A la plage (je laisse de côté les coins paumés, les calanques évoquées en comm sous ce post...etc) , comme à la piscine, on trouve des échantillons de madame/monsieur/enfant Toutlemonde... sauf que les échantillons sont plus dénudés.
Et parfois on se demande si en tombant les fringues, la civilité ne tombe pas, aussi.
Je dis parfois.
Mais ce parfois là, comme pour les remps d'élèves dont je vous parle, est souvent ce qui est le plus repérable, notamment quand on cherche soi-même à se faire oublier, à oublier qu'il existe des autres autour ... et donc que ces autres soient ....oubliables.
Autrement dit que le partage de l'espace, en termes de surface occupée, de volume utilisé (par le mouvement/déplacement), de vibrations déclenchées (voix, bruits) et de molécules olfactives (bronzant ou anti, sueur, bouffe...) soit le plus harmonieux possible.
Voilà:
Quand on est proche du naturel, on souhaiterait que l'humanité soit en harmonie avec.
Sauf que l'humanité a le sien, de naturel, qui surgit hors de la nuit.. pardon, revient au galop...
Alors on a tous en mémoire des moments, des endroits, des gens, dont on se serait volontiers passés, qu'on voudrait oublier, ou dont on rit, x temps plus tard.
Inutile que je vous fasse une description des malotru-e-s divers-e-s, que ce soient des adultes ou des enfants.
On peut même y trouver des typologies si l'on veut.
Et quand on demande à un-e tel-le de bien vouloir bouffer moins d'espace selon ce que j'ai dit plus haut, on se récolte parfois un éventail de réponses qui va du regard glacé et distingué à l'insulte ameutant les alentours.
Surtout quand on demande à un parent ou quand on s'adresse directement à l'enfant, de bien vouloir enseigner un peu de politesse minimale à sa progéniture.
Un jour que j'avais reçu successivement ballon sur le bide, sable dans la tronche, et coup de pied dans les jambes (le gamin marchant sur ma serviette), je me suis décidée à aller poliment dire à des parents que si c'était possible, un peu plus de calmitude ou d'éloignement....
Hé bien, j'ai tout entendu je crois.
Dont "vous, vous ne connaissez rien aux enfants" puis un peu après "vieille instit frustrée" ce qui dénote une logique certaine (non je n'avais pas parlé de ma profession de toute façon je n'avais aps pu articuler un mot de plus que ma phrase polie du début)
Je laisse de côté la psicine pour me focaliser sur la plage, mais ça vaut son pesant (ou son besant au choix) de bonnets de bain aussi, parfois.
Notamment ces nageurs (oui au masculin) qui ont des mouvements désordonnés et non propulsifs qu'ils appellent crawl par lesquels ils se sentent autorisés à vous foncer dessus, dans la ligne de nage...
Note liminaire: les nanas qui ne savent pas nager le crawl ne tentent pas cette même attitude, autocensure dans l'espace public: une femme qui ne sait pas *bien* faire qqchose ne se lancera pas de cette façon là...
Perso je nage correctement, donc quand je vais à la piscine pour nager, au bout d'un certain nombre de longueurs où je fais gaffe aux autres, et sans aller utiliser les lignes de nages pour pros, parce que bon, faut pas exagérer non plus quoi, ben je reste bien droite dans ma lign, e en clair, je fonce dans le tas de malotrus, histoire de leur montrer que.
Ben oui, merde quoi, marre de me pousser.
Les vrais bons nageurs savent éviter les autres, en fait.
Et un indice: plus y'a de mousse, moins c'est propulsif. (sauf à haut niveau, dans certains cas)
Bon, la plage.
L'autre pbme à la plage; c'est toujours que l'échantillon humain est nu ou presque.
Donc ne peut pas cacher grand chose.
Ha si: rentrer le ventre.
Et pour les femmes en mono, à partir d'un certain âge, si allongée sur le dos, toujours lever les bras, vous voyez ce que je veux dire, les filles...
Ou alors s'en fiche complétement, de nos délabrements divers.
Ou encore trouver une plage où tous les corps sont assez représentés dans leur diversité et donc leurs défauts pour donner une image moins mag de mode (genre avoir moins de 19 ans et de 45 kilos) et ainsi se dire: ha là, je ne suis pas chez les martien-ne-s! J'ai le droit de me déshabiller.
Parce que c'est pareil: quand on se sent moche, décalé-e, trop ci ou pas assez ça (et c'est valable pour les hommes aussi, mais sans doute un peu moins), pour éviter ce moment là, ben.. on s'autocensure.
On reprend l'auto.
Bon....
Les maillots changent avec le temps et la mode.
Flottants ou collants, couvrants ou minimalistes, colorés ou sobre, blingblingués ou sans fioriture, avec paréo/chemise/ceinture/machin assorti ou sans, à poutre apparente ou raie ciselée, coûtant la peau du cul qu'il découvre ou trouvé au bazar du coin, bref.. de tout.
Enfin tout ce que vous savez déjà sans que j'aie à le raconter.
La plage (ou la piscine).
Où le voir/être vu prend encore plus de poids que partout ailleurs...
Où les interactions sociales sont à nu, aussi....
Une suite...
Et parfois on se demande si en tombant les fringues, la civilité ne tombe pas, aussi.
Je dis parfois.
Mais ce parfois là, comme pour les remps d'élèves dont je vous parle, est souvent ce qui est le plus repérable, notamment quand on cherche soi-même à se faire oublier, à oublier qu'il existe des autres autour ... et donc que ces autres soient ....oubliables.
Autrement dit que le partage de l'espace, en termes de surface occupée, de volume utilisé (par le mouvement/déplacement), de vibrations déclenchées (voix, bruits) et de molécules olfactives (bronzant ou anti, sueur, bouffe...) soit le plus harmonieux possible.
Voilà:
Quand on est proche du naturel, on souhaiterait que l'humanité soit en harmonie avec.
Sauf que l'humanité a le sien, de naturel, qui surgit hors de la nuit.. pardon, revient au galop...
Alors on a tous en mémoire des moments, des endroits, des gens, dont on se serait volontiers passés, qu'on voudrait oublier, ou dont on rit, x temps plus tard.
Inutile que je vous fasse une description des malotru-e-s divers-e-s, que ce soient des adultes ou des enfants.
On peut même y trouver des typologies si l'on veut.
Et quand on demande à un-e tel-le de bien vouloir bouffer moins d'espace selon ce que j'ai dit plus haut, on se récolte parfois un éventail de réponses qui va du regard glacé et distingué à l'insulte ameutant les alentours.
Surtout quand on demande à un parent ou quand on s'adresse directement à l'enfant, de bien vouloir enseigner un peu de politesse minimale à sa progéniture.
Un jour que j'avais reçu successivement ballon sur le bide, sable dans la tronche, et coup de pied dans les jambes (le gamin marchant sur ma serviette), je me suis décidée à aller poliment dire à des parents que si c'était possible, un peu plus de calmitude ou d'éloignement....
Hé bien, j'ai tout entendu je crois.
Dont "vous, vous ne connaissez rien aux enfants" puis un peu après "vieille instit frustrée" ce qui dénote une logique certaine (non je n'avais pas parlé de ma profession de toute façon je n'avais aps pu articuler un mot de plus que ma phrase polie du début)
Je laisse de côté la psicine pour me focaliser sur la plage, mais ça vaut son pesant (ou son besant au choix) de bonnets de bain aussi, parfois.
Notamment ces nageurs (oui au masculin) qui ont des mouvements désordonnés et non propulsifs qu'ils appellent crawl par lesquels ils se sentent autorisés à vous foncer dessus, dans la ligne de nage...
Note liminaire: les nanas qui ne savent pas nager le crawl ne tentent pas cette même attitude, autocensure dans l'espace public: une femme qui ne sait pas *bien* faire qqchose ne se lancera pas de cette façon là...
Perso je nage correctement, donc quand je vais à la piscine pour nager, au bout d'un certain nombre de longueurs où je fais gaffe aux autres, et sans aller utiliser les lignes de nages pour pros, parce que bon, faut pas exagérer non plus quoi, ben je reste bien droite dans ma lign, e en clair, je fonce dans le tas de malotrus, histoire de leur montrer que.
Ben oui, merde quoi, marre de me pousser.
Les vrais bons nageurs savent éviter les autres, en fait.
Et un indice: plus y'a de mousse, moins c'est propulsif. (sauf à haut niveau, dans certains cas)
Bon, la plage.
L'autre pbme à la plage; c'est toujours que l'échantillon humain est nu ou presque.
Donc ne peut pas cacher grand chose.
Ha si: rentrer le ventre.
Et pour les femmes en mono, à partir d'un certain âge, si allongée sur le dos, toujours lever les bras, vous voyez ce que je veux dire, les filles...
Ou alors s'en fiche complétement, de nos délabrements divers.
Ou encore trouver une plage où tous les corps sont assez représentés dans leur diversité et donc leurs défauts pour donner une image moins mag de mode (genre avoir moins de 19 ans et de 45 kilos) et ainsi se dire: ha là, je ne suis pas chez les martien-ne-s! J'ai le droit de me déshabiller.
Parce que c'est pareil: quand on se sent moche, décalé-e, trop ci ou pas assez ça (et c'est valable pour les hommes aussi, mais sans doute un peu moins), pour éviter ce moment là, ben.. on s'autocensure.
On reprend l'auto.
Bon....
Les maillots changent avec le temps et la mode.
Flottants ou collants, couvrants ou minimalistes, colorés ou sobre, blingblingués ou sans fioriture, avec paréo/chemise/ceinture/machin assorti ou sans, à poutre apparente ou raie ciselée, coûtant la peau du cul qu'il découvre ou trouvé au bazar du coin, bref.. de tout.
Enfin tout ce que vous savez déjà sans que j'aie à le raconter.
La plage (ou la piscine).
Où le voir/être vu prend encore plus de poids que partout ailleurs...
Où les interactions sociales sont à nu, aussi....
Une suite...
par Maybe
publié dans :
Rubrikabrak
ALLEZ - Y !!
par Maybe
publié dans :
Enjouement
Oui mais alors tôt le matin.
Je fais du 8h => 11h, midi au pire.
L’autre option c’est le soir, entre 18 et 20h mais bon ça m’inspire moins: j’ai l’impression que l’eau est aussi usée que moi, et le sable ou la roche sont devenus des paillassons ronchons.
Ha oui parce que le sud où je suis importée, c’est celui de l’est.
(Vous suivez?C'est en bas à droite, sur la carte. Voilà, là)
Autrement dit, la playa dont je parle, c'est celle de la mer, et non l’océan de toutes mes enfances et de toutes mes vacances historiques ou mythiques.
On est de son enfance - ou de son adolescence mais ça parle moins de racine dans ce cas - comme on est d’un pays... ou d’une région.
J’ai donc eu plusieurs enfances ... mais 2 omphallos: Paris et l’Atlantique.
Ca fait large je l'accorde.
Même si l’été de mes 5 ans m’a vu un mois apprendre à lire-écrire-compter avant d’aller à l’eau de juan les pins, la mer du milieu des terres ne fait pas partie de mes mythes.
D’abord elle est salée.
Ben quoi c’est vrai: elle est salée ET piz-buinée du côté des plages bondées.
Traduction: je n’y goûte et hume que le sel, où donc est passée l’iode?
Traduction bis : avec les tartines diverses sur les peaux de mes contemporain-e-s, elle fleure des produits bronzants, puis anti-soleil (voire ils flottent en flaques moirées comme des taches d'essence...) maintenant que nous sommes passé-e-s à l’ére de la méfiance cutanée.
Je suis issue de la génération pour laquelle le soleil était à la fois un ami et une liberté.
Maintenant on parle du soleil comme d'un capital.
Le 'capital soleil'.
Oui, bon, médicalement parlant je comprends.
Mais pour moi, le soleil est juste capital.
Ensuite, y’a plein de gens qui y barbotent en la trouvant froide.
Mélol. L'eau sauvage ne devrait pas être chaude, allons.
Ou alors essayez la baignoire?
En tout cas, tous ces gens qui bubullent ...
Et puis, une mer où l’on peut faire de la nage sans être poussée-tirée par une vague, le courant, le ressac, la marée ... c’est suspect. Ou on peut se parler pendant des plombes tout en en barbotant ... j'ai mis du temps à m'y faire.
Ça sent le lac. Y’a comme une arnaque.
Donnez moi du rouleau ! Du splasshhh-frrrrrrrrrrrrr-shhhuulllpppp.
Enfin le sable... qui ne mérite pas ce nom.
Évidemment si vous faites choix de galets ou de rochers, on oublie direct.
C’est un choix que je fais, aussi, pour trouver un peu de tranquillité.
Mais faut du temps de déplacement.
Alors bon, mettons une plage avec un sable.
Heu. Un sable. Moui. Peut-être, mais rien à voir avec le bon sab’sec, et son concurrent le sab’mouillé, ayant chacun leur destination en fait d’étalage, d’insinuation dans les moindres ouvertures cutanées/tissées, de constructions alambiquées, de rebond de balle, de pose de pied etc.
Et puis , en bonus: on bronze pas pareil.
Ben non: l'air est bien plus saturé d'une certaine humidité côté océan... alors la peau ne caramélise pas de la même façon.
Oui, là je pinaille parce que de toute façon je bronze, et même, autrefois, je chocolatisais version café, à l'ombre, m'enfin, c'est pour dire :-)
Vrac de souvenirs :
Plage deGrand Bassam, notre jardin numéro 2. A l'époque vide, déserte de tout aménagement, hormis une case de-ci de-là.
Impossible pour les enfants de s'y baigner seul-e-s.
Maybesenior et un copain sont dans l'eau, les épouses papotent, les enfants jouent dans le sable.
Effervescence subite chez les épouses: les deux nageurs ont en fait passé la barre (sans s'en apercevoir) et n'arrivent plus à revenir, c'est très dangereux.
Il leur faudra du temps...
Mon cerf-volant malmené par les vents sur cette longue plage, immense à l'échelle d'enfant.
Quelque pirogue qui passe, c'était assez rare en fait, le coin ne se prêtait pas vraiment à la pêche.
Les galets de pétrole collés aux plantes de pieds, ôtés au beurre le soir.
Côte landaise: "baignade dangereuse" ... ha bon?
Ce rouleau qui m'a râpée sur un sable qui confinait à l'amas de galets, ouille
Côte Basque: les peurs que je me suis faites dans les rouleaux quand mon plongeon "par en dessous" n'allait pas assez au ras du fond.
Les rires adolescents de Filsdumaridemaybemother, à 3 sur le matelas gonflable
In memoriam.
Les longuissismes parties de "couteau".
Ces vagues de fond qui entrainaient impromptu des lots de serviettes pourtant loin de l'écume des arrivées écumeuses précédentes.
Surveiller la limite de la marée probable avant d'aller se baigner.. "attends je recule les serviettes, on sait jamais si on reste dans l'eau..." et "mince mais où j'ai mis ma serviette? c'était là pourtant" (surtout les jours de grandes marées/grands courants).
Le surf, sans planche, sur le bide et bras devant avec les vagues kivonbien.
Arcachon: mes premières plages, avant même Grand Bassam, Maybefrérot était en passe de naître, mais il m'en reste surtout, bien plus tard, ce lac à syphon, noir en son milieu, une de mes premières trouilles, traversé quand même.
De ceci, couplé à un moment particulier de la vie familiale, il me reste une peur de l'eau sombre.
D'autres endroits, en Espagne notamment, dont les noms m'échappent.
Breizh, tremper les pieds, trop froid. C'était mon unique court séjour par là haut, j'y retournerai tellement volontiers....
Les roches à coquilles ou coquillages, les flaques pleines de vie recevant périodiquement leur vague, les passages inaccessibles à marée haute.
Mais toujours de l'eau qui bouge, qui sent, qui se respire.... et qu'on s'avale avec ou sans brio quand on se loupe face à une vague :-)
Qu'on peut regarder des heures durant sans jamais y voir le même spectacle.
Fin de la séquence émotion.
Chacun-e a la ou les siennes, n'est-ce pas? Non? Mais si.. lachez vous :-)
Bon allez, bien sûr que je suis contente d'être pas trop loin d'une côte.
Car j'aime la chaleur à condition de pouvoir me baigner.
Et d'avoir un peu d'ombre pour manger, s'il y a lieu.
Donc je suis bien contente d'avoir de l'eau à portée de kilomètres, voyez.
Et puis, de l'eau dont l'on est sûr-e qu'elle sera à portée de température, même trop, c'est pratique.
Car un été, de la chaleur surtout, sans eau baignable accessible, ça ne m'est même pas pensable.
Alors je faisais la difficile, là, parce que j'évoquais, j'évoquais... ouais sans complément...
les souvenirs, c'est partiel et partial.
Mais finalement, l'environnement autour du duo soleil+eau, je m'en accomode: il y a des priorités, déjà bien beau d'avoir de l'eau quand la chaleur la réclame :-) et avec le temps, je me suis habituée à cette eau plate, salée et plutôt chaude.
Arriverais-je encore à me baquer dans de l'eau 15° comme il fut un temps?
(et me dites pas que j'ai pas rajeuni, merci grmbl)
Dans des jolis coins, l'horizon maritime est bleu, ou bien vu de haut, le turquoise passe au bleu outremer, l'outre océan n'a pas ces mêmes teintes ou alors, moins tranquilles: on sent toujours sa force.
La mer a la sienne, bien sûr, qui paraît plus insidieuse.
Le vent sifflote ou gifle autrement.
Et puis avec des lunettes toute bête, on regarde sous l'eau, pour peu qu'on choisisse un lieu où un peu de vie subsiste, genre des coins calanqués ... on peut faire la causette aux poissons égarés, aller taquiner le jardin de posidonies, regarder le cornichon (de mer! je parle pas d'un congénère bipède...) ou se méfier de l'oursin à la pose de pied entre deux roches.
J'essaie de ne pas parler de pollution z'avez remarqué? :-)
En revanche, j'ai du mal, parfois, avec autre chose: les autres.
Plein d'autres qui ont le même légitime désir mer+soleil.
Mais les autres, parfois, sont vraiment gênants.
Or on est toujours l'autre de qq'un-e.
Et donc voilà une vérité toute faite (appelez moi La Palice):
Le pire de la plage, c’est nous.
Nous les gens, je veux dire.
On verra ça au post suivant...(suivez moi au poste ! suivez mon képi!! :-D )
Je fais du 8h => 11h, midi au pire.
L’autre option c’est le soir, entre 18 et 20h mais bon ça m’inspire moins: j’ai l’impression que l’eau est aussi usée que moi, et le sable ou la roche sont devenus des paillassons ronchons.
Ha oui parce que le sud où je suis importée, c’est celui de l’est.
(Vous suivez?C'est en bas à droite, sur la carte. Voilà, là)
Autrement dit, la playa dont je parle, c'est celle de la mer, et non l’océan de toutes mes enfances et de toutes mes vacances historiques ou mythiques.
On est de son enfance - ou de son adolescence mais ça parle moins de racine dans ce cas - comme on est d’un pays... ou d’une région.
J’ai donc eu plusieurs enfances ... mais 2 omphallos: Paris et l’Atlantique.
Ca fait large je l'accorde.
Même si l’été de mes 5 ans m’a vu un mois apprendre à lire-écrire-compter avant d’aller à l’eau de juan les pins, la mer du milieu des terres ne fait pas partie de mes mythes.
D’abord elle est salée.
Ben quoi c’est vrai: elle est salée ET piz-buinée du côté des plages bondées.
Traduction: je n’y goûte et hume que le sel, où donc est passée l’iode?
Traduction bis : avec les tartines diverses sur les peaux de mes contemporain-e-s, elle fleure des produits bronzants, puis anti-soleil (voire ils flottent en flaques moirées comme des taches d'essence...) maintenant que nous sommes passé-e-s à l’ére de la méfiance cutanée.
Je suis issue de la génération pour laquelle le soleil était à la fois un ami et une liberté.
Maintenant on parle du soleil comme d'un capital.
Le 'capital soleil'.
Oui, bon, médicalement parlant je comprends.
Mais pour moi, le soleil est juste capital.
Ensuite, y’a plein de gens qui y barbotent en la trouvant froide.
Mélol. L'eau sauvage ne devrait pas être chaude, allons.
Ou alors essayez la baignoire?
En tout cas, tous ces gens qui bubullent ...
Et puis, une mer où l’on peut faire de la nage sans être poussée-tirée par une vague, le courant, le ressac, la marée ... c’est suspect. Ou on peut se parler pendant des plombes tout en en barbotant ... j'ai mis du temps à m'y faire.
Ça sent le lac. Y’a comme une arnaque.
Donnez moi du rouleau ! Du splasshhh-frrrrrrrrrrrrr-shhhuulllpppp.
Enfin le sable... qui ne mérite pas ce nom.
Évidemment si vous faites choix de galets ou de rochers, on oublie direct.
C’est un choix que je fais, aussi, pour trouver un peu de tranquillité.
Mais faut du temps de déplacement.
Alors bon, mettons une plage avec un sable.
Heu. Un sable. Moui. Peut-être, mais rien à voir avec le bon sab’sec, et son concurrent le sab’mouillé, ayant chacun leur destination en fait d’étalage, d’insinuation dans les moindres ouvertures cutanées/tissées, de constructions alambiquées, de rebond de balle, de pose de pied etc.
Et puis , en bonus: on bronze pas pareil.
Ben non: l'air est bien plus saturé d'une certaine humidité côté océan... alors la peau ne caramélise pas de la même façon.
Oui, là je pinaille parce que de toute façon je bronze, et même, autrefois, je chocolatisais version café, à l'ombre, m'enfin, c'est pour dire :-)
Vrac de souvenirs :
Plage deGrand Bassam, notre jardin numéro 2. A l'époque vide, déserte de tout aménagement, hormis une case de-ci de-là.
Impossible pour les enfants de s'y baigner seul-e-s.
Maybesenior et un copain sont dans l'eau, les épouses papotent, les enfants jouent dans le sable.
Effervescence subite chez les épouses: les deux nageurs ont en fait passé la barre (sans s'en apercevoir) et n'arrivent plus à revenir, c'est très dangereux.
Il leur faudra du temps...
Mon cerf-volant malmené par les vents sur cette longue plage, immense à l'échelle d'enfant.
Quelque pirogue qui passe, c'était assez rare en fait, le coin ne se prêtait pas vraiment à la pêche.
Les galets de pétrole collés aux plantes de pieds, ôtés au beurre le soir.
Côte landaise: "baignade dangereuse" ... ha bon?
Ce rouleau qui m'a râpée sur un sable qui confinait à l'amas de galets, ouille
Côte Basque: les peurs que je me suis faites dans les rouleaux quand mon plongeon "par en dessous" n'allait pas assez au ras du fond.
Les rires adolescents de Filsdumaridemaybemother, à 3 sur le matelas gonflable
In memoriam.
Les longuissismes parties de "couteau".
Ces vagues de fond qui entrainaient impromptu des lots de serviettes pourtant loin de l'écume des arrivées écumeuses précédentes.
Surveiller la limite de la marée probable avant d'aller se baigner.. "attends je recule les serviettes, on sait jamais si on reste dans l'eau..." et "mince mais où j'ai mis ma serviette? c'était là pourtant" (surtout les jours de grandes marées/grands courants).
Le surf, sans planche, sur le bide et bras devant avec les vagues kivonbien.
Arcachon: mes premières plages, avant même Grand Bassam, Maybefrérot était en passe de naître, mais il m'en reste surtout, bien plus tard, ce lac à syphon, noir en son milieu, une de mes premières trouilles, traversé quand même.
De ceci, couplé à un moment particulier de la vie familiale, il me reste une peur de l'eau sombre.
D'autres endroits, en Espagne notamment, dont les noms m'échappent.
Breizh, tremper les pieds, trop froid. C'était mon unique court séjour par là haut, j'y retournerai tellement volontiers....
Les roches à coquilles ou coquillages, les flaques pleines de vie recevant périodiquement leur vague, les passages inaccessibles à marée haute.
Mais toujours de l'eau qui bouge, qui sent, qui se respire.... et qu'on s'avale avec ou sans brio quand on se loupe face à une vague :-)
Qu'on peut regarder des heures durant sans jamais y voir le même spectacle.
Fin de la séquence émotion.
Chacun-e a la ou les siennes, n'est-ce pas? Non? Mais si.. lachez vous :-)
Bon allez, bien sûr que je suis contente d'être pas trop loin d'une côte.
Car j'aime la chaleur à condition de pouvoir me baigner.
Et d'avoir un peu d'ombre pour manger, s'il y a lieu.
Donc je suis bien contente d'avoir de l'eau à portée de kilomètres, voyez.
Et puis, de l'eau dont l'on est sûr-e qu'elle sera à portée de température, même trop, c'est pratique.
Car un été, de la chaleur surtout, sans eau baignable accessible, ça ne m'est même pas pensable.
Alors je faisais la difficile, là, parce que j'évoquais, j'évoquais... ouais sans complément...
les souvenirs, c'est partiel et partial.
Mais finalement, l'environnement autour du duo soleil+eau, je m'en accomode: il y a des priorités, déjà bien beau d'avoir de l'eau quand la chaleur la réclame :-) et avec le temps, je me suis habituée à cette eau plate, salée et plutôt chaude.
Arriverais-je encore à me baquer dans de l'eau 15° comme il fut un temps?
(et me dites pas que j'ai pas rajeuni, merci grmbl)
Dans des jolis coins, l'horizon maritime est bleu, ou bien vu de haut, le turquoise passe au bleu outremer, l'outre océan n'a pas ces mêmes teintes ou alors, moins tranquilles: on sent toujours sa force.
La mer a la sienne, bien sûr, qui paraît plus insidieuse.
Le vent sifflote ou gifle autrement.
Et puis avec des lunettes toute bête, on regarde sous l'eau, pour peu qu'on choisisse un lieu où un peu de vie subsiste, genre des coins calanqués ... on peut faire la causette aux poissons égarés, aller taquiner le jardin de posidonies, regarder le cornichon (de mer! je parle pas d'un congénère bipède...) ou se méfier de l'oursin à la pose de pied entre deux roches.
J'essaie de ne pas parler de pollution z'avez remarqué? :-)
En revanche, j'ai du mal, parfois, avec autre chose: les autres.
Plein d'autres qui ont le même légitime désir mer+soleil.
Mais les autres, parfois, sont vraiment gênants.
Or on est toujours l'autre de qq'un-e.
Et donc voilà une vérité toute faite (appelez moi La Palice):
Le pire de la plage, c’est nous.
Nous les gens, je veux dire.
On verra ça au post suivant...(suivez moi au poste ! suivez mon képi!! :-D )
par Maybe
publié dans :
Rubrikabrak
'Big brother' for your children?
Là
Extraits:
"...un fichier informatique, "base élèves 1er degré" (BE1D), censé suivre le parcours scolaire d'un enfant de la maternelle au CM2. Testé depuis deux ans, il doit être généralisé partout en France à la rentrée..."
"Les opposants s'inquiètent de la présence, dans BE1D, d'entrées sensibles, comme la nationalité de l'enfant (mention obligatoire), la date d'arrivée en France des parents, la culture d'origine ou la langue parlée à la maison (mentions pour l'instant facultatives)."
" D'autres données, certes utiles pour mieux prévoir les effectifs et répartir les aides aux élèves en difficulté (suivi "Rased" pour Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté ), peuvent aussi renseigner sur l'état de précarité ou de fragilité de toute la famille"
Et hop
NB: cnil
Et pour les papiers d'inscription
Un parent averti en vaut deux.
(ouchhh ça fait un bon stock de parents ça ;-) )
Là
Extraits:
"...un fichier informatique, "base élèves 1er degré" (BE1D), censé suivre le parcours scolaire d'un enfant de la maternelle au CM2. Testé depuis deux ans, il doit être généralisé partout en France à la rentrée..."
"Les opposants s'inquiètent de la présence, dans BE1D, d'entrées sensibles, comme la nationalité de l'enfant (mention obligatoire), la date d'arrivée en France des parents, la culture d'origine ou la langue parlée à la maison (mentions pour l'instant facultatives)."
" D'autres données, certes utiles pour mieux prévoir les effectifs et répartir les aides aux élèves en difficulté (suivi "Rased" pour Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté ), peuvent aussi renseigner sur l'état de précarité ou de fragilité de toute la famille"
Et hop
NB: cnil
Et pour les papiers d'inscription
Un parent averti en vaut deux.
(ouchhh ça fait un bon stock de parents ça ;-) )
par Maybe
publié dans :
Rââââlement
... des cadeaux.
(comme un coutal des couteaux, sisi)
A nowel, il arrive qu'on nous offre une boîte de confiserie.. en général chocolats (eeerrkk).
Et en fin d'année scolaire, on a des cadeaux individuels et aussi des collectifs.
Ces derniers temps j'ai vu des petits mots et enveloppes passer de mains en mains entre parents.
Bon. Donc je vois venir le truc.
Sauf que.
J'ai bcp de mal avec les cadeaux, dans le cadre de mon travail.
Comme je dis souvent, à celles ou ceux qui me remercient de faire telle ou telle chose, que c'est mon job et que je suis (pas trop bien) payée pour ça.
(mais en effet, pas pour recevoir des heures durant les familles qui ont besoin d'être écoutées/conseillées, un peu oui, mais bon...)
Donc des cadeaux.
On dirait un rituel.
Or, sachez que ça n'en est pas un, ni une habitude, ni une obligation.
Et moi, ben..... ça me gêne.
Que le cadal me plaise ou non, ça me gêne.
En vrac:
Disons que j'y vois, un peu au-delà de l'éventuelle expression d'une gratitude, qqchose qui serait plus du côté du don/contre-don
cf là
Donc d'une (re)mise en place de la hiérarchie sociale...
En fait, nous enseignant-e-s sommes payé-e-s par toute la société (vos impôts.... les miens aussi tiens :-)) c'est une sorte de lien indirect que certain-e-s tentent de rendre à nouveau direct?
J'y vois aussi qu'on pourrait être récompensé-e d'avoir été (ressenti-e comme) plus humain-e que d'autres, au sens de l'attention portée à (du "care" quoi) à un enfant qui ne va/n'allait pas bien, lui même ou sa famille, et que ça grevait son boulot scolaire, alors que c'est pas l'enfant en tant que tel qui suscite en nous de l'intérêt mais bien le boulot qui fait qu'on doit y porter de l'intérêt .
Dans ce cas l'aide est pensée de personne à personne plutôt que de représentant-e de l'institution à personne.
Ca peut se comprendre, mais il se trouve que c'est toujours du boulot, pourtant.
Et encore: est-ce que le cadeau engage la personne qui offre ou celle qui reçoit?
Et ce sont des cadeaux faits par des adultes, à qqun-e qui, finalement, en qqe sorte, même médiatisé par l'entité "état", est leur employé-e, est employé-e au service de leur enfant.
Donc, à leur service à eux.
J'ai déjà dit que nous sommes maintenant pensés 'au service de' sans précision 'enfant' derrière, par glissement.
Il y a sans doute des tas de choses à théoriser là dessous, mais bon, je théorise pas: si qq'un-e veut, hop en avant :-)
......
On dira: ce sont les enfants qui veulent faire un cadeau à maicresse...
heu... mmhhhhh...
Les enfants, au long de l'année, nous font des cadeaux exprimés explicitement comme tels :
des dessins, des cartes, des pierres jolies , des coquillages, tout ça peint ou pas.... parfois, des objets de leur lieux de vacances....
....à cet âge c'est avec l'argent des parents, forcément, mais ça vient d'eux.
Un cadeau qui m'avait touché, médiatisé par les parents mais quand même:
la petite avait spécialement cueilli des olives sur l'arbre du jardin.
Bien sur elles ont été remises à la coop de par chez elle pour devenir huile, mais dans son intention, c'étaient ses olives devenues huiles qui devenaient cadeau pour maicresse.
Autre anecdote de ce cadeau que bien des gens se croient "obligés" de faire :
le petit bijou offert à DirloPS une fois, par une famille dont elle connaissait la situation financière difficile.
Effarée elle a expliqué à la maman à quel point c'était une folie, en vue de faire en sorte que cette dame récupère son argent, plutôt.
Et la maman lui répond, en toute candeur:
- "mais ne vous inquiétez pas , le magasin a accepté un paiement en plusieurs fois"
Que répondre?
Ca vient du cœur, certes, mais cela veut donc dire à quel point cette famille là avait besoin que l'école ... fasse son métier...
Et avait besoin de signer sa reconnaissance, mais tout de même...
Alors voilà.
Je vais encore être super gênée cette année.
Comment ça je me pose trop de questions?
(comme un coutal des couteaux, sisi)
A nowel, il arrive qu'on nous offre une boîte de confiserie.. en général chocolats (eeerrkk).
Et en fin d'année scolaire, on a des cadeaux individuels et aussi des collectifs.
Ces derniers temps j'ai vu des petits mots et enveloppes passer de mains en mains entre parents.
Bon. Donc je vois venir le truc.
Sauf que.
J'ai bcp de mal avec les cadeaux, dans le cadre de mon travail.
Comme je dis souvent, à celles ou ceux qui me remercient de faire telle ou telle chose, que c'est mon job et que je suis (pas trop bien) payée pour ça.
(mais en effet, pas pour recevoir des heures durant les familles qui ont besoin d'être écoutées/conseillées, un peu oui, mais bon...)
Donc des cadeaux.
On dirait un rituel.
Or, sachez que ça n'en est pas un, ni une habitude, ni une obligation.
Et moi, ben..... ça me gêne.
Que le cadal me plaise ou non, ça me gêne.
En vrac:
Disons que j'y vois, un peu au-delà de l'éventuelle expression d'une gratitude, qqchose qui serait plus du côté du don/contre-don
cf là
Donc d'une (re)mise en place de la hiérarchie sociale...
En fait, nous enseignant-e-s sommes payé-e-s par toute la société (vos impôts.... les miens aussi tiens :-)) c'est une sorte de lien indirect que certain-e-s tentent de rendre à nouveau direct?
J'y vois aussi qu'on pourrait être récompensé-e d'avoir été (ressenti-e comme) plus humain-e que d'autres, au sens de l'attention portée à (du "care" quoi) à un enfant qui ne va/n'allait pas bien, lui même ou sa famille, et que ça grevait son boulot scolaire, alors que c'est pas l'enfant en tant que tel qui suscite en nous de l'intérêt mais bien le boulot qui fait qu'on doit y porter de l'intérêt .
Dans ce cas l'aide est pensée de personne à personne plutôt que de représentant-e de l'institution à personne.
Ca peut se comprendre, mais il se trouve que c'est toujours du boulot, pourtant.
Et encore: est-ce que le cadeau engage la personne qui offre ou celle qui reçoit?
Et ce sont des cadeaux faits par des adultes, à qqun-e qui, finalement, en qqe sorte, même médiatisé par l'entité "état", est leur employé-e, est employé-e au service de leur enfant.
Donc, à leur service à eux.
J'ai déjà dit que nous sommes maintenant pensés 'au service de' sans précision 'enfant' derrière, par glissement.
Il y a sans doute des tas de choses à théoriser là dessous, mais bon, je théorise pas: si qq'un-e veut, hop en avant :-)
......
On dira: ce sont les enfants qui veulent faire un cadeau à maicresse...
heu... mmhhhhh...
Les enfants, au long de l'année, nous font des cadeaux exprimés explicitement comme tels :
des dessins, des cartes, des pierres jolies , des coquillages, tout ça peint ou pas.... parfois, des objets de leur lieux de vacances....
....à cet âge c'est avec l'argent des parents, forcément, mais ça vient d'eux.
Un cadeau qui m'avait touché, médiatisé par les parents mais quand même:
la petite avait spécialement cueilli des olives sur l'arbre du jardin.
Bien sur elles ont été remises à la coop de par chez elle pour devenir huile, mais dans son intention, c'étaient ses olives devenues huiles qui devenaient cadeau pour maicresse.
Autre anecdote de ce cadeau que bien des gens se croient "obligés" de faire :
le petit bijou offert à DirloPS une fois, par une famille dont elle connaissait la situation financière difficile.
Effarée elle a expliqué à la maman à quel point c'était une folie, en vue de faire en sorte que cette dame récupère son argent, plutôt.
Et la maman lui répond, en toute candeur:
- "mais ne vous inquiétez pas , le magasin a accepté un paiement en plusieurs fois"
Que répondre?
Ca vient du cœur, certes, mais cela veut donc dire à quel point cette famille là avait besoin que l'école ... fasse son métier...
Et avait besoin de signer sa reconnaissance, mais tout de même...
Alors voilà.
Je vais encore être super gênée cette année.
Comment ça je me pose trop de questions?
par Maybe
publié dans :
L'écorce du boulot
Au fait, Agrumette m'a Tphoné, ces derniers jours.. pad'bol je ne réponds jamais aux appels "anonymes" donc j'ai loupé le coche, et, par périodes, j'écoute rarement la boîte vocale vu que j'ai extrêmement peu d'appels sur mon fixe.
En même temps, c'est pas plus mal parce qu'elle m'invitait à venir à sa fête de fin d'année d'école de danse....
Mais bon j'ai fini par la rappeler bien sûr.
Agrumette est un peu un cas dans la mesure où je connaissais sa mère-grand avant même qu'elle ne naisse, qu'on s'est un peu perdues de vue.. et retrouvées quand la petite a atterri dans ma classe de l'époque.
Ca arrive à d'autres instits je suppose, ce dont je vais parler là, mais je ne m'autorise que de moi (merci jacques) pour en parler :-)
Mais quand même, les invitations d'enfants (et donc de leurs parents) ça me pose un pbme.
Déontologie perso: je ne les accepte jamais tant que je suis leur instit.
Donc on voit après l'année scolaire.
Parce que je crois qu'on crée là un mélange des genres, en termes de position (sociale ou psychique, à vous de voir où vous voulez vous placer).
Pour faire court, être posée au rang des adultes que fréquentent 'personnellement' leurs parents, ne fut-ce qu'une fois, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, tant que je représente -théoriquement du moins- l'institution ses pompes (dans le derche?) et ses œuvres (pies, bien sûr).
Je ne peux pas être assimilée à la sphère parentale pendant l'année scolaire.
Ca me fait penser au nombre de gamin-e-s qui, un moment ou l'autre dans l'année, m'ont appelée, soit que ça leur échappe, soit qu'ils aient envie de taquiner, soit qu'ils vérifient justement qu'il n'y a pas de confusion possible pour eux-mêmes, soit que justement, mon attitude générale est fantasmatiquement pour elles ou eux celle qu'ils attendraient de leurs parents, je pensais donc au nombre de gamin-e-s qui m'interpellent avec "maman..heu pardon maicresse", voire "papa" - si si c 'est arrivé.
Mes coquetiers sont apparents.
Evidemment je rectifie illico: tu as des parents, ce ne peut pas être moi tu le sais?
Oui oui je le sais, j'ai pas fait exprès...
Et plus tard: mais je te fais une farce maicresse.... (oui oui bien sûr...)
Donc les invitations.
L'autre pbme que ça me pose, mais là c'est plus perso, c'est que cet exercice de bonne tenue sociale, quel que soit le milieu où vous êtes invité, ça me demande bcp d'énergie, bicozz me policer et me lisser tout court, parler en faisant attention de ne rien dire (parce que tout est très vite colporté, c'est normal, entre parents) ni de soi, ni d'opinions trop décalées.. donc entretenir une converse avec du rien dedans, pfiou.
Enfin, cela suppose bien sûr de s'intéresser à tout ce que l'enfant vous montrera de sa vie perso, voire, et c'est pire lorsque c'est le cas, à tout ce que les parents auront à cœur de soumettre (réalisations, anecdotes, demandes de coneils persos etc) à ma supposée sagacité de professionnelle de l'enfance (mélol) et parfois à mon admiration, histoire qu'eux se sentent confortés dans leur rôle de parent.
Autrement dit, j'aime pas particulièrement ces moments là, pour moi c'est toujours du boulot, en pire puisque je ne peux pas être dans mon rôle de maicresse avec la liberté que cela me donne et donne à l'enfant, d'être hors de son cadre à lui, et hors de l'œil parental, mais c'est quand même cela, dans un aspect tout particulier, qui est attendu de moi, qqpart.
Et en plus, moi les enfants... c'est pas mon truc.
Je ne suis pas 'touchée', ni 'baba' devant, ni j'ai envie de papoter avec, dans le civil.
Disons que les enfants ne m'intéressent pas, en tant que tels, pas plus que ça...
Hé non. Ne sursautez pas trop en lisant ;-)
En revanche, je peux les observer... eux et les relations qu'ils ont autour (copines et pains, parents....) et de fait, j'ai en tête des moments de plage que je vous garde en réserve.
(teasing sans bikini :-))
Bref , les invitations.
J'ai réussi à en éviter une (une réunion-repas des parents d'élèves de ma classe, et j'ai argué que l'école n'était aps finie, tout ça..) mais pour une autre (de Mamandedervichetourneurbrun, qui se sent tellement rejetée par les autres parents, en fait, que ce soit vrai ou non) faudra que je l'honore.
D'ailleurs ça fera sans doute du bien, au petit.
Et peut-être pourrai-je gentiment dire à la maman de lui sourire, à son gamin, juste lui sourire.. c'est un enfant, pas son parèdre, ni un affreux jojo qui fait exprès... juste un enfant ....
Et je vous ai pas encore causé des cadeaux....
En même temps, c'est pas plus mal parce qu'elle m'invitait à venir à sa fête de fin d'année d'école de danse....
Mais bon j'ai fini par la rappeler bien sûr.
Agrumette est un peu un cas dans la mesure où je connaissais sa mère-grand avant même qu'elle ne naisse, qu'on s'est un peu perdues de vue.. et retrouvées quand la petite a atterri dans ma classe de l'époque.
Ca arrive à d'autres instits je suppose, ce dont je vais parler là, mais je ne m'autorise que de moi (merci jacques) pour en parler :-)
Mais quand même, les invitations d'enfants (et donc de leurs parents) ça me pose un pbme.
Déontologie perso: je ne les accepte jamais tant que je suis leur instit.
Donc on voit après l'année scolaire.
Parce que je crois qu'on crée là un mélange des genres, en termes de position (sociale ou psychique, à vous de voir où vous voulez vous placer).
Pour faire court, être posée au rang des adultes que fréquentent 'personnellement' leurs parents, ne fut-ce qu'une fois, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée, tant que je représente -théoriquement du moins- l'institution ses pompes (dans le derche?) et ses œuvres (pies, bien sûr).
Je ne peux pas être assimilée à la sphère parentale pendant l'année scolaire.
Ca me fait penser au nombre de gamin-e-s qui, un moment ou l'autre dans l'année, m'ont appelée, soit que ça leur échappe, soit qu'ils aient envie de taquiner, soit qu'ils vérifient justement qu'il n'y a pas de confusion possible pour eux-mêmes, soit que justement, mon attitude générale est fantasmatiquement pour elles ou eux celle qu'ils attendraient de leurs parents, je pensais donc au nombre de gamin-e-s qui m'interpellent avec "maman..heu pardon maicresse", voire "papa" - si si c 'est arrivé.
Mes coquetiers sont apparents.
Evidemment je rectifie illico: tu as des parents, ce ne peut pas être moi tu le sais?
Oui oui je le sais, j'ai pas fait exprès...
Et plus tard: mais je te fais une farce maicresse.... (oui oui bien sûr...)
Donc les invitations.
L'autre pbme que ça me pose, mais là c'est plus perso, c'est que cet exercice de bonne tenue sociale, quel que soit le milieu où vous êtes invité, ça me demande bcp d'énergie, bicozz me policer et me lisser tout court, parler en faisant attention de ne rien dire (parce que tout est très vite colporté, c'est normal, entre parents) ni de soi, ni d'opinions trop décalées.. donc entretenir une converse avec du rien dedans, pfiou.
Enfin, cela suppose bien sûr de s'intéresser à tout ce que l'enfant vous montrera de sa vie perso, voire, et c'est pire lorsque c'est le cas, à tout ce que les parents auront à cœur de soumettre (réalisations, anecdotes, demandes de coneils persos etc) à ma supposée sagacité de professionnelle de l'enfance (mélol) et parfois à mon admiration, histoire qu'eux se sentent confortés dans leur rôle de parent.
Autrement dit, j'aime pas particulièrement ces moments là, pour moi c'est toujours du boulot, en pire puisque je ne peux pas être dans mon rôle de maicresse avec la liberté que cela me donne et donne à l'enfant, d'être hors de son cadre à lui, et hors de l'œil parental, mais c'est quand même cela, dans un aspect tout particulier, qui est attendu de moi, qqpart.
Et en plus, moi les enfants... c'est pas mon truc.
Je ne suis pas 'touchée', ni 'baba' devant, ni j'ai envie de papoter avec, dans le civil.
Disons que les enfants ne m'intéressent pas, en tant que tels, pas plus que ça...
Hé non. Ne sursautez pas trop en lisant ;-)
En revanche, je peux les observer... eux et les relations qu'ils ont autour (copines et pains, parents....) et de fait, j'ai en tête des moments de plage que je vous garde en réserve.
(teasing sans bikini :-))
Bref , les invitations.
J'ai réussi à en éviter une (une réunion-repas des parents d'élèves de ma classe, et j'ai argué que l'école n'était aps finie, tout ça..) mais pour une autre (de Mamandedervichetourneurbrun, qui se sent tellement rejetée par les autres parents, en fait, que ce soit vrai ou non) faudra que je l'honore.
D'ailleurs ça fera sans doute du bien, au petit.
Et peut-être pourrai-je gentiment dire à la maman de lui sourire, à son gamin, juste lui sourire.. c'est un enfant, pas son parèdre, ni un affreux jojo qui fait exprès... juste un enfant ....
Et je vous ai pas encore causé des cadeaux....
par Maybe
publié dans :
L'écorce du boulot
Samedi soir, Maybejunior m'interpelle:
-" Hé t'as pas vu? Y'a le loft qui recommence.. enfin sur tf1"
- "mmmmhhh?"
Non j'avais pas vu, et apparemment lui aussi, il découvre, mais bon de toute façon je regarderai pas...
Il explique à l'ignare que je fais:
- " alors y'a plein de cons [sic] , choisis exprès bien sûr,
[il me cite certaines des typologies cf chez Ron]
et yzon un secret, le premier qui le devine
gagne mille euros et....
y'a une piscine !!"
Ha ouais.
La piscine est devenue le summum de ...
De quoi ?
Hum.
-" Hé t'as pas vu? Y'a le loft qui recommence.. enfin sur tf1"
- "mmmmhhh?"
Non j'avais pas vu, et apparemment lui aussi, il découvre, mais bon de toute façon je regarderai pas...
Il explique à l'ignare que je fais:
- " alors y'a plein de cons [sic] , choisis exprès bien sûr,
[il me cite certaines des typologies cf chez Ron]
et yzon un secret, le premier qui le devine
gagne mille euros et....
y'a une piscine !!"
Ha ouais.
La piscine est devenue le summum de ...
De quoi ?
Hum.
par Maybe
publié dans :
Rubrikabrak
Bon ben voilà, Maicresse elle a craqué.
Elle est donc chez elle, incapable de supporter ne fut-ce que de voir ou d'entendre tout individu relevant de la sphère scolaire. Petite nature, va.
Ca sent l'écurie pour tant, oui oui, le cheval qui s'accroche à ma culotte le sait bien.
Mais bon, corps a parlé il a réclamé bien haut qu'on le laisse respirer deux jours.
Il a dit, sans mâcher ses mots:
"attention, bichette, là, tu vas suicider un élève, un adulte (parent collègue atsem) ou toi-même."
Ha oui, pakon.
Toubib a dit pareil.
Sauf que toubib elle a dit aussi: essayez de sortir un peu.
Parce qu'au-delà, ou plutôt avant, du symptôme organique et/ ou fonctionnel, il y a les nerfs (disons pour faire vite).
Et que ces petites cordelettes ont besoin d'être détendues, voyez...et pour ça, il n'y a pas que rester enfermer chez soi comme solution.
Des fois, il faut justement aller les promener, les cordelettes. Hue dada.
Ha ben, oui, mais non.
Allez expliquer à la sécu et aux médecins chargés de vérifier que vous avez bien ce que vous dites avoir comme affection et que vous êtes bien chez vous aux heures fixées par la loi, que justement vous avez besoin de sortir du carcan des heures, de sortir des endroits habituels, et en gros de sortir de chez vous un peu quand vous le pouvez cad quand vous arrivez à vous mouvoir, ce qui ne correspond pas forcément aux moments libérés sur le papier.
Sans compter que quand je m'absente du taf, je culpabilise de m'absenter, et que je mouline des trucs.
Edit : j'apprends que je suis remplacée! Youpi et ouf !
Et que avec ces horaires là, on peut que rester dans les alentours de chez soi, cad, pour moi, risquer à tout moment de tomber sur un parent d'élève. Poum.
Au final c'est pas du tout confortable, mais bon, voilà.
Re-Pos. Cal-Me. Si-Len-Ce (ou musique choisie!).
Pas d'interpellation incessante, d'attention à porter partout, etc.
Ouf.
A part ça, j'avais fini les zévals, appelé certaines instits concernées par les cas qu'elles vont recevoir, quasiment bouclé mes commandes, et entamé le rangement.
Quand j'ai tel à la nana qui va recevoir Petitélastique, elle m'a rétorqué aussi sec:
- "ha j'allais vous appeler, parce que je n'ai vu la mère que 5 mn et je me suis dit ouh lala... y'a comme un énoooorme pbme..."
- oui oui oui chère collègue ... alors je vous zzeeesssplik...(tout ce que vous savez déjà si vous avez bien suivi ici)
Quand j'ai tel au dirlo de l'école qui va recevoir Petitdéchiré, et que j'ai expliqué un peu le truc à Voisinedudessus, ce fut autre chose car Dirlo est un monsieur, coup de bol il est bien au fait de ce genre de pbme et aussi de celui des violences dites conjugales, et ça, c'est carrément une grande chance pour l'enfant , notamment parce que, pour Papadepetitdéchiré, l'école va devenir un enjeu 'autre' : en clair j'espère qu'il va arriver à penser que l'école n'est pas du côté de Mamandepetitdéchiré, ou pourrait être du sien à lui le père, mais qu'elle est bien du côté de l'enfant, et de sa vie d'enfant !
Une autre des instits a eu compte-rendu pour elle et sa comparse du 2eme CP déjà de vive voix pour le pack Grosbourrin, Bébécygne, Princessedufoyer, Kurdendouce, Doudette, Puînécorché, Vrillekibrille et j'en oublie un peu.
Et parmi toutes celles et ceux qui vont recevoir mon groupe classe éclaté, il me reste à avoir contact avec celle ou celui qui recevra Dervichetourneurbrun.
Ca fait 5 collègues à contacter sur 7 qui vont recevoir des bouts de ma classe et que je préfère prévenir sur ce qu'il s'est passé pendant l'année.
Non pas pour coller une étiquette sur l'enfant ou la famille.
Mais pourqu'elles-ils aient les infos pédagos concrètes , dont les demandes de suivi, et non un discours caviardé de la part des parents.
De toute façon, je sais que ces braves gens recevront les remps, auront donc leur son de cloche aussi, mais passer les infos ca leur permet de savoir où aller, directement, plus rapidement:
au CP il n'y a pas vraiment de temps à perdre, faut avancer.
Alors autant permettre aux collègues d'embrayer rapidos.
Enfin je pense.
Car pour mes grosses boulettes (par ex Mamandebébécygne, Mamandegrosbourrin, Mamandepetitélastique, Mamandeprincessedufoyer...) il faut raconter la réalité, elles sont trop dans leur fantasme et leur déni.
Bien sûr ce qui m'a été dit du côté du secret restera secret.
Les parents raconteront ce qu'ils ou elles vondront de leur vie aux instits.
Notre pbme commun est que l'enfant se trouve au mieux de ses possibilités, cad non grevé - ou disons le moins possible- par d'éventuelles galères familiales, que celles ci soient du l'ordre du conflit, de la psychopatho, de la maladie, des drames divers etc.
Et en faisant tous ces bilans, je me disais, comme d'hab, que j'avais pas fait ci, oublié ça, pas pu mettre en place cela, mal fait ceci, aurais pu mieux faire c'truc ci, et moins mal celui là...
En général, je mouline sur la classe jusqu'au 15 juillet, consciemment ou non, disons ... en tâche de fond : mon apple tourne en compote.
Et je commence à mouliner sur la rentrée et donc classe suivante à partir du 15 août.
Purée de nous autres...
Elle est donc chez elle, incapable de supporter ne fut-ce que de voir ou d'entendre tout individu relevant de la sphère scolaire. Petite nature, va.
Ca sent l'écurie pour tant, oui oui, le cheval qui s'accroche à ma culotte le sait bien.
Mais bon, corps a parlé il a réclamé bien haut qu'on le laisse respirer deux jours.
Il a dit, sans mâcher ses mots:
"attention, bichette, là, tu vas suicider un élève, un adulte (parent collègue atsem) ou toi-même."
Ha oui, pakon.
Toubib a dit pareil.
Sauf que toubib elle a dit aussi: essayez de sortir un peu.
Parce qu'au-delà, ou plutôt avant, du symptôme organique et/ ou fonctionnel, il y a les nerfs (disons pour faire vite).
Et que ces petites cordelettes ont besoin d'être détendues, voyez...et pour ça, il n'y a pas que rester enfermer chez soi comme solution.
Des fois, il faut justement aller les promener, les cordelettes. Hue dada.
Ha ben, oui, mais non.
Allez expliquer à la sécu et aux médecins chargés de vérifier que vous avez bien ce que vous dites avoir comme affection et que vous êtes bien chez vous aux heures fixées par la loi, que justement vous avez besoin de sortir du carcan des heures, de sortir des endroits habituels, et en gros de sortir de chez vous un peu quand vous le pouvez cad quand vous arrivez à vous mouvoir, ce qui ne correspond pas forcément aux moments libérés sur le papier.
Sans compter que quand je m'absente du taf, je culpabilise de m'absenter, et que je mouline des trucs.
Edit : j'apprends que je suis remplacée! Youpi et ouf !
Et que avec ces horaires là, on peut que rester dans les alentours de chez soi, cad, pour moi, risquer à tout moment de tomber sur un parent d'élève. Poum.
Au final c'est pas du tout confortable, mais bon, voilà.
Re-Pos. Cal-Me. Si-Len-Ce (ou musique choisie!).
Pas d'interpellation incessante, d'attention à porter partout, etc.
Ouf.
A part ça, j'avais fini les zévals, appelé certaines instits concernées par les cas qu'elles vont recevoir, quasiment bouclé mes commandes, et entamé le rangement.
Quand j'ai tel à la nana qui va recevoir Petitélastique, elle m'a rétorqué aussi sec:
- "ha j'allais vous appeler, parce que je n'ai vu la mère que 5 mn et je me suis dit ouh lala... y'a comme un énoooorme pbme..."
- oui oui oui chère collègue ... alors je vous zzeeesssplik...(tout ce que vous savez déjà si vous avez bien suivi ici)
Quand j'ai tel au dirlo de l'école qui va recevoir Petitdéchiré, et que j'ai expliqué un peu le truc à Voisinedudessus, ce fut autre chose car Dirlo est un monsieur, coup de bol il est bien au fait de ce genre de pbme et aussi de celui des violences dites conjugales, et ça, c'est carrément une grande chance pour l'enfant , notamment parce que, pour Papadepetitdéchiré, l'école va devenir un enjeu 'autre' : en clair j'espère qu'il va arriver à penser que l'école n'est pas du côté de Mamandepetitdéchiré, ou pourrait être du sien à lui le père, mais qu'elle est bien du côté de l'enfant, et de sa vie d'enfant !
Une autre des instits a eu compte-rendu pour elle et sa comparse du 2eme CP déjà de vive voix pour le pack Grosbourrin, Bébécygne, Princessedufoyer, Kurdendouce, Doudette, Puînécorché, Vrillekibrille et j'en oublie un peu.
Et parmi toutes celles et ceux qui vont recevoir mon groupe classe éclaté, il me reste à avoir contact avec celle ou celui qui recevra Dervichetourneurbrun.
Ca fait 5 collègues à contacter sur 7 qui vont recevoir des bouts de ma classe et que je préfère prévenir sur ce qu'il s'est passé pendant l'année.
Non pas pour coller une étiquette sur l'enfant ou la famille.
Mais pourqu'elles-ils aient les infos pédagos concrètes , dont les demandes de suivi, et non un discours caviardé de la part des parents.
De toute façon, je sais que ces braves gens recevront les remps, auront donc leur son de cloche aussi, mais passer les infos ca leur permet de savoir où aller, directement, plus rapidement:
au CP il n'y a pas vraiment de temps à perdre, faut avancer.
Alors autant permettre aux collègues d'embrayer rapidos.
Enfin je pense.
Car pour mes grosses boulettes (par ex Mamandebébécygne, Mamandegrosbourrin, Mamandepetitélastique, Mamandeprincessedufoyer...) il faut raconter la réalité, elles sont trop dans leur fantasme et leur déni.
Bien sûr ce qui m'a été dit du côté du secret restera secret.
Les parents raconteront ce qu'ils ou elles vondront de leur vie aux instits.
Notre pbme commun est que l'enfant se trouve au mieux de ses possibilités, cad non grevé - ou disons le moins possible- par d'éventuelles galères familiales, que celles ci soient du l'ordre du conflit, de la psychopatho, de la maladie, des drames divers etc.
Et en faisant tous ces bilans, je me disais, comme d'hab, que j'avais pas fait ci, oublié ça, pas pu mettre en place cela, mal fait ceci, aurais pu mieux faire c'truc ci, et moins mal celui là...
En général, je mouline sur la classe jusqu'au 15 juillet, consciemment ou non, disons ... en tâche de fond : mon apple tourne en compote.
Et je commence à mouliner sur la rentrée et donc classe suivante à partir du 15 août.
Purée de nous autres...
par Maybe
publié dans :
Oboulo !
Il en est des juges comme de tout le monde:
certain-e-s sont moins compétent-e-s ou ont moins le courage de faire leur job que d'autres.
Que ce soit une constante de leur fonctionnement ou un épisode de leur vie professionnelle.
Ainsi en était-il du juge des enfants dont nos écoles relevaient jusqu'à il y a peu...il a été remplacé.
Pourquoi je raconte ça?
A cause de la fin de l'histoire que Voisinedudessus, instit aussi, chez qui j'étais allée chiper ses dvd de la série Cadfaël, et expliquer un peu le pbme que vit Petitdéchiré qui atterrit dans son école l'an prochain afin de transmettre à l'instit du CP, m'a contée.
Une petite de son école avait été signalée en CP pour atteintes/violences sexuelles de la part du père.
Les années passent, mais rien d'autre que les années, pourtant tout le système médico-socio-judiciare est alerté, chaque année scolaire.
Et reçoit des menaces, d'ailleurs.
Cinq ans plus tard, CM2: Voisinedudessus fait une classe de neige.
La petite est dans sa classe.
Habituellement une vraie sportive qui n'a pas froid aux yeux, elle n'arrive pas à tenir sur son vélo.
Voisinedudessus tilte: au moment des toilettes du soir, elle fait un saut discret chez les filles.
Visibles sans examen particulier: des plaies au sexe.
La gamine ne risquait pas de pouvoir ne serait-ce que s'asseoir sur la selle.
Elle se dit: cette fois c'est bon, ça va marcher, enfin, pour protéger la gosse, la sortir de là urgemment.
Elle fait venir 3 toubibs spécialisés, examens, certifs , dossier monté et signalement au procureur de la république, le dossier est posé sur le bureau du magistrat par le dirlo (oui de sa propre main)... et on attend.
Des mois.
Car pour contrer, le père se fait faire un certif de complaisance d'un médecin lambda : la gamine est en bonne santé et ne présente aucun trouble.
Cela arrêté toute la machine, si si.
Bravo le juge des enfants qui s'est contenté de ce certif là.
Me demandez pas les tenants et aboutissants exacts, je ne peux pas exposer ça ici...je sais que ça paraît effarant mais c'est une réalité.
Au final, le père est scotché, et tombe...... pour un important trafic de drogue.
Dans ce même temps, le juge des enfants a changé: il saute sur l'occase, évidemment.
certain-e-s sont moins compétent-e-s ou ont moins le courage de faire leur job que d'autres.
Que ce soit une constante de leur fonctionnement ou un épisode de leur vie professionnelle.
Ainsi en était-il du juge des enfants dont nos écoles relevaient jusqu'à il y a peu...il a été remplacé.
Pourquoi je raconte ça?
A cause de la fin de l'histoire que Voisinedudessus, instit aussi, chez qui j'étais allée chiper ses dvd de la série Cadfaël, et expliquer un peu le pbme que vit Petitdéchiré qui atterrit dans son école l'an prochain afin de transmettre à l'instit du CP, m'a contée.
Une petite de son école avait été signalée en CP pour atteintes/violences sexuelles de la part du père.
Les années passent, mais rien d'autre que les années, pourtant tout le système médico-socio-judiciare est alerté, chaque année scolaire.
Et reçoit des menaces, d'ailleurs.
Cinq ans plus tard, CM2: Voisinedudessus fait une classe de neige.
La petite est dans sa classe.
Habituellement une vraie sportive qui n'a pas froid aux yeux, elle n'arrive pas à tenir sur son vélo.
Voisinedudessus tilte: au moment des toilettes du soir, elle fait un saut discret chez les filles.
Visibles sans examen particulier: des plaies au sexe.
La gamine ne risquait pas de pouvoir ne serait-ce que s'asseoir sur la selle.
Elle se dit: cette fois c'est bon, ça va marcher, enfin, pour protéger la gosse, la sortir de là urgemment.
Elle fait venir 3 toubibs spécialisés, examens, certifs , dossier monté et signalement au procureur de la république, le dossier est posé sur le bureau du magistrat par le dirlo (oui de sa propre main)... et on attend.
Des mois.
Car pour contrer, le père se fait faire un certif de complaisance d'un médecin lambda : la gamine est en bonne santé et ne présente aucun trouble.
Cela arrêté toute la machine, si si.
Bravo le juge des enfants qui s'est contenté de ce certif là.
Me demandez pas les tenants et aboutissants exacts, je ne peux pas exposer ça ici...je sais que ça paraît effarant mais c'est une réalité.
Au final, le père est scotché, et tombe...... pour un important trafic de drogue.
Dans ce même temps, le juge des enfants a changé: il saute sur l'occase, évidemment.
par Maybe
publié dans :
Rââââlement
Considérer: du latin considerare, de cum, et sidus, sideris, astre, étoile.
De sorte que, dans le latin, considerare a un rapport avec la contemplation des astres.
Les mendiant-e-s dans les rues de ma petite ville.
Oui j'ai appris le mot "mendiant", et par mon grand-père: "clochard".
Est-ce des effes?
... je m'y fais pas.
Les mendiant-e-s, souvent les mêmes, dans les mêmes rues; quand une ville est petite et qu'on se rend souvent au même endroit, on passe par les mêmes chemins.
Je chemine. Je vais vers.
Eux connaissent la ville à ras du sol.
Celle qui ne bouge pas.
Je les regarde, leur envoie un sourire. Vous êtes vivant-e-s.
Ca ne suffit pas, bien sûr, entre leur détresse et ma honte, il y a un abîme.
Des fois je ne supporte pas : j'évite même leur regard.
Des fois je ne supporte pas : je m'assois auprès, juste pour qu'ils ou elles parlent.
Oui je suis dingo, des fois.
Enfin c'est ce que je lis dans le regard des gens qui passent, au dessus, très au dessus, tiens, c'est curieux comme ils sont au-dessus.
Comme c'est curieux.
C'est bas le trottoir, le pas d'une porte, l'aplomb d'un mur.
Les pieds tonnent et rien n'ébranle leur pas.
Alors elles et ils parlent, un peu. C'est décousu. C'est logique. C'est agressif. C'est quémandeur. C'est plainte. C'est un bout de leur vie.
Ca ne changera pas leur détresse ni ma honte, mais il se sera passé un peu quelque chose d'humain?
Cette très vieille dame au regard fier, au profil d'aigle.
Cette autre, fabuleusement flétrie, tellement même, que ses rides la cachaient toute entière.
Ce monsieur digne sous sa casquette grise, digne, comme on dit, digne de quoi? D'être gris souris aussi?
Le clochard roux que je retrouve d'année en année, de carrefour en carrefour, plus voûté et résigné, du lion provocateur, torse ouvert à la vie et aux possibles, qu'il était, au loup solitaire qui traîne de vagues savates sans espoir.
Les bêtes aux pieds des un-e-s.
Les petits objets aux mains des autres.
Ceux qui vous saluent par manière d'appel.
Ceux qui vous insultent quand vous refusez qu'on vous lave pour la x-ième fois de la journée votre pare-brise.
Ceux qui parlent avec un instrument.
Ceux qui ne regardent même plus, attendent la fin.
La fin de leur faim?
La fin de la journée?
La fin...?
Qui existent là tout près, dans une ombre éclatante.
Aveuglante.
De sorte que, dans le latin, considerare a un rapport avec la contemplation des astres.
Les mendiant-e-s dans les rues de ma petite ville.
Oui j'ai appris le mot "mendiant", et par mon grand-père: "clochard".
Est-ce des effes?
... je m'y fais pas.
Les mendiant-e-s, souvent les mêmes, dans les mêmes rues; quand une ville est petite et qu'on se rend souvent au même endroit, on passe par les mêmes chemins.
Je chemine. Je vais vers.
Eux connaissent la ville à ras du sol.
Celle qui ne bouge pas.
Je les regarde, leur envoie un sourire. Vous êtes vivant-e-s.
Ca ne suffit pas, bien sûr, entre leur détresse et ma honte, il y a un abîme.
Des fois je ne supporte pas : j'évite même leur regard.
Des fois je ne supporte pas : je m'assois auprès, juste pour qu'ils ou elles parlent.
Oui je suis dingo, des fois.
Enfin c'est ce que je lis dans le regard des gens qui passent, au dessus, très au dessus, tiens, c'est curieux comme ils sont au-dessus.
Comme c'est curieux.
C'est bas le trottoir, le pas d'une porte, l'aplomb d'un mur.
Les pieds tonnent et rien n'ébranle leur pas.
Alors elles et ils parlent, un peu. C'est décousu. C'est logique. C'est agressif. C'est quémandeur. C'est plainte. C'est un bout de leur vie.
Ca ne changera pas leur détresse ni ma honte, mais il se sera passé un peu quelque chose d'humain?
Cette très vieille dame au regard fier, au profil d'aigle.
Cette autre, fabuleusement flétrie, tellement même, que ses rides la cachaient toute entière.
Ce monsieur digne sous sa casquette grise, digne, comme on dit, digne de quoi? D'être gris souris aussi?
Le clochard roux que je retrouve d'année en année, de carrefour en carrefour, plus voûté et résigné, du lion provocateur, torse ouvert à la vie et aux possibles, qu'il était, au loup solitaire qui traîne de vagues savates sans espoir.
Les bêtes aux pieds des un-e-s.
Les petits objets aux mains des autres.
Ceux qui vous saluent par manière d'appel.
Ceux qui vous insultent quand vous refusez qu'on vous lave pour la x-ième fois de la journée votre pare-brise.
Ceux qui parlent avec un instrument.
Ceux qui ne regardent même plus, attendent la fin.
La fin de leur faim?
La fin de la journée?
La fin...?
Qui existent là tout près, dans une ombre éclatante.
Aveuglante.
par Maybe
publié dans :
Pseudocortex.




