela s'étale sur des jours... se répète, se rappelle.... parce qu'il s'agit de construire un savoir...que le savoir se construit en spirale.. qu'il faut toujours remettre sur le métier..
Vous noterez que connaître la comptine des nombres.. ça fait plaisir aux parents, mais bon, c'est une déroulé vocal d'abord - qui permet le comptage doigt/objet-
Alors écrire tout ça pour chaque nombre abordé, dans mon cahier journal sacro-saint, ça me soule je le fais plus depuis belle heurette.
Vous voulez la même chose pour une lettre/un son?
Ou bien vous saisissez le truc?
Bon et là je ne vous parle que de maths....
Passke aussi y'a tout le reste... tout ce que vous avez sûrement assidûment lu dans la réf donnée en supra :-)
(interro écrite demain)
Suite là
Alors, vous savez maintenant dans quel aquarium vous opérez, vous avez la trame du temps qui vous est imparti, du moins de son découpage, face à vos "apprenants" (des élèves, en français).
Maintenant me direz vous, si d'aventure ça vous interesse (dites moi que ça vous intéresse), kesskonfé là dedans? Oukon va?
Et à quoi joue t-on?
Je vous le donne en mille, dans l'espace-temps de la classe, le jeu consiste à conduire les élèves vers ... la classe d'après :-)
Incredibeule isn't it?
(oui d'accord c'est un résumé très digest)
Les objectifs pédago changent souvent de dénomination, de nature parfois, et de manière de les atteindre, selon les équipes ministérielles en place, la pression socio-économique et le travaux de recherche en cours sur l'apprentissage en général et la cognition en particulier.
De fait, en ce moment, nos objectifs de fin de maternelle c'est ça.
Et vous constaterez qu'il faut parler de "compétences " par "domaines".
Je vous laisse apprécier , si vous avez le courage de lire.
(Parce que moi quand je lis tout ça, je déprime.)
Donc il y a des temps d'apprentissage.. en ateliers, en grand groupe (oui sur les bancs du coin regroupement...) etc etc... tout ça demande de la place, du moins une place dédiée.
Comme on ne l'a pas, il faut se donner des rituels qui tiennent lieu de cadre.
Exemple: le rituel du "quoi de neuf?" permet d'instituer un tour de parole, où les enfants vont se poser des questions entre eux, une comm transversale donc, qui oblige aussi à être compréhensible pour ses pairs (phrases correctes, articulation, vocabulaire) , qui oblige à se justifier (mais pourquoi tu nous dis ça? ça t'a plu?et il s'est passé quoi après?) , à avoir un 'arbitre' du temps de parole et de la succession des passages de ladite parole...qui oblige à anticiper son discours (puisq'uil faut s'inscrire sur la feuille dévolue à cela en arrivant, et garder son truc en tête jusqu'à l'heure du koide9).. toutes compétences transversales qui prennent du temps.... et qui ne sont pas vraiment concrètement évaluables en terme de quantité de réussite (ce vers quoi tend maintenant la demande institutionnelle auprès des djeunz qui sortent de l'Iufm.)
Tiens pour vous donner une idée de ce que peut être un apprentissage de base, je vous donne un exemple quand même (chuis trop bonne) et un peu ne français normal cad pas en novlangue maisonmammouth:
Mettons.. je sais pas moi.. le nombre 5.
Alors , il s'agit de comprendre et intégrer, puis réinvestir le concept de nombre, faire la correspondance chiffre-nombre, de savoir écrire le chiffre, le lire bien sûr... le situer ordinalement.
Et après rendre la monnaie à la boulangerie.
Ca c'est la théorie.
En pratique kesskonfé?
Oh on a 5 doigts.
Oh y'a 5 absents.
Oh y'a 5 groupes.
Oh on dirait un bonhomme avec un un gros ventrou et un képi quand on l'écrit.
Oh maicresse j'ai sorti 5 légos.
Oh ben combien faut -il de feutres pour l'équipe x? Tu vas les chercher? Compte bien, ni plus ni moins que 5....
Ca c'est du quotidien....donc faut y penser tout le temps dans toute activité
(c'est du transversal quoi, aussi) et pas que pour le 5 mais je vous donne cet ex là....
donc il faut en fait penser à tout, tout le temps.
Ca s'apprend ,de penser à tout tout le temps, et de savoir zapper pour rien louper (cf les 2 posts précédents sur le temps et l'espace)
Et puis on va en salle de sport ou dehors:
Jeux avec 5 enfants/groupes/objets/places/gestes/cibles/règles/temps.
On revient en classe
On manipule (comptage et dénombrement) par 5 des
objets/pàte à modeler/crayons/couleurs/formes géométriques...
On passe à l'espace plan:
comptage dénombrement et correspondance entre le chiffre et le nombre
(terme à terme puis plus globalement)
dessins divers à relier aux chiffres/trucs à coller en fonction de la collection d'àc côté/ du chiffre écrit/ dessins à barrer pour qu'il ne reste que 5 trucs...
On s'entraîne à écrire
on modèle le chiffre en PàM, on le fait en peinture, en creux à remplir avec des trucs à coller ou des motifs, à l'encre, puis au feutre, au crayon.. puis dans un rail....puis plus petit, le rail... on impose les sens de l'écriture bien sûr...
On passe à l'ordinal
plus que, moins que, entre ça et ça, avec des collections, des collectiosn dessinées, les numéros sur les enfants, sur des objets, sur une fiche jeu de table, jeu avec des dès...genre oie
Et on va vers des opérations simples avec ou sans reste
fais des groupes de 5 objets/entoure 5 dessins... si je nrajoute ou j'enlève ça ici, et que tu recomptes ça fait? Après le gamin ne décompte plus avec le doigt ni même avec les z'oeils mais avec sa tête...
.... à terme, le gamin saura manier le nombre, le retrouvera et le réinvestira dans d'autres exos de maths ... mais aussi dans d'autres sphères (évidemment !)
voilà voilà...en gros...et cela s'étale sur des jours... se répète, se rappelle.... parce qu'il s'agit de construire un savoir...que le savoir se construit en spirale.. qu'il faut toujours remettre sur le métier..
Vous noterez que connaître la comptine des nombres.. ça fait plaisir aux parents, mais bon, c'est une déroulé vocal d'abord - qui permet le comptage doigt/objet-
Alors écrire tout ça pour chaque nombre abordé, dans mon cahier journal sacro-saint, ça me soule je le fais plus depuis belle heurette.
Vous voulez la même chose pour une lettre/un son?
Ou bien vous saisissez le truc?
Bon et là je ne vous parle que de maths....
Passke aussi y'a tout le reste... tout ce que vous avez sûrement assidûment lu dans la réf donnée en supra :-)
(interro écrite demain)
Suite là
par Maybe
publié dans :
Alékolkesskonfé?




