Dimanche 4 mai 2008
Attention: post miévro-bestial.
 
   Comme vous avez pu constater je ne suis pas très chien.
Pour mille raisons et une, mais c'est la bonne: je préfère les chats.
C'est comme la bandaison, ça ne se commande pas.

   Prenons la chose par le début.
Le premier bestiau domestique que j'aie eu, à part mes parents, fut un poisson rouge.
Je me ressens (ben oui, je ne me 'vois' pas de l'extérieur en train d'agir, je le re-sens en train de le faire)  je me ressens donc, mon petit sachet plastique plein d'eau à la main, regarder le petit solitaire orangé  que nous ramenions à la maison.
C'était avant la naissance de Maybefrérot, j'avais donc moins de 3 ans. Arcachon et Massy.
Il n'a pas vécu longtemps, et de toute façon d'autres choses plus graves se sont ancrées dans ma mémoire au détriment de la sienne.
Qqes temps plus tard, dans la maison de bois/tôle/je-ne-sais-quoi d'Abidjan, un chat s'entremêlait aux jambes de ma mère aux heures des repas.
Il venait de nulle part et n'est guère resté et je le comprends: elle n'aime pas les chats, c'est trop indépendant ces bêtes là. Et puis  d'autres bêtes faisaient primeur: gaffe aux serpents et varans du jardin.

 Un an plus tard, lorsque j'ai passé cette année d'exil convalescent chez mes grands parents de Pau, alors que le reste de la famille était toujours en Afrique, la chatte de ma tante vivait avec nous: Miquette, une siamoise très imbue de ses privilèges, pas exactement de bonne composition, mais qui partit avec ma tante lorsqu'elle se maria. Ma tante. Pas sa chatte. Quoique. Ahem.
Restait le canari du cagibi, mais  peu passionnant, car toujours en cage, pauvre petit emplumé.

Le temps passa.
Adolescente, lorsque Maybesenior entama une autre vie à deux, heu non, je ne raconterai pas cela, bref, elle avait un fils et  un chat: Gatito.
Un vrai chat de garenne (ben quoi?) qui rôdait la nuit dans les champs de ce village du sud ouest et revenait dormir aux petites heures de l'aube.
Je l'apprivoisai assez pourqu'il choisisse de finir ses nuit sur le coin en bas à gauche de mon grand lit.
J'allais ouvrir le vantail du rez-de-chaussée de la maison (si je ne le refermais aps avant le réveil  des adultes, je me faisais enguirlander), il passait entre les barres de fer.
J'étais très fière qu'il choisisse ma chambre pour dormir: c'était un vrai chat pas si domestique que ça, qui savait ôter les arêtes du poisson qu'on lui cuisait et vivait sa vie dans la campagne alentour.
Cette vie là dura 3 ou 4 mois. Et drame et déménagement, j'ai bien plus regretté Gatito que les personnes que nous quittions.
Comme quoi, on s'endurcit sur les départs/abandons...

Longtemps plus tard, lorsque Exdemaybe fut vraiment ex, et Maybejunior et moi prêts à accueillir un chat, une bête de concours que me donna Copined'EN, laquelle montait une chatterie, nous fit l'insigne honneur d'agrémenter  notre quotidien.
Je précise que je n'aurais pas accueilli de bestiole at home s'il n'y avait pas eu la possibilité de les laisser vaquer à leurs mystérieuses mais importantes occupations dans un minimum d'espace protégé et de verdure.
C'était un oriental ebony, cad un siamois complètement tout noir, de ligne superbe et de voix.. superbe aussi.
Son jeu favori c'était le foute avec des paquets de klinesques (remplis) à faire glisser/valdinguer sur le sol. Fallait le lui renvoyer à temps sinon on se récoltait à pleine brassée de l'insulte féline que rigoureusement ma mère m'a défendu de citer ici.
Esperrou de la Grange de je-sais-plus-quoi à rallonge, il se nommait (j'avais pas choisi!).
Ben oui, fallait qu'il passe des concours.
Sauf que s'étant habitué à moi, il ne supporta pas d'être manipulé par son ancienne maîtresse ma copine, et à son premier concours, elle me le ramena piteuse et griffée....finis les concours pour lui, dommage il avait de vraies qualités parait-il, mais de toute façon, ça m'était bien égal.
Je le laissais sortir, allant lui ouvrir/fermer la porte de l'immeuble en bordure de pinède où nous habitions.
Un soir Esperrou ne revint pas, un chat noir de si belle race....

   Alors, par connaissances interposées, j'allai chercher une chatte de 14 mois dans une maison cossue XVIII° du centre ville: le fils toujours en voyage ne voulait plus s'en occuper.
Nommée par eux Lola (yurk), vite transformé par nous en Loloushka (pas mieux), une magnifique tabby croisée persan: la couleur du tabby, le poil long fabuleux du persan, un museau précieusement dessiné des yeux d'un vert iridescent bordés de noir... et une vraie tigresse: j'étais la seule à pouvoir la toucher, et un peu moins Maybejunior.
J'appris ensuite que le gars chez qui elle habitait avant y était allé par coups de pied.. alors forcément...
Elle terrorisait même le chien qui habitait l'immeuble où nous sommes maintenant, parfois même, elle se cachait derrière un obstacle quelconque pour lui sauter dessus alors qu'il levait la patte pour se soulager...
Ma tigresse :-) (telle chat, telle maitresse?)
Elle aussi jouait au klinesques. Et aussi au sopalin: si nous la laissions seule trop longtemps dans l'appart, elle déchiquetait un rouleau entier. Une foultitude de confetti blancs et une chatte rageuse mais digne (tu me l'ouvres, c'te lourde, oui?) nous attendait. Elle bouffait nos yaourts, comme Esperrou, et toute chose laitière d'ailleurs.
Elle avait ses  moments de folaïe: comme tous les chats que j'ai connus, et les enfants jeunes, aussi, vient une heure dans la journée où se dégourdir les pattes devient une frénésie qui les emporte et leur fait traverser les apparts à fond de train et en sautant sur tout ce qui ne bouge pas, version cabri.
La table du salon était collée à la grande baie vitrée ... fermée.
Ce qui devait arriver ne se fit pas prier: Loloushka sauta sur la table, dans l'élan glissa sus, et bling se prit la vitre. Ca calme.
Un jour stupide, un jour de stupidité, une stupide journée, j'ai décidé d'emmener Lolouska avec nous dans les Cévennes  où je devais faire camping/adositter de Maybejunior et son copain. Histoire qu'il ait des vacances, junior.
Je voulais montrer Le Puy en Velay aux djeunz: justement, Lolouska advint et s'intalla pour dormir dans la caravane de retour de chasse, en ronronnant comme un samovar; redoutant la longueur de la journée, je commis l'erreur fatale en la sortant et déposant sur le perron,  avant de démarrer l'auto... elle nous regarda partir.... et à notre retour en fin de journée (où je fus piquée par un bourdon crétin et dus me balader un moment, majeur bien rouge du bout en l'air, en demandant aux passants: z'auriez pas une cigarette ou un briquet?) ....adieu jolie chatte..plus jamais revue.Nous l'avons cherchée pourtant.
Ses talents de chasseresse lui valurent sans doutes qqes belles années encore dans la campagne de là-bas.
Je m'en suis bcp voulu de l'avoir sortie de sa planquette de sieste, mais j'avais peur qu'elle ne dégrade la caravane qu'on me prêtait...

   Alors...sont venues à nous Chat1 et Chat2, sœurs d'une même portée tabby que Maybejunior et moi sommes allés voir lorsqu'elles étaient tout bébées chez une dame qui devint une amie, et, par la suite et par le hasard des changements de postes,  la grand-mère d'une de mes élèves (Agrumette)
Je n'en voulais qu'une des deux, mais comme le 3ème bébéchat partait et que Chat2 ne trouvait pas preneur...
Voilà comment on se fait avoir.
Ha ben faut dire les choses hein: on va voir des bébéschats, pleins de sagesse et de droiture, avec des plans bien carrés dans la tête et la certitude de savoir ce qu'on veut, du babil d'humain, quoi, et paff, on se retrouve à bader deux bébés chats au lieu d'un, surtout parce que le fils à côté, dans cette période un peu pas gaie pour lui et moi, avait un visage tellement attendri que ç'eut été un crève-cœur que de ne pas se laisser avoir par les yeux de Chat2. (rationnalisons.. :-))
Depuis, Chat1, balèze et grise, s'est surtout approprié le jeune et filiforme Maybejunior,
et Chat2, fine fennec  colle avec persévérance une Maybe racornie et pneumatique.
Comme quoi, qui se ressemble ne s'assemble pas.
Elles détestent les laitages, l'une aime les haricots verts et le chocolat, l'autre les crêpes. Elles fonctionnent, chassent, jouent et se font cocooner chacune à leur façon car elles ont des caractères bien différents.
Et elles nous aident sûrement à vivre. Les animaux ont bien du mérite à supporter les humains, leurs pompes (y compris celles qui couvrent leurs pieds) leurs œuvres (mouais..) etc.
(le post risque de virer misanthrope, alors j'arrête là).

Donc:
Et vous, vos rencontres avec les bêtes?
Vous avez des relations chez les z'animosses?  Domestiques ou pas?

Meroww


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