Ante Scriptum:
tutoiement obligatoire, uniquement des fâââmes dans le public, durée 3 h, salle hypersonore.
Vrac :
•pour la mise en activité je vous ai proposé une tâche
•vous allez vous grouper avec un voisin
•nous allons mutualiser les savoirs
•trouver les savoirs
•identifier les savoirs
•bien nous allons revenir au grand groupe
•les domaines disciplinaires
•il nous faut résoudre un but
•contingences de votre école
•nous passons au deuxième temps de l'activité de ce matin
•la relation ludomotrice
•quelle consigne je donne a mon collègue pour qu'il entre en activité
•réponses motrices
•la fiche du maître
•la situation-mère
•"qui permet de pratiquer (filles/garçons, petits/grands)"
•nous allons, si vous le souhaitez [ad lib] ... je souhaite que [des fois que pas de réaction]
•tout ce que nous avons dit, tout ce que vous avez proposé est déjà prêt dans ce document que je vous fait passer....
•ETC !
C'était quoi?
EDIT:
Alors Eleanor one point. (ça sent le vécu :-) )
Et Djac un demi. Et HK opiké ;-)
En effet.
C'était une confped.
Pardon une animation pédagogique.
J'ai noté de ci de là entre mes petits dessins habituels, des mots captés au hasard de ma non-attention. il y en a eu des millions de plus de ce tonneau (de pédag'eau) bien sûr.
J'ai retrouvé
ça et
ça, de l'an passé.
On vient guillerettes (?) le mercredi matin
(alors qu'on a choisi initialement le samedi matin en ce qui me concerne) entendre et faire des choses qu'on connait déjà et qu'on sait faire, mais de la *bonne* manière et dans le *bon* vocabulaire.
Hélas, les instits (et conseiller-e-s pédas) ça a de la bonne voix bien sonore, timbrée, articulée, et les locaux sont toujours faits pour amplifier les sons.
J'ai passé quasi 3 h avec les doigts sur mes oreilles (ça me rappelle le bon vieux temps.. non, pas du rock'n roll, mais des cours en lycée, fac...)
Mais ce qui nous hhhhhhhérisse toutes, et avec plein de pwalzzz, sauf les fausses-jetonnes, les martyres de la cause pédagogo ou les fadades (autrement dit, pas tant de monde que ça, ah, j'oubliais les ambitieuses) c'est la façon dont on nous anime.
A savoir qu'on nous fait faire exactement ce que des instits de primaires font faire à leurs élèves, quasiment dans les mêmes termes ou bien dans ceux que nous sommes censées employer dans notre cahier journal (halleluiaaaa, hosannaaaa, gloire à dieu au plus haut des cieux).
Donc, là, il nous fallait chercher les buts/objectifs/domaines de l'activité ciblée par l'anim, genre faire nos preps quoi, puis choisir et mettre en place et faire réaliser et réaliser les trucs en question etc.. bref une vraie séquence pédago à créer (en tant qu'instit, et déjà on se tape notre classe, ça va bien, quoi) ET acter (en tant qu'enfant).
NONMÉLOL !
Et en bout de parcours, recevoir un doc - bien foutu faut le reconnaître, il avait bien fait son taf le conseiller péda- où tout ce qui avait pu être dit était déjà écrit, et heureusement quelques autres paperasses intéressantes, mais que, vu l'agacement général, nous serons sans doute une majorité à oublier au fond du tiroir dont cause eleanor en comm.
Merdalafin.
Nous sommes tout de même capables de nous mettre intellectuellement en situation de faire classe (et non d'être les élèves en train de réaliser un truc) en lisant un doc, non? Surtout à plusieurs, les idées des unes de ne recoupant pas forcément celles des autres.
Jouer aux éperviers, c'est bon, j'ai donné quand j'avais 8-10 ans.
Cette manie de nous faire agir comme les mômes.
Et en utilisant ce vocabulaire là.
Et en nous parlant au masculin, sans dec.. faut vraiment être formaté langage pédago pour ne pas s'adapter au public qu'on a en face de soi...
Y'en a marre de nous infantiliser.
On s'étonne après que les instits soient 'en attente' du truc rôté dans le bec?
Arf le lapsus clavieri, je voulais dire "rôti dans le bec".
Ben justement, qu'on cesse de nous prendre pour des béjaunes.
L'animped précédente, qui date de je sais plus quand avant nowel, était particulièrement intéressante: des intervenantes extérieures, à la fois parentes et anims (très compétentes) d'assoces d'enfants en difficultés, une instit spécialisée, la conseillère péda bien sûr, qui a su bien s'effacer au profit du vécu et du concret, bref:
de la vraie info, avec débat, prises de contact avec le monde extérieur (au profit de la meilleure prise en charge des gamin-e-s je vous rappelle et justement de faire lien avec les partenaires qui sont autour de l'enfant) qui nous sert plus dans nos classes que la vulgate pédago, laquelle n'est certes pas ce dont nous avons forcément le plus besoin.
D'ailleurs la seule chose dont nous, instits de préélem, parce qu'il y avait des instits d'élem, nous serions passé, c'est le (court) dernier tiers, concernant les 'petits trucs' à mettre en place au quotidien pour aider les gamin-e-s présentant certaines difficultés
(dys .. ceci ou cela...TDAH et tout ça)Comme le disaient les mères/anims en question, les
(fabuleuses et formidables) instits de préélem, avec leur gestion particulière des enfants, savaient déjà ce qu'elle proposaient en lien avec l'instit spécialisée (exerçant en élem).
N'empêche, même pour moi qui avait déjà eu des cours en fac de psycho sur certains de ces troubles, ce contact avec le vécu, le travail de terrain, ça m'a bien intéressée, ce qui est rarissime pour une Animped...
Je crois même que c'est bien la seule de ma carrière actuelle où je n'aie pas grommellé...
Ah, oui, parce que moi je grommelle, le saviez-vous.
Et je me suis aperçue que grommeler avec une voix basse (ma voix normale en fait) c'est vachement audible en fait.
Mais bon, comme je dis souvent la seule liberté de la fonctionnaire, c'est de ralouiller, alors je ne m'en prive pas.
Après tout, à quoi bon toujours "faire comme si" ?
Manque de respect du/de la Conseiller-e péda?
Non, quand une question m'intéresse, je suis là: il (ou elle selon) voit donc que c'est pas forcément lui-elle le pbme, mais bien l'infrastructure.
En plus j'ai horreur qu'on me bouffe mon mercredi.
Grmbl.
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