
Suite aux derniers comms
sous le post précédent
(allez lire pour piger)
j'ai pas pu résister
à faire du mauvais esprit.
Ouuuuhhhh vilaine.
Si vous voulez en faire autant,
c'est là
et mieux encore,
pour jouer
avec DBQP,
c'est làà
par Maybe
publié dans :
Rubrikabrak
Bon ben, c’est décidé, je déteste la piscine où je suis obligée d’aller à partir de depuis qqes temps et pour un temps certain.
De toute façon un piscine municipale, déjà... bon. Oui j'ai des goûts de luxe que je ne pourrai jamais satisfaire, et alors? Au moins, moi je triple pas le bugdet de l'élysée (là)
Mais en plus hors saison je veux dire, hors été, donc couverte, alors là, argh.
Pourtant j’aime nager, j’aime l’eau, dans une autre vie j’ai été poisson tropical (dans la prochaine je serai chat, donc dans celle d’après j’aurai des barbillons...).
Mes râlouillages, en 10 points. Plus que ça, je risquerai de devenir pénibeule.
Ha c'est déjà fait? Mmmhhh...
D’un je déteste le chlore, ma peau surtout, et mes yeux, et mes cheveux et mes ongles, et la tête, alouette aaaahh.
Ahem.
De deux, je déteste tous ces gens qui sont dans ma baignoire.
Oui *ma* baignoire parfaitement.
J’ai la désagréable impression qu’on est tous en train de se laver/s’agiter dans la même soupe, yuurk, en émettant qui ses poilzz, qui ses morvelles, qui ses micros bouts de peau, qui sa sueur (oui on transpire quand on nage), qui sa salive, qui ses microbes ou ses crobes entiers..
Je sais c’est idiot puisqu’en en été c’est pareil et que le chlore c’est efficace.
De trois, comme déjà dit un peu ailleurs *, les gensses qui vous foncent dedans, c’est vite moyen rigolo.Solution de cro-magnon: foncer aussi. Mais pour l’urbanité, on repassera.
(c'est crétin le 'de'...je l'enlève)
Quatre, et c’est pas la première piscine couverte d’hiver qui me fait ce sursaut là, quand vous sortez ou entrez dans les, ou ou passez autour des, vestiaires, douches, goguenots, pédiluves, se trouvent toujours des coursives et autres ouvertures qui vous envoient un merveilleux courant d’air frais au moment même où vous commencez à vous sentir aussi nu-e et révulsé-e de la peau qu’un-e poulet-te plumé-e.
Gla.
Cinq, l’eau ça s’immisce.
Et là, ce post s’adresse aux girls, messieurs, si vous avez des soucis avec nos orifices, sautez. Le paragraphe.
L’eau ça s’immisce, bouche, narines, oreilles et vagin.
Alors, la bouche ça se ferme, les narines on y souffle, les oreilles on saute sur un pied et on évacue, et la sensation est quand même moins heu... particulière, je parle pas de l’anus passke il a un sphincter, lui.
Que le vagin n’a pas (dommage, ça pourrait rendre service des fois, de ne pas se sentir ’ouverte’ comme ça).
Et donc l’eau s’immisce.
Ça dépend de vos mouvements, de votre config intime perso.
Or justement, je dois passer par la case brasse, mais ma config est hélas fort accueillante je suppose (nb: oui je nage bien, non je fais pas portnaouak avec mes jambes!Chacun-e son petit orgueil ridicule.... ).
Donc ...voilà.
Et donc à la sortie, en un moment quelconque, pilouiloui... ça ressort, forcément.
Mais pas quand on veut, non non. Voyez vous le vagin est incliné. Pas horizontal ni vertical.
Donc vous vous êtes bien séchée, vous pensez avoir évacué subrepticement les intrusions liquides diverses, en passant de la position nageuse à bipède, vous enfilez votre tailleur chanel et marchez d’un bon pas vers votre limousine, ou votre rendez vous au carlton, et pilouiloui.
Bon d’accord c’est peu de choses mais l’eau ça mouille. Et juste là où ça fait une sensation pas désirée.
Dites moi que ça vous arrive aussi des fois, les girls, sinon je vais me sentir bizarre du slip.
En fait, c’est déjà fait: il y a des années, je me sentais justement tellement bizarre du slip, (on nous dit jamais rien les filles,enfin les jeunes générations peut-être un peu plus...) que j’avais demandé à ma gynéco de l’époque si j’étais normale, quoi. Pouvez pas savoir comme c’est complexant ce genre de détails.
Elle avait pris son regard clinique, y avait ajusté des double-décimètres invisibles qui m’ont fait peur, et avait conclu, mais non il n’y a pas de béance, c’est tout normal de forme de taille et de couleur etc.. depuis j'ai enfin vu plein d’autres sexes lambda de femmes lambda, passke je sais pas vous, mais j’en vois pas forcément, dans la vie courante, et j’ai appris que les nanas des pr0ns ont toutes les sesques refaits pour obtenir une fente prolongée par un orifice net et sans bavure. Et maquillés. Autrement dit, des vagins-poupées-barbies. Donc des pas vrais. Ouf.
Bon alors, me v’là rassurée, merci madame ma gynéco, mais zut quoi.
Car même en faisant travailler ses muscles internes, oui ceux là qui enserrent le pénis de la bonne manière mais surtout qui vous permettent ainsi d’avoir qqes sensations en plus (ben oui quoi, vu la faible innervation du bouzou, il faut s’aider, et le ciel nous aidera pour aller voir son copain du 7ème, faites vos exos les filles), ça fait pas pousser un clapet à l’entrée.
A vrai dire, leur tonicité doit peut-être même jouer dans le fait que le liquide ne redescende pas dès qu’on change de posture, même en 'poussant' un peu (ben oui, on peut aussi, pas vous?) en plus de l’inclinaison?
Et en parlant de liquide, à l’époque où je pratiquais la bête à deux dos sans préso (erreur de jeunesse), le "fluide", comme disent les séries polars US, du monsieur, malgré un bon lavage, prenait aussi tout son temps pour voir ailleurs s’il y était.
Grumph.
En plus je n'en aime ni la consistance ni l’odeur, alors c’était terriblement dérangeant pour moi.J’ai béni le préso dès que j’ai réussi à pouvoir m’en servir.
Heu à pouvoir faire s’en servir le monsieur, plutôt.(non le fémidon je sais pas si ça existait déjà? de toute façon j’en avais pas connaissance.. je vous parle d’un temps...humph...)
Bref donc l’eau chlorée, pleine des miasmes de tout le monde, miens y compris, devrait s’arrêter poliment au maillot, je trouve.
Fin du paragraphe à sauter pour les zhoms sensibles. Vous pouvez reviendre, les ch’tits loups.
Six, y’a un bruit formidable dans les piscines couvertes, car le bâtiment résonne et l'eau porte, les marins vous confirmeront.
Ça s’interpelle.
Ça musique (d’ascenseur ou d’entraînement pour les nat synchro).
Ça clapote.
Ça plouffe.
Ca discute en nageant de front (comment font-elles et ils? moi je maîtrise mon souffle, plutôt- ha mais c'est du sport, alors, me dit-on dans l'oreillette)
Le tout amplifié mille et mille fois.Gasp.
Sept, les lunettes de nage anti-buée, siliconées, ventousées, ach'tement super top de la mort qui tue sa race, y’a pas moyen; je dois être maraboutée des zœils, ou bien avoir le visage en quinconce, pas moyen qu’elles restent sèches à l’intérieur et donc au bout d’un moment, je navigue à vue.
Enfin justement non, sans. Alors va que tu les enlèves, les remets, etc.
Huit, quand vous sortez de l’eau, à nouveau vous pesez les dix-huit tonnes, que vous aviez réussi à oublier après le passage où votre anatomie est, quoi qu’elle en aie, exposée entre le posage de serviette et l’entrée dans l’eau.
Neuf, back home, outre le maillot mouillé, la grrrrande serviette (ouais faut s'envelopper un peu quoi, et quand on fait le format hippopotame, forcément...) pèse elle aussi cinq tonnes d’eau chlorée, et va mettre 150 ans à sécher, parce que c’est plus l’été, et comme la place sur l’étendage est justement prise, vous êtes bien embêtée...
Dix de der, bien que vous étant douchée avec produit qui mousse bon et qui fait du bien à votre peau, vous vous redouchez maison parce que non décidément, l’odeur là.. le tiraillement là...tout ça prend un temps fou, au final...
Donc la piscine, en hiver, c’est vraiment sur prescription médicale.
Et sinon, il fait beau chez vous?
De toute façon un piscine municipale, déjà... bon. Oui j'ai des goûts de luxe que je ne pourrai jamais satisfaire, et alors? Au moins, moi je triple pas le bugdet de l'élysée (là)
Mais en plus hors saison je veux dire, hors été, donc couverte, alors là, argh.
Pourtant j’aime nager, j’aime l’eau, dans une autre vie j’ai été poisson tropical (dans la prochaine je serai chat, donc dans celle d’après j’aurai des barbillons...).
Mes râlouillages, en 10 points. Plus que ça, je risquerai de devenir pénibeule.
Ha c'est déjà fait? Mmmhhh...
D’un je déteste le chlore, ma peau surtout, et mes yeux, et mes cheveux et mes ongles, et la tête, alouette aaaahh.
Ahem.
De deux, je déteste tous ces gens qui sont dans ma baignoire.
Oui *ma* baignoire parfaitement.
J’ai la désagréable impression qu’on est tous en train de se laver/s’agiter dans la même soupe, yuurk, en émettant qui ses poilzz, qui ses morvelles, qui ses micros bouts de peau, qui sa sueur (oui on transpire quand on nage), qui sa salive, qui ses microbes ou ses crobes entiers..
Je sais c’est idiot puisqu’en en été c’est pareil et que le chlore c’est efficace.
De trois, comme déjà dit un peu ailleurs *, les gensses qui vous foncent dedans, c’est vite moyen rigolo.Solution de cro-magnon: foncer aussi. Mais pour l’urbanité, on repassera.
(c'est crétin le 'de'...je l'enlève)
Quatre, et c’est pas la première piscine couverte d’hiver qui me fait ce sursaut là, quand vous sortez ou entrez dans les, ou ou passez autour des, vestiaires, douches, goguenots, pédiluves, se trouvent toujours des coursives et autres ouvertures qui vous envoient un merveilleux courant d’air frais au moment même où vous commencez à vous sentir aussi nu-e et révulsé-e de la peau qu’un-e poulet-te plumé-e.
Gla.
Cinq, l’eau ça s’immisce.
Et là, ce post s’adresse aux girls, messieurs, si vous avez des soucis avec nos orifices, sautez. Le paragraphe.
L’eau ça s’immisce, bouche, narines, oreilles et vagin.
Alors, la bouche ça se ferme, les narines on y souffle, les oreilles on saute sur un pied et on évacue, et la sensation est quand même moins heu... particulière, je parle pas de l’anus passke il a un sphincter, lui.
Que le vagin n’a pas (dommage, ça pourrait rendre service des fois, de ne pas se sentir ’ouverte’ comme ça).
Et donc l’eau s’immisce.
Ça dépend de vos mouvements, de votre config intime perso.
Or justement, je dois passer par la case brasse, mais ma config est hélas fort accueillante je suppose (nb: oui je nage bien, non je fais pas portnaouak avec mes jambes!Chacun-e son petit orgueil ridicule.... ).
Donc ...voilà.
Et donc à la sortie, en un moment quelconque, pilouiloui... ça ressort, forcément.
Mais pas quand on veut, non non. Voyez vous le vagin est incliné. Pas horizontal ni vertical.
Donc vous vous êtes bien séchée, vous pensez avoir évacué subrepticement les intrusions liquides diverses, en passant de la position nageuse à bipède, vous enfilez votre tailleur chanel et marchez d’un bon pas vers votre limousine, ou votre rendez vous au carlton, et pilouiloui.
Bon d’accord c’est peu de choses mais l’eau ça mouille. Et juste là où ça fait une sensation pas désirée.
Dites moi que ça vous arrive aussi des fois, les girls, sinon je vais me sentir bizarre du slip.
En fait, c’est déjà fait: il y a des années, je me sentais justement tellement bizarre du slip, (on nous dit jamais rien les filles,enfin les jeunes générations peut-être un peu plus...) que j’avais demandé à ma gynéco de l’époque si j’étais normale, quoi. Pouvez pas savoir comme c’est complexant ce genre de détails.
Elle avait pris son regard clinique, y avait ajusté des double-décimètres invisibles qui m’ont fait peur, et avait conclu, mais non il n’y a pas de béance, c’est tout normal de forme de taille et de couleur etc.. depuis j'ai enfin vu plein d’autres sexes lambda de femmes lambda, passke je sais pas vous, mais j’en vois pas forcément, dans la vie courante, et j’ai appris que les nanas des pr0ns ont toutes les sesques refaits pour obtenir une fente prolongée par un orifice net et sans bavure. Et maquillés. Autrement dit, des vagins-poupées-barbies. Donc des pas vrais. Ouf.
Bon alors, me v’là rassurée, merci madame ma gynéco, mais zut quoi.
Car même en faisant travailler ses muscles internes, oui ceux là qui enserrent le pénis de la bonne manière mais surtout qui vous permettent ainsi d’avoir qqes sensations en plus (ben oui quoi, vu la faible innervation du bouzou, il faut s’aider, et le ciel nous aidera pour aller voir son copain du 7ème, faites vos exos les filles), ça fait pas pousser un clapet à l’entrée.
A vrai dire, leur tonicité doit peut-être même jouer dans le fait que le liquide ne redescende pas dès qu’on change de posture, même en 'poussant' un peu (ben oui, on peut aussi, pas vous?) en plus de l’inclinaison?
Et en parlant de liquide, à l’époque où je pratiquais la bête à deux dos sans préso (erreur de jeunesse), le "fluide", comme disent les séries polars US, du monsieur, malgré un bon lavage, prenait aussi tout son temps pour voir ailleurs s’il y était.
Grumph.
En plus je n'en aime ni la consistance ni l’odeur, alors c’était terriblement dérangeant pour moi.J’ai béni le préso dès que j’ai réussi à pouvoir m’en servir.
Heu à pouvoir faire s’en servir le monsieur, plutôt.(non le fémidon je sais pas si ça existait déjà? de toute façon j’en avais pas connaissance.. je vous parle d’un temps...humph...)
Bref donc l’eau chlorée, pleine des miasmes de tout le monde, miens y compris, devrait s’arrêter poliment au maillot, je trouve.
Fin du paragraphe à sauter pour les zhoms sensibles. Vous pouvez reviendre, les ch’tits loups.
Six, y’a un bruit formidable dans les piscines couvertes, car le bâtiment résonne et l'eau porte, les marins vous confirmeront.
Ça s’interpelle.
Ça musique (d’ascenseur ou d’entraînement pour les nat synchro).
Ça clapote.
Ça plouffe.
Ca discute en nageant de front (comment font-elles et ils? moi je maîtrise mon souffle, plutôt- ha mais c'est du sport, alors, me dit-on dans l'oreillette)
Le tout amplifié mille et mille fois.Gasp.
Sept, les lunettes de nage anti-buée, siliconées, ventousées, ach'tement super top de la mort qui tue sa race, y’a pas moyen; je dois être maraboutée des zœils, ou bien avoir le visage en quinconce, pas moyen qu’elles restent sèches à l’intérieur et donc au bout d’un moment, je navigue à vue.
Enfin justement non, sans. Alors va que tu les enlèves, les remets, etc.
Huit, quand vous sortez de l’eau, à nouveau vous pesez les dix-huit tonnes, que vous aviez réussi à oublier après le passage où votre anatomie est, quoi qu’elle en aie, exposée entre le posage de serviette et l’entrée dans l’eau.
Neuf, back home, outre le maillot mouillé, la grrrrande serviette (ouais faut s'envelopper un peu quoi, et quand on fait le format hippopotame, forcément...) pèse elle aussi cinq tonnes d’eau chlorée, et va mettre 150 ans à sécher, parce que c’est plus l’été, et comme la place sur l’étendage est justement prise, vous êtes bien embêtée...
Dix de der, bien que vous étant douchée avec produit qui mousse bon et qui fait du bien à votre peau, vous vous redouchez maison parce que non décidément, l’odeur là.. le tiraillement là...tout ça prend un temps fou, au final...
Donc la piscine, en hiver, c’est vraiment sur prescription médicale.
Et sinon, il fait beau chez vous?
par Maybe
publié dans :
Rââââlement
J'aime bien rouler.
Conduire une voiture je veux dire.
Entendons nous bien, je ne prétends pas être une conductrice hors pair, qui peut le prétendre d'ailleurs, hormis les imbu-e-s d'eux et elles-mêmes?
(infatuation surtout masculine ça, c'est un mystère pour personne)
Ceci posé, je ralouille au volant, quand j'ai qq'un-e à côté, je le fais à haute voix.
Quand je suis seule, càd 99,9% du temps, nettement moins, mais parfois oui, et là je me traite de vieille peau soliloquante.
En fait, certains trucs m'agacent.
Notamment le non-usage du cligno.
On le dirait en option, dans 80% des cas rencontrés (mon estimation perso) surtout aux rond-points.
Oui, par chez moi, l'hégémonie du rond-point rend le volant à son utilité première: tourner, tourner tourner, wwzziiuuuwww.
Or le rond-point sert à fludifier le trafic. A condition d'indiquer son intention et non de prendre la route pour son tapis rouge perso.
D'où je conclus que la grande partie de mes contemporain-e-s se pensent comme des VIP dès que le volant leur est en main, les manant-e-s dans leurs habitacles voisins, les vélocipédistes motorisé-e-s ou pas, les piéton-ne-s sont donc pas du tout cordialement invité-e-s à deviner leur intention, ou simplement à arrêter tout mouvement, voire à s'incliner -métaphoriquement ou pas- devant leur passage.
Donc je râle: mets ton cligno, abruti-e !
Mais donc j'aime conduire. Ca me donne une sensation -illusoire, bien sûr, je ne suis pas ma propre dupe- de maîtrise a minima.
Et j'aime conduire vite.
Rassurons les esprits chagrins: vu l'âge de ma voiture, cette vitesse là est limitée techniquement, et de toute façon je respecte les limitations parce que je le vaux bien et les autres usager-e-s de la route aussi.
Donc les autoroutes j'aime bien. Conduire d'un doigt -et à l'œil, quand même.
Sauf qu'en fait il faut bien que je m'avoue que ce qui me fait tripper, en vrai, c'est de voler.
Piloter, quoi. Le truc que je ne ferai jamais.
Surplomber les paysages, s'en mettre plein les zœils, suivre les méandres, les à-pics, les plaines, les combes: hélico.
Passer viiiiite et faire des galipettes: avion (de chasse).
D'où cette conclusion maintes fois renouvelée par les cahots divers et autres manques d'horizon:
la voiture, décidemment, ça vole trop bas.
Conduire une voiture je veux dire.
Entendons nous bien, je ne prétends pas être une conductrice hors pair, qui peut le prétendre d'ailleurs, hormis les imbu-e-s d'eux et elles-mêmes?
(infatuation surtout masculine ça, c'est un mystère pour personne)
Ceci posé, je ralouille au volant, quand j'ai qq'un-e à côté, je le fais à haute voix.
Quand je suis seule, càd 99,9% du temps, nettement moins, mais parfois oui, et là je me traite de vieille peau soliloquante.
En fait, certains trucs m'agacent.
Notamment le non-usage du cligno.
On le dirait en option, dans 80% des cas rencontrés (mon estimation perso) surtout aux rond-points.
Oui, par chez moi, l'hégémonie du rond-point rend le volant à son utilité première: tourner, tourner tourner, wwzziiuuuwww.
Or le rond-point sert à fludifier le trafic. A condition d'indiquer son intention et non de prendre la route pour son tapis rouge perso.
D'où je conclus que la grande partie de mes contemporain-e-s se pensent comme des VIP dès que le volant leur est en main, les manant-e-s dans leurs habitacles voisins, les vélocipédistes motorisé-e-s ou pas, les piéton-ne-s sont donc pas du tout cordialement invité-e-s à deviner leur intention, ou simplement à arrêter tout mouvement, voire à s'incliner -métaphoriquement ou pas- devant leur passage.
Donc je râle: mets ton cligno, abruti-e !
Mais donc j'aime conduire. Ca me donne une sensation -illusoire, bien sûr, je ne suis pas ma propre dupe- de maîtrise a minima.
Et j'aime conduire vite.
Rassurons les esprits chagrins: vu l'âge de ma voiture, cette vitesse là est limitée techniquement, et de toute façon je respecte les limitations parce que je le vaux bien et les autres usager-e-s de la route aussi.
Donc les autoroutes j'aime bien. Conduire d'un doigt -et à l'œil, quand même.
Sauf qu'en fait il faut bien que je m'avoue que ce qui me fait tripper, en vrai, c'est de voler.
Piloter, quoi. Le truc que je ne ferai jamais.
Surplomber les paysages, s'en mettre plein les zœils, suivre les méandres, les à-pics, les plaines, les combes: hélico.
Passer viiiiite et faire des galipettes: avion (de chasse).
D'où cette conclusion maintes fois renouvelée par les cahots divers et autres manques d'horizon:
la voiture, décidemment, ça vole trop bas.
par Maybe
publié dans :
Rubrikabrak
Normalement, une fââââme déguste délicatement de fins morceaux minimalistes avec moindre bruit de manducation, déglutition et moins encore de digestion.
Adonc, une fââââme n'est pas atteinte par la décomposition des matières non digérées, moins encore par l'émission de bruits grinçants ou pétaradants, vents mauvais et autres évacuations concrètes.
Surtout crètes, bien sûr.
Sauf que être une fââââme, fut-ce des années 80, c'est du boulot m'sieudames, et que justement, ça a un corps qui a ses raisons que la raison ignore et la politesse plus encore.
Etre une pure esprit c'est pas gagné, quoi.
Lors, chat1, ce jour, comme la veille, a bâfré comme une goinfre.
La bâfrure a donc rapidement rejailli.
Jusqu'ici, chat1 ayant toujours fait choix de parties communes et carrelées pour ses raouls, j''étais seule à savoir combien le vomi de chat, sapu.
Mais, même en n'ayant pas encore eu loisir d'être digérée, la bouffacha, sapu, de toute façon.
C'est normal: les félins fonctionnent à l'odorat. D'où l'hermétisme de la boîte de conserve.
(Comment ça, Appert n'a pas inventé sa boîte précisément pour la bouffacha?)
Mais voilà: Maybejunior découvre ce plaisir olfactif puis lessiviel de l'épandage intempestif de bouffacha dans ses dépendances.
Un jour ou l'autre, faut grandir, voyez.
Et nettoyer ses locaux. Et engueuler qui les salit et les empuantit. Et laver les tissus. Et prendre des mesures de protection plus ou moins rapprochées.
Et pour tout cela interrompre une partie de plaisir.
Bref, toutes choses qui marquent l'entrée dans l'adult-air*
Qui à ce moment là pue salement.
* j'avais déjà fait l'adult-erre du bateau et l'adult-ère post adolescence, fallait bien renouveler, à la va-comme-je-te-pousse
Adonc, une fââââme n'est pas atteinte par la décomposition des matières non digérées, moins encore par l'émission de bruits grinçants ou pétaradants, vents mauvais et autres évacuations concrètes.
Surtout crètes, bien sûr.
Sauf que être une fââââme, fut-ce des années 80, c'est du boulot m'sieudames, et que justement, ça a un corps qui a ses raisons que la raison ignore et la politesse plus encore.
Etre une pure esprit c'est pas gagné, quoi.
Lors, chat1, ce jour, comme la veille, a bâfré comme une goinfre.
La bâfrure a donc rapidement rejailli.
Jusqu'ici, chat1 ayant toujours fait choix de parties communes et carrelées pour ses raouls, j''étais seule à savoir combien le vomi de chat, sapu.
Mais, même en n'ayant pas encore eu loisir d'être digérée, la bouffacha, sapu, de toute façon.
C'est normal: les félins fonctionnent à l'odorat. D'où l'hermétisme de la boîte de conserve.
(Comment ça, Appert n'a pas inventé sa boîte précisément pour la bouffacha?)
Mais voilà: Maybejunior découvre ce plaisir olfactif puis lessiviel de l'épandage intempestif de bouffacha dans ses dépendances.
Un jour ou l'autre, faut grandir, voyez.
Et nettoyer ses locaux. Et engueuler qui les salit et les empuantit. Et laver les tissus. Et prendre des mesures de protection plus ou moins rapprochées.
Et pour tout cela interrompre une partie de plaisir.
Bref, toutes choses qui marquent l'entrée dans l'adult-air*
Qui à ce moment là pue salement.
* j'avais déjà fait l'adult-erre du bateau et l'adult-ère post adolescence, fallait bien renouveler, à la va-comme-je-te-pousse
par Maybe
publié dans :
Félineries et feulements
D'un gamin, cet appel impératif :
- "Etienne ! Etienne ! Etienne !"
Humph, se retenir d'ajouter la suite ..
(pourtant j'aimais ni la chanteuse ni la chanson)
Einsteincool est scotché devant moi suçotant son pouce.
Depuis le temps que je la lui fais, je n'ai plus besoin de parler, je le regarde ...
Il ôte son pouce de sa bouche et me dit:
- "mais oui je sais que tu vas pas t'envoler, mais je reste, hein..."
Pâlotte pleurote systématiquement tous les soirs à la sortie,
partie pour signifier au parent qui vient la chercher que vraiment c'est trop dur ce qu'on lui fait là (la laisser s'éclater à l'école toute la journée, vous vous rendez pas compte, l'enfer...parents indignes que vous êtes, m'en vais vous culpabiliser, moi),
partie parce que Grandgrain s'en va et que ma foi, elle n'a pas eu son bisou d'au revoir(m'en vais te culpabiliser, moi, bis) et que donc il faut qu'il revienne sur ses pas pour ce faire, non mais. Et il le fait.
Hé oui, depuis déjà longtemps dans leur (courte) vie, Pâlotte et Grandgrain sont amoureux.
Ptitblocdur est tout sympa.
Il veut m'aider. Il a donc investi mes manies langagières.
Quand on doit entrer en classe, je dis souvent la même chose, afin que ce ne soit pas la foire d'empoigne pour se poser sur le banc à côté d'un-e tel-le, mais aussi, contre ceci et pas loin de cela.
-"allez, on rentre.." fait Maybemaicresse, blasée, lassée, perroquettée.
- " et en douceur!" rajoute Ptitblocdur.
Chuisbébé, depuis qqes temps, est passé à la surmultipliée du contact physique collant : les enfants choisis pour devenir coussins, matelas ou partenaires sensuels (bah non on va pas dire sexuel...quoique..) en ont ras le machin, et se plaignent.
Jusqu'au jour où excédée moi-même de le voir se rouler sur eux, et attaquer les bisous partout (ça risuque d'être super mal interprété par les parents des enfants bisoutés, en plus d'être hors règles de vie) , je l'interpelle *très* énervée (ben oui quoi, la patience ça va 5 mn):
- "Chuisbébé, ça suffit de nous jouer l'empire des sens, lève toi !!"
Et j'entends une petite voix dans un coin :
- " L'essence c'est pas pire, c'est papa qui l'a dit".
Ha bon, faudra aller en greneller un coup...
- "Etienne ! Etienne ! Etienne !"
Humph, se retenir d'ajouter la suite ..
(pourtant j'aimais ni la chanteuse ni la chanson)
Einsteincool est scotché devant moi suçotant son pouce.
Depuis le temps que je la lui fais, je n'ai plus besoin de parler, je le regarde ...
Il ôte son pouce de sa bouche et me dit:
- "mais oui je sais que tu vas pas t'envoler, mais je reste, hein..."
Pâlotte pleurote systématiquement tous les soirs à la sortie,
partie pour signifier au parent qui vient la chercher que vraiment c'est trop dur ce qu'on lui fait là (la laisser s'éclater à l'école toute la journée, vous vous rendez pas compte, l'enfer...parents indignes que vous êtes, m'en vais vous culpabiliser, moi),
partie parce que Grandgrain s'en va et que ma foi, elle n'a pas eu son bisou d'au revoir(m'en vais te culpabiliser, moi, bis) et que donc il faut qu'il revienne sur ses pas pour ce faire, non mais. Et il le fait.
Hé oui, depuis déjà longtemps dans leur (courte) vie, Pâlotte et Grandgrain sont amoureux.
Ptitblocdur est tout sympa.
Il veut m'aider. Il a donc investi mes manies langagières.
Quand on doit entrer en classe, je dis souvent la même chose, afin que ce ne soit pas la foire d'empoigne pour se poser sur le banc à côté d'un-e tel-le, mais aussi, contre ceci et pas loin de cela.
-"allez, on rentre.." fait Maybemaicresse, blasée, lassée, perroquettée.
- " et en douceur!" rajoute Ptitblocdur.
Chuisbébé, depuis qqes temps, est passé à la surmultipliée du contact physique collant : les enfants choisis pour devenir coussins, matelas ou partenaires sensuels (bah non on va pas dire sexuel...quoique..) en ont ras le machin, et se plaignent.
Jusqu'au jour où excédée moi-même de le voir se rouler sur eux, et attaquer les bisous partout (ça risuque d'être super mal interprété par les parents des enfants bisoutés, en plus d'être hors règles de vie) , je l'interpelle *très* énervée (ben oui quoi, la patience ça va 5 mn):
- "Chuisbébé, ça suffit de nous jouer l'empire des sens, lève toi !!"
Et j'entends une petite voix dans un coin :
- " L'essence c'est pas pire, c'est papa qui l'a dit".
Ha bon, faudra aller en greneller un coup...
par Maybe
publié dans :
Brevitatis causa
Bien sûr, lorsqu'un parent d'élève agit pour l'école, que ce soit pour lui faire gagner du fric dont elle manque, pour appuyer les demandes de matériel et de mise aux normes sécuritaires, lorsqu'un parent d'élève agit, dis-je, on ne va pas l'envoyer promener quand il ou elle devient lourd-e
Hélas, c'est souvent le cas, un parent d'élève impliqué l'est souvent trop:
la retenue lui est difficile, tout à coup, il ou elle se sent 'responsable' de l'école dans ses moindres détails, pour au moins deux raisons, en sus des personnelles genre petit complexe de pouvoir ou besoin de renforcement narcissique:
- les délégués de parents (DP) sont souvent les seuls à pouvoir faire bouger les mairies, ça conforte dans l'impression de pouvoir;
- les DP de cet acabit se sentent investis de plein d'autres trucs lorsqu'ils font gagner du fric à l'école.
Ce qui pose aussi la question de savoir pourquoi lorsque ce sont les enseignant-e-s qui demandent des trucs de bon sens ou urgents aux municipalités, l'impact est nul. Enfin dans les municipalités n'ayant pas une dynamique portée sur les écoles, la jeunesse en général et le sport aussi.
Le délégué nous aide certes: ça prouve à quel point l'école laïque, gratuite et obligatoire (à partir de 6 ans) manque de fonds (on pleure pour avoir du matos.. alors on fait des loteries/kermesses...) et de considération (les gamins peuvent tomber dans le grand trou là? tant pis, téléphonez à tel bureau...de toute façon ça se voit moins que tel rond point fleuri sur l'avenue une telle).
Tiens, histoire de faire bondir les lecteurs et teuses: le primaire d'à côté a enfin eu ses toilettes pour les filles cet été.
Si si.
L'année précédente, ils (la municipalité) avaient refait ceux des garçons sans penser une seconde que les filles aussi, ça fait pipi et popo.
Et que globalement l'hygiène, (lavabo avec savon liquide et de quoi s'essuyer les mains) ça peut être intéressant, notamment en matière (lol) d'épidémie, genre gastro...
Brèfle: on a des parents aidants mais qu'on voudrait bien voir comprendre qu'un moment donné,
la décision c'est pas eux, c'est nous, enfin surtout le-la dirlo,
que leur job s'arrête là où la vie de la classe commence -et là j'inclus les projets de cycle et d'école (de celui là, on les informe mais bon...),
que les réunions (conseil d'école) ça nous fatigue plus qu'autre chose
et qu'il ne s'agit pas d'en faire une tribune perso ou un discours bien narcissisant pour eux (moi j'ai fait ça, je connais untel, j'ai demandé ci ou ça, vous devriez faire comme ci ou ça que j'ai mis en place là...bon on est content-e-s pour vous, mais pourrait-on avancer?) mais plutôt de décider de certaines choses et trouver rapidos comment les mettre en place.
Traduc concrète pour le CE d'hier soir:
un de nos DP est typiquement dans ce trip d'étaler comme une confiture tout ce qu'il a fait, sait faire, fera, connaît, connaîtra, montrera à faire etc.
Alors, oui, il prend en main plein de trucs, oui c'est sympa de sa part, oui la dynamique de forcing de la municipalité nous est utile (enfin c'est surtout pour leurs enfants hein) et de tout cela il y trouve ses propres bénéfices persos,
mais
personne ne l'y oblige
personne n'a à lui cirer les chaussures pour cela: il le fait de son plein gré
personne n'a envie d'écouter des discours hors champ
personne n'a à se rendre à ses convictions ou desiderata au motif que ca risquerait de ne pas plaire à certains parents...mais surtout parce que lui préconise telle manière de faire et pas telle autre
etc
DirloPS qui le connaît de longue date a fini, exsangue, par tenter de le faire taire, mais pas moyen,
l'une de DP à ma gauche était au bord de l'explosion, mais c'était sa première participation de toute sa vie à un truc de ce genre, elle ne savait pas trop que faire.. je la voyais bouillir à mon côté,
l'autre à ma droite sautillait sur place sur sa chaise,
les 2 autres, dont une lourde, plus polies ou plus dans la même démarche n'ont pas tilté, mais elles ont dû partir avant la fin donc on saura pas leur manière de voir,
Chiantenboucle a réussi à griffonner des pages et des pages d'on sait pas quoi, mais au moins elle l'a bouclée, du coup, sauf une fois où j'ai dû la reprendre car elle déformait mon propos,
et moi j'ai failli me pendre.
Lorsque vers 20h, (début à 17h) pensant avoir fini(on aurait pu boucler tout ça en 1h , en fait), nous nous sommes toutes (oui, que des femmes et un homme, zut alors) levées et habillées, ce DP est resté assis, avec une sorte d 'air surpris de nous voir toutes debout autour de lui, pour continuer à causer et a soulevé un point de dernière minute, histoire de.
Nous fûmes 3 à émettre en même temps la même (bonne) solution, mais il lui a encore fallu la répéter, la préciser, la reformuler, la.. rhaaaaaaa mais faites le taire.
Alors oui, il y a la personnalité du monsieur, toujours ratiociner sur le détail, un vrai stéréotype de syndicaliste qui n'a que ça à faire (y'en a), mais des DP qui se sentent tellement investis de leur rôle dans l'école, au point de l'étendre à des choses qui ne sont pas de son ressort, et d'avoir des avis sur tout, tout le temps, il y en a des kilos. Dont lui. Il est fin et intelligent, notez.
Mais lourd.
C'est pas antinomique.
Pitié, DP, comprenez bien que votre aide lorsqu'elle est nécessaire, nous est utile, mais surtout que nous n'avons pas le choix:
l'entrée des parents dans les écoles nous a été imposée, et elle est globalement plus pesante que plaisante. (pataper)
Nous devons donc veiller - s'il n'y en a pas, genre travaux urgents, sécurité etc- à trouver des trucs que vous pourriez faire ou d'autres où vous pourriez vous investir, afin que vous ne mouliniez pas à vide, car dans ces cas là vous nous faits suer avec des trucs pas de votre ressort, y compris des projets d'école qui vous feraient plaisir à vous, mais qui ne sont pas dans notre vision des choses ou dans nos possibilités ou envies, or un-e enseignant-e qui n'a pas envie ni surtout le temps de faire telle chose le fera sans plaisir et le transmettra donc sans plaisir, voire pas trop bien.
En ce qui concerne les loteries, kermesses et autres fêtes: pour nous c'est extrèmement fatigant à faire, donc on vous le confie volontiers, ok on gagnera des pépettes grâce à vous , mais rien ne vous y oblige non plus: n'y voyez pas un moyen de vous 'placer' auprès de nous ou de gonfler votre ego: qui saura vos efforts hormis l'école et ses client-e-s?
Ne rêvez pas, personne d'autre, le quart d'heure de gloire, c'est pas là qu'il faut venir le chercher.
A ce sujet, je reviens sur ce que j'ai déjà dit qqpart,je sais plus où j'ai mis ça, les habitué-e-s trouveront : l'école n'est pas, à mon sens, et pas que le mien, le lieu pour faire ce genre de trucs, ni les fêtes diverses, excepté dans les coins où elle est la dernière institution à pouvoir faire tenir un bout de lien social.
Comme dit DirlPS et je pense pareil: c'est tellement lourd à mettre en place, et ça finit tellement toujours par nous faire perdre des heures en réunion que je ne veux plus en faire: s'ils ne me lachent pas un peu, j'envoie tout promener.
Nous n'avions pas l'intention de faire une fête à pépettes cette année, mais nous avons un tel manque de matos gym ( merci la mairie) que vraiment quand l'idée a été émise par un DP, on s'est pourquoi pas, mais alors c'est vous, DP, qui prenez ça en main.
Limite, on le regrette maintenant, tellement la réunion de hier soir nous a épuisées.
Mais bon.
Allez, faut que j'y retourne.....
Edit:
hou, bé dites donc, j'étais remontée ce midi....
je ne retire rien de ceci:
"l'entrée des parents dans les écoles nous a été imposée, et elle est globalement plus pesante que plaisante."; mais je vais y ajouter qu'il est des gens avec qui il est nettement agréable d'avoir contact et travail à faire avec (ou à faire semblant de faire), fut-il forcé, que d'autres, c'est évident.
La dame qui était à mon côté droit m'avait l'air bien , directe, pertinente et... pressée d'en finir... dans mes bras, madame Mamandegrandeboucle !
Hélas, c'est souvent le cas, un parent d'élève impliqué l'est souvent trop:
la retenue lui est difficile, tout à coup, il ou elle se sent 'responsable' de l'école dans ses moindres détails, pour au moins deux raisons, en sus des personnelles genre petit complexe de pouvoir ou besoin de renforcement narcissique:
- les délégués de parents (DP) sont souvent les seuls à pouvoir faire bouger les mairies, ça conforte dans l'impression de pouvoir;
- les DP de cet acabit se sentent investis de plein d'autres trucs lorsqu'ils font gagner du fric à l'école.
Ce qui pose aussi la question de savoir pourquoi lorsque ce sont les enseignant-e-s qui demandent des trucs de bon sens ou urgents aux municipalités, l'impact est nul. Enfin dans les municipalités n'ayant pas une dynamique portée sur les écoles, la jeunesse en général et le sport aussi.
Le délégué nous aide certes: ça prouve à quel point l'école laïque, gratuite et obligatoire (à partir de 6 ans) manque de fonds (on pleure pour avoir du matos.. alors on fait des loteries/kermesses...) et de considération (les gamins peuvent tomber dans le grand trou là? tant pis, téléphonez à tel bureau...de toute façon ça se voit moins que tel rond point fleuri sur l'avenue une telle).
Tiens, histoire de faire bondir les lecteurs et teuses: le primaire d'à côté a enfin eu ses toilettes pour les filles cet été.
Si si.
L'année précédente, ils (la municipalité) avaient refait ceux des garçons sans penser une seconde que les filles aussi, ça fait pipi et popo.
Et que globalement l'hygiène, (lavabo avec savon liquide et de quoi s'essuyer les mains) ça peut être intéressant, notamment en matière (lol) d'épidémie, genre gastro...
Brèfle: on a des parents aidants mais qu'on voudrait bien voir comprendre qu'un moment donné,
la décision c'est pas eux, c'est nous, enfin surtout le-la dirlo,
que leur job s'arrête là où la vie de la classe commence -et là j'inclus les projets de cycle et d'école (de celui là, on les informe mais bon...),
que les réunions (conseil d'école) ça nous fatigue plus qu'autre chose
et qu'il ne s'agit pas d'en faire une tribune perso ou un discours bien narcissisant pour eux (moi j'ai fait ça, je connais untel, j'ai demandé ci ou ça, vous devriez faire comme ci ou ça que j'ai mis en place là...bon on est content-e-s pour vous, mais pourrait-on avancer?) mais plutôt de décider de certaines choses et trouver rapidos comment les mettre en place.
Traduc concrète pour le CE d'hier soir:
un de nos DP est typiquement dans ce trip d'étaler comme une confiture tout ce qu'il a fait, sait faire, fera, connaît, connaîtra, montrera à faire etc.
Alors, oui, il prend en main plein de trucs, oui c'est sympa de sa part, oui la dynamique de forcing de la municipalité nous est utile (enfin c'est surtout pour leurs enfants hein) et de tout cela il y trouve ses propres bénéfices persos,
mais
personne ne l'y oblige
personne n'a à lui cirer les chaussures pour cela: il le fait de son plein gré
personne n'a envie d'écouter des discours hors champ
personne n'a à se rendre à ses convictions ou desiderata au motif que ca risquerait de ne pas plaire à certains parents...mais surtout parce que lui préconise telle manière de faire et pas telle autre
etc
DirloPS qui le connaît de longue date a fini, exsangue, par tenter de le faire taire, mais pas moyen,
l'une de DP à ma gauche était au bord de l'explosion, mais c'était sa première participation de toute sa vie à un truc de ce genre, elle ne savait pas trop que faire.. je la voyais bouillir à mon côté,
l'autre à ma droite sautillait sur place sur sa chaise,
les 2 autres, dont une lourde, plus polies ou plus dans la même démarche n'ont pas tilté, mais elles ont dû partir avant la fin donc on saura pas leur manière de voir,
Chiantenboucle a réussi à griffonner des pages et des pages d'on sait pas quoi, mais au moins elle l'a bouclée, du coup, sauf une fois où j'ai dû la reprendre car elle déformait mon propos,
et moi j'ai failli me pendre.
Lorsque vers 20h, (début à 17h) pensant avoir fini(on aurait pu boucler tout ça en 1h , en fait), nous nous sommes toutes (oui, que des femmes et un homme, zut alors) levées et habillées, ce DP est resté assis, avec une sorte d 'air surpris de nous voir toutes debout autour de lui, pour continuer à causer et a soulevé un point de dernière minute, histoire de.
Nous fûmes 3 à émettre en même temps la même (bonne) solution, mais il lui a encore fallu la répéter, la préciser, la reformuler, la.. rhaaaaaaa mais faites le taire.
Alors oui, il y a la personnalité du monsieur, toujours ratiociner sur le détail, un vrai stéréotype de syndicaliste qui n'a que ça à faire (y'en a), mais des DP qui se sentent tellement investis de leur rôle dans l'école, au point de l'étendre à des choses qui ne sont pas de son ressort, et d'avoir des avis sur tout, tout le temps, il y en a des kilos. Dont lui. Il est fin et intelligent, notez.
Mais lourd.
C'est pas antinomique.
Pitié, DP, comprenez bien que votre aide lorsqu'elle est nécessaire, nous est utile, mais surtout que nous n'avons pas le choix:
l'entrée des parents dans les écoles nous a été imposée, et elle est globalement plus pesante que plaisante. (pataper)
Nous devons donc veiller - s'il n'y en a pas, genre travaux urgents, sécurité etc- à trouver des trucs que vous pourriez faire ou d'autres où vous pourriez vous investir, afin que vous ne mouliniez pas à vide, car dans ces cas là vous nous faits suer avec des trucs pas de votre ressort, y compris des projets d'école qui vous feraient plaisir à vous, mais qui ne sont pas dans notre vision des choses ou dans nos possibilités ou envies, or un-e enseignant-e qui n'a pas envie ni surtout le temps de faire telle chose le fera sans plaisir et le transmettra donc sans plaisir, voire pas trop bien.
En ce qui concerne les loteries, kermesses et autres fêtes: pour nous c'est extrèmement fatigant à faire, donc on vous le confie volontiers, ok on gagnera des pépettes grâce à vous , mais rien ne vous y oblige non plus: n'y voyez pas un moyen de vous 'placer' auprès de nous ou de gonfler votre ego: qui saura vos efforts hormis l'école et ses client-e-s?
Ne rêvez pas, personne d'autre, le quart d'heure de gloire, c'est pas là qu'il faut venir le chercher.
A ce sujet, je reviens sur ce que j'ai déjà dit qqpart,je sais plus où j'ai mis ça, les habitué-e-s trouveront : l'école n'est pas, à mon sens, et pas que le mien, le lieu pour faire ce genre de trucs, ni les fêtes diverses, excepté dans les coins où elle est la dernière institution à pouvoir faire tenir un bout de lien social.
Comme dit DirlPS et je pense pareil: c'est tellement lourd à mettre en place, et ça finit tellement toujours par nous faire perdre des heures en réunion que je ne veux plus en faire: s'ils ne me lachent pas un peu, j'envoie tout promener.
Nous n'avions pas l'intention de faire une fête à pépettes cette année, mais nous avons un tel manque de matos gym ( merci la mairie) que vraiment quand l'idée a été émise par un DP, on s'est pourquoi pas, mais alors c'est vous, DP, qui prenez ça en main.
Limite, on le regrette maintenant, tellement la réunion de hier soir nous a épuisées.
Mais bon.
Allez, faut que j'y retourne.....
Edit:
hou, bé dites donc, j'étais remontée ce midi....
je ne retire rien de ceci:
"l'entrée des parents dans les écoles nous a été imposée, et elle est globalement plus pesante que plaisante."; mais je vais y ajouter qu'il est des gens avec qui il est nettement agréable d'avoir contact et travail à faire avec (ou à faire semblant de faire), fut-il forcé, que d'autres, c'est évident.
La dame qui était à mon côté droit m'avait l'air bien , directe, pertinente et... pressée d'en finir... dans mes bras, madame Mamandegrandeboucle !
par Maybe
publié dans :
L'écorce du boulot
Théoriquement demain, DirloPS va (re) dire son fait à Chiantenboucle et envoyer une lettre à Legrandtom à son sujet (en la prévenant, on fait transparent, hein)
Théoriquement, dis-je, car DirloPS à mon avis, va être nettement moins virulente que moi.
Il n'empêche, de toute façon, Chiantenboucle ne peut pas changer ce qu'elle est: il lui faudrait une (grosse) prise en charge psy et sortir de devant les élèves, mais là, c'est de l'utopie hélas.
Donc quoi qu'on dise, ça rentre pas vraiment.
Suite à mon lâchage de vérités, comme prévu, elle a commencé à demander de ci de là si vraiment elle est insupportable.
Elle n'imagine même pas que le personnel de mairie, surtout le précaire, ne risque pas de pouvoir lui dire le fond de sa pensée.
Quelle nulle, sans déc.
Et le soir: Conseil d'école.
Ô joie merveillle...
je ne retrouve plus le post à ce sujet de l'an passé, si je mets la main dessus je le mets en lien.
Edit: ayétrouvé, j'en avais causé un peu là.
Je sais pas de quoi ça va causer, les mêmes trucs que d'habitude, qui servent à pas grand chose, surtout dans une école où il n'y a pas de pbme (travaux, c'est fini, projet genre kermesse, tout ça, on fait pas...la pédago ça concerne pas les parents.. juste je vais redire à DirloPs de faire gaffe à ce qu'elle raconte de l'interne de l'école, elle a tendance à raconter tout y compris des trucs qui sont clairement pas à dire...)
Enfin bon.
Pour moi c'est simplement un pensum de 3h où je dois socialiser par obligation tout en faisant gaffe de rester dans mon rôle d'instit. Bien artificiel, donc.
L'enfer quoi. (c'est les autres, c'est bien connu...)
Comment en sortir...
Edit 20:25 back home:
- prophétie réalisée sur la rencontre DirloPS- Chiantenboucle, a fallu que je mette mon grain de poivre sinon ça n'avançait pas;
- envie d'étriper tout le monde, le CE=des plombes sur une loterie..... OMG....
Au lit !
Théoriquement, dis-je, car DirloPS à mon avis, va être nettement moins virulente que moi.
Il n'empêche, de toute façon, Chiantenboucle ne peut pas changer ce qu'elle est: il lui faudrait une (grosse) prise en charge psy et sortir de devant les élèves, mais là, c'est de l'utopie hélas.
Donc quoi qu'on dise, ça rentre pas vraiment.
Suite à mon lâchage de vérités, comme prévu, elle a commencé à demander de ci de là si vraiment elle est insupportable.
Elle n'imagine même pas que le personnel de mairie, surtout le précaire, ne risque pas de pouvoir lui dire le fond de sa pensée.
Quelle nulle, sans déc.
Et le soir: Conseil d'école.
Ô joie merveillle...
je ne retrouve plus le post à ce sujet de l'an passé, si je mets la main dessus je le mets en lien.
Edit: ayétrouvé, j'en avais causé un peu là.
Je sais pas de quoi ça va causer, les mêmes trucs que d'habitude, qui servent à pas grand chose, surtout dans une école où il n'y a pas de pbme (travaux, c'est fini, projet genre kermesse, tout ça, on fait pas...la pédago ça concerne pas les parents.. juste je vais redire à DirloPs de faire gaffe à ce qu'elle raconte de l'interne de l'école, elle a tendance à raconter tout y compris des trucs qui sont clairement pas à dire...)
Enfin bon.
Pour moi c'est simplement un pensum de 3h où je dois socialiser par obligation tout en faisant gaffe de rester dans mon rôle d'instit. Bien artificiel, donc.
L'enfer quoi. (c'est les autres, c'est bien connu...)
Comment en sortir...
Edit 20:25 back home:
- prophétie réalisée sur la rencontre DirloPS- Chiantenboucle, a fallu que je mette mon grain de poivre sinon ça n'avançait pas;
- envie d'étriper tout le monde, le CE=des plombes sur une loterie..... OMG....
Au lit !
par Maybe
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Oboulo !
J'ai dû parler de Grandgrain qqpart mais je ne sais plus où, en tout début d'année, alors je redis:
Initialement, il m'avait été annoncé comme ayant un pbme d'audition, et il a suivi l'année passée la méthode Tomatis.
Sauf que je m'interrogeais sur la nature du pbme.
(par rapport aux autres enfants malentendant-e-s que j'avais pu 'avoir', je sais aps, ça me paraissait pas pareil sans que je puisse du tout définir pourquoi)
Les parents ont pu faire faire les tests ORL suivi de plein d'autres parce que justement le pbme a enfin été décelé comme effectivement pas là.
...ils sont donc bien remontés contre le gars qui a pris en charge l'enfant en groupe tomatis:
-" Ca nous a coûté beaucoup tout ça, et ce monsieur n'a même pas imaginé que l'audition n'était pas le pbme! On a perdu un temps fou...et lui il s'est gavé..."
-"Allons, regardez comme il a évolué,Grandgrain, ce n'est donc pas du temps perdu pour lui, il est sortide sa bulle [tout à fait exact , je ne mens pas à la maman, là], et tout ça.. maintenant, en effet, ça a tapé à côté de la plaque...racontez moi tout ça...'"
En fait, Grandgrain est atteint d'une dysphasie, avec trouble sévère de la compréhension, et donc mémoire affectée.
Traduction dans le concret de la classe:
il comprend très peu ce qu'on lui dit, que les phrases soient simples ou non, il infère donc à partir d'indices autres que verbaux, ou en captant des mots de ci de là et en se les répétant à la fois pour se rassurer (boucle auditive) et pour construire le sens, puisque les mots/blocs de mots, sont figés-fixés;
lui-même a bcp de mal à s'exprimer, et moi à traduire ce qu'il dit, pour les autres, notamment, mais une fois que 'jai compris ses centres d'intérêts et son fonctionnement, ça a mieux roulé,
et il ne mémorise pas forcément tout, par ex les chants et comptines oui: le support mélodique doit faire des mots un chant qui prend sens par moments et par certains mots, l'analogie serait avec l'écriture qui est un dessin reconnaissable à partie d'indices saillants, pour les tout petits.
En revanche, les phrases/consignes complexes posent pbme: la prise d'indices verbaux, et surtout infra-verbaux, ou sociaux (regarder les copains) ne suffit pas et tout ne peut être mémorisé, ou mémorisé assez longtemps.
Alors en effet, plus on commence tôt la prise en charge, mieux ça vaut.
Elle va être lourde, très lourde, surtout pour ce couple, avec un bébé qui suit, dont les métiers respectifs sont fort peu souples ni vraiment rémunérateurs.
La maman me disait catastrophée qu'elle allait devoir s'arrêter de bosser...car comment assurer les allers-retours de ci de là, en temps scolaire ? (oui c'est en temps scolaire pour ne pas ajouter à la fatigue de la journée)
Et il va lui falloir se bagarrer avec les administrations diverses pour obtenir les aides auxquelles l'enfant aura droit; cette dysphasie est considérée comme un handicap.
Il faudra à Grandgrain une Avs, à partir du Cp, c'est sûr.
Voire en GS.
Les dysphasiques doivent mobiliser bien plus d'énergie que les autres pour la communication verbale (et tout ce qui en découle au niveau des apprentissages); ce qui sauvera Grandgrain c'est sa colossale énergie, justement, sa gniaque, son tempérament curieux et volontaire, sa santé insolente et sa sociabilité.
N'empêche, ça va être rude pendant pas mal d'années pour toute la famille.
A ma question sur l'éventuelle disponibilité du père pour les prises en charge (ben oui quoi...) la maman me répondit:
- "...et en plus vous savez, les hommes sont pas bien solides pour affronter ce genre de choses..."
Bon, encore un père qui voit son fils aîné défaillant et qui ne l'assume pas.
Encore une mère qui va devoir prendre sur son dos à elle toute l'intendance et la charge mentale qui va avec....
Et évidemment, pour les ParentsdeGrandgrain, la question inévitable et qui fait tellement mal, qui est si difficile à résoudre, qui revient, reviendra longtemps, lancinante comme une marée:
pourquoi nous, pourquoi notre enfant? Qu'avons nous loupé, mal fait? Quelle fut notre faute?
Initialement, il m'avait été annoncé comme ayant un pbme d'audition, et il a suivi l'année passée la méthode Tomatis.
Sauf que je m'interrogeais sur la nature du pbme.
(par rapport aux autres enfants malentendant-e-s que j'avais pu 'avoir', je sais aps, ça me paraissait pas pareil sans que je puisse du tout définir pourquoi)
Les parents ont pu faire faire les tests ORL suivi de plein d'autres parce que justement le pbme a enfin été décelé comme effectivement pas là.
...ils sont donc bien remontés contre le gars qui a pris en charge l'enfant en groupe tomatis:
-" Ca nous a coûté beaucoup tout ça, et ce monsieur n'a même pas imaginé que l'audition n'était pas le pbme! On a perdu un temps fou...et lui il s'est gavé..."
-"Allons, regardez comme il a évolué,Grandgrain, ce n'est donc pas du temps perdu pour lui, il est sortide sa bulle [tout à fait exact , je ne mens pas à la maman, là], et tout ça.. maintenant, en effet, ça a tapé à côté de la plaque...racontez moi tout ça...'"
En fait, Grandgrain est atteint d'une dysphasie, avec trouble sévère de la compréhension, et donc mémoire affectée.
Traduction dans le concret de la classe:
il comprend très peu ce qu'on lui dit, que les phrases soient simples ou non, il infère donc à partir d'indices autres que verbaux, ou en captant des mots de ci de là et en se les répétant à la fois pour se rassurer (boucle auditive) et pour construire le sens, puisque les mots/blocs de mots, sont figés-fixés;
lui-même a bcp de mal à s'exprimer, et moi à traduire ce qu'il dit, pour les autres, notamment, mais une fois que 'jai compris ses centres d'intérêts et son fonctionnement, ça a mieux roulé,
et il ne mémorise pas forcément tout, par ex les chants et comptines oui: le support mélodique doit faire des mots un chant qui prend sens par moments et par certains mots, l'analogie serait avec l'écriture qui est un dessin reconnaissable à partie d'indices saillants, pour les tout petits.
En revanche, les phrases/consignes complexes posent pbme: la prise d'indices verbaux, et surtout infra-verbaux, ou sociaux (regarder les copains) ne suffit pas et tout ne peut être mémorisé, ou mémorisé assez longtemps.
Alors en effet, plus on commence tôt la prise en charge, mieux ça vaut.
Elle va être lourde, très lourde, surtout pour ce couple, avec un bébé qui suit, dont les métiers respectifs sont fort peu souples ni vraiment rémunérateurs.
La maman me disait catastrophée qu'elle allait devoir s'arrêter de bosser...car comment assurer les allers-retours de ci de là, en temps scolaire ? (oui c'est en temps scolaire pour ne pas ajouter à la fatigue de la journée)
Et il va lui falloir se bagarrer avec les administrations diverses pour obtenir les aides auxquelles l'enfant aura droit; cette dysphasie est considérée comme un handicap.
Il faudra à Grandgrain une Avs, à partir du Cp, c'est sûr.
Voire en GS.
Les dysphasiques doivent mobiliser bien plus d'énergie que les autres pour la communication verbale (et tout ce qui en découle au niveau des apprentissages); ce qui sauvera Grandgrain c'est sa colossale énergie, justement, sa gniaque, son tempérament curieux et volontaire, sa santé insolente et sa sociabilité.
N'empêche, ça va être rude pendant pas mal d'années pour toute la famille.
A ma question sur l'éventuelle disponibilité du père pour les prises en charge (ben oui quoi...) la maman me répondit:
- "...et en plus vous savez, les hommes sont pas bien solides pour affronter ce genre de choses..."
Bon, encore un père qui voit son fils aîné défaillant et qui ne l'assume pas.
Encore une mère qui va devoir prendre sur son dos à elle toute l'intendance et la charge mentale qui va avec....
Et évidemment, pour les ParentsdeGrandgrain, la question inévitable et qui fait tellement mal, qui est si difficile à résoudre, qui revient, reviendra longtemps, lancinante comme une marée:
pourquoi nous, pourquoi notre enfant? Qu'avons nous loupé, mal fait? Quelle fut notre faute?
par Maybe
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Oboulo !
Pourquoi le pou porte t-il donc un x quand il sort de la singularité de bon aloi au célibataire qu'il devrait rester?
Parce qu'il se multiplie.
C'est évident.
De plus madame pou, qui n'est pas la moitié d'un-e imbécile, accouche sous x : ses z'enfants se nomment lentes, ce qui est quand même un peu charrier, quand on connaît la vitesse de croissance et de génération -quasi spontanée- du bestiau.
Merveille des collectivités locales, merveille des locaux remplis de cuirs chevelus et de tissus chauds, merveille du partage, merveille de la colonisation silencieuse, le pou est un as de l'us social et de la technique du boomerang.
La contre-attaque de l'empire du pou se fait dans la masse de mousse qui pose sur votre crâne en dégouttant dans votre cou un beau soir, et rebelote exactement 8 jours plus tard, quand les enfants-poux supposément surgis de leur œufs vous y poussent.
Mais vous pouvez aussi anticiper la colonisation et shampooiner dès qu'on vous avise que telle tête blonde qui vous colle au train tout le jour, par amour bien sûr, et vous secoue ses mèches bouclées dans le visage, par amour bien sûr, avait dû être traitée la veille...
Et en ce jour de grande lessive capillaire, vous constatez alors, avec un plaisir inversement proportionnel à l'intensité de votre espoir de changer de tête que, justement, le shampooing anti-pou est aussi anti-teinture.
Dingue non?
Sachez donc, frères et sœurs humain-e-s qui cherchez à masquer les signe de votre entrée dans la sagesse, que si vous voulez à nouveau voir et montrer que le temps est un assasin cousu de fil blanc, il vous suffit de prendre le flacon de mousseux adapté à votre ivresse personnelle.
Alors, rendons ce jour un hommage appuyé à l'instigateur du renouveau de la sincérité capillaire et capillotractée, d'ailleurs:
chapeau le pou.
Parce qu'il se multiplie.
C'est évident.
De plus madame pou, qui n'est pas la moitié d'un-e imbécile, accouche sous x : ses z'enfants se nomment lentes, ce qui est quand même un peu charrier, quand on connaît la vitesse de croissance et de génération -quasi spontanée- du bestiau.
Merveille des collectivités locales, merveille des locaux remplis de cuirs chevelus et de tissus chauds, merveille du partage, merveille de la colonisation silencieuse, le pou est un as de l'us social et de la technique du boomerang.
La contre-attaque de l'empire du pou se fait dans la masse de mousse qui pose sur votre crâne en dégouttant dans votre cou un beau soir, et rebelote exactement 8 jours plus tard, quand les enfants-poux supposément surgis de leur œufs vous y poussent.
Mais vous pouvez aussi anticiper la colonisation et shampooiner dès qu'on vous avise que telle tête blonde qui vous colle au train tout le jour, par amour bien sûr, et vous secoue ses mèches bouclées dans le visage, par amour bien sûr, avait dû être traitée la veille...
Et en ce jour de grande lessive capillaire, vous constatez alors, avec un plaisir inversement proportionnel à l'intensité de votre espoir de changer de tête que, justement, le shampooing anti-pou est aussi anti-teinture.
Dingue non?
Sachez donc, frères et sœurs humain-e-s qui cherchez à masquer les signe de votre entrée dans la sagesse, que si vous voulez à nouveau voir et montrer que le temps est un assasin cousu de fil blanc, il vous suffit de prendre le flacon de mousseux adapté à votre ivresse personnelle.
Alors, rendons ce jour un hommage appuyé à l'instigateur du renouveau de la sincérité capillaire et capillotractée, d'ailleurs:
chapeau le pou.
par Maybe
publié dans :
Rubrikabrak
Ce matin, un lapin..
Ha non c'est pas ça...
Ce matin.. j'ai lâché son paquet à Chiantenboucle(*).
Une grande bouffée de colère, adrénaline, courant chaud tout partout, pas de soupape, vloum.
J'ai appris ensuite que peu avant, DirloPS en avait fait autant.
Lol.
Le plus drôle (enfin, si on veut) c'est la question de Chiantenboucle quand je lui ai dit violemment qu'elle était insupportable:
- "ha? ha ben dis moi au sujet de quoi, je préfère qu'on me dise ce qui ne va pas"
(c'est son versant masochique qui agit, là)
Haaa? T'es sûre? Hé ben fallait pas me le proposer deux fois.
J'y suis allée franco, subito, bistro, bruto.
Ses répétitions, sa voix chantée, ses insinuations, son hypocrisie, ses erreurs (sécurité des enfants surtout), ses actions/demandes diverses inutiles et chronophages, son comportement général, le fait que pour le moment nous la 'protégeons' (en ne laissant pas filtrer au dehors), et autres joyeusetés du ras le bol général qu'elle suscite.
J'ai conclu par
-" ...tu clames à tous échos que tu as 30 ans de métier, hé ben prouve le ! T'étais déjà chiante y'a 20 ans, mais à l'époque j'étais polie et je bossais pas avec toi!"
Vlam.
Retombée de l'adrénaline.
Mais il faudrait que je vous relate des tonnes d'emm.. depuis fin juin, pour que vous compreniez le pourquoi du comment.
J'ai informé toutes les autres adultes de l'école de cet épisode: pour le cas où mes propos auraient été déformés par la foldingue, et pour aussi qu'elles toutes puissent savoir où j'ai porté mes critiques et pas se faire embringuer dans une discussion impossible avec elle.
Les 'dames' (personnel de mairie) ont jubilé quand elles ont appris ma sortie virulente, DirloPS m'a confirmé que j'avais bien fait et qu'elle allait pour se la choper dans un coin aussi... et que tant mieux que je l'aie fait elle manquait de temps... et que le bureau du Legrandtom commençait à en avoir ras le combiné (du téléphone) ..
Tiens un point à rajouter au tableau clinique, au sujet de l'argent.
Que ce soit en restriction ou en fuite, l'obsessionnel a des soucis avec les sous :-)
On se demandait pourquoi elle n'avait pas encore (non pas encore, or nous avons une date limite, toute proche, au delà de laquelle, l'argent du marché mairie est 'perdu') fait les commandes de fournitures de la classe depuis le 20 juin où je la lui ai fait visiter.
Et au vu de la liste de fournitures qu'elle a (enfin) faite passée hier soir au remps, j'ai tilté.
Cette liste, en préélem, comprend en général, un classeur et/ou une chemise plus ou moins grande pour ranger les zzz'œuvres des minot-e-s, parfois une trousse (vide, alors), et parfois des feutres ou crayons, mais nos marchés mairie nous permettent d'avoir ce genre de choses à meilleur compte, donc ça, c'est quand on peut pas faire autrement, et bien sûr une boîte kleenex pour les nékikool.
A qqes variantes près, c'est toujours un peu pareil;après on fait des demandes de récup.. si vous avez ceci ou cela en rab chez vous... etc.
En fait, pour nous, toute dépense est, en soi, surnuméraire (c'est le cas de le dire), donc on fait bcp de récup, fatalement.
Donc oui, quand DirloPS a vu la liste qu'elle a faite passer au parents éberlués, elle est entrée furax dans la classe de Chiantenboucle, a dit aux parents présents: "vous n'achetez rien ! faites passer l'info!" et à Chiantenboucle: 'on en parle tout à l'heure.'
Et ça a fait bien la journée cette affaire.
La liste comprenant: un classeur, un bloc dessin, 2 cahiers (un pour écriture un pour dessin), des sticks de colle, des pochettes transparentes, des intercalaires, des feutres, un crayon, un classeur photo, et j'oublie des trucs là encore...
En outre, et nous avons eu l'occase de le vérifier par ailleurs, elle demande les archives d'un peu tout ... 'non c'est pas pour comparer' dit-elle, ce qui signe clairement son intention première... et secondairement qu'elle ne sait pas comment mener sa classe...(30 ans de carrière, vraiment?)
Du coup, lorsqu'elle allait, ce matin, dans ma colère du moment, pour se justifier de ses 'erreurs' dans la demande de fournitures aux familles, déjà le simple fait de vouloir se disculper de ses fouineries, alors que je ne le lui demandais pas, ça montre le fond du personnage et sa quérulence*, aussi:
"...mais tu sais, si j'ai regardé ce que tu avais pris l'an passé, c'est pas pour..."
je lui ai envoyé à la face:
"....oh meeeerde Chiantenboucle, j'en ai rien à foutre, tu fais TA vie dans TA classe, et tu m'oublies."
Donc oui, j'ai tilté.
Son obsessionalité l'empêche de faire ses commandes mais pas (ou pas que) parce qu'elle n'arrive pas à faire un choix ou à prendre une direction pédago ou arts plastiques, ni (ou ni uniquement) parce qu'elle n'arrive pas à prendre le temps pour ça, mais bien parce qu'elle n'arrive pas à dépenser/utiliser/disposer de/ l'argent.
L'argent en tant qu'objet, en tant que symbole et en tant que support fantasmatique, cadeau- contrôle-pouvoir-saleté.....
(pour faire simple, je vous renvoie aux équivalences freudiennes à ce sujet).
L'argent qui coûte.
L'argent qui donne.
L'argent comme médiatisateur dans les transactions(transit.. tiens tiens pour elle qui pue la m... et sic transit gloria mundi, bien sûr....;-) ).
Tout ça, quoi...
Argent...
Dont celui de la mairie d'ailleurs.
Au point que le budget alloué pour sa classe, si elle ne fait pas sa commande d'ici mardi, sera perdu.
Et que donc, dans sa logique inconsciente, elle préfère demander aux parents ces dépenses.
Et elle ne s'en rend pas compte de tout ça....Très très atteinte.
Après quoi , elle a demandé si ceci ou cela conviendrait aux parents...
Bon sang, c'est à elle de savoir, pédagogiquement aprlant ce qu'elle va mettre en place avec les enfants, anticiper les achats ad hoc et mener les apprentissages à sa convenance.
Ca me ferait peur, une instit qui m'apparaitrait incapable de se décider toute seule de sa propre marche à suivre...
L'autre jour, elle chantait, comme d'hab, pour empêcher 2 mômes de faire une ...nerie.
(laaAAcheEEEz leee, il sAIIIT maaaaarchEERR ....) là où moi je gueule un coup (pas que moi hein, toutes).
Je lui dit alors: bon sang mais tu peux pas leur parler normalement, éviter de chanter comme ça?
Et je pars à fond de train régler le pbme.
Plus tard elle revient vers moi, avec son ton de voix exaspérant et un sourire à baffer:
- tu sais si je chante c'est pour un peu relâcher la pression autoritaire que je sens ici...
c'est ça prend moi pour une conne pensé-je in petto
- ha oui, lui lâché-je, c'est d'une bonne efficacité !
Alors évidemment ce que vous ne savez pas, c'est que lorsqu'elle se pense hors de portée d'écoute ou de vue, elle engueule les gamins à loisir, avec des gestes limites et des :
- "c'est toi qui m'oblige à être méchante.. à te faire ceci ou cela"
que reconnaîtront bien les habitué-e-s des manipulations..
Alors quand elle m'a sorti ça, j'ai failli lui en coller une.
Mais elle sent si mauvais, son aspect est si repoussant, yyeeerrk.
Voyez vous, DirloPS et moi-même, et les atsems, lorsque nous avons à hausser le ton sur un-e gamin-e nous le faisons au su et au vu de tout le monde, parents d'élève compris (ce qui choque les lourds du genre Papadehumanoïdeassociée) et si personne n'a vu, nous le disons de toute façon, notamment, et en premier lieu, aux familles.
C'est transparent.
Ca plaît, ou pas, mais c'est transparent. Nous n'avons pas à nous cacher, comme si nous faisions qqchose de moche ou pour préserver une façade.
Depuis on rigole entre nous (sans elle) quand on voit un-e gamin-e faire une ânerie : allez, chante lui d'arrêter , sinon il-elle a trop de pression autoritaire...
Et aussi, ça me fiche les jetons, chez Chiantenboucle.
On la soupçonne aussi de ne pas supporter les gamins difficiles surtout s'ils ne sont pas de la pâleur voulue.
Et de fouiller leurs sacs de goûter. Et pas que fouiller.
Non je fantasme pas, je vous promets.
Elle bouffe en se cachant les grenades du faux-jardin (elle voulait faire pousser un potager d'ailleurs).
Or aller bouffer le contenu d'une grenade, c'est vraiment compulsif dans la maraude plutôt que dans le besoin de nourriture.
Elle chipe des denrées dans le frigo de la cantine.
Manque de bol, Cantinière l'a vue.
C'est un cas clinique, un cas d'école, je vous dis.
Ceci posé, ma bouffée de colère, à mon avis, n'aura pas d'effet sur elle.
D'abord parce que si j'ai parlé véhémentement, je n'ai pas crié. Ni bougé.
Or c'est le cri et le geste violent qui ont un effet sur elle. Temporaire.
Mais des choses ont été dites qui, même oubliées (déniées.. voire scotomisées!!) par elle, pourront faire support pour les autres, pour d'autres discussions, dans l'avenir.
Quant à moi ça ne m'a pas soulagée, contrairement à ce que j'ai dit autour de moi dans l'école; ça a soulagé toutes les autres, qui m'ont alors regardée comme porte-parole (c'est pas le cas, mais le personnel de mairie ne se risquera pas à une critique vers une instit, alors....), une sorte de catharsis bien éphémère.
Et je ne me suis pas aimée dans ce rôle.
Ca ne m'a pas soulagée parce que je n'ai pas dit le fond de ma pensée qui n'est pas de la pensée d'ailleurs: 'c'est physique', comme on dit, personne ne supporte sa simple présence, son aspect, sa voix et son odeur.
J'allais pas lui dire ça, donc je m'en suis tenue aux aspects du fonctionnement interne à l'école qui nous cassent les coquetiers à longueur de jour. Ce qui est aussi motif de colère notez.
Chance: les parents ont été vampés, au moins pour le moment, lors de sa réunion d'info, par ses connsaissances en linguistique (elle a fait des études là dessus, dans sa jeunesse), donc elle bénéficie d'un capital .. non pas sympathie, mais professionnel: elle les a intéressés, ça a bluffé.
(j'aurais dû faire ça, tiens, causer psycho de l'enfant et du développement.. lol ça m'aurait posée comme une vraie pro, tout ça tout ça.. et ça aurait peut-être servi à Papaderondblond? ou Papadegirafàvoix? Non il est un peu fou dans sa tête lui, comme Papadehumanoïdeassociée, bien pire)
Tant mieux, qu'on n'ait pas des familles qui se barrent ou des plaintes de parents qui amènent Legrandtom à passer par là plus tôt que prévu.
A ce sujet, un grand moment de rire.
Elle a appelé le bureau du Legrandtom récemment:
- "je sais que madame Maybe va être inspectée cette année, et comme mon rapport de l'an dernier est très mauvais, j'insiste pour être inspectée aussi."
Et là un autre grand moment de logique dans notre métier: son rapport est détestable, elle a été inspectée plus souvent qu'à son tour, justement par défaut professionnel, mais sa note est bonne.
Alors lorsqu'il s'agit d'une inspection toutes les x années, on comprend qu'un-e Ien puisse être bluffée (ou nous casser parce que mal luné ce jour là, j'ai des anecdotes si vous voulez).
Mais là c'est 3 inspections sur 2 ans. Donc un vrai défaut de logique administrative.
Non que je sois convaincue du bien fondé de l'inspection (ni de son contraire d'ailleurs), mais force est de constater le pbme.
Et celui de l'impossibilité de changer de poste des gens qui ne sont plus à leur place.
(moi! moi! moi!)
A mon avis, ce Legrandtom là, très admin-admin, la laissera mariner les 3 ans réglementaires, mais ce qu'elle ne saisit donc pas, c'est que sa réputation la suit, enfin la précède, et que les IEN se parlent, hein, il sait très bien qui elle est.
Comme quoi, sa névrose est tellement bétonnée que rien ne l'atteint et qu'elle vit dans sa fanstasmatique.
Sans compter sa fréquentation de diverses églises plus ou moins sectaires (genre évangélistes- oui j'ai des sources sûres) où elle a été capable de dire à une nana enceinte qui a eu un petit malaise (hypotension ou hypoglycémie, rien de grave) près d'elle, en parlant du bébé dans son ventre:
".. tu es sûre qu'il est normal? Je te donne des plantes si tu veux.."
Effarant de violence et donc de sadisme, d'abord.
Effarant d'obscurantisme, ensuite.
Effarant tout court.
Bref, j'ai pas aimé ma colère, ni son expression.
Elle pourra servir, socialement, je veux dire dans notre microcosme, mais c'est tout.
Le deuxième effet kiss'coue, c'est qu'elle évitera maintenant, sans doute, de tenter de me brancher sur tel film, tel bouquin (elle radote d'ailleurs) pour me demander un avis que je n'ai pas, simplement parce que j'ai pas envie de lui parler de façon personnelle.
A côté de ça je me dis que je ne suis aps une instit du feu de dieu, mais au moins je suis honnête avec moi-même (enfin j'espère) et pas trop trop atteinte (enfin j'espère).
Ouf.
Bon j'allais pour me pieuter à mon heure normale, il et maintenant 22h, autant dire, une vraie veillée, pour moi :-)
Edit: ça arrive souvent, que la colère soit dérivée de ses vrais motifs, tombe sur autre chose, parfaitement anodin souvent, que l'objet/les raisons/les gens qui la suscitent.
Pour en avoir fait les frais, comme ça arrive à tout le monde, c'est assez vexant, je préfère connaître sa clef réelle, plutôt que des à-côtés.
Mais en l'occurrence, il fallait que le mode de fonctionnement de Chiantenboucle lui soit renvoyé, alors...on peut pas dire qu'elle ait vraiment été dérivée, cette colère.
*Edit 2: oui il y a un aspect paranoïde dans son fonctionnement...
Ha non c'est pas ça...
Ce matin.. j'ai lâché son paquet à Chiantenboucle(*).
Une grande bouffée de colère, adrénaline, courant chaud tout partout, pas de soupape, vloum.
J'ai appris ensuite que peu avant, DirloPS en avait fait autant.
Lol.
Le plus drôle (enfin, si on veut) c'est la question de Chiantenboucle quand je lui ai dit violemment qu'elle était insupportable:
- "ha? ha ben dis moi au sujet de quoi, je préfère qu'on me dise ce qui ne va pas"
(c'est son versant masochique qui agit, là)
Haaa? T'es sûre? Hé ben fallait pas me le proposer deux fois.
J'y suis allée franco, subito, bistro, bruto.
Ses répétitions, sa voix chantée, ses insinuations, son hypocrisie, ses erreurs (sécurité des enfants surtout), ses actions/demandes diverses inutiles et chronophages, son comportement général, le fait que pour le moment nous la 'protégeons' (en ne laissant pas filtrer au dehors), et autres joyeusetés du ras le bol général qu'elle suscite.
J'ai conclu par
-" ...tu clames à tous échos que tu as 30 ans de métier, hé ben prouve le ! T'étais déjà chiante y'a 20 ans, mais à l'époque j'étais polie et je bossais pas avec toi!"
Vlam.
Retombée de l'adrénaline.
Mais il faudrait que je vous relate des tonnes d'emm.. depuis fin juin, pour que vous compreniez le pourquoi du comment.
J'ai informé toutes les autres adultes de l'école de cet épisode: pour le cas où mes propos auraient été déformés par la foldingue, et pour aussi qu'elles toutes puissent savoir où j'ai porté mes critiques et pas se faire embringuer dans une discussion impossible avec elle.
Les 'dames' (personnel de mairie) ont jubilé quand elles ont appris ma sortie virulente, DirloPS m'a confirmé que j'avais bien fait et qu'elle allait pour se la choper dans un coin aussi... et que tant mieux que je l'aie fait elle manquait de temps... et que le bureau du Legrandtom commençait à en avoir ras le combiné (du téléphone) ..
Tiens un point à rajouter au tableau clinique, au sujet de l'argent.
Que ce soit en restriction ou en fuite, l'obsessionnel a des soucis avec les sous :-)
On se demandait pourquoi elle n'avait pas encore (non pas encore, or nous avons une date limite, toute proche, au delà de laquelle, l'argent du marché mairie est 'perdu') fait les commandes de fournitures de la classe depuis le 20 juin où je la lui ai fait visiter.
Et au vu de la liste de fournitures qu'elle a (enfin) faite passée hier soir au remps, j'ai tilté.
Cette liste, en préélem, comprend en général, un classeur et/ou une chemise plus ou moins grande pour ranger les zzz'œuvres des minot-e-s, parfois une trousse (vide, alors), et parfois des feutres ou crayons, mais nos marchés mairie nous permettent d'avoir ce genre de choses à meilleur compte, donc ça, c'est quand on peut pas faire autrement, et bien sûr une boîte kleenex pour les nékikool.
A qqes variantes près, c'est toujours un peu pareil;après on fait des demandes de récup.. si vous avez ceci ou cela en rab chez vous... etc.
En fait, pour nous, toute dépense est, en soi, surnuméraire (c'est le cas de le dire), donc on fait bcp de récup, fatalement.
Donc oui, quand DirloPS a vu la liste qu'elle a faite passer au parents éberlués, elle est entrée furax dans la classe de Chiantenboucle, a dit aux parents présents: "vous n'achetez rien ! faites passer l'info!" et à Chiantenboucle: 'on en parle tout à l'heure.'
Et ça a fait bien la journée cette affaire.
La liste comprenant: un classeur, un bloc dessin, 2 cahiers (un pour écriture un pour dessin), des sticks de colle, des pochettes transparentes, des intercalaires, des feutres, un crayon, un classeur photo, et j'oublie des trucs là encore...
En outre, et nous avons eu l'occase de le vérifier par ailleurs, elle demande les archives d'un peu tout ... 'non c'est pas pour comparer' dit-elle, ce qui signe clairement son intention première... et secondairement qu'elle ne sait pas comment mener sa classe...(30 ans de carrière, vraiment?)
Du coup, lorsqu'elle allait, ce matin, dans ma colère du moment, pour se justifier de ses 'erreurs' dans la demande de fournitures aux familles, déjà le simple fait de vouloir se disculper de ses fouineries, alors que je ne le lui demandais pas, ça montre le fond du personnage et sa quérulence*, aussi:
"...mais tu sais, si j'ai regardé ce que tu avais pris l'an passé, c'est pas pour..."
je lui ai envoyé à la face:
"....oh meeeerde Chiantenboucle, j'en ai rien à foutre, tu fais TA vie dans TA classe, et tu m'oublies."
Donc oui, j'ai tilté.
Son obsessionalité l'empêche de faire ses commandes mais pas (ou pas que) parce qu'elle n'arrive pas à faire un choix ou à prendre une direction pédago ou arts plastiques, ni (ou ni uniquement) parce qu'elle n'arrive pas à prendre le temps pour ça, mais bien parce qu'elle n'arrive pas à dépenser/utiliser/disposer de/ l'argent.
L'argent en tant qu'objet, en tant que symbole et en tant que support fantasmatique, cadeau- contrôle-pouvoir-saleté.....
(pour faire simple, je vous renvoie aux équivalences freudiennes à ce sujet).
L'argent qui coûte.
L'argent qui donne.
L'argent comme médiatisateur dans les transactions(transit.. tiens tiens pour elle qui pue la m... et sic transit gloria mundi, bien sûr....;-) ).
Tout ça, quoi...
Argent...
Dont celui de la mairie d'ailleurs.
Au point que le budget alloué pour sa classe, si elle ne fait pas sa commande d'ici mardi, sera perdu.
Et que donc, dans sa logique inconsciente, elle préfère demander aux parents ces dépenses.
Et elle ne s'en rend pas compte de tout ça....Très très atteinte.
Après quoi , elle a demandé si ceci ou cela conviendrait aux parents...
Bon sang, c'est à elle de savoir, pédagogiquement aprlant ce qu'elle va mettre en place avec les enfants, anticiper les achats ad hoc et mener les apprentissages à sa convenance.
Ca me ferait peur, une instit qui m'apparaitrait incapable de se décider toute seule de sa propre marche à suivre...
L'autre jour, elle chantait, comme d'hab, pour empêcher 2 mômes de faire une ...nerie.
(laaAAcheEEEz leee, il sAIIIT maaaaarchEERR ....) là où moi je gueule un coup (pas que moi hein, toutes).
Je lui dit alors: bon sang mais tu peux pas leur parler normalement, éviter de chanter comme ça?
Et je pars à fond de train régler le pbme.
Plus tard elle revient vers moi, avec son ton de voix exaspérant et un sourire à baffer:
- tu sais si je chante c'est pour un peu relâcher la pression autoritaire que je sens ici...
c'est ça prend moi pour une conne pensé-je in petto
- ha oui, lui lâché-je, c'est d'une bonne efficacité !
Alors évidemment ce que vous ne savez pas, c'est que lorsqu'elle se pense hors de portée d'écoute ou de vue, elle engueule les gamins à loisir, avec des gestes limites et des :
- "c'est toi qui m'oblige à être méchante.. à te faire ceci ou cela"
que reconnaîtront bien les habitué-e-s des manipulations..
Alors quand elle m'a sorti ça, j'ai failli lui en coller une.
Mais elle sent si mauvais, son aspect est si repoussant, yyeeerrk.
Voyez vous, DirloPS et moi-même, et les atsems, lorsque nous avons à hausser le ton sur un-e gamin-e nous le faisons au su et au vu de tout le monde, parents d'élève compris (ce qui choque les lourds du genre Papadehumanoïdeassociée) et si personne n'a vu, nous le disons de toute façon, notamment, et en premier lieu, aux familles.
C'est transparent.
Ca plaît, ou pas, mais c'est transparent. Nous n'avons pas à nous cacher, comme si nous faisions qqchose de moche ou pour préserver une façade.
Depuis on rigole entre nous (sans elle) quand on voit un-e gamin-e faire une ânerie : allez, chante lui d'arrêter , sinon il-elle a trop de pression autoritaire...
Et aussi, ça me fiche les jetons, chez Chiantenboucle.
On la soupçonne aussi de ne pas supporter les gamins difficiles surtout s'ils ne sont pas de la pâleur voulue.
Et de fouiller leurs sacs de goûter. Et pas que fouiller.
Non je fantasme pas, je vous promets.
Elle bouffe en se cachant les grenades du faux-jardin (elle voulait faire pousser un potager d'ailleurs).
Or aller bouffer le contenu d'une grenade, c'est vraiment compulsif dans la maraude plutôt que dans le besoin de nourriture.
Elle chipe des denrées dans le frigo de la cantine.
Manque de bol, Cantinière l'a vue.
C'est un cas clinique, un cas d'école, je vous dis.
Ceci posé, ma bouffée de colère, à mon avis, n'aura pas d'effet sur elle.
D'abord parce que si j'ai parlé véhémentement, je n'ai pas crié. Ni bougé.
Or c'est le cri et le geste violent qui ont un effet sur elle. Temporaire.
Mais des choses ont été dites qui, même oubliées (déniées.. voire scotomisées!!) par elle, pourront faire support pour les autres, pour d'autres discussions, dans l'avenir.
Quant à moi ça ne m'a pas soulagée, contrairement à ce que j'ai dit autour de moi dans l'école; ça a soulagé toutes les autres, qui m'ont alors regardée comme porte-parole (c'est pas le cas, mais le personnel de mairie ne se risquera pas à une critique vers une instit, alors....), une sorte de catharsis bien éphémère.
Et je ne me suis pas aimée dans ce rôle.
Ca ne m'a pas soulagée parce que je n'ai pas dit le fond de ma pensée qui n'est pas de la pensée d'ailleurs: 'c'est physique', comme on dit, personne ne supporte sa simple présence, son aspect, sa voix et son odeur.
J'allais pas lui dire ça, donc je m'en suis tenue aux aspects du fonctionnement interne à l'école qui nous cassent les coquetiers à longueur de jour. Ce qui est aussi motif de colère notez.
Chance: les parents ont été vampés, au moins pour le moment, lors de sa réunion d'info, par ses connsaissances en linguistique (elle a fait des études là dessus, dans sa jeunesse), donc elle bénéficie d'un capital .. non pas sympathie, mais professionnel: elle les a intéressés, ça a bluffé.
(j'aurais dû faire ça, tiens, causer psycho de l'enfant et du développement.. lol ça m'aurait posée comme une vraie pro, tout ça tout ça.. et ça aurait peut-être servi à Papaderondblond? ou Papadegirafàvoix? Non il est un peu fou dans sa tête lui, comme Papadehumanoïdeassociée, bien pire)
Tant mieux, qu'on n'ait pas des familles qui se barrent ou des plaintes de parents qui amènent Legrandtom à passer par là plus tôt que prévu.
A ce sujet, un grand moment de rire.
Elle a appelé le bureau du Legrandtom récemment:
- "je sais que madame Maybe va être inspectée cette année, et comme mon rapport de l'an dernier est très mauvais, j'insiste pour être inspectée aussi."
Et là un autre grand moment de logique dans notre métier: son rapport est détestable, elle a été inspectée plus souvent qu'à son tour, justement par défaut professionnel, mais sa note est bonne.
Alors lorsqu'il s'agit d'une inspection toutes les x années, on comprend qu'un-e Ien puisse être bluffée (ou nous casser parce que mal luné ce jour là, j'ai des anecdotes si vous voulez).
Mais là c'est 3 inspections sur 2 ans. Donc un vrai défaut de logique administrative.
Non que je sois convaincue du bien fondé de l'inspection (ni de son contraire d'ailleurs), mais force est de constater le pbme.
Et celui de l'impossibilité de changer de poste des gens qui ne sont plus à leur place.
(moi! moi! moi!)
A mon avis, ce Legrandtom là, très admin-admin, la laissera mariner les 3 ans réglementaires, mais ce qu'elle ne saisit donc pas, c'est que sa réputation la suit, enfin la précède, et que les IEN se parlent, hein, il sait très bien qui elle est.
Comme quoi, sa névrose est tellement bétonnée que rien ne l'atteint et qu'elle vit dans sa fanstasmatique.
Sans compter sa fréquentation de diverses églises plus ou moins sectaires (genre évangélistes- oui j'ai des sources sûres) où elle a été capable de dire à une nana enceinte qui a eu un petit malaise (hypotension ou hypoglycémie, rien de grave) près d'elle, en parlant du bébé dans son ventre:
".. tu es sûre qu'il est normal? Je te donne des plantes si tu veux.."
Effarant de violence et donc de sadisme, d'abord.
Effarant d'obscurantisme, ensuite.
Effarant tout court.
Bref, j'ai pas aimé ma colère, ni son expression.
Elle pourra servir, socialement, je veux dire dans notre microcosme, mais c'est tout.
Le deuxième effet kiss'coue, c'est qu'elle évitera maintenant, sans doute, de tenter de me brancher sur tel film, tel bouquin (elle radote d'ailleurs) pour me demander un avis que je n'ai pas, simplement parce que j'ai pas envie de lui parler de façon personnelle.
A côté de ça je me dis que je ne suis aps une instit du feu de dieu, mais au moins je suis honnête avec moi-même (enfin j'espère) et pas trop trop atteinte (enfin j'espère).
Ouf.
Bon j'allais pour me pieuter à mon heure normale, il et maintenant 22h, autant dire, une vraie veillée, pour moi :-)
Edit: ça arrive souvent, que la colère soit dérivée de ses vrais motifs, tombe sur autre chose, parfaitement anodin souvent, que l'objet/les raisons/les gens qui la suscitent.
Pour en avoir fait les frais, comme ça arrive à tout le monde, c'est assez vexant, je préfère connaître sa clef réelle, plutôt que des à-côtés.
Mais en l'occurrence, il fallait que le mode de fonctionnement de Chiantenboucle lui soit renvoyé, alors...on peut pas dire qu'elle ait vraiment été dérivée, cette colère.
*Edit 2: oui il y a un aspect paranoïde dans son fonctionnement...
par Maybe
publié dans :
Rââââlement




