Plein de trucs m'agacent ou me font rire jaune ...
Edit en bas de page
Sélection du moment :
le raout (vous voyez un autre nom?) du medef où notre sarkozydent va se faire acclamer, z'avez vu le zouli code couleur des participants (pulls, cordons de badges...)?
C'est une teinte de vert bien particulière et bien moche qu'on appelle "vert empire" (oui le 1 er empire).
Napoléon utilisait, en mobilier, teintures et autres tissus, cette couleur avec des abeilles dorées dessus.
Or les abeilles justement....
"Partout ou presque, les abeilles meurent dans des proportions trop importantes. Certes, l'ampleur des pertes varie d'une région du monde à l'autre et d'une année sur l'autre. La saison et les circonstances ne sont pas toujours identiques. Mais c'est bien le même phénomène qui se produit, "sur une large échelle" "
Alors retour du vert empire et destruction des abeilles...
Dans ce même medef, je demande la dame de pique qui a trouvé moyen de dire que pour les inégalités salariales f/h, (repris du blog de Posuto)
"à compétences égales, y’avait pas de souci, c’était tout bon .
Mais elle a ajouté que c’était au niveau de l’avancement et des promotions que ça foirait et que c’était vraiment dur pour les femmes et qu’elle était la première a en avoir souffert, du coup elle comprenait à donf .
Que faire ? a demandé une voix gracieuse.
Une publicité , a répondu M’dame Parisot. Un clip qui passerait à la télé, produit par l’Etat, le Medef et les syndicats, qui seraient tous d’accord pour que les mentalités changent et que l’égalité homme/femme soit appliquée. "
Je vous laisse savourer et aller lire sur le blog en question, n'oubliez aps les comms, on se sent moins seul-e.
Et puis tout ce qui se dit sur l'école rhaaaaaaaaa.. mais j'ai déjà râlé dans les posts sur le nonoss, bon...tiens vous pouvez aller aussi lire le post de Primath.
Et puis que on va faire la rentrée, dans la nôtre d'école, or les IEN (les Legrantoms) sont convoqués par le Leplusgrandtom (l'inspecteur d'académie, qu'on peut aussi nommer IA car il nous fouette en disant "yah yah!" comme sur les cowboys- hommes vaches- sur leurs canassons dans les westerns ou bien en disant: yah-ka! fokeu) ce mercredi pour mettre au clair les effectifs...
Comme vous vous en souvenez peut-être, sur et à ce sujet je suis susceptible.
Haha.
Susceptible de subir les effets des reflexions enjouées, primesautières et confiantes, ainsi que ceux des décisions prises au fin fond du bureau du Leplusgrandtom,
cad que théoriquement cette année par miracle je peux avoir une MS (dont 2 PS) à 20 enfants actuellement inscrits,
mais en pratique, selon les ragnagnas (ragnagna de zhom=sperme refoulé dans la cervelle.Nan chuis pas vulgosse, y'a bien pire comme blagues sur les nanas, arrêtez de râler, donc) du Leplusgrandtom , je risque d'avoir une MS-GS à 33 (dont PetitePisa et plus son Avs à tiers temps).
Et ça, on le saura jeudi ou vendredi.
Non pas aujourd'hui ou demain.
Prochains.
Les divers brassages de vent du sarkozydentdurekibrille me foutent en boule.
L'équation un évenement=une loi, et le principe qu'il applique 'c'est pas la réalité qui importe mais la perception de la réalité' engendre des effets politiques, sociaux et médiatiques qui ont le don de m'exaspérer les jours de grande forme ou de me déprimer total les jours de pas forme.
Mes concitoyen-n-e-s se laissent prendre à ça? Naaaaaaaaaaaan. Si?
On est toujours dans cette hypnôse collective de pendant la campagne prez?
Au secours.
Tiens à voir aussi ce post histoire de ....
Et aussi: "t'arrête la bombe sinon j'te bombarde"
Haouais... comme déclaration de "c'est moi que j'ai la plus grosseuuhh" franchement ... bravo.
Ca va bien faire avancer
Moui, j''arrête là parce que y'en a tous les jours.
Et c'est pas fini.
Edit: je viens de lire ceci
Et là, on se dit que le foutage de gueule passe d'abord par la comm version martelage.
Edit en bas de page
Sélection du moment :
le raout (vous voyez un autre nom?) du medef où notre sarkozydent va se faire acclamer, z'avez vu le zouli code couleur des participants (pulls, cordons de badges...)?
C'est une teinte de vert bien particulière et bien moche qu'on appelle "vert empire" (oui le 1 er empire).
Napoléon utilisait, en mobilier, teintures et autres tissus, cette couleur avec des abeilles dorées dessus.
Or les abeilles justement....
"Partout ou presque, les abeilles meurent dans des proportions trop importantes. Certes, l'ampleur des pertes varie d'une région du monde à l'autre et d'une année sur l'autre. La saison et les circonstances ne sont pas toujours identiques. Mais c'est bien le même phénomène qui se produit, "sur une large échelle" "
Alors retour du vert empire et destruction des abeilles...
Dans ce même medef, je demande la dame de pique qui a trouvé moyen de dire que pour les inégalités salariales f/h, (repris du blog de Posuto)
"à compétences égales, y’avait pas de souci, c’était tout bon .
Mais elle a ajouté que c’était au niveau de l’avancement et des promotions que ça foirait et que c’était vraiment dur pour les femmes et qu’elle était la première a en avoir souffert, du coup elle comprenait à donf .
Que faire ? a demandé une voix gracieuse.
Une publicité , a répondu M’dame Parisot. Un clip qui passerait à la télé, produit par l’Etat, le Medef et les syndicats, qui seraient tous d’accord pour que les mentalités changent et que l’égalité homme/femme soit appliquée. "
Je vous laisse savourer et aller lire sur le blog en question, n'oubliez aps les comms, on se sent moins seul-e.
Et puis tout ce qui se dit sur l'école rhaaaaaaaaa.. mais j'ai déjà râlé dans les posts sur le nonoss, bon...tiens vous pouvez aller aussi lire le post de Primath.
Et puis que on va faire la rentrée, dans la nôtre d'école, or les IEN (les Legrantoms) sont convoqués par le Leplusgrandtom (l'inspecteur d'académie, qu'on peut aussi nommer IA car il nous fouette en disant "yah yah!" comme sur les cowboys- hommes vaches- sur leurs canassons dans les westerns ou bien en disant: yah-ka! fokeu) ce mercredi pour mettre au clair les effectifs...
Comme vous vous en souvenez peut-être, sur et à ce sujet je suis susceptible.
Haha.
Susceptible de subir les effets des reflexions enjouées, primesautières et confiantes, ainsi que ceux des décisions prises au fin fond du bureau du Leplusgrandtom,
cad que théoriquement cette année par miracle je peux avoir une MS (dont 2 PS) à 20 enfants actuellement inscrits,
mais en pratique, selon les ragnagnas (ragnagna de zhom=sperme refoulé dans la cervelle.Nan chuis pas vulgosse, y'a bien pire comme blagues sur les nanas, arrêtez de râler, donc) du Leplusgrandtom , je risque d'avoir une MS-GS à 33 (dont PetitePisa et plus son Avs à tiers temps).
Et ça, on le saura jeudi ou vendredi.
Non pas aujourd'hui ou demain.
Prochains.
Les divers brassages de vent du sarkozydentdurekibrille me foutent en boule.
L'équation un évenement=une loi, et le principe qu'il applique 'c'est pas la réalité qui importe mais la perception de la réalité' engendre des effets politiques, sociaux et médiatiques qui ont le don de m'exaspérer les jours de grande forme ou de me déprimer total les jours de pas forme.
Mes concitoyen-n-e-s se laissent prendre à ça? Naaaaaaaaaaaan. Si?
On est toujours dans cette hypnôse collective de pendant la campagne prez?
Au secours.
Tiens à voir aussi ce post histoire de ....
Et aussi: "t'arrête la bombe sinon j'te bombarde"
Haouais... comme déclaration de "c'est moi que j'ai la plus grosseuuhh" franchement ... bravo.
Ca va bien faire avancer
Moui, j''arrête là parce que y'en a tous les jours.
Et c'est pas fini.
Edit: je viens de lire ceci
Et là, on se dit que le foutage de gueule passe d'abord par la comm version martelage.
par Maybe
publié dans :
Rââââlement
Bientôt, dans ma peau, une autre.
Qui piétine des planches entre cour et jardin.
Qui parle, charles.
Qui écoute, scout.
Toujours prête.
Prête sur gages
Gages hure
Hure ricane
Ricane à sucre
Sucre et dit
Dit style
Style haie
Haie force
Force force force force..
Ha, le cd est rayé...3 mn d'utilisation, c'est du vol quoi...chuis maraboutée?
par Maybe
publié dans :
Rubrikabrak
Alors, au milieu d'autres, j'ai lu :
“Uue peau pour les pensées”
D Anzieu
Série d’entretiens où il cause de lui même et donc de la façon dont il a construit ses théorie et pratique.
“Le jouet et ses usages sociaux”
S.Vincent, La Dispute, 2001
bon opus qui englobe tous les champs du jouet comme objet et comme enjeu ...notamment de genre.
(tiens.. jouet, jeu enjeu :-))
“Sociologies de l’alimentation”
JP Poulain PUF 2002
Intéressant, mais j’avoue avoir survolé les parties concernant les mises en parallèle et en comparaisons pour une articulation des différentes approches théoriques sociologiques,.
Voir là et là .
“Pauline Roland ou comment la liberté vint aux femmes”
B.Groult, R.Laffont 1991
Alors BG on la présente plus, en revanche P.Roland faut la présenter: ça vaut le détour, et j’ai appris plein de choses sur les saint simoniens.
“Le masculin, le sexuel et le politique “
A. Le Bras-Chopard, Plon, 2004
Bas de page là
Excellent. Circonstancié et analytique, et bien foutu, et clair, et à donner à toutes celles et ceux qui disent:
"ha ben peu de femmes en politiques? Ellezonka y aller, hein! "
Comment la politique, en France, s'est construite sans les femmes et contre les femmes.
Si si.
Et d'ailleurs, un à avoir, hop rajout ouichelist.
“Psychanalyse de la gourmandise”
G.Harrus-Révidi, Payot 1994
Elle parle de tout ce qui se rapporte à la nourriture, les pulsions qu'elle déclenche, l'éveil des sens qu'elle suppose. Les aliments sont chargés de symboles sociaux, religieux, sexuels... en ce sens un refoulement (défense psychique) social est à l’œuvre sur l’alimentaire, et ses codes, comme ses obligations font rituel voire rites de la religion du corps normé.
Et c’est le discours sur l’aliment qui en fait la saveur... psychique.
La langue sur la langue, quoi :-)
“Séductions et sociétés- approches historiques”
Dir C.Dauphin et A.Farge, Seuil 2001
Je viens juste de le commencer, en fait..voir là
Et j'ai repris "Les rites d'interaction" de Goffman, histoire de moins mal interagir, hahaha, vu que je me débrouille comme un manche de pelle. Dans certains cas, pire que le manche, même, il sert à qqchose, lui, au moins.
Mais le laminoir à neurones qu'est l'école va recommencer, donc je sais pas si j'irai au bout à mon rythme normal de lecture.
En même temps, si ma classe est 'moins pire' que celle de l'an passé, ça ira mieux.
De toute façon, elle ne peut pas être pire, ni le contexte adulte aussi, alors on va voir.
A part ça, OB me propose instamment depuis qqes temps de passer en Védeux, et franchement je veux pas, ça m'a tout l'air pas simple ce brdl....
Enfin....
“Uue peau pour les pensées”
D Anzieu
Série d’entretiens où il cause de lui même et donc de la façon dont il a construit ses théorie et pratique.
“Le jouet et ses usages sociaux”
S.Vincent, La Dispute, 2001
bon opus qui englobe tous les champs du jouet comme objet et comme enjeu ...notamment de genre.
(tiens.. jouet, jeu enjeu :-))
“Sociologies de l’alimentation”
JP Poulain PUF 2002
Intéressant, mais j’avoue avoir survolé les parties concernant les mises en parallèle et en comparaisons pour une articulation des différentes approches théoriques sociologiques,.
Voir là et là .
“Pauline Roland ou comment la liberté vint aux femmes”
B.Groult, R.Laffont 1991
Alors BG on la présente plus, en revanche P.Roland faut la présenter: ça vaut le détour, et j’ai appris plein de choses sur les saint simoniens.
“Le masculin, le sexuel et le politique “
A. Le Bras-Chopard, Plon, 2004
Bas de page là
Excellent. Circonstancié et analytique, et bien foutu, et clair, et à donner à toutes celles et ceux qui disent:
"ha ben peu de femmes en politiques? Ellezonka y aller, hein! "
Comment la politique, en France, s'est construite sans les femmes et contre les femmes.
Si si.
Et d'ailleurs, un à avoir, hop rajout ouichelist.
“Psychanalyse de la gourmandise”
G.Harrus-Révidi, Payot 1994
Elle parle de tout ce qui se rapporte à la nourriture, les pulsions qu'elle déclenche, l'éveil des sens qu'elle suppose. Les aliments sont chargés de symboles sociaux, religieux, sexuels... en ce sens un refoulement (défense psychique) social est à l’œuvre sur l’alimentaire, et ses codes, comme ses obligations font rituel voire rites de la religion du corps normé.
Et c’est le discours sur l’aliment qui en fait la saveur... psychique.
La langue sur la langue, quoi :-)
“Séductions et sociétés- approches historiques”
Dir C.Dauphin et A.Farge, Seuil 2001
Je viens juste de le commencer, en fait..voir là
Et j'ai repris "Les rites d'interaction" de Goffman, histoire de moins mal interagir, hahaha, vu que je me débrouille comme un manche de pelle. Dans certains cas, pire que le manche, même, il sert à qqchose, lui, au moins.
Mais le laminoir à neurones qu'est l'école va recommencer, donc je sais pas si j'irai au bout à mon rythme normal de lecture.
En même temps, si ma classe est 'moins pire' que celle de l'an passé, ça ira mieux.
De toute façon, elle ne peut pas être pire, ni le contexte adulte aussi, alors on va voir.
A part ça, OB me propose instamment depuis qqes temps de passer en Védeux, et franchement je veux pas, ça m'a tout l'air pas simple ce brdl....
Enfin....
par Maybe
publié dans :
Page à page
Si vous avez un peu de temps, un truc à écouter, soit sur le site soit en podcast:
La Fabrique de l'Histoire, du lundi au vendredi de 9h05 à 10h , cette semaine, "Les femmes en politique" .
"Toute femme politique fait l'expérience de l'homosocialité politique masculine et éprouve de la difficulté à s'imposer dans un microcosme dont certains codes et usages lui échappent et la marginalisent. "
La Fabrique de l'Histoire, du lundi au vendredi de 9h05 à 10h , cette semaine, "Les femmes en politique" .
"Toute femme politique fait l'expérience de l'homosocialité politique masculine et éprouve de la difficulté à s'imposer dans un microcosme dont certains codes et usages lui échappent et la marginalisent. "
par Maybe
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Rubrikabrak
Complément de ce post
Je suis rentrée dans la Maisonmammouth en 82. (mes poilz ont donc poussé et mes défenses j'en cause même pô, et je barris de façon acceptable, maintenant)
Depuis cette date j'entends parler de la probable disparition de la "maternelle".
Tant vont les cruches à la pédag'eau qu'à la fin elles vont devoir se casser de là.
Ce post a été écrit ailleurs, en automne 2004, j'y ai juste rajouté qqes mots, puis un paragraphe récent que vous allez repérer:
Evocation du Rapport Thélot, 2004, issu du débat sur l'école (NB orienter un débat c'est pas sorcier) qui n'est qu'un rapport et donc ne sera pas forcément mis en place.
Depuis que je bosse dans le préélementaire (ce qu'on appelle la "maternelle") j'entends ceci:
"boh tu sais, 'ils' veulent économiser sur l'école et faire baisser le taux de chômage"
Alors suivez moi:
En préélementaire on a 3 sections (plus qqes fois celle des tout petits de 2 ans) dont la dernière (grande section-GS) propose une imprégnation de la lecture-écriture et c'est super important ça dans le désir social général de l'accession à la lecture le plus tôt possible.
Donc
1ère étape: intégrer la GS dans l'élémentaire, ce fut fait il y qqes années (date de la réforme, j'ai oublié ouh la vilaine) lorsqu'on a instauré les cycles d'apprentissages, la GS fait partie pour moitié du cycle II avec le CP et le CE1.
2ème étape: l'y inclure franchement; le rapport Thélot préconise la GS en cycle I des apprentissages avec CP et les CE; et les PS MS n'ont pas de cycle mentionné (ou bien j'ai mal lu mais ça ne change rien au fond, puisque le cycle I commencerait en GS).
Parallèlement rendre la scolarité obligatoire pour la GS (idem cf le rapport: scolarité obligatoire à 5 ans)
D'où, la prévision qui suit:
3ème étape: inclure la GS dans les locaux du primaire
et ainsi spécifier les locaux du préélementaire de façon à, par un tour quelconque de passe passe:
4ème étape: transformer la "maternelle" qui aurait subsisté un temps en jardin d'enfant (donc pas obligatoire à l'éducation ou à la formation de l'élève) plus ou moins privé selon les communes donc plus ou moins cher pour les familles.
Et rapatrier les enseignants (les instits ont été formés pour gérer tous les niveaux, donc, peuvent passer de l'un à l'autre, théoriquement - moi je pense que instit en préélem et instit en primaire, c'est pas le même métier, mais bon) et personnels communaux de préélementaire sur l'élémentaire, donc économie sur les frais de personnel, moins de recrutement, d'entretien de locaux, de coût de prise en charge des élèves.. et j'en oublie sûrement.
Quand les modes de garde/ l'éducation sont chers... qui y supplée dans les couples où souvent le plus haut revenu est celui du père, et donc prend un congé ad hoc et n'est quand même pas chômeuse et dans le fantasme général laisse la place aux hommes sur le marché du travail?
Je ne vous le fais pas dire.
Ceci n'est peut-être que de la prospective d'instit (pas que moi), et on nous assure par ailleurs que notre école préélémentaire est super et merveilleuse et utile et qu'on ne peut pas s'en passer et sa "gratuité" ne devrait pas être remise en cause, etc, mais vu la manière aussi d'envisager les financements des établissements (selon le projet scolaire etc, cf ledit rapport) vu d'autres tours de passe passe sur des établissements spécialisés (ça coûte trop cher, ça ,aussi ), ça m'interpelle."
Je rencontre actuellement des profs formateurs, maitre conf science éduc etc qui ont une vue plus globale et géographiquement plus étendue que nouzaut' enfermé-e-s dans nos classes... ces infos croisées confirment la future disparition, à bien plus court terme que je ne pensais, de l'école préélementaire, les structures sont mises en place, ça a commencé en 89, le rapport thélot s'y rajoute, la réforme fillon qui arrive en remet une bonne couche, mais en fait, dans la pratique, c'est déjà bien entamé:
des enseignant-e-s de petite section (PS) sont en classe le matin et vont apporter une aide pédago ou bosser en BCD l'apreme et sont recruté-e-s pour ça (que font les enfants concernés l'apreme? garderie par personnel de mairie ou maison), sans compter les classes de PS qui ferment, et on rapatrie les enseignant-e-s en primaire, en général.
Le tour de passe passe structurel se double d'un discours (dévalorisant) qui voudrait que les "garderies" (sic) pour enfants soient prévues (crèches et jardin d'enfants) pour suppléer à l'école, ce mot induit l'idée que que l'école préélementaire ne serait en fait que de la garderie en PS et MS, youpi.
Les écoles primaires seront à terme dirigées par un CA, comprenant mairie, parent d'élèves et instits (un peu quand même, hein, mais qui tient le fric? et donc toute la gestion, y compris du personnel?), ben oui c'est grâce à la régionalisation bien entamée elle aussi à ce sujet là, je suppose que vous voyez d'ici l'école libérale à l'américaine qui se profile, je vous fais pas un dessin.
Ajout du jour:
Déjà que la tendance inspectoriale est à la production de réussite des enfants avec contrôle de la quantité de travail fourni - ce qui, forcément, en préélementaire est difficile, et pour les instits suppose un boulot de gratte papier improbable - le tout enrobé d'une sorte de méfiance paranoïaque générale sur le boulot qui se fait....
En fait il s'agira aussi, on le dira comme cela, de s'aligner sur l'Europe.
Mouais, notez qu'en Italie, on voit 3 enseignant-e-s pour 2 classes et ça fonctionne bien , on pourrait s'aligner dessus, aussi, non? Qu'en Belgique l'école préélementaire est très vivace...Qu'en Finlande, le pbme de l'accueil d'enfants de cultures radicalement différentes est quasi inexistant, et regardez les reportages tv :combien d'enfants dans ces classe? Voilà je ne vous le fait pas dire, les images parlent toutes seules...bref...
Notez aussi que la politique française au sujet des crèches et accueils divers de la petite enfance manque singulièrement d'alignement vers le haut, itou.
Et le dernier rapport, évoqué là, montre que c'est tout de la faute de la "maternelle", en gros, si nos chérubins sont en échec dès le CP car ce n'est pas rattrapable ensuite(pan sur le primaire, mais c'est pas mon sujet)...
Le gros regret de voir l'école de la république ne pas pouvoir "effacer" les disparités socio-économiques (en gros les enfants de parents qui ont accès à la culture scolaire et savent la manier sont privilégiés dans le cursus), bref, un regret sur les effets de classes sociales, me fait penser à des larmes de croco...Bien sûr que l'ascenseur social, s'il a existé, est en panne au sous-sol, est-ce vraiment la faute exclusive de l'école?
L'école est une base de la société, mais elle est avant tout son reflet : elle fait ce qui lui est demandé de faire - implicitement, le plus souvent- dans une société donnée.
Alors c'est bien facile de taper dessus: l'école est à la fois en bout de chaîne d'un procès politique et au tout début de multiples possibles que tout le monde ne peut saisir s'il n'est "soutenu" par diverses conditions qui sont extérieures à l'école... et le travail qui y est fait est, par des gens certes formés, mais appartenant à la société qui les emploie, est résolument situé dans l'humain, le relationnel, l'exemple ....
Alors?
Alors ce rapport tend à demander - implictement et avec de grandes envolés lyriques qui sentent son homme de cabinet à plein nez qui n'a jamais flairé une vraie classe dans sa longueur de temps et de travail- que la scolarité obligatoire commence à 5 ans puisque la "maternelle" ne ferait pas assez bien son travail, les enfants entrant aux CP n'ayant pas ce que nous, les vieilles, appelons les "pré-requis".
Cet intitulé, et son contenu, nos programmes l'ont vilipendé ces dernières années... mais les instits un peu ferrées les mettent en place et pratiquent toujours... et pas forcément les sortants d'Iufm qui doivent d'abord comprendre à quel point on les y a égarés et mal formés, avant de pouvoir se constituer une pratique cohérente...
Autrement dit, le discours sous-jacent est que la GS devienne un préCP, donc obligatoire et mieux/plus contrôlable, enfin plus qu'elle ne l'est déjà, pour qu'enfin du "vrai" boulot soit effectué, nonobstant le fait que justement le rapport en question regrette que la préélem subisse de plein fouet la pression parentale à devenir "comme la grande école".. alors que justement la didactique particulère des prééelem est reconnue dans sa spécificité de suivi des enfants.
Et donc.. qui sauterait (ouf enfin, doivent se dire les politico-économistes) ?
Les PS, MS... qu'on définit, au niveau des prérequis et des contenus d'apprentissage, par prétérition, or tout ce qui n'est pas dit n'a pas à être entendu.
Et on revient à ce que j'écrivais, ci haut, il y a qqes années.
A ce sujet, entendu hier soir au JT de Fr3, voix off de reportage (2mn chrono) sur l'école, en l'occurrence après avoir montré des gamin-e-s en classe de primaire, on voit des gamin-e-s de 'maternelle' dans leur cour (non, les images, ça n'oriente pas, bien sûr...,et je cite car j'ai noté la phrase:
"la maternelle doit devenir un vrai lieu de pédagogie et non de garderie".
Fermez le ban.
Emblématique de la façon qu'ont les gens de voir la maternelle: un substitut de crèche (où déjà se passent pourtant des tas de choses) et donc un lieu où l'on pose l'enfant.
Bravo à celle ou celui qui a écrit ce texte, que ce soit avec reflexion (grave alors, car intentionnel, ou sans, grave aussi: c'est donc une pensée immédiate et à disposition dans la mentalité) et merci pour le boulot qu'on fait déjà et de longue date en PS, MS et GS.
Ha bon on fait du boulot en pré-élem?
Là où je suis toujours étonnée, c'est que les familles finissent par comprendre, par simple constat, que leurs gamin-e-s font/apprennent plein de choses en préélem.. et pourtant il vogue quand même, et malgré ce, dans l'esprit de nos concitoyen-ne-s, que la vraie école commence au CP.
Je vois à cet état de chsoes, enfin de pensée, 2 choses:
les non-souvenirs (déjà évoqués) de la préléem, le besoin de maîtrise du monde de leur enfant par les remps (déjà évoqué aussi)
et le bombardement politico-médiatique sur le rienfoutage des instits, surtout dans les "petites" classes, à quoi se rajoute, maintenant, l'opération de démontage en règle de la 'maternelle', jusque là créditée de son bon travail si particulier, qui peut encore tenir compte du temps de l'enfant, de sa façon d'avancer, etc, tout ce qu'on trouve fabuleux en Finlande ou ailleurs, mais qui, d'un coup, devient un pbme en france, en GS, puisque le CP n'est plus au niveau.
Et pourtant , on sait quels dégâts on peut faire, dans la prime enfance, on sait l'importance de ces années là, merci la psycho développementale notamment, on sait tout ça.
On est même très exigeant sur les gens qui font l'encadrement des enfants et terrifié par les dégâts possibles (exemple extême de cette "peur": les scandales autour de l'autorité qui serait trop ci ou ça et autour de la p*d*philie)
Pourquoi ne pas mieux considérer ce boulot là, qui est plus que de l'encadrement, au lieu de simplement vouloir le "contrôler"?
Alors?
Ce tour de passe- passe m'effare, en fait...
Hé oui: le CP est une classe lourde, l'exigence de réussite est colossale, et à mon avis, elle voile complétement la possibilité qu'il faudrait laisser aux instits, et aux enfants qui en ont besoin, du temps pour consolider, pratiquer essais-erreurs, être à l'aise avec.. les apprentissages.
En clair, braves gens, on doit faire avancer les enfants tous à la même vitesse.. grande, la vitesse...pas le choix, ce sont les textes..et surtout la pression sociale autour.. et les instits sont des fonctionnaires, mais aussi des humains qui en ont un peu marre d'avoir à se battre sur tous les fronts à la fois, qui ne le peuvent pas , tellement c'est torp, parfois, qui reçoivent des groupes-classes parfois trop hétérogènes pour pouvoir réussir cette avancée dans le même temps de tous, comme un seul élève, et pas une tête qui dépasse.
La cassure entre GS et CP est là, en fait.
Alors bientôt adieu, la "maternelle" et sa manière de faire avancer les ch'tits n'enfants....
Pleurez parents.
Enfin, quand vous vous rendrez compte de ce que ça veut dire, et si d'aventure c'est le cas...
QED
Au fait, tout ceci fait écho à ce post là
Je suis rentrée dans la Maisonmammouth en 82. (mes poilz ont donc poussé et mes défenses j'en cause même pô, et je barris de façon acceptable, maintenant)
Depuis cette date j'entends parler de la probable disparition de la "maternelle".
Tant vont les cruches à la pédag'eau qu'à la fin elles vont devoir se casser de là.
Ce post a été écrit ailleurs, en automne 2004, j'y ai juste rajouté qqes mots, puis un paragraphe récent que vous allez repérer:
Evocation du Rapport Thélot, 2004, issu du débat sur l'école (NB orienter un débat c'est pas sorcier) qui n'est qu'un rapport et donc ne sera pas forcément mis en place.
Depuis que je bosse dans le préélementaire (ce qu'on appelle la "maternelle") j'entends ceci:
"boh tu sais, 'ils' veulent économiser sur l'école et faire baisser le taux de chômage"
Alors suivez moi:
En préélementaire on a 3 sections (plus qqes fois celle des tout petits de 2 ans) dont la dernière (grande section-GS) propose une imprégnation de la lecture-écriture et c'est super important ça dans le désir social général de l'accession à la lecture le plus tôt possible.
Donc
1ère étape: intégrer la GS dans l'élémentaire, ce fut fait il y qqes années (date de la réforme, j'ai oublié ouh la vilaine) lorsqu'on a instauré les cycles d'apprentissages, la GS fait partie pour moitié du cycle II avec le CP et le CE1.
2ème étape: l'y inclure franchement; le rapport Thélot préconise la GS en cycle I des apprentissages avec CP et les CE; et les PS MS n'ont pas de cycle mentionné (ou bien j'ai mal lu mais ça ne change rien au fond, puisque le cycle I commencerait en GS).
Parallèlement rendre la scolarité obligatoire pour la GS (idem cf le rapport: scolarité obligatoire à 5 ans)
D'où, la prévision qui suit:
3ème étape: inclure la GS dans les locaux du primaire
et ainsi spécifier les locaux du préélementaire de façon à, par un tour quelconque de passe passe:
4ème étape: transformer la "maternelle" qui aurait subsisté un temps en jardin d'enfant (donc pas obligatoire à l'éducation ou à la formation de l'élève) plus ou moins privé selon les communes donc plus ou moins cher pour les familles.
Et rapatrier les enseignants (les instits ont été formés pour gérer tous les niveaux, donc, peuvent passer de l'un à l'autre, théoriquement - moi je pense que instit en préélem et instit en primaire, c'est pas le même métier, mais bon) et personnels communaux de préélementaire sur l'élémentaire, donc économie sur les frais de personnel, moins de recrutement, d'entretien de locaux, de coût de prise en charge des élèves.. et j'en oublie sûrement.
Quand les modes de garde/ l'éducation sont chers... qui y supplée dans les couples où souvent le plus haut revenu est celui du père, et donc prend un congé ad hoc et n'est quand même pas chômeuse et dans le fantasme général laisse la place aux hommes sur le marché du travail?
Je ne vous le fais pas dire.
Ceci n'est peut-être que de la prospective d'instit (pas que moi), et on nous assure par ailleurs que notre école préélémentaire est super et merveilleuse et utile et qu'on ne peut pas s'en passer et sa "gratuité" ne devrait pas être remise en cause, etc, mais vu la manière aussi d'envisager les financements des établissements (selon le projet scolaire etc, cf ledit rapport) vu d'autres tours de passe passe sur des établissements spécialisés (ça coûte trop cher, ça ,aussi ), ça m'interpelle."
Je rencontre actuellement des profs formateurs, maitre conf science éduc etc qui ont une vue plus globale et géographiquement plus étendue que nouzaut' enfermé-e-s dans nos classes... ces infos croisées confirment la future disparition, à bien plus court terme que je ne pensais, de l'école préélementaire, les structures sont mises en place, ça a commencé en 89, le rapport thélot s'y rajoute, la réforme fillon qui arrive en remet une bonne couche, mais en fait, dans la pratique, c'est déjà bien entamé:
des enseignant-e-s de petite section (PS) sont en classe le matin et vont apporter une aide pédago ou bosser en BCD l'apreme et sont recruté-e-s pour ça (que font les enfants concernés l'apreme? garderie par personnel de mairie ou maison), sans compter les classes de PS qui ferment, et on rapatrie les enseignant-e-s en primaire, en général.
Le tour de passe passe structurel se double d'un discours (dévalorisant) qui voudrait que les "garderies" (sic) pour enfants soient prévues (crèches et jardin d'enfants) pour suppléer à l'école, ce mot induit l'idée que que l'école préélementaire ne serait en fait que de la garderie en PS et MS, youpi.
Les écoles primaires seront à terme dirigées par un CA, comprenant mairie, parent d'élèves et instits (un peu quand même, hein, mais qui tient le fric? et donc toute la gestion, y compris du personnel?), ben oui c'est grâce à la régionalisation bien entamée elle aussi à ce sujet là, je suppose que vous voyez d'ici l'école libérale à l'américaine qui se profile, je vous fais pas un dessin.
Ajout du jour:
Déjà que la tendance inspectoriale est à la production de réussite des enfants avec contrôle de la quantité de travail fourni - ce qui, forcément, en préélementaire est difficile, et pour les instits suppose un boulot de gratte papier improbable - le tout enrobé d'une sorte de méfiance paranoïaque générale sur le boulot qui se fait....
En fait il s'agira aussi, on le dira comme cela, de s'aligner sur l'Europe.
Mouais, notez qu'en Italie, on voit 3 enseignant-e-s pour 2 classes et ça fonctionne bien , on pourrait s'aligner dessus, aussi, non? Qu'en Belgique l'école préélementaire est très vivace...Qu'en Finlande, le pbme de l'accueil d'enfants de cultures radicalement différentes est quasi inexistant, et regardez les reportages tv :combien d'enfants dans ces classe? Voilà je ne vous le fait pas dire, les images parlent toutes seules...bref...
Notez aussi que la politique française au sujet des crèches et accueils divers de la petite enfance manque singulièrement d'alignement vers le haut, itou.
Et le dernier rapport, évoqué là, montre que c'est tout de la faute de la "maternelle", en gros, si nos chérubins sont en échec dès le CP car ce n'est pas rattrapable ensuite(pan sur le primaire, mais c'est pas mon sujet)...
Le gros regret de voir l'école de la république ne pas pouvoir "effacer" les disparités socio-économiques (en gros les enfants de parents qui ont accès à la culture scolaire et savent la manier sont privilégiés dans le cursus), bref, un regret sur les effets de classes sociales, me fait penser à des larmes de croco...Bien sûr que l'ascenseur social, s'il a existé, est en panne au sous-sol, est-ce vraiment la faute exclusive de l'école?
L'école est une base de la société, mais elle est avant tout son reflet : elle fait ce qui lui est demandé de faire - implicitement, le plus souvent- dans une société donnée.
Alors c'est bien facile de taper dessus: l'école est à la fois en bout de chaîne d'un procès politique et au tout début de multiples possibles que tout le monde ne peut saisir s'il n'est "soutenu" par diverses conditions qui sont extérieures à l'école... et le travail qui y est fait est, par des gens certes formés, mais appartenant à la société qui les emploie, est résolument situé dans l'humain, le relationnel, l'exemple ....
Alors?
Alors ce rapport tend à demander - implictement et avec de grandes envolés lyriques qui sentent son homme de cabinet à plein nez qui n'a jamais flairé une vraie classe dans sa longueur de temps et de travail- que la scolarité obligatoire commence à 5 ans puisque la "maternelle" ne ferait pas assez bien son travail, les enfants entrant aux CP n'ayant pas ce que nous, les vieilles, appelons les "pré-requis".
Cet intitulé, et son contenu, nos programmes l'ont vilipendé ces dernières années... mais les instits un peu ferrées les mettent en place et pratiquent toujours... et pas forcément les sortants d'Iufm qui doivent d'abord comprendre à quel point on les y a égarés et mal formés, avant de pouvoir se constituer une pratique cohérente...
Autrement dit, le discours sous-jacent est que la GS devienne un préCP, donc obligatoire et mieux/plus contrôlable, enfin plus qu'elle ne l'est déjà, pour qu'enfin du "vrai" boulot soit effectué, nonobstant le fait que justement le rapport en question regrette que la préélem subisse de plein fouet la pression parentale à devenir "comme la grande école".. alors que justement la didactique particulère des prééelem est reconnue dans sa spécificité de suivi des enfants.
Et donc.. qui sauterait (ouf enfin, doivent se dire les politico-économistes) ?
Les PS, MS... qu'on définit, au niveau des prérequis et des contenus d'apprentissage, par prétérition, or tout ce qui n'est pas dit n'a pas à être entendu.
Et on revient à ce que j'écrivais, ci haut, il y a qqes années.
A ce sujet, entendu hier soir au JT de Fr3, voix off de reportage (2mn chrono) sur l'école, en l'occurrence après avoir montré des gamin-e-s en classe de primaire, on voit des gamin-e-s de 'maternelle' dans leur cour (non, les images, ça n'oriente pas, bien sûr...,et je cite car j'ai noté la phrase:
"la maternelle doit devenir un vrai lieu de pédagogie et non de garderie".
Fermez le ban.
Emblématique de la façon qu'ont les gens de voir la maternelle: un substitut de crèche (où déjà se passent pourtant des tas de choses) et donc un lieu où l'on pose l'enfant.
Bravo à celle ou celui qui a écrit ce texte, que ce soit avec reflexion (grave alors, car intentionnel, ou sans, grave aussi: c'est donc une pensée immédiate et à disposition dans la mentalité) et merci pour le boulot qu'on fait déjà et de longue date en PS, MS et GS.
Ha bon on fait du boulot en pré-élem?
Là où je suis toujours étonnée, c'est que les familles finissent par comprendre, par simple constat, que leurs gamin-e-s font/apprennent plein de choses en préélem.. et pourtant il vogue quand même, et malgré ce, dans l'esprit de nos concitoyen-ne-s, que la vraie école commence au CP.
Je vois à cet état de chsoes, enfin de pensée, 2 choses:
les non-souvenirs (déjà évoqués) de la préléem, le besoin de maîtrise du monde de leur enfant par les remps (déjà évoqué aussi)
et le bombardement politico-médiatique sur le rienfoutage des instits, surtout dans les "petites" classes, à quoi se rajoute, maintenant, l'opération de démontage en règle de la 'maternelle', jusque là créditée de son bon travail si particulier, qui peut encore tenir compte du temps de l'enfant, de sa façon d'avancer, etc, tout ce qu'on trouve fabuleux en Finlande ou ailleurs, mais qui, d'un coup, devient un pbme en france, en GS, puisque le CP n'est plus au niveau.
Et pourtant , on sait quels dégâts on peut faire, dans la prime enfance, on sait l'importance de ces années là, merci la psycho développementale notamment, on sait tout ça.
On est même très exigeant sur les gens qui font l'encadrement des enfants et terrifié par les dégâts possibles (exemple extême de cette "peur": les scandales autour de l'autorité qui serait trop ci ou ça et autour de la p*d*philie)
Pourquoi ne pas mieux considérer ce boulot là, qui est plus que de l'encadrement, au lieu de simplement vouloir le "contrôler"?
Alors?
Ce tour de passe- passe m'effare, en fait...
Hé oui: le CP est une classe lourde, l'exigence de réussite est colossale, et à mon avis, elle voile complétement la possibilité qu'il faudrait laisser aux instits, et aux enfants qui en ont besoin, du temps pour consolider, pratiquer essais-erreurs, être à l'aise avec.. les apprentissages.
En clair, braves gens, on doit faire avancer les enfants tous à la même vitesse.. grande, la vitesse...pas le choix, ce sont les textes..et surtout la pression sociale autour.. et les instits sont des fonctionnaires, mais aussi des humains qui en ont un peu marre d'avoir à se battre sur tous les fronts à la fois, qui ne le peuvent pas , tellement c'est torp, parfois, qui reçoivent des groupes-classes parfois trop hétérogènes pour pouvoir réussir cette avancée dans le même temps de tous, comme un seul élève, et pas une tête qui dépasse.
La cassure entre GS et CP est là, en fait.
Alors bientôt adieu, la "maternelle" et sa manière de faire avancer les ch'tits n'enfants....
Pleurez parents.
Enfin, quand vous vous rendrez compte de ce que ça veut dire, et si d'aventure c'est le cas...
QED
Au fait, tout ceci fait écho à ce post là
par Maybe
publié dans :
Rââââlement
Allez, on en prend pour notre grade:
"Ce mauvais départ est parfois pris dès la maternelle où "presque tous les enfants sont scolarisés en petite section dès l'âge de 3 ans". Le HCE estime qu'elle "ne met pas tous les enfants dans les conditions de réussir l'école élémentaire", la première de ces conditions étant la maîtrise du langage oral. Or, outre son rôle d'accueil collectif, la maternelle "doit préparer les enfants à la lecture, au calcul et à tous les apprentissages de l'école élémentaire", tout en "développant des comportements favorables" à ces apprentissages. Se référant aux programmes, le HCE rappelle que la maternelle "est une véritable école", qui ne doit cependant pas oublier sa spécificité : au contraire, il déplore que ses méthodes "s'alignent souvent sur celles de l'école élémentaire", notamment en raison d'un manque de formation spécifique des enseignants. Il regrette aussi "la pression des familles pour que la petite école ressemble à la grande". "La question de la responsabilité de l'école maternelle dans l'échec scolaire à long terme ne peut être éludée", dit le rapport."
Article du Monde
Alors voilà, selon les ministres et les années, on nous demande de faire du fondamental tout en faisant de l'ouverture à l'art, la techno, le sport des projets pédas avec des sorties là puis là puis là et tout ça en respectant, écoutant, faisant entrer, les parents dans l'école. Et puis faire du fondamental.
Puis faire de l'éduc à ci ou à ça...alors au final, avec de la bouteille.. on laisse courir et on fait notre taf dans notre coin... en espérant pas se voir arriver un Legrantom mal embouché. (ils ont une hiérarchie sur le dos ces femmes et hommes...)
Bref, la schizo générale qui préside à notre façon de voir l'école (je dis nous= la société française, bêtement) finit toujours par se retourner contre l'école.
La "maternelle" a des techniques pédas, une didactique très particulières.... mais que les parents ne comprennent pas: j'ai déjà évoqué au long du blog la façon dont nos souvenirs sont déconstruits/reconstruits, et les souvenirs scolaires qui restent à la plupart des gens sont ceux du primaire.
De plus, on demande de plus en plus aux sortant-e-s des IUFM un travail de résultat (quantitatif notamment) qui suppose pour eux bcp de grattage théorique (le cahier journal ,The truc que je fais quasiment plus) dans une logique de contrôle hiérarchique, et plus sournoisement, de formatage de leur manière de faire.
La préélem ne bénéficie pas d'enseignement spécifique dans les Iufm, s'il y a un module de 2 h c'est le bout du monde, dans mon académie.
Corollaire: les instits qui décident de "faire" de la préélem sont obligé-e-s de construire de façon très perso leurs 'méthodes' : ça oblige à pas mal d'ouverture et de créativité...
..et de résistance aux desiderata parentaux, qui ne pigent pas que ce qu'il se passe dans la pré élem, ils ne peuvent quasiment pas en voir les traces, sauf finales et encore pas toutes.
Cette résistance n'est pas le fait de tout le monde.. du coup on voit fleurir les demandes de "cahier de.." de la part de certains IEN (les Legrandtoms).
De techno, de sortie, d'EPS, l'un avait en vue " de technique musicale". Oui en MS GS.
Moui. Et les fondamentaux, alors?
On finit par se disperser voyez.. et pourtant en préélem, le transdisciplinaire, on est habitué-e-s, on fait que ça ou quasi, d'où une des difficultés de compréhension de nos fonctionnement de la part des familles (en n'oubliant pas le désir projectif de tout savoir/maîtriser de la vie de leur enfant, déjà évoqué dans ce blog).
De fait, bon sang de p** de b** à q**,, laissez nous bosser, familles et assoces de parents, faites nous confiance et juste venez admirer ce que vos enfants ont envie de vous montrer et basta così.
Et vous, la hiérarchie, laissez nous bosser aussi, faites nous confiance, des fois, et sans nous coller vos dadas successifs sur le dos, ni vos critiques permanentes, vous croyez que c'est motivant de se faire casser lors d'une inspection parce que tel affichage ne se voit pas assez ou que tel aspect du chant choral n'a pas été mis en place/noté/fait l'objet d'un cahier suivi?
Alors que si justement on ne le fait pas c'est que soit on ne sait pas le faire (formez nous autrement) soit on répond d'abord aux nécessités de la classe (les fondamentaux), et donc à ce qui est demandé par ... la classe suivante quoi !
Je plains les instits de primaire.. qu'est-ce qu'elles et ils vont prendre, encore.
Et nous pareil, puisque, selon une logique simpliste; c'est toujours la faute de la classe d'avant.
Car, je recite l'article:
"Les chances d'accomplir une bonne scolarité étant "très fortement liées au niveau initial des compétences au cours préparatoire", il observe que, au lieu de se résorber, "les difficultés identifiées dès le début de la scolarité s'aggravent avec le temps"."
L'apprentissage de la lecture, dans les textes c'est CP et CE1, quand même, ceci dit pour mémoire...
Or il est des enfants dont la maturation affective (et à cet âgelà c'est important!) , ou autre, (celle de leur famille aprfois, voyez Mamamdebébécygne) ne leur permet pas d'entrer dans la lecture, ou simplement dans l'imprégnation qu'on en fait en GS.Ni dans l'apprentissage systématique qu'on peut y faire , aussi (oui on le fait, aussi, répétez pas aux Legrandtoms).
Le temps de la maturation cognitive et affective n'est pas le même pour tous les enfants.
Apprendre par cœur un code (notre langue) ne va pas à la même vitesse ni ne se fait *facilement* au même mom.ent pour tous.
Oh oui on peut faire avancer des enfants comme on 'force' des plantes: je le sais, j'ai appris à lire/écrire en 2 mois d'été.
Sauf que par quoi certain-e-s gamin-e-s paieront ça, plus tard?
Mais le 'plus tard' c'est une notion en désuétude, quand on fonctionne au"résultat" et à l'immédiateté.
Je sais bien, et je le dis souvent, que la Maisonmammouth est une entreprise de formatage.
Ce qu'il faudrait sans doute c'est pouvoir ... laisser du jeu. Je ne parle pas de "jouer" là bien sûr.
Et voyez tout ce que je vous ai raconté de .. Bébécygne par ex, et Grosbourrin, ou Doudette, dans un autre genre, qui avait franchement d'autres choses à vivre, cette petite, pour 'investir' son corps relationnel, avant tout autre apprentissage.
Et aussi que ce pack de gamin-e-s, surtout Dervichetourneurbrun, m'empêchaient de me consacrer correctement aux autres, classe extrêmement hétérogène, trop peut-être: la variable groupe-classe est pourtant considérée et considérable, en didcatique, mais on l'oublie souvent dans le discours politique...
Hé ben ces enfants là, et d'autres, pour lesquels je n'ai pas ménagé ma peine, avec leurs (im)compétences d'entrée au CP, font de moi une instit défaillante, qui s'est résignée -voir plus bas- et n'a pas mis en place tout ce qu'elle pouvait/aurait dû....c'est cool, hein?
Ca donne envie de continuer, se faire taper dessus, je vous dis pas.
Car l'école se résigne à l'échec scolaire.
Je cite:
" le HCE déplore que l'école semble "s'être résignée à l'échec des élèves qui accumulent les insuffisances" "
On se résigne? Résigne??????
Brdl.
Je prends ça comme une insulte, voyez. Eu égard à l'épuisement des enseignants face au pbme...
C'est pas à l'échec des gamin-e-s qu'on se résigne, nous, c'est au mur qu'on a en face, entre eux et nous.
Je crois surtout que nous, instits, nous résignons (si d'aventure c'était le cas, et je ne crois pas) à ne pas pouvoir faire le poids face aux familles et au social (consumérisme/hypnose media/intolérance à la frustration/immédiateté de la satisfaction/ etc... bah j'en ai parlé tout le blog de ce mouvement psychosocial là...), et quand je dis au social, j'inclus aussi les difficultés économiques (forcément) et les diversités culturelles (quand elles sont revendiquées dans un objectif identitaire, on ne peut pas lutter).
Que des solutions pratiques puissent être trouvées ... ma foi, on n'y croit plus non plus:
quand bien même ce serait le cas, (et c'est parfois le cas: le soutien, une heure ici ou là, mais les pbmes sont tellement divers!!) en haut lieu, ca nous tombe tjs dessus comme des obligations genre faites ça et débrouillez vous avec rien (voilà, cf le soutien en question) pour que ça marche, avec contrôle immédiat à la clef (or dans l'enseignement, l'immédiateté..) et sans personnel ou formation adéquats, ni encouragement quand ça marche (je parle pas des projets qui font de la mousse hein, ceux là ont les honneurs, je vous parle du quotidien d'une classe banale où l'instit se démarque de la vulgate.. déjà que ça demande du temps et de l'énergie à expliquer aux familles, en plus on se fait incendier par la hiérarchie..ça motive, ça motive...)
Et un truc tout bête, mais qui coûte: moins d'élèves par classe... rien que ça, permettrait qu'on se penche un peu mieux sur chacun-e d'entre elles et eux.
Mais à cela on nous réplique tjs que le taux d'encadrement des élèves , en france, est moindre qu'ailleurs, blah... ben oui mais ailleurs, ils ont un autre modéle socio-économique, du côté de l'enfance.
Vous savez quoi?
Le résultat de ce rapport, dans l'opinion générale, car c'est ça qu'on reçoit, nous, en bout de chaîne: l'opinion générale, et non les grandes pensées généreuses ou pas, des technocrates de cabinet, ainsi que les obligations qui se multiplient, plutôt que des ouvertures à la créativité perso, toujours sanctionnées négativement ou presque, le resultat donc, va être pour les familles, que de toute façon on fout rien, et qu'en voila la preuve au niveau résultats, et que yaka travailler plus pour gagner pareil.
LOL
Suite là
Edit : Je vous recommande instamment d'aller lire le comm de 'catmano' ici, qui commence par
"Petite mise au point : Le certificat de mon vétérinaire ..." et en général ceux qu'elle a postés, de toute façon...
Edit 2: Au fait je l'ai pas écrit tellement la coïncidence est frappante (comme les arguments, paff) mais vous avez bien sûr remarqué tout-es seul-e-s que ce rapport sort bien pile poil quand on annonce les suppressions de postes dans la Maisonmammouth....
Edit3: ce post de Ed.
Pour les p'tit-e-s nou velles ou veaux (meuh), si vous voulez retrouver les histoires des enfants dont je parle ici, c'est en bas de ce post
"Ce mauvais départ est parfois pris dès la maternelle où "presque tous les enfants sont scolarisés en petite section dès l'âge de 3 ans". Le HCE estime qu'elle "ne met pas tous les enfants dans les conditions de réussir l'école élémentaire", la première de ces conditions étant la maîtrise du langage oral. Or, outre son rôle d'accueil collectif, la maternelle "doit préparer les enfants à la lecture, au calcul et à tous les apprentissages de l'école élémentaire", tout en "développant des comportements favorables" à ces apprentissages. Se référant aux programmes, le HCE rappelle que la maternelle "est une véritable école", qui ne doit cependant pas oublier sa spécificité : au contraire, il déplore que ses méthodes "s'alignent souvent sur celles de l'école élémentaire", notamment en raison d'un manque de formation spécifique des enseignants. Il regrette aussi "la pression des familles pour que la petite école ressemble à la grande". "La question de la responsabilité de l'école maternelle dans l'échec scolaire à long terme ne peut être éludée", dit le rapport."
Article du Monde
Alors voilà, selon les ministres et les années, on nous demande de faire du fondamental tout en faisant de l'ouverture à l'art, la techno, le sport des projets pédas avec des sorties là puis là puis là et tout ça en respectant, écoutant, faisant entrer, les parents dans l'école. Et puis faire du fondamental.
Puis faire de l'éduc à ci ou à ça...alors au final, avec de la bouteille.. on laisse courir et on fait notre taf dans notre coin... en espérant pas se voir arriver un Legrantom mal embouché. (ils ont une hiérarchie sur le dos ces femmes et hommes...)
Bref, la schizo générale qui préside à notre façon de voir l'école (je dis nous= la société française, bêtement) finit toujours par se retourner contre l'école.
La "maternelle" a des techniques pédas, une didactique très particulières.... mais que les parents ne comprennent pas: j'ai déjà évoqué au long du blog la façon dont nos souvenirs sont déconstruits/reconstruits, et les souvenirs scolaires qui restent à la plupart des gens sont ceux du primaire.
De plus, on demande de plus en plus aux sortant-e-s des IUFM un travail de résultat (quantitatif notamment) qui suppose pour eux bcp de grattage théorique (le cahier journal ,The truc que je fais quasiment plus) dans une logique de contrôle hiérarchique, et plus sournoisement, de formatage de leur manière de faire.
La préélem ne bénéficie pas d'enseignement spécifique dans les Iufm, s'il y a un module de 2 h c'est le bout du monde, dans mon académie.
Corollaire: les instits qui décident de "faire" de la préélem sont obligé-e-s de construire de façon très perso leurs 'méthodes' : ça oblige à pas mal d'ouverture et de créativité...
..et de résistance aux desiderata parentaux, qui ne pigent pas que ce qu'il se passe dans la pré élem, ils ne peuvent quasiment pas en voir les traces, sauf finales et encore pas toutes.
Cette résistance n'est pas le fait de tout le monde.. du coup on voit fleurir les demandes de "cahier de.." de la part de certains IEN (les Legrandtoms).
De techno, de sortie, d'EPS, l'un avait en vue " de technique musicale". Oui en MS GS.
Moui. Et les fondamentaux, alors?
On finit par se disperser voyez.. et pourtant en préélem, le transdisciplinaire, on est habitué-e-s, on fait que ça ou quasi, d'où une des difficultés de compréhension de nos fonctionnement de la part des familles (en n'oubliant pas le désir projectif de tout savoir/maîtriser de la vie de leur enfant, déjà évoqué dans ce blog).
De fait, bon sang de p** de b** à q**,, laissez nous bosser, familles et assoces de parents, faites nous confiance et juste venez admirer ce que vos enfants ont envie de vous montrer et basta così.
Et vous, la hiérarchie, laissez nous bosser aussi, faites nous confiance, des fois, et sans nous coller vos dadas successifs sur le dos, ni vos critiques permanentes, vous croyez que c'est motivant de se faire casser lors d'une inspection parce que tel affichage ne se voit pas assez ou que tel aspect du chant choral n'a pas été mis en place/noté/fait l'objet d'un cahier suivi?
Alors que si justement on ne le fait pas c'est que soit on ne sait pas le faire (formez nous autrement) soit on répond d'abord aux nécessités de la classe (les fondamentaux), et donc à ce qui est demandé par ... la classe suivante quoi !
Je plains les instits de primaire.. qu'est-ce qu'elles et ils vont prendre, encore.
Et nous pareil, puisque, selon une logique simpliste; c'est toujours la faute de la classe d'avant.
Car, je recite l'article:
"Les chances d'accomplir une bonne scolarité étant "très fortement liées au niveau initial des compétences au cours préparatoire", il observe que, au lieu de se résorber, "les difficultés identifiées dès le début de la scolarité s'aggravent avec le temps"."
L'apprentissage de la lecture, dans les textes c'est CP et CE1, quand même, ceci dit pour mémoire...
Or il est des enfants dont la maturation affective (et à cet âgelà c'est important!) , ou autre, (celle de leur famille aprfois, voyez Mamamdebébécygne) ne leur permet pas d'entrer dans la lecture, ou simplement dans l'imprégnation qu'on en fait en GS.Ni dans l'apprentissage systématique qu'on peut y faire , aussi (oui on le fait, aussi, répétez pas aux Legrandtoms).
Le temps de la maturation cognitive et affective n'est pas le même pour tous les enfants.
Apprendre par cœur un code (notre langue) ne va pas à la même vitesse ni ne se fait *facilement* au même mom.ent pour tous.
Oh oui on peut faire avancer des enfants comme on 'force' des plantes: je le sais, j'ai appris à lire/écrire en 2 mois d'été.
Sauf que par quoi certain-e-s gamin-e-s paieront ça, plus tard?
Mais le 'plus tard' c'est une notion en désuétude, quand on fonctionne au"résultat" et à l'immédiateté.
Je sais bien, et je le dis souvent, que la Maisonmammouth est une entreprise de formatage.
Ce qu'il faudrait sans doute c'est pouvoir ... laisser du jeu. Je ne parle pas de "jouer" là bien sûr.
Et voyez tout ce que je vous ai raconté de .. Bébécygne par ex, et Grosbourrin, ou Doudette, dans un autre genre, qui avait franchement d'autres choses à vivre, cette petite, pour 'investir' son corps relationnel, avant tout autre apprentissage.
Et aussi que ce pack de gamin-e-s, surtout Dervichetourneurbrun, m'empêchaient de me consacrer correctement aux autres, classe extrêmement hétérogène, trop peut-être: la variable groupe-classe est pourtant considérée et considérable, en didcatique, mais on l'oublie souvent dans le discours politique...
Hé ben ces enfants là, et d'autres, pour lesquels je n'ai pas ménagé ma peine, avec leurs (im)compétences d'entrée au CP, font de moi une instit défaillante, qui s'est résignée -voir plus bas- et n'a pas mis en place tout ce qu'elle pouvait/aurait dû....c'est cool, hein?
Ca donne envie de continuer, se faire taper dessus, je vous dis pas.
Car l'école se résigne à l'échec scolaire.
Je cite:
" le HCE déplore que l'école semble "s'être résignée à l'échec des élèves qui accumulent les insuffisances" "
On se résigne? Résigne??????
Brdl.
Je prends ça comme une insulte, voyez. Eu égard à l'épuisement des enseignants face au pbme...
C'est pas à l'échec des gamin-e-s qu'on se résigne, nous, c'est au mur qu'on a en face, entre eux et nous.
Je crois surtout que nous, instits, nous résignons (si d'aventure c'était le cas, et je ne crois pas) à ne pas pouvoir faire le poids face aux familles et au social (consumérisme/hypnose media/intolérance à la frustration/immédiateté de la satisfaction/ etc... bah j'en ai parlé tout le blog de ce mouvement psychosocial là...), et quand je dis au social, j'inclus aussi les difficultés économiques (forcément) et les diversités culturelles (quand elles sont revendiquées dans un objectif identitaire, on ne peut pas lutter).
Que des solutions pratiques puissent être trouvées ... ma foi, on n'y croit plus non plus:
quand bien même ce serait le cas, (et c'est parfois le cas: le soutien, une heure ici ou là, mais les pbmes sont tellement divers!!) en haut lieu, ca nous tombe tjs dessus comme des obligations genre faites ça et débrouillez vous avec rien (voilà, cf le soutien en question) pour que ça marche, avec contrôle immédiat à la clef (or dans l'enseignement, l'immédiateté..) et sans personnel ou formation adéquats, ni encouragement quand ça marche (je parle pas des projets qui font de la mousse hein, ceux là ont les honneurs, je vous parle du quotidien d'une classe banale où l'instit se démarque de la vulgate.. déjà que ça demande du temps et de l'énergie à expliquer aux familles, en plus on se fait incendier par la hiérarchie..ça motive, ça motive...)
Et un truc tout bête, mais qui coûte: moins d'élèves par classe... rien que ça, permettrait qu'on se penche un peu mieux sur chacun-e d'entre elles et eux.
Mais à cela on nous réplique tjs que le taux d'encadrement des élèves , en france, est moindre qu'ailleurs, blah... ben oui mais ailleurs, ils ont un autre modéle socio-économique, du côté de l'enfance.
Vous savez quoi?
Le résultat de ce rapport, dans l'opinion générale, car c'est ça qu'on reçoit, nous, en bout de chaîne: l'opinion générale, et non les grandes pensées généreuses ou pas, des technocrates de cabinet, ainsi que les obligations qui se multiplient, plutôt que des ouvertures à la créativité perso, toujours sanctionnées négativement ou presque, le resultat donc, va être pour les familles, que de toute façon on fout rien, et qu'en voila la preuve au niveau résultats, et que yaka travailler plus pour gagner pareil.
LOL
Suite là
Edit : Je vous recommande instamment d'aller lire le comm de 'catmano' ici, qui commence par
"Petite mise au point : Le certificat de mon vétérinaire ..." et en général ceux qu'elle a postés, de toute façon...
Edit 2: Au fait je l'ai pas écrit tellement la coïncidence est frappante (comme les arguments, paff) mais vous avez bien sûr remarqué tout-es seul-e-s que ce rapport sort bien pile poil quand on annonce les suppressions de postes dans la Maisonmammouth....
Edit3: ce post de Ed.
Pour les p'tit-e-s nou velles ou veaux (meuh), si vous voulez retrouver les histoires des enfants dont je parle ici, c'est en bas de ce post
par Maybe
publié dans :
Rââââlement
... restant(e).
Tangente.
Tangente.
par Maybe
publié dans :
Rubrikabrak
.. .devient envahissante, un peu...

Annonce:
Cherche marteau, rouleau compresseur, presse mécanique
ou tout autre engin de bonne facture et de taille respectable,
à même d'aplatir minutieusement l'engrenage fou
qui malaxe consciencieusement ce qui me reste de cervelle.
Etudie toute proposition.
.........
Mais cette machine dans ma tête,
Machine sourde et tempête...
Heu merci Axel, change de port, va, tu seras mignon.

Annonce:
Cherche marteau, rouleau compresseur, presse mécanique
ou tout autre engin de bonne facture et de taille respectable,
à même d'aplatir minutieusement l'engrenage fou
qui malaxe consciencieusement ce qui me reste de cervelle.
Etudie toute proposition.
.........
Mais cette machine dans ma tête,
Machine sourde et tempête...
Heu merci Axel, change de port, va, tu seras mignon.
par Maybe
publié dans :
Blouse bouse
Me suis fait un ciné.
Toujours plus belle avec du caramel :-)
J'avais bien aimé une itw de la réal, et je me suis dit que fallait soutenir les initiatives de ce genre.
Le prochain que j'irai voir sera '4 mois...', qui sera, à mon avis, moins festif.
Encore que celui-ci soit doux-amer.
L'intrigue générale serait un peu bateau: la galère du aimer-être aimé-e, si le contexte du pays (Liban) n'y ajoutait bcp en crédibilité et vécu, et elle se décline en
choisir/ne pas (pouvoir) choisir
un destin/un non-destin/un clan destin/un clan tout court.
L'autre idée, c'est le toujours bien connu et actuel: il faut souffrir pour être belle.
Mais c'est justement tout le reste autour qui fait le film. Ou au dedans.
Vous lirez les critiques ou irez voir...
Cette complicité des femmes dans le salon de beauté, espace de libre existence, et au dehors, aussi, pour trouver à y vivre. Songes et mensonges.
Ce tragicomique de notre besoin pathétique de plaire, être désirables et désirées.
Le tragique tout court des interdits faits aux femmes.
Le comique des points d'interrogation dans la tête du policier qui ose enfin venir à l'institut de beauté et qui ressort fier comme un banc d'espadons d'avoir passé l'épreuve de la caramélisation du pwal mal placé.
Je comprends que les hommes soient atteints à peu près tous du syndrome du 'fantasme du harem': plein de femmes ensemble qui s'occupent uniquement les unes les autres de (se) rendre désirables, sans rien se cacher (à quoi bon, on est toutes faites pareil) mais chacune en adoubant sa consœur (non, en un mot.. mais quoique..) dans son désir d'occulter des défauts physiques ou de montrer(ma chérie, tu as ça, mets le en valeur) des avantages.
Comme disait Copé d'une femme ayant un sein plus découvert que l'autre : tiens, celle ci a un avantage dehors...(c'était l'instant folklore tennistique familial)
Enfin, Rose et son renoncement m'ont touchée.
Le dernier plan (une femme s'admire dans les devantures, cheveux courts, elle a enfin décidé de les faire couper, métaphore de liberté dans notre culture, vraie rebellion dans la sienne) nous renvoie à toutes ces luttes pas finies, jamais finies....facile mais réel.
mmmhhhhh.... (rémémoration)
Bon, heuuuu.... je sais pas faire des kros alors vous vous ferez une idée vous-mêmes, peut-être.
Edit du lendemain:
hébé j'ai eu une envolée lyrique hier soir :-)
Toujours plus belle avec du caramel :-)
J'avais bien aimé une itw de la réal, et je me suis dit que fallait soutenir les initiatives de ce genre.
Le prochain que j'irai voir sera '4 mois...', qui sera, à mon avis, moins festif.
Encore que celui-ci soit doux-amer.
L'intrigue générale serait un peu bateau: la galère du aimer-être aimé-e, si le contexte du pays (Liban) n'y ajoutait bcp en crédibilité et vécu, et elle se décline en
choisir/ne pas (pouvoir) choisir
un destin/un non-destin/un clan destin/un clan tout court.
L'autre idée, c'est le toujours bien connu et actuel: il faut souffrir pour être belle.
Mais c'est justement tout le reste autour qui fait le film. Ou au dedans.
Vous lirez les critiques ou irez voir...
Cette complicité des femmes dans le salon de beauté, espace de libre existence, et au dehors, aussi, pour trouver à y vivre. Songes et mensonges.
Ce tragicomique de notre besoin pathétique de plaire, être désirables et désirées.
Le tragique tout court des interdits faits aux femmes.
Le comique des points d'interrogation dans la tête du policier qui ose enfin venir à l'institut de beauté et qui ressort fier comme un banc d'espadons d'avoir passé l'épreuve de la caramélisation du pwal mal placé.
Je comprends que les hommes soient atteints à peu près tous du syndrome du 'fantasme du harem': plein de femmes ensemble qui s'occupent uniquement les unes les autres de (se) rendre désirables, sans rien se cacher (à quoi bon, on est toutes faites pareil) mais chacune en adoubant sa consœur (non, en un mot.. mais quoique..) dans son désir d'occulter des défauts physiques ou de montrer(ma chérie, tu as ça, mets le en valeur) des avantages.
Comme disait Copé d'une femme ayant un sein plus découvert que l'autre : tiens, celle ci a un avantage dehors...(c'était l'instant folklore tennistique familial)
Enfin, Rose et son renoncement m'ont touchée.
Le dernier plan (une femme s'admire dans les devantures, cheveux courts, elle a enfin décidé de les faire couper, métaphore de liberté dans notre culture, vraie rebellion dans la sienne) nous renvoie à toutes ces luttes pas finies, jamais finies....facile mais réel.
mmmhhhhh.... (rémémoration)
Bon, heuuuu.... je sais pas faire des kros alors vous vous ferez une idée vous-mêmes, peut-être.
Edit du lendemain:
hébé j'ai eu une envolée lyrique hier soir :-)
par Maybe
publié dans :
Rubrikabrak
19h, je bouquine sur mon petit balcon, il fait doux, de là, je vois notre entrée, notre vieux portail toujours ouvert car infermable, le grand laurier au coin, la rue...
...et 3 djeunz qui repartent de notre triangle de jardin en papotant et en emportant.. le gros barbecue des voisins du dessous. Qui sont absents ce jour.
J'interpelle:
- excusez moi, qu'est-ce que vous faites?
- ben on prend le barbeq là, on le ramène après
(difficile de refaire leur ton par écrit, à la fois méprisant- je ne suis qu'une meuf et même pas baisable- et désinvolte: ben quoi, la notion de propriété privée, avec un portail ouvert, ça passe pas dans leur crâne...)
- heu.. vous avez demandé à qqun d'abord?
- ouais la dame au dessus elle a dit... (c'est faux bien sûr j'ai vérifié
auprès d'elle, et comment savent ils que c'est une dame, au dessus?)
elle nous a dit que c'était à ceux du dessous
(comment savent-ils, donc?) mais ils sont pas là
- en effet et ils ne sont pas là
- alors ben on le prend et on le ramène
- attendez, c'est très cavalier ce que vous faites là!
- mais faites pas.. on le ramène après, on va juste à l'école
là derrière
- mais refléchissez une seconde: je viens chez vous dans
votre jardin, je prends votre piscine ou votre banc et je
vous le ramène après...vous trouvez ça normal? ça vous plairait?
- mais on le ramène j'vous dis
- m'enfin le minimum c'est de demander avant de prendre non?
- mais ils sont pas là
- ben vous attendez qu'ils rentrent et vous leur demandez!
Là le caïd des 3 fait un geste (genre bras d'honneur avorté) un signe d'avancer à ses comparses, et ils avancent le long du trottoir.
- vous allez où, redites moi?
- à l'école là..
- ok ok
Je file voir la voisine du dessus, au courant de rien bien sûr. On papote un peu. Ce portail toujours ouvert c'est un vrai pbme: les gens viennent faire pisser leurs chiens chez nous, cueillir les fleurs , que nous faisons pousser à grand peine, c'est une sorte de terrain vague que nous avons, bref, ça se voit que c'est un truc privé, mais plein de gens passent outre...puisque le portail n'est pas fermé.
Vive le respect.
Quand je redescends, je marronne et je grumblllee.
Pour ces garçons là (18 à 20 ans) tout est à réapprendre:
le respect de la loi (propriété privée, quoi),
de la civilité (emprunter à un-e voisin-e c'est pas compliqué, ça se fait, il suffit de se parler, ils auraient demandé à un- ede nous, on aurait sans doute accepté, mais comme ils se sentaient merdeux dans leur outrepassage, ils ne pouvaient plus reculer face à moi),
et le respect d'un individu femme qui leur oppose un raisonnement social basique (mais là ça va pas: une femme, c'est juste pas assez, pas suffisamment, un individu).
Et qqes minutes après j'entends des pas, je vois les Djeunz en bas, je ne me montre pas, et je m'aperçois qu'ils ont ramené le barbeQ.
Moralité: je leur ai tenu un discours citoyen, mais je ne suis qu'un citoyenne.
Pas de gros bras, pas de chocolat.. humph pardon, pas de danger, même si elle descend nous engueuler, c'est qu'une meuf.
Je sais que c'est leur raisonnement pour avoir déjà eu affaire à ce genre de cas. Un mek dans cette situation là, et un mek baraqué, plus encore, aurait eu l'autorité **naturelle** nécessaire.
Par la peur de l'affrontement possible.
Ils ont rapporté le truc parce qu'ayant fait l'erreur de dire où ils allaient, ils savaient qu'on pouvait les trouver, et ont dû se faire sermonner par le couple de concierge de l'école en question. Qui me voit passer le soir quand je balade mes chattes.
S'ils n'allaient pas chez les congierges, mais juste dans la cour, s'y trouve le bureau de médiation- surveillance de la ville.
Seul pbme pour eux: ramener le machin sans perdre la face.
Donc je ne me suis pas montrée au balcon.
Pas pour leur faciliter la tâche. Pour me préserver moi.
Dire 'merci pour les voisins' ca m'écorchait la gueule, ils n'auraient même pas compris dans quel esprit je l'aurais fait (éducatif, bêtement) et savoir de que doute façon ils se foutraient de moi, à nouveau, pour se donner une petite victoire en humiliant celle qui a initié l'interdit, j'avais pas envie d'y repasser.
Dans ce genre de cas, je regrette que notre culture fonctionne tant sur la montre de la force et sur les couilles qui en sont l'emblème.
Brdl comme ça m'énerve. Je ne suis pas une calme.
Des fois j'ai des envies de foncer dans le tas, de mettre des beignes, de me soulager de cette violence que je reçois, car j'en ai, de la violence à dispo, sauf que je n'ai pas de légitimité (personne ne l'a, légalement, mais une meuf, moins encore, dans les mentalités) à m'en servir, que ça sert à rien, je le sais bien, mais ces situations là réveillent en moi toute une agressivité fabuleuse.
Que j'ai appris.. à retourner contre moi-même, comme bien des femmes..
L'autre terme de l'alternative, c'est de la transformer en stratégie de séduction ou d'apitoiement... tant que l'âge ou l'aspect le permet.
Sauf que je ne séduis pas ni n'apitoie. Jamais pu, dans ce genre de cas. Je ne sais pas putasser, car c'est exactement comme ça que ça se définit, retournez le comme vous voulez.
Pareil avec un flic qui m'avait arrêtée une fois, pour un rien.
J'aurais minaudé, ça serait passé, comme ça. Mais j'avais aucune envie de minauder.
Colle moi ta contravention, et encore là, c'est tiré par les cheveux, et tu le sais, mais comme tu m'as arrêtée tu peux pas faire autrement que d'aller au bout de ta démarche, donc puisque c'est toi qui as l'uniforme, fais ton taf, et va te faire **beeeeeep** ailleurs.
Colère donc.
Bon, ça passera...
...et 3 djeunz qui repartent de notre triangle de jardin en papotant et en emportant.. le gros barbecue des voisins du dessous. Qui sont absents ce jour.
J'interpelle:
- excusez moi, qu'est-ce que vous faites?
- ben on prend le barbeq là, on le ramène après
(difficile de refaire leur ton par écrit, à la fois méprisant- je ne suis qu'une meuf et même pas baisable- et désinvolte: ben quoi, la notion de propriété privée, avec un portail ouvert, ça passe pas dans leur crâne...)
- heu.. vous avez demandé à qqun d'abord?
- ouais la dame au dessus elle a dit... (c'est faux bien sûr j'ai vérifié
auprès d'elle, et comment savent ils que c'est une dame, au dessus?)
elle nous a dit que c'était à ceux du dessous
(comment savent-ils, donc?) mais ils sont pas là
- en effet et ils ne sont pas là
- alors ben on le prend et on le ramène
- attendez, c'est très cavalier ce que vous faites là!
- mais faites pas.. on le ramène après, on va juste à l'école
là derrière
- mais refléchissez une seconde: je viens chez vous dans
votre jardin, je prends votre piscine ou votre banc et je
vous le ramène après...vous trouvez ça normal? ça vous plairait?
- mais on le ramène j'vous dis
- m'enfin le minimum c'est de demander avant de prendre non?
- mais ils sont pas là
- ben vous attendez qu'ils rentrent et vous leur demandez!
Là le caïd des 3 fait un geste (genre bras d'honneur avorté) un signe d'avancer à ses comparses, et ils avancent le long du trottoir.
- vous allez où, redites moi?
- à l'école là..
- ok ok
Je file voir la voisine du dessus, au courant de rien bien sûr. On papote un peu. Ce portail toujours ouvert c'est un vrai pbme: les gens viennent faire pisser leurs chiens chez nous, cueillir les fleurs , que nous faisons pousser à grand peine, c'est une sorte de terrain vague que nous avons, bref, ça se voit que c'est un truc privé, mais plein de gens passent outre...puisque le portail n'est pas fermé.
Vive le respect.
Quand je redescends, je marronne et je grumblllee.
Pour ces garçons là (18 à 20 ans) tout est à réapprendre:
le respect de la loi (propriété privée, quoi),
de la civilité (emprunter à un-e voisin-e c'est pas compliqué, ça se fait, il suffit de se parler, ils auraient demandé à un- ede nous, on aurait sans doute accepté, mais comme ils se sentaient merdeux dans leur outrepassage, ils ne pouvaient plus reculer face à moi),
et le respect d'un individu femme qui leur oppose un raisonnement social basique (mais là ça va pas: une femme, c'est juste pas assez, pas suffisamment, un individu).
Et qqes minutes après j'entends des pas, je vois les Djeunz en bas, je ne me montre pas, et je m'aperçois qu'ils ont ramené le barbeQ.
Moralité: je leur ai tenu un discours citoyen, mais je ne suis qu'un citoyenne.
Pas de gros bras, pas de chocolat.. humph pardon, pas de danger, même si elle descend nous engueuler, c'est qu'une meuf.
Je sais que c'est leur raisonnement pour avoir déjà eu affaire à ce genre de cas. Un mek dans cette situation là, et un mek baraqué, plus encore, aurait eu l'autorité **naturelle** nécessaire.
Par la peur de l'affrontement possible.
Ils ont rapporté le truc parce qu'ayant fait l'erreur de dire où ils allaient, ils savaient qu'on pouvait les trouver, et ont dû se faire sermonner par le couple de concierge de l'école en question. Qui me voit passer le soir quand je balade mes chattes.
S'ils n'allaient pas chez les congierges, mais juste dans la cour, s'y trouve le bureau de médiation- surveillance de la ville.
Seul pbme pour eux: ramener le machin sans perdre la face.
Donc je ne me suis pas montrée au balcon.
Pas pour leur faciliter la tâche. Pour me préserver moi.
Dire 'merci pour les voisins' ca m'écorchait la gueule, ils n'auraient même pas compris dans quel esprit je l'aurais fait (éducatif, bêtement) et savoir de que doute façon ils se foutraient de moi, à nouveau, pour se donner une petite victoire en humiliant celle qui a initié l'interdit, j'avais pas envie d'y repasser.
Dans ce genre de cas, je regrette que notre culture fonctionne tant sur la montre de la force et sur les couilles qui en sont l'emblème.
Brdl comme ça m'énerve. Je ne suis pas une calme.
Des fois j'ai des envies de foncer dans le tas, de mettre des beignes, de me soulager de cette violence que je reçois, car j'en ai, de la violence à dispo, sauf que je n'ai pas de légitimité (personne ne l'a, légalement, mais une meuf, moins encore, dans les mentalités) à m'en servir, que ça sert à rien, je le sais bien, mais ces situations là réveillent en moi toute une agressivité fabuleuse.
Que j'ai appris.. à retourner contre moi-même, comme bien des femmes..
L'autre terme de l'alternative, c'est de la transformer en stratégie de séduction ou d'apitoiement... tant que l'âge ou l'aspect le permet.
Sauf que je ne séduis pas ni n'apitoie. Jamais pu, dans ce genre de cas. Je ne sais pas putasser, car c'est exactement comme ça que ça se définit, retournez le comme vous voulez.
Pareil avec un flic qui m'avait arrêtée une fois, pour un rien.
J'aurais minaudé, ça serait passé, comme ça. Mais j'avais aucune envie de minauder.
Colle moi ta contravention, et encore là, c'est tiré par les cheveux, et tu le sais, mais comme tu m'as arrêtée tu peux pas faire autrement que d'aller au bout de ta démarche, donc puisque c'est toi qui as l'uniforme, fais ton taf, et va te faire **beeeeeep** ailleurs.
Colère donc.
Bon, ça passera...
par Maybe
publié dans :
Rââââlement




