Que font des instits ensemble quand ils peuvent causer d'autres choses que de leurs difficultés pédagos ou admins immédiates dans l'établissement où ils bossent, et ceux où ils
doivent se rendre pour le suivi des élèves?
Ben, ils causent de leur métier d'abord.
Parce que des réunions d'instits qui ne soient pas amicales (donc privées) ou obligatoires (donc dédiées) en fait, on n'en a peu voire pas, hormis ces stages.
Ce stages peuvent aussi être, quand les anims veulent bien laisser se mettre en place le débat entre pair-e-s, et c'est rare, une occase de partager nos pratiques: en général ces échanges là sont les plus intéressants, informatifs et formateurs pour nous, plutôt que d'écouter la parole des formatrices et teurs qui sont tenu-e-s, qu'ils le souhaitent ou non, de faire descendre sur nos têtes mal faites la manne didactique officielle (et en ce moment on rigole vu qu'on a le cul entre 2 progs).
Car à bien y regarder, c'est l'Etat qui nous forme: ben oui, c'est donc notre employeur qui est notre formateur et...qui nous évalue.. autant dire qu'il évalue sa compétence à nous former.. rions z'un peu... car dans quel autre métier voit-on cela?
Et dans quel autre métier voit-on qu'une formation ne soit pas qualifiante?
Nos stages de formation ne le sont pas: vous en sortez avec le même statut qu'en y entrant et avec l'obligation non écrite d'appliquer ce qu'il vous a été donné à entendre/voir/subir (pardon, pas pu résister).
Autre chose encore: où voit-on une formation dont les animatrices et teurs ne sont pas qualifiés-e-s pour former le public sélectionné?
Et qui n'en ont jamais exercé le métier, d'ailleurs. Certain-e-s nous disent: je donne des pistes, mais vous saurez adapter..
Oui certes.. mais justement, si on nous donnait des trucs où l'on n'a pas à tout créer justement... parce que voyez, on doit déjà faire ça pour toutes les autres matières, alors l'EPS.. Non que ce ne soit important.. mais on doit déjà tellement faire d'autres choses...
J'explique: rarissimes sont les formateurs, conseiller pédas etc qui soient spécialisé-e-s en préélem- maternelle-.
Comme me dit Spacerebelz qui fut conseiller peda, et bosse actuellement enTPS (par choix), il y a 3 conseillers pédas de ce genre sur la ville de Marseille, imaginez. Quant aux Legrandtoms ou Fems, encore plus rares sont celles qui sont passées par la case instit en préélem avant de devenir inspectrices.
Remarquez, vu que ça fait 25 ans qu'on nous annonce la mort de la la préélem (du moins PS et MS) ça peut s'expliquer.
L'autre explication, à mon avis plus évidente, c'est qu'instit en préélem c'est clairement un autre métier qu'instit en élem.
Et dans la préélem elle-même, instit de PS ou TPS c'est encore autre chose.
ll n'y a d'ailleurs aps de programme pour cette classe là: vous êtes inspectés sur ce que vous avez créé vous-mêmes.. en termes de fonctionnariat faut le faire non?
Et les Iufm ne forment pas à la préélem: quasiment tou-s-tes les instits de préélem que je rencontre me disent ce que je dis pour moi-même: je me suis autoformée sur le tas, en piquant des trucs aux collègues; la transmission de ces savoirs là est en train de mourir, d'ailleurs.
Certes : le fantasme de la polyvalence de l'instit est agissant.
Mais surtout, et Spacerebelz qui m'a dit cela me parait dans le vrai, les instits de préélem de longue date qui se sont spécialisé-e-s dans cette période de la vie scolaire n'ont aucune envie de se remettre dans la doxa pédago pour faire conseiller péda ou IMF.
Parce que jusqu'à maintenant, cet enseignement très spécifique, global, transversal en permanence, circulaire aussi, qui se joue dans la préélem permet une prise en compte de l'élève et de apprentissages d'une façon différente de celle du primaire, qui est bien plus saucissonné, analytique, tranché.
C'est pas un reproche fait au primaire: c'est comme ça, c'est tout, pas le choix, l'institution Maisonmammouth est une entreprise de formatage et sa violence intrinsèque joue à plein à partir du CP.
Et maintenant ce sera dès la GS.
Je redoute, enfin nous redoutons, le martelage dénué de sens qu'il nous est requis de mettre en place dès la MS aussi: la mort de la spécificité de l'enseignement de la préélem est en route pour de bon cette fois-ci, sauf résistance passive dans la classe si les Legrandtoms et les parents nous font confiance....jusquà la prochaine réforme de fond (on le râcle?) une fois vus les dégâts faits; mettons dans 15 ans?
Bref donc: nos stages de formation, je l'ai déjà dit, proposent très peu de groupes dédiés préélem.
Il y en avait 3 je crois bien.
Donc les postulant-e-s de préélem aux stages les choisissent, bien sûr, dans leurs vœux, et y ajoutent aussi les stages dits 'tous publics' (pas bezef non plus).
Donc le groupe est très hétérogène à majorité préélem.
Ce ne serait pas un pbme si les formatrices et teurs avaient des billes pour nos niveaux.
Or, ce n'est pas vraiment le cas.
Dans le module SCP (haha, encore un sigle) c'était intéressant, mais nous avons eu largement de quoi faire pour la fin de cycle 3 (CM2) et surtout collège, voire seconde, le truc qui nous concerne vraiment.
En module cirque (heu ça fait partie des APSA, ça; prenez une Upsa, oui...), tout pareil, un peu mieux ciblé école primaire: mais comme il n'est pas fini, on va voir la suite.
En module sport co, idem, et la formatrice a eu la gentillesse de se mettre un peu plus au niveau de la majorité des présent-e-s...
En danse (APSA aussi), nous sommes un peu plus dans la créativité: ça nous permet une adaptation à nos classes moins délicate à effectuer, mais tjs aussi pénibeule à théoriser...encore que là justement, nous avons eu un doc qui nous fait une sorte de grammaire des évolutions (corps, espace,, temps, énergie, relation) bien plus directement exploitable à tous les niveaux.
Une remarque encore: la polyvalence de l'instit, c'est un peu un fantasme quand même.
Nous ne sommes pas tous doué-e-s en ...en vrac dessin, maths, sport, musique, géographie, physique chimie, blah...
Bien sûr c'est du petit niveau, nous répondront les profs de ces matières dédiées.
Ouais.. sauf qu'on n'enseigne bien (donc de façon pertinente et plaisante) que ce qu'on maîtrise a minima et avec plaisir.
Alors autant les fondamentaux, généralement, on les assume (c'est globalement la représentation sociale qu'on a du métier, donc c'est aussi celle qui pousse à y entrer, en gros), autant tout le reste, pas forcément.
Mais admettons que tout peut s'apprendre et s'enseigner avec de la bonne volonté.
Je ferais quand même une exception pour le sport, étant entendu qu'en préélem plus qu'ailleurs, la maîtrise du corps conditionne de façon drastique tous les autres apprentissages à commencer par le relationnel (heuuuu, pardon: ex-socialisation, actuel-vivre ensemble) et que donc la séance quotidienne est nécessaire.
Le sport, sous toutes ses formes, donc le rapport au corps, le sien et celui d'autrui, est un *très* gros morceau de l'évolution d'un enfant.
De fait, des gens font des années d'études pour se spécialiser dans ce domaine.
Un des anims, pas trop pour les intervenants extérieurs, nous disait qu'un brevet dans un sport x ne signifiait pas une prise en compte de la psycho de l'enfant.
D'accord, mais je parle des profs de sport, plutôt.
Et je me dis que déléguer cette partie là de mon boulot à qqun dont c'est le métier, ce serait plus pertinent: je fatigue, et je ne rajeunis pas.
Même si en préélem on fontionne en transversal.
Bien sûr un-e instit est responsable de sa classe, même en barbotant dans un coin de piscine avec un groupe et en ayant confié les autres groupes à des MNS (dont c'est le métier, tiens tiens...), et en ne les voyant donc pas, vu que quand on est à ras de l'eau.. bon.
Bien sûr aussi, l'instit est responsable pédago des modules y compris lorsqu'il y a un-e intervenant-e, cad doit créer tout le truc, quand bien même il ou elle bénéficierait de la présence de qqun-e de spécialisé (comique, non?)...
Mais tout de même: doit bien y avoir moyen de mettre en place ce genre de choses sans avoir à monter 4 tonnes de paperasses de projets pédas en se justifiant, et de demander conseil -y compris pédago- à qqun dont c'est le métier. Et qui a envie de le pratiquer avec des jeunes enfants (oui parce que c'est spécial...)
Et là on poserait donc le transversal et ça serait top super kitusarace. On s'apporterait mutuellement des ressources et on pourrait même dédoubler les classes, ô joie merveille.
Ben oui, des ateliers de sports, pour surveiller les trucs à risques ou organiser des machins complexes, ce serait cool d'être à deux pour les 25 à 30 bipèdes...
Nan?
Bref... en stage, les instits se racontent des histoires d'instits...trouvent que la hiérarchie les bombardent de trop d'obligations, en ont assez de se sentir coupables des tous les échecs sociaux qu'on leur met sur le dos, constatent que ça ne va pas s'arranger, expliquent qu'elles n'ont pas fait grève la dernière fois parce que les syndicats sont des gogos dancers et que de toute façon elles et l'école publique se feront laminer alors à quoi bon perdre des sous et de l'énergie, se disent qu'elles ne tiendront pas jusqu'à 60 ans et plus, soupirent et se disent que de toute façon elles ne savent rien faire d'autre, se rassurent en se disant que y'a pire dans d'autres métiers, affirment que avec tout ce qu'elles se démènent, elles ont leur consciences pour elles, tout en se demandant dans la minute qui suit comment faire...
Glossaire:
APSA: Activités Physiques Sportives et Artistiques
IMF: Instituteur Maître Formateur
MNS, alerte à malibu.; oups pardon, Maître Nageur Sauveteur
(et zut, si on mettait tout au féminin hein? ca me soûle toute cette testostérone)
Conseillers Pédagogiques: des instits qui ont passé un stage diplômant particulier, pour être détaché-e-s de leur poste face aux élèves, fonctionner auprès d'un Legrandtom ou Fem et, d'après Spacerebelz qui a vu pendant 2 décennies la chose de l'intérieur, elles et ils en deviennent assez méprisant-e-s vis à vis de celles et ceux qui y restent et sont donc ravi-e-s de ne plus se fader une classe (je le cite, perso je ne les fréquente pas)
SCP: Sport de Combat de Préhension (oui oui, on doit faire ça aussi, c'est dans les IO)
J'oublie des trucs?
Ben, ils causent de leur métier d'abord.
Parce que des réunions d'instits qui ne soient pas amicales (donc privées) ou obligatoires (donc dédiées) en fait, on n'en a peu voire pas, hormis ces stages.
Ce stages peuvent aussi être, quand les anims veulent bien laisser se mettre en place le débat entre pair-e-s, et c'est rare, une occase de partager nos pratiques: en général ces échanges là sont les plus intéressants, informatifs et formateurs pour nous, plutôt que d'écouter la parole des formatrices et teurs qui sont tenu-e-s, qu'ils le souhaitent ou non, de faire descendre sur nos têtes mal faites la manne didactique officielle (et en ce moment on rigole vu qu'on a le cul entre 2 progs).
Car à bien y regarder, c'est l'Etat qui nous forme: ben oui, c'est donc notre employeur qui est notre formateur et...qui nous évalue.. autant dire qu'il évalue sa compétence à nous former.. rions z'un peu... car dans quel autre métier voit-on cela?
Et dans quel autre métier voit-on qu'une formation ne soit pas qualifiante?
Nos stages de formation ne le sont pas: vous en sortez avec le même statut qu'en y entrant et avec l'obligation non écrite d'appliquer ce qu'il vous a été donné à entendre/voir/subir (pardon, pas pu résister).
Autre chose encore: où voit-on une formation dont les animatrices et teurs ne sont pas qualifiés-e-s pour former le public sélectionné?
Et qui n'en ont jamais exercé le métier, d'ailleurs. Certain-e-s nous disent: je donne des pistes, mais vous saurez adapter..
Oui certes.. mais justement, si on nous donnait des trucs où l'on n'a pas à tout créer justement... parce que voyez, on doit déjà faire ça pour toutes les autres matières, alors l'EPS.. Non que ce ne soit important.. mais on doit déjà tellement faire d'autres choses...
J'explique: rarissimes sont les formateurs, conseiller pédas etc qui soient spécialisé-e-s en préélem- maternelle-.
Comme me dit Spacerebelz qui fut conseiller peda, et bosse actuellement enTPS (par choix), il y a 3 conseillers pédas de ce genre sur la ville de Marseille, imaginez. Quant aux Legrandtoms ou Fems, encore plus rares sont celles qui sont passées par la case instit en préélem avant de devenir inspectrices.
Remarquez, vu que ça fait 25 ans qu'on nous annonce la mort de la la préélem (du moins PS et MS) ça peut s'expliquer.
L'autre explication, à mon avis plus évidente, c'est qu'instit en préélem c'est clairement un autre métier qu'instit en élem.
Et dans la préélem elle-même, instit de PS ou TPS c'est encore autre chose.
ll n'y a d'ailleurs aps de programme pour cette classe là: vous êtes inspectés sur ce que vous avez créé vous-mêmes.. en termes de fonctionnariat faut le faire non?
Et les Iufm ne forment pas à la préélem: quasiment tou-s-tes les instits de préélem que je rencontre me disent ce que je dis pour moi-même: je me suis autoformée sur le tas, en piquant des trucs aux collègues; la transmission de ces savoirs là est en train de mourir, d'ailleurs.
Certes : le fantasme de la polyvalence de l'instit est agissant.
Mais surtout, et Spacerebelz qui m'a dit cela me parait dans le vrai, les instits de préélem de longue date qui se sont spécialisé-e-s dans cette période de la vie scolaire n'ont aucune envie de se remettre dans la doxa pédago pour faire conseiller péda ou IMF.
Parce que jusqu'à maintenant, cet enseignement très spécifique, global, transversal en permanence, circulaire aussi, qui se joue dans la préélem permet une prise en compte de l'élève et de apprentissages d'une façon différente de celle du primaire, qui est bien plus saucissonné, analytique, tranché.
C'est pas un reproche fait au primaire: c'est comme ça, c'est tout, pas le choix, l'institution Maisonmammouth est une entreprise de formatage et sa violence intrinsèque joue à plein à partir du CP.
Et maintenant ce sera dès la GS.
Je redoute, enfin nous redoutons, le martelage dénué de sens qu'il nous est requis de mettre en place dès la MS aussi: la mort de la spécificité de l'enseignement de la préélem est en route pour de bon cette fois-ci, sauf résistance passive dans la classe si les Legrandtoms et les parents nous font confiance....jusquà la prochaine réforme de fond (on le râcle?) une fois vus les dégâts faits; mettons dans 15 ans?
Bref donc: nos stages de formation, je l'ai déjà dit, proposent très peu de groupes dédiés préélem.
Il y en avait 3 je crois bien.
Donc les postulant-e-s de préélem aux stages les choisissent, bien sûr, dans leurs vœux, et y ajoutent aussi les stages dits 'tous publics' (pas bezef non plus).
Donc le groupe est très hétérogène à majorité préélem.
Ce ne serait pas un pbme si les formatrices et teurs avaient des billes pour nos niveaux.
Or, ce n'est pas vraiment le cas.
Dans le module SCP (haha, encore un sigle) c'était intéressant, mais nous avons eu largement de quoi faire pour la fin de cycle 3 (CM2) et surtout collège, voire seconde, le truc qui nous concerne vraiment.
En module cirque (heu ça fait partie des APSA, ça; prenez une Upsa, oui...), tout pareil, un peu mieux ciblé école primaire: mais comme il n'est pas fini, on va voir la suite.
En module sport co, idem, et la formatrice a eu la gentillesse de se mettre un peu plus au niveau de la majorité des présent-e-s...
En danse (APSA aussi), nous sommes un peu plus dans la créativité: ça nous permet une adaptation à nos classes moins délicate à effectuer, mais tjs aussi pénibeule à théoriser...encore que là justement, nous avons eu un doc qui nous fait une sorte de grammaire des évolutions (corps, espace,, temps, énergie, relation) bien plus directement exploitable à tous les niveaux.
Une remarque encore: la polyvalence de l'instit, c'est un peu un fantasme quand même.
Nous ne sommes pas tous doué-e-s en ...en vrac dessin, maths, sport, musique, géographie, physique chimie, blah...
Bien sûr c'est du petit niveau, nous répondront les profs de ces matières dédiées.
Ouais.. sauf qu'on n'enseigne bien (donc de façon pertinente et plaisante) que ce qu'on maîtrise a minima et avec plaisir.
Alors autant les fondamentaux, généralement, on les assume (c'est globalement la représentation sociale qu'on a du métier, donc c'est aussi celle qui pousse à y entrer, en gros), autant tout le reste, pas forcément.
Mais admettons que tout peut s'apprendre et s'enseigner avec de la bonne volonté.
Je ferais quand même une exception pour le sport, étant entendu qu'en préélem plus qu'ailleurs, la maîtrise du corps conditionne de façon drastique tous les autres apprentissages à commencer par le relationnel (heuuuu, pardon: ex-socialisation, actuel-vivre ensemble) et que donc la séance quotidienne est nécessaire.
Le sport, sous toutes ses formes, donc le rapport au corps, le sien et celui d'autrui, est un *très* gros morceau de l'évolution d'un enfant.
De fait, des gens font des années d'études pour se spécialiser dans ce domaine.
Un des anims, pas trop pour les intervenants extérieurs, nous disait qu'un brevet dans un sport x ne signifiait pas une prise en compte de la psycho de l'enfant.
D'accord, mais je parle des profs de sport, plutôt.
Et je me dis que déléguer cette partie là de mon boulot à qqun dont c'est le métier, ce serait plus pertinent: je fatigue, et je ne rajeunis pas.
Même si en préélem on fontionne en transversal.
Bien sûr un-e instit est responsable de sa classe, même en barbotant dans un coin de piscine avec un groupe et en ayant confié les autres groupes à des MNS (dont c'est le métier, tiens tiens...), et en ne les voyant donc pas, vu que quand on est à ras de l'eau.. bon.
Bien sûr aussi, l'instit est responsable pédago des modules y compris lorsqu'il y a un-e intervenant-e, cad doit créer tout le truc, quand bien même il ou elle bénéficierait de la présence de qqun-e de spécialisé (comique, non?)...
Mais tout de même: doit bien y avoir moyen de mettre en place ce genre de choses sans avoir à monter 4 tonnes de paperasses de projets pédas en se justifiant, et de demander conseil -y compris pédago- à qqun dont c'est le métier. Et qui a envie de le pratiquer avec des jeunes enfants (oui parce que c'est spécial...)
Et là on poserait donc le transversal et ça serait top super kitusarace. On s'apporterait mutuellement des ressources et on pourrait même dédoubler les classes, ô joie merveille.
Ben oui, des ateliers de sports, pour surveiller les trucs à risques ou organiser des machins complexes, ce serait cool d'être à deux pour les 25 à 30 bipèdes...
Nan?
Bref... en stage, les instits se racontent des histoires d'instits...trouvent que la hiérarchie les bombardent de trop d'obligations, en ont assez de se sentir coupables des tous les échecs sociaux qu'on leur met sur le dos, constatent que ça ne va pas s'arranger, expliquent qu'elles n'ont pas fait grève la dernière fois parce que les syndicats sont des gogos dancers et que de toute façon elles et l'école publique se feront laminer alors à quoi bon perdre des sous et de l'énergie, se disent qu'elles ne tiendront pas jusqu'à 60 ans et plus, soupirent et se disent que de toute façon elles ne savent rien faire d'autre, se rassurent en se disant que y'a pire dans d'autres métiers, affirment que avec tout ce qu'elles se démènent, elles ont leur consciences pour elles, tout en se demandant dans la minute qui suit comment faire...
Glossaire:
APSA: Activités Physiques Sportives et Artistiques
IMF: Instituteur Maître Formateur
MNS, alerte à malibu.; oups pardon, Maître Nageur Sauveteur
(et zut, si on mettait tout au féminin hein? ca me soûle toute cette testostérone)
Conseillers Pédagogiques: des instits qui ont passé un stage diplômant particulier, pour être détaché-e-s de leur poste face aux élèves, fonctionner auprès d'un Legrandtom ou Fem et, d'après Spacerebelz qui a vu pendant 2 décennies la chose de l'intérieur, elles et ils en deviennent assez méprisant-e-s vis à vis de celles et ceux qui y restent et sont donc ravi-e-s de ne plus se fader une classe (je le cite, perso je ne les fréquente pas)
SCP: Sport de Combat de Préhension (oui oui, on doit faire ça aussi, c'est dans les IO)
J'oublie des trucs?
par Maybe
publié dans :
L'écorce du boulot
Je viens d'avoir une conversation avec une psychiatre, au sujet de la mixité...
J'évoquais le fait que comme dit dans les comms ici rien n'avait soutenu la mise en place de la mixité, dans le scolaire même si
"le dogme veut que tous les enfants soient égaux en éducabilité et capacités.
Par extension filles et garçons. Et enseignant-e-s F ou H. Ca, c'est pour le dogme...La structure est aussi théoriquement égalitaire. En revanche, tout le reste...On est dans le relationnel. Donc le socio-culturel."
"En allant plus loin, nous nous sommes aussi dit que pour certaines séances, ou certains modules, de sport, et notamment à la puberté, la mixité pourrait être réévaluée mais au coup par coup (comme pour les heures d'éducation sexuelle- je sais plus comment ça se nomme maintenant, un moment non mixte avant ou après le grand groupe, ça peut aider certain-e-s à parler)..."
De fil en chas, nous en sommes arrivées à causer des petites de 11, 12, 13 ans.
Elle en voit bcp, et me dit que ce qui l'effare est leur propension à se couler dans le moule hyper rétrograde de la cuisine comme grand maman, la tenue de la maison, l'éduc des n'enfants petits, bref un modèle de genre et du genre.Par réaction à l'imagerie évoquée plus bas?Pour se rassurer sur elles-mêmes cad ne pas être que cet objet là?
Ceci couplé au fait que l'espèce de nivellement qui avait vaguement eu lieu post 68 n'est plus du tout valide: les classes socio-économiques sont revenues en force et avec une stratification culturelle puissante.
Ainsi, en ce qui concerne les jeunes filles: pour la upper class, elles s'en tireront, ayant d'autres horizons que le scolaire pour se cultiver et s'ouvrir au monde.
Les classes moyennes hautes, aussi.
Mais le pbme se pose avec intensité pour les classes moyennes tout court et au dessous: les filles ne voient rien d'autre que le scolaire et les mythes véhiculés par les media.
Et dans son boulot à elle, outre celui de psy, outre écouter et aider à surmonter la violence du collège et les pbmes persos, c'est d'amener ces filles à se sentir responsables d'elles-mêmes, un empowerment en somme, parce que ces petites ne se rendent pas compte que le leurre du prince charmant/modèle familial, lorsqu'il va s'écrouler, les laissera sur le carreau économique, avec fort peu de possibilités de se diplômer et trouver un job qui leur convienne à 30 ans.
De fait, lorsque je fais causer mes petit-e-s de 4, 5 ou 6 ans, sur ce type de sujet, j'interviens le moins possible, en supputant que la parole des pair-e-s un peu moins en-rail que les autres, doublée de la mienne façon petite perle de ci de là, fera son chemin.. mais dans combien de temps? Et au prix de quels errements? Et sachant que pour les en-rail, c'est la famille (et le social autour, très puissant) qui structure le rail et déstructure la parole donnée dans l'école...
Entre le tonneau des Danaïdes et la pierre de Sysiphe, on est pas rendu-e-s.
De plus hier soir sur Arte, avait lieu une théma sur l'impact du pr0n dans les relations adolescentes.
Passons sur le bulldozer internet qui permet de voir tout et tout le temps, et dans ce tout, posons des "fantasmes" construits du côté de la masculinité.
L'impact est bien présent.
Les garçons attendent certaines choses de filles du côté de la technique et de l'acceptation, et se fondent sur leurs propres performances, on s'en doute, et on se doute aussi que cet aspect là met mal à l'aise bien des garçons.
Mais les filles ont intégré qu'elles n'existent dans la relation (sexuelle mais pas que, cf plus haut, et c'est pour ça que je fais le lien entre la conversation de ce matin et la théma de hier soir) n'existent dans la relation que pour autant qu'elles satisfont l'autre.
Leur désir et leur plaisir n'est pas convoqué par elles. (les zhoms,eux, supposent qu'elles ont plaisir à ce qu'elles font, puisqu'elles le font et même demandent à le faire).
En revanche elles supposent avoir une forme pouvoir sur l'autre en ayant répondu à la demande standard.
En fait: utiliser la grammaire du pr0n serait garant de bonheur et d'existence.
L'itw d'une jeune femme 'des beaux quartiers' dit la voix off, étudiante en je sais plus quoi, qui dit que ce qui la fait kiffer "c'est d'être embrochée" comme dans les pr0n, est très instructive, surtout dans sa seconde partie, où elle reconnaît n'avoir pas de plaisir, notamment dans des situations à plusieurs tellement il faut réfléchir à quoi faire et comment pour satisfaire et ne pas se louper, et dit aussi que ce qui l'excite c'est de bien faire tout comme il faut, mais dans ce qu'elle disait, il ne s'agit pas d'excitation sexuelle.
Comme disait une sexologue canadienne: "je leur dis: si vraiment tu désirais faire ça, tu mouillerais".
Et ce n'est pas le cas.
Ces filles sont décalées de leurs corps, qui sert d'objet aux zhoms qu'elles rencontrent, mais sont aussi pour elles un objet porté en avant pour exister tout en niant sa vie propre.
C'était déjà comme ça (c'est encore le cas dans bien des pays) pour les générations précédentes, ça revient, mais pas du côté de la production de bébé mais bien de la production de plaisir.
Pas le leur, s'entend.
NB: je vous raconte un truc très très résumé, bien sûr.
Il y a encore mille choses à dire du côté du backlash et de ces filles qui se revendiquent comme des salopes (elles le disent, je n'insulte personne, là) et agissent dans leur vie privée et publique, comme les supposées telles (en principe, des actrices de pr0n). Zut j'ai oublié le nom qu'on donne à ces filles là.
Pour finir: je ne vois pas comment endiguer cette vague de fond: comme pour toutes les minorités, la prise de conscience est d'abord individuelle, avant même de pouvoir travailler sur soi ET sur la situation.
De plus, il faudrait arriver à faire comprendre aux zhoms à quel point ce qu'il se passe et malsain et les ampute eux aussi d'une partie d'eux-mêmes.
Bon... je dis des banalités, hein? Ouais, je sais bien..
Mais ce sont mes réflexions de ce matin...
Et donc, comme je disais dans le post précédent: comment avez vous vécu la mixité ou non mixité, vous?
Edit: bon, okay, j'arrête de poser des questions.
J'évoquais le fait que comme dit dans les comms ici rien n'avait soutenu la mise en place de la mixité, dans le scolaire même si
"le dogme veut que tous les enfants soient égaux en éducabilité et capacités.
Par extension filles et garçons. Et enseignant-e-s F ou H. Ca, c'est pour le dogme...La structure est aussi théoriquement égalitaire. En revanche, tout le reste...On est dans le relationnel. Donc le socio-culturel."
"En allant plus loin, nous nous sommes aussi dit que pour certaines séances, ou certains modules, de sport, et notamment à la puberté, la mixité pourrait être réévaluée mais au coup par coup (comme pour les heures d'éducation sexuelle- je sais plus comment ça se nomme maintenant, un moment non mixte avant ou après le grand groupe, ça peut aider certain-e-s à parler)..."
De fil en chas, nous en sommes arrivées à causer des petites de 11, 12, 13 ans.
Elle en voit bcp, et me dit que ce qui l'effare est leur propension à se couler dans le moule hyper rétrograde de la cuisine comme grand maman, la tenue de la maison, l'éduc des n'enfants petits, bref un modèle de genre et du genre.Par réaction à l'imagerie évoquée plus bas?Pour se rassurer sur elles-mêmes cad ne pas être que cet objet là?
Ceci couplé au fait que l'espèce de nivellement qui avait vaguement eu lieu post 68 n'est plus du tout valide: les classes socio-économiques sont revenues en force et avec une stratification culturelle puissante.
Ainsi, en ce qui concerne les jeunes filles: pour la upper class, elles s'en tireront, ayant d'autres horizons que le scolaire pour se cultiver et s'ouvrir au monde.
Les classes moyennes hautes, aussi.
Mais le pbme se pose avec intensité pour les classes moyennes tout court et au dessous: les filles ne voient rien d'autre que le scolaire et les mythes véhiculés par les media.
Et dans son boulot à elle, outre celui de psy, outre écouter et aider à surmonter la violence du collège et les pbmes persos, c'est d'amener ces filles à se sentir responsables d'elles-mêmes, un empowerment en somme, parce que ces petites ne se rendent pas compte que le leurre du prince charmant/modèle familial, lorsqu'il va s'écrouler, les laissera sur le carreau économique, avec fort peu de possibilités de se diplômer et trouver un job qui leur convienne à 30 ans.
De fait, lorsque je fais causer mes petit-e-s de 4, 5 ou 6 ans, sur ce type de sujet, j'interviens le moins possible, en supputant que la parole des pair-e-s un peu moins en-rail que les autres, doublée de la mienne façon petite perle de ci de là, fera son chemin.. mais dans combien de temps? Et au prix de quels errements? Et sachant que pour les en-rail, c'est la famille (et le social autour, très puissant) qui structure le rail et déstructure la parole donnée dans l'école...
Entre le tonneau des Danaïdes et la pierre de Sysiphe, on est pas rendu-e-s.
De plus hier soir sur Arte, avait lieu une théma sur l'impact du pr0n dans les relations adolescentes.
Passons sur le bulldozer internet qui permet de voir tout et tout le temps, et dans ce tout, posons des "fantasmes" construits du côté de la masculinité.
L'impact est bien présent.
Les garçons attendent certaines choses de filles du côté de la technique et de l'acceptation, et se fondent sur leurs propres performances, on s'en doute, et on se doute aussi que cet aspect là met mal à l'aise bien des garçons.
Mais les filles ont intégré qu'elles n'existent dans la relation (sexuelle mais pas que, cf plus haut, et c'est pour ça que je fais le lien entre la conversation de ce matin et la théma de hier soir) n'existent dans la relation que pour autant qu'elles satisfont l'autre.
Leur désir et leur plaisir n'est pas convoqué par elles. (les zhoms,eux, supposent qu'elles ont plaisir à ce qu'elles font, puisqu'elles le font et même demandent à le faire).
En revanche elles supposent avoir une forme pouvoir sur l'autre en ayant répondu à la demande standard.
En fait: utiliser la grammaire du pr0n serait garant de bonheur et d'existence.
L'itw d'une jeune femme 'des beaux quartiers' dit la voix off, étudiante en je sais plus quoi, qui dit que ce qui la fait kiffer "c'est d'être embrochée" comme dans les pr0n, est très instructive, surtout dans sa seconde partie, où elle reconnaît n'avoir pas de plaisir, notamment dans des situations à plusieurs tellement il faut réfléchir à quoi faire et comment pour satisfaire et ne pas se louper, et dit aussi que ce qui l'excite c'est de bien faire tout comme il faut, mais dans ce qu'elle disait, il ne s'agit pas d'excitation sexuelle.
Comme disait une sexologue canadienne: "je leur dis: si vraiment tu désirais faire ça, tu mouillerais".
Et ce n'est pas le cas.
Ces filles sont décalées de leurs corps, qui sert d'objet aux zhoms qu'elles rencontrent, mais sont aussi pour elles un objet porté en avant pour exister tout en niant sa vie propre.
C'était déjà comme ça (c'est encore le cas dans bien des pays) pour les générations précédentes, ça revient, mais pas du côté de la production de bébé mais bien de la production de plaisir.
Pas le leur, s'entend.
NB: je vous raconte un truc très très résumé, bien sûr.
Il y a encore mille choses à dire du côté du backlash et de ces filles qui se revendiquent comme des salopes (elles le disent, je n'insulte personne, là) et agissent dans leur vie privée et publique, comme les supposées telles (en principe, des actrices de pr0n). Zut j'ai oublié le nom qu'on donne à ces filles là.
Pour finir: je ne vois pas comment endiguer cette vague de fond: comme pour toutes les minorités, la prise de conscience est d'abord individuelle, avant même de pouvoir travailler sur soi ET sur la situation.
De plus, il faudrait arriver à faire comprendre aux zhoms à quel point ce qu'il se passe et malsain et les ampute eux aussi d'une partie d'eux-mêmes.
Bon... je dis des banalités, hein? Ouais, je sais bien..
Mais ce sont mes réflexions de ce matin...
Et donc, comme je disais dans le post précédent: comment avez vous vécu la mixité ou non mixité, vous?
Edit: bon, okay, j'arrête de poser des questions.
publié dans :
Rubrikabrak
Alors, dans un stage EPS, fatalement, on pratique.
Par exemple, dans un grand gymnase asthmatique (on n'y respire qu'une sorte de vielle poussière...) qui menace ruine:
les murs heu.. les fenêtres/verrières sont pour certains trouées pour d'autres disjointes, les plaques du plafond sont pour grande partie moisies et défoncées, certaines font retenue et tous les jours, qu'il pleuve ou qu'il ait plu, nous avons une flaque géante sur le praticable, qui devient un océan lorsqu'il pleut (ben oui, en ce moment c'est orages all night long cataclysmique et khamsin qui pourrit les bagnoles, alors, le pov'vieux gymnase naze..)...
Un festival de risques: dans un espace comme celui là, le moindre accident nous serait imputable comme ayant fait prendre trop de risques aux enfants.
Or ce ne sont pas uniquement les adultes en stages qui y viennent, ou les futurs PE, alors on pourrait se dire: wha comme les enseignant-e-s sont super respectés dans leurs conditions de formation...mais aussi les enfants de l'école attenante à l'IUFM....je vous laisse conclure.
Et aussi dans une petite 'salle de combat', en étage inférieur, toute aussi agréable niveau allergie aux acariens/poussière, mais avec des tatamis neufs (il y a dû se trouver un-e prof plein'e d'allant pour faire appliquer les IO à ce sujet, donc avoir demandé avec insistance le matos approprié) mais pas sur les bords ni les murs...gaffe, donc.
Et enfin dans un petit gymnase (taille terrain volley, fond bas), dont le plafond a été enfin refait depuis la dernière fois que j'y suis passée, y'a quoi... 3 ans.
Ces volumes sont hypra bruyants, je me demande, (y a t-il des archis dans la salle?) pourquoi, depuis le temps qu'on sait construire des volumes où l'on atténue la dispersion sonore, sa diffusion, sa résonance (et où les salles de concert sont pensées pour une restitution correcte du son dans tout son espace) , ce n'est pas pensé dans le scolaire.
Je n'ai connu qu'un seul endroit refait à cet effet : un réfectoire (haha, mais comme on rit), c'est vrai que déjeuner dans le bruit c'est rien moins de reposant.
Et faire classe dans le bruit?
Bon, où en suis-je.
Voilà, hein, on me met sur le sentier de la guerre, et la piste va ailleurs, toujours plus à l'ouest, pff.
Donc, nous pratiquons.
Enfin, sauf les éclopées.
Et je sais même plus ce que je voulais raconter.
Bah, c'est sans doute sans importance.
Sinon, je vous engage à aller lire ce post mais surtout les comms de dessous: j'aimerais bien savoir comment vous avez vécu la mixité (ou non mixité) à l'école.
Perso j'ai tjs vécu la mixité sauf un an:
l'année de 3ème dans mon collège messin: filles et garçons avaient leurs cours d'EPS séparément.
Franchement, à cet âge là, 14 ans, ça me rassurait, plutôt.
Et cette même année: les cours de 'travaux manuels' étaient tout aussi dédoublés.
Nettement moins fun.Je détestais la couture(je me suis rattrapée ensuite, en autodidacte, comme pour d'autres choses), mais pas le choix...
Et vous, donc?
Par exemple, dans un grand gymnase asthmatique (on n'y respire qu'une sorte de vielle poussière...) qui menace ruine:
les murs heu.. les fenêtres/verrières sont pour certains trouées pour d'autres disjointes, les plaques du plafond sont pour grande partie moisies et défoncées, certaines font retenue et tous les jours, qu'il pleuve ou qu'il ait plu, nous avons une flaque géante sur le praticable, qui devient un océan lorsqu'il pleut (ben oui, en ce moment c'est orages all night long cataclysmique et khamsin qui pourrit les bagnoles, alors, le pov'vieux gymnase naze..)...
Un festival de risques: dans un espace comme celui là, le moindre accident nous serait imputable comme ayant fait prendre trop de risques aux enfants.
Or ce ne sont pas uniquement les adultes en stages qui y viennent, ou les futurs PE, alors on pourrait se dire: wha comme les enseignant-e-s sont super respectés dans leurs conditions de formation...mais aussi les enfants de l'école attenante à l'IUFM....je vous laisse conclure.
Et aussi dans une petite 'salle de combat', en étage inférieur, toute aussi agréable niveau allergie aux acariens/poussière, mais avec des tatamis neufs (il y a dû se trouver un-e prof plein'e d'allant pour faire appliquer les IO à ce sujet, donc avoir demandé avec insistance le matos approprié) mais pas sur les bords ni les murs...gaffe, donc.
Et enfin dans un petit gymnase (taille terrain volley, fond bas), dont le plafond a été enfin refait depuis la dernière fois que j'y suis passée, y'a quoi... 3 ans.
Ces volumes sont hypra bruyants, je me demande, (y a t-il des archis dans la salle?) pourquoi, depuis le temps qu'on sait construire des volumes où l'on atténue la dispersion sonore, sa diffusion, sa résonance (et où les salles de concert sont pensées pour une restitution correcte du son dans tout son espace) , ce n'est pas pensé dans le scolaire.
Je n'ai connu qu'un seul endroit refait à cet effet : un réfectoire (haha, mais comme on rit), c'est vrai que déjeuner dans le bruit c'est rien moins de reposant.
Et faire classe dans le bruit?
Bon, où en suis-je.
Voilà, hein, on me met sur le sentier de la guerre, et la piste va ailleurs, toujours plus à l'ouest, pff.
Donc, nous pratiquons.
Enfin, sauf les éclopées.
Et je sais même plus ce que je voulais raconter.
Bah, c'est sans doute sans importance.
Sinon, je vous engage à aller lire ce post mais surtout les comms de dessous: j'aimerais bien savoir comment vous avez vécu la mixité (ou non mixité) à l'école.
Perso j'ai tjs vécu la mixité sauf un an:
l'année de 3ème dans mon collège messin: filles et garçons avaient leurs cours d'EPS séparément.
Franchement, à cet âge là, 14 ans, ça me rassurait, plutôt.
Et cette même année: les cours de 'travaux manuels' étaient tout aussi dédoublés.
Nettement moins fun.Je détestais la couture(je me suis rattrapée ensuite, en autodidacte, comme pour d'autres choses), mais pas le choix...
Et vous, donc?
par Maybe
publié dans :
L'écorce du boulot
Alors, j'allais pour vous faire un pépé.
Un post pédagogisant.
Mais bon.
Ici, c'est ralouilleries et no pédago, j'allais pas déroger à ma règle.
Donc.
Pour avoir un idée de ce qu'on est censé avoir en tête (et en preps, mais ça j'en causerai une fois autre, si courage et si rage- ça marche bien, la vitupération, pour me motiver ;-) ) je vous propose d'aller cliquer dans le menu de gauche d'un site , parmi d'autres réfs, qu'on nous a conseillé de consulter.
Amusez vous surtout avec les onglets EPS et APSA.
Tentez en d'autres, aussi, soyez pas sectaire: l'instit est polyvalent-e.
Tiens, tentez, dans EPS, 'dispositif d'apprentissage', qui donne la trame de ce que doit être une prep de séance, elle même incluse dans les preps de tout un module (ouais, on ne dit plus cycle, il paraît), lui-même inclus dans les progressions annuelles, trimestrielles ou mensuelles selon votre degré de capacité scripturale et prévisonnelle.(en général le prévisionnel est nuancé, qu'on le veuille ou non, par un grand facteur: la classe.
Selon qu'elle est puissante ou misérable, intenable ou sympa...la 'variable didactique groupe-classe' ne peut pas être mise de côté, au grand dam du dogme de l'immaculée éducation.)
Donc le jouli tableau, là.
Il vous sert, si si, cad que les 3 colonnes que vous voyez là doivent être utilisées pour faire vos preps.
Et, pensez y, en PS surtout et en MS, surtout en début d'année, les séances de heu.... quoi que ce soit ne peuvent pas excéder d'abord les 5 à 10 mn puis les 20. Et se font le plus souvent en groupes d'activités (au moins 3 différentes confer les posts où j'essplik l'emploi du temps)
Ca donne envie de tout gratter hein?
Vous comprenez mes ralouilleries?
.........
Et comme vous voyez: yapa d'onglet APPN, oh, ouate eu diciptcheune.
.........
Mais bon, ca vous donne une idée de la façon dont les enseignant-e-s doivent disséquer/analyser/pas-à-pas-ter le moindre mot, le moindre geste, la moindre intention, et pouvoir la justifier auprès d'un Legrandtom ou Fem.
Puis évaluer (haaa le grand mot est sorti) cad constater ce qui a été accompli selon une grille critériée (objectifs ou compétences spécifiques) ou non, comment, et ce qui reste à faire et comment, etc..
Et encore, ça ce n'est que pour le sport.
Et quand on sort d'une séance de sport, nouzaut', on fait pas de pause, on change pas de classe (élèves ou local) on embraye sur la suite.
Pfiou.
Ca mérite un thé.
En plus, aujourd'hui matin, GothMinou, dit Maybejunior, et réciproquement, entame sa 23 ème année.
22 v'la l'Goth !
Lui mûrit, moi je blettis.
Blettis boop :-)
Ca mérite *vraiment* un thé.
Un post pédagogisant.
Mais bon.
Ici, c'est ralouilleries et no pédago, j'allais pas déroger à ma règle.
Donc.
Pour avoir un idée de ce qu'on est censé avoir en tête (et en preps, mais ça j'en causerai une fois autre, si courage et si rage- ça marche bien, la vitupération, pour me motiver ;-) ) je vous propose d'aller cliquer dans le menu de gauche d'un site , parmi d'autres réfs, qu'on nous a conseillé de consulter.
Amusez vous surtout avec les onglets EPS et APSA.
Tentez en d'autres, aussi, soyez pas sectaire: l'instit est polyvalent-e.
Tiens, tentez, dans EPS, 'dispositif d'apprentissage', qui donne la trame de ce que doit être une prep de séance, elle même incluse dans les preps de tout un module (ouais, on ne dit plus cycle, il paraît), lui-même inclus dans les progressions annuelles, trimestrielles ou mensuelles selon votre degré de capacité scripturale et prévisonnelle.(en général le prévisionnel est nuancé, qu'on le veuille ou non, par un grand facteur: la classe.
Selon qu'elle est puissante ou misérable, intenable ou sympa...la 'variable didactique groupe-classe' ne peut pas être mise de côté, au grand dam du dogme de l'immaculée éducation.)
Donc le jouli tableau, là.
Il vous sert, si si, cad que les 3 colonnes que vous voyez là doivent être utilisées pour faire vos preps.
Et, pensez y, en PS surtout et en MS, surtout en début d'année, les séances de heu.... quoi que ce soit ne peuvent pas excéder d'abord les 5 à 10 mn puis les 20. Et se font le plus souvent en groupes d'activités (au moins 3 différentes confer les posts où j'essplik l'emploi du temps)
Ca donne envie de tout gratter hein?
Vous comprenez mes ralouilleries?
.........
Et comme vous voyez: yapa d'onglet APPN, oh, ouate eu diciptcheune.
.........
Mais bon, ca vous donne une idée de la façon dont les enseignant-e-s doivent disséquer/analyser/pas-à-pas-ter le moindre mot, le moindre geste, la moindre intention, et pouvoir la justifier auprès d'un Legrandtom ou Fem.
Puis évaluer (haaa le grand mot est sorti) cad constater ce qui a été accompli selon une grille critériée (objectifs ou compétences spécifiques) ou non, comment, et ce qui reste à faire et comment, etc..
Et encore, ça ce n'est que pour le sport.
Et quand on sort d'une séance de sport, nouzaut', on fait pas de pause, on change pas de classe (élèves ou local) on embraye sur la suite.
Pfiou.
Ca mérite un thé.
En plus, aujourd'hui matin, GothMinou, dit Maybejunior, et réciproquement, entame sa 23 ème année.
22 v'la l'Goth !
Lui mûrit, moi je blettis.
Blettis boop :-)
Ca mérite *vraiment* un thé.
publié dans :
L'écorce du boulot
Tant que je n'ai pas encore à affronter la claque sonore permanente de ma classe (quoique le niveau de décibels pendant le R3 soit impressionnant, dû essentiellement aux salles où nous agitons nos corps ou nos langues) je me gave de vieille zike dans l'ipod.
Et ça, mes amis, c'est une grande chance, parce que ce que j'écoutais sur un matos improbable (*) à 15 ans se révèle autrement maintenant :-)
Je m'aperçois aussi du pourquoi j'ai accroché tout de suite à Jethro Tull, outre la personnalité de celle qui me les a fait connaître, celle du leader du groupe (les videos sur Youtube vous renseigneront sur le côté déjanté du gars Ian, encore un front man qui dépote; les concerts conçus comme concepts théâtraux, époustouflifiants, parfois meilleurs que les disques), des thèmes évoqués dans leurs textes, et du mythe global autour de ce rock qu'on va dire progressif parce que je ne sais pas comment le nommer.
Mais pour au moins 2 albums, c'est valable comme nom :-)
En fait, le Tull a tellement varié ses styles que les albums peuvent se classer en blues/folk, acoustic rock, folk rock, electronic rock, progressive rock, concept donc, rock plus ou moins heavy, medievalistic, bref, c'est varié :-)
Je disais donc, pourquoi...
Les mélodies, les rythmes, oui, bien sûr, l'utilisation de la traversière, oui aussi, mais surtout, le travail de la basse, et des accroches mélodiques en notes qui montent/descendent, ternaires/quaternaires, qu'on retrouve à peu près partout, pas forcément dans la mélodie principale, non, pas vraiment...il faudrait un Djac pour décortiquer ça correctement et vous expliquer de quoi il s'agit, j'ai pas les billes.
C'est particulièrement flagrant dans Thick as a Brick (une video), un vrai monument cet album ...dans la construction, les mélodies, les textes.. et même la couviote du 33 (une parodie tordante de journal local, comme vous le savez sûrement :-)).
Et même sa naissance est parodique: d'Aqualung (Rhaaa mékilébon lui aussi, anticlérical à souhait en plus- enfin, contre les hypocrisies religieuses) certains critiques dirent que c'était un concept album, du coup Ian Anderson a réagi en par:
puisque c'est comme ça, on allait voir de quel bois le groupe se chauffait et faire péter un concept album de derrière les fagots qui allait embraser les chênes qu'on n'abattait pas, sabre de bois, palsambleu et what the fuck *beeeep* ainsi que toute cette sorte de choses (mais ce blog étant sobre de de bon goût, je m'en tiendrai à une évocation elliptique des propos).
C'est tout aussi évident dans A Passion Play, plus difficile d'accès, et très spécial, d'ailleurs, y compris le show, fabuleux... maintenant que je me le suis passé en mp3 (bah oui, pourquoi racheter quand on a les 33?) en ôtant l'épisode pseudo burlesque de 'The story of the hare who lost his spectacles" (ça) qui fait un break entre face A et face B (début sur la fin de l'une et fin sur le début de l'autre..vous suivez?), c'est encore un autre plaisir.
Ces 2 disques sont rudement bien fichus, on retombe toujours sur ses pattes, ils sont 'ronds', au sens où ils font une boucle à ornements qui laissent de belles échappées.
Mon plaisir, c'est de pouvoir tout chanter, tout pianoter d'une main (la gauche, me demandez pas pourquoi.. ha si: la droite est occupée au concret, dont: écrire un cours, tenir les clefs, passer les vitesses, porter le panier, faire semblant d'exister dans le monde des choses, la gauche se livre à tout ce qui est intéressant dans la vie:-)), tout anticiper, retrouver des balises mélodiques rythmiques ou vocales qui n'appartiennent qu'à moi, et qui me dorent une pilule pas vraiment sucrée au départ ...
En fait, si je replonge par périodes dans mes vieilleries, et en ce moment de façon intense, c'est que parfois, je vois dans la glace qq'un qui passe, ayant un vague faux-air connu et je me demande qui ça peut bien être...
En ce moment, dans les couloirs de l'Ecole Normale et surtout dans les toilettes où se trouvent les miroirs, je croise une dadame replète et rangée, au visage pâle, au sourire niaiseux, si loin si loin de l'adolescente qu'elle fut, et qu'elle y fut, que ça me remue un peu trop loin le joystick.
Et pas trop jouasse le stick, car même si je me sens mieux dans ma peau maintenant que n'importe quand auparavant, justement dans ma peau se trouve une machinerie qui commence à lâcher à des endroits dont je ne soupçonnais pas que la faiblesse leur tomberait dessus si vite.
Alors, je réécoute ces oldies: qui était cette djeunz, qui, pour écouter ces trucs là, avait dû, face au monolithe paternel que j'imaginais infêlable à mon égard, arriver à oser penser qu'elle avait des goûts personnels puis
imaginer avoir le droit de se les approprier concrètement.
Que de peurs surmontées, en fait.
Arrête t-on jamais d'avoir des peurs à surmonter?
Heureusement, non, ou alors, on est vraiment blindé et on ne ressent plus rien?
Qu'il te soit donné de ne jamais t'habituer au pire... d'où est ce proverbe?
Il m'en souvient, sous des formes différentes, dans 2 bouquins d'auteures différentes: une URSS et une US:-)
Je m'égare pardon, parce que là, c'est clairement au delà de ce qu'il en est de ma petite vie.
Bref, c'est un peu pathétique, ce que je raconte, et ma façon de fonctionner en ce moment.
Aller de l'avant, aller de l'avant, z'en avez de bonnes vous: on va de l'avant quand on a des bases solides derrière: je crois que je suis en train de re-re-re-re-cimenter tout ça...
En fait, ça va plutôt bien, voyez..Et, disons le, j'assume mon côté rétro. Etre à la page, boaf.. c'est très surfait.
Fan attitioude: j'ai dépiauté des vidéos hier soir, au lieu de dormir sagement.
Whââââââ le long solo hargneux de My God, j'le connaissais pas çui la ! Ca c'est de la performance, je vous le dis. Comme souvent, le live diffère
de l'enregistrement studio (c'est dans Aqualung).Et ça, non?Les Eagles sont des chochottes qui leur ont piqué tout, nanmého.(version sans image là) Il était bon, Martin Barre.
Et en rock psyché, tentez Dharma for one ... mais j'arrête les liens, je sens que j'vous soûle....enfin quoique celui lààà (Songs from the wood) et celle ciiiiii (Minstrel in the gallery) ou ciii avec Glascock zébré ..ah et ça quand même... mfff...
Allez, j'vais chercher Ex24HChronoColloc qui vient faire coucou à la vieille dadame...
Edit: ...et il a vu la groupie qui sommeille en moi. Enfin elle sommeillait pas du tout, en l'espèce. Pouf Pouf
par Maybe
publié dans :
Enjouement
Suite de CE post (lisez les comms!!)
Alors, les gens ... je ne peux pas décemment vous laisser mariner dans un océan de doutes et de supputations.
Je sais que vous n'en avez pas dormi de la nuit, et il ne serait pas citoyen de vous gâcher la suivante, car cela nuirait à votre rendement, et je me doute que le travailler plusss vous tient à cœur.
Vos propales (mention spéciale Rififi!) ont amené des sourires entendus, voire de francs éclats de rire, des 'oh ben ça c'est clair!' parmi les 'collègues' qui ont lu la feuilleoù j'avais imprimé tout ça.
Exception faite pour Supraorthonormée (la très orthodoxe évoquée hier) qui a lu l'en-tête puis le début de page avec une succession de moues que je vous restitue:
c'est quoi ce truc?
aaah ca cause pédago!
ha non.On m'a eue.
Oh purée je comprends rien.
En plus c'est toute une liste.
Oh mais c'est subversif !!
Je passe à la voisine d'un air dégagé-méprisant.
Alors fin de la torture:
voyez vous, la Maisonmammouth aime les périphrases, protophrases, antiphrases et toutes les beeeep-phrases que vous voudrez, à condition qu'il ne s'agisse pas d'utiliser des mots simples et évidents dans leur sens le plus clair et le tout, simplement.
On appellerait ça des Jourdaineries que ça ne m'étonnerait point...
Or donc, marquis et marquises, que veut dire APPN?
Sigle fameux, au point que je l'oublie dans les 5 mn qui suivent son énoncé complet,
au point que nombre de 'collègues' en lisant la feuille où j'ai imprimé vos propales, ont murmuré:"'tain mais c'est quoi déjà Appn?", me rassurant sur mes facultés mémorielles,
au point que faire des projets (parce que oui, pour quelque activité que ce soit, il faut faire des "projets") devient une torture sémantique, déjà bien initiée par la novlangue...
Alors qu'est-ce, qu'est-ce donc, haletez vous?
APPN :
Acitivtés Physiques de Pleine Nature.
Ha oui, il fallait y penser.Je vous sens épaté-e-s pour le coup.
N'est-ce pas?
:-)
Alors, les gens ... je ne peux pas décemment vous laisser mariner dans un océan de doutes et de supputations.
Je sais que vous n'en avez pas dormi de la nuit, et il ne serait pas citoyen de vous gâcher la suivante, car cela nuirait à votre rendement, et je me doute que le travailler plusss vous tient à cœur.
Vos propales (mention spéciale Rififi!) ont amené des sourires entendus, voire de francs éclats de rire, des 'oh ben ça c'est clair!' parmi les 'collègues' qui ont lu la feuilleoù j'avais imprimé tout ça.
Exception faite pour Supraorthonormée (la très orthodoxe évoquée hier) qui a lu l'en-tête puis le début de page avec une succession de moues que je vous restitue:
c'est quoi ce truc?
aaah ca cause pédago!
ha non.On m'a eue.
Oh purée je comprends rien.
En plus c'est toute une liste.
Oh mais c'est subversif !!
Je passe à la voisine d'un air dégagé-méprisant.
Alors fin de la torture:
voyez vous, la Maisonmammouth aime les périphrases, protophrases, antiphrases et toutes les beeeep-phrases que vous voudrez, à condition qu'il ne s'agisse pas d'utiliser des mots simples et évidents dans leur sens le plus clair et le tout, simplement.
On appellerait ça des Jourdaineries que ça ne m'étonnerait point...
Or donc, marquis et marquises, que veut dire APPN?
Sigle fameux, au point que je l'oublie dans les 5 mn qui suivent son énoncé complet,
au point que nombre de 'collègues' en lisant la feuille où j'ai imprimé vos propales, ont murmuré:"'tain mais c'est quoi déjà Appn?", me rassurant sur mes facultés mémorielles,
au point que faire des projets (parce que oui, pour quelque activité que ce soit, il faut faire des "projets") devient une torture sémantique, déjà bien initiée par la novlangue...
Alors qu'est-ce, qu'est-ce donc, haletez vous?
APPN :
Acitivtés Physiques de Pleine Nature.
Ha oui, il fallait y penser.Je vous sens épaté-e-s pour le coup.
N'est-ce pas?
:-)
publié dans :
Rubrikabrak
Alors, les gens, vous êtes vivant-e-s?
Vous allez bien? La vie est belle?
Les zoizos chantent et vous aussi, mais sous la douche?
Bien.
Vous avez donc le droit de continuer.
Dans la série: "mais kesskelle fout, Maybe, elle cause plus?".. ben je vous raconte ma laïfe, si vous voulez?
Ha, vous voulez?Z'êtes sûr-e-s?
C'est à vos risques et périls: n'oubliez pas que se noyer dans la pédag'eau, c'est pas forcémement la funitude.
Parce que actuellement je suis en R3.
Tadam, cékoitess un R3?
C'est un stage de formation continue de 3 semaines.
Un de ceux pour lesquels on pleure en chœur et en septembre en reluquant le doc "Plan de formation" sur le mode:
Rha j'voudrais bien partir en stage.. respirer un peu.. t'as vu, y'en a de moins en moins, ouais ca craint, et pour la 'maternelle' alors là, c'est carrément la famine quoi...ouais y'en a 3 quoi... c'est bon, on sait qu'elle va mourir la "maternelle" mais zut c'est tellement spécial comme enseignement, ouais.. bon allez je les mets tous, ceux pour lesquels on a le droit de postuler, on verra bien, un miracle, ouais, moi pareil , allez viens on le fait ensemble, tu as ton Numen?
Vous savez, ou bien pas, et donc vous allez le savoir, que nous avons droit (c'est même une obligation) à 27 semaines de formation continue sur notre carrière.
Les obtenir est de l'ordre du supra planétaire.
Alors les stages on en rêve plus ou moins tou-s-tes, mais on en sort assez souvent pas convaincu-e-s, voire déçu-e-s, et parfois même démoralisé-e-s: on nous montre des modules de boulot en vidéo parfaits, des docs de trucs faits ou à faire, nickels, bref, on se dit qu'on y arrivera jamais, que les gens filmés n'ont bossé *que* tel aspect qu'on nous montre, tellement c'est bien fichu, avec des aides (atsems, intervenants extérieurs, conseillers pédas à dispo, partenariat avec des trucs inaccessibles pour le commun de l'instit .. dieu sait quoi...) que leurs gamin-e-s sont des enfants modèles, qu'ils ou elles n'ont pas d'autre vie que pédagogogique, et que donc même pas en rêve on va tenter le même truc avec nos affreux respectifs...
Et donc, le miracle m'a chu sur le râble, lequel râble est ravi, parce que fallait que je reprenne le taf, voyez, mais que clairement, je ne peux pas encore piétiner dans une classe une demi journée.. alors la journée entière, pensez...
Bon, donc.. je bouffe de la pédago.
Et je côtoie des "collègues".
Ben oui, on est tous des "collègues".
Tutoiement de rigueur (erf).
Et en 1/2 journée de temps les typologies se sont dégagées.
Je présume que ça n'étonnera personne si je vous dis que je m'acoquine avec les moins formaté-e-s Maisonmammouth et que je râlouille et grommelle.(tiens grommelle ça rime avec grenelle.lol) Chuis trop rebelz.
Enfin, faut pas rêver trop non plus: on est tous des fonctionnaires.. on fait donc -officiellement- ce qu'on nous dit de faire... officiellement. Donc la rebelz attitioude est très relative.
En même temps, les formatrices et triceurs en EPS sont, quand même, ainsi que les profs de, j'ai déjà pu le remarquer, majoritairement des gens qui ont un peu plus la tête sur les épaules et le sens du réel que d'autres férus de ... fondamentaux.
Même si en ce moment le pbme des niouprogs, côté EPS mais pas que, sauf que c'est pas leur souci, impulse une sorte de valse, à 3 temps donc: prenez ceux de 2002 modifiés 2007, les 2008 pour l'instant en EPS y'a rien dedans, mais la 4 ème heure supprimée (pour le primaire hein préélem c'est autre chose) n'était qu'une annonce, et le temps d'EPS est annualisé (108h à faire sur l'année scolaire) alors restez sur les progs 2002/2007.
Vous suivez?
L'un des intervenants, quand même, mais il y a en aura peut-être d'autre(s) car le R3 n'est pas fini, m'aura - et pas que moi- particulièrement fait grommeler: le CPD qui a participé au PAD EPS (ca vous plaît les sigles?Passke j'en apprends des tas, que je vais oublier aussitôt, et qui changent tous les 4 ou 5 ans, mais bon...allez: APPN, cékoi?Faites vos jeux.).
Car ce PAD EPS, c'est çuisski nous demande de faire un cahier d'EPS.
Dans sa première version, un cahier par gamin-e.
Dans sa seconde (l'actuelle), c'est un par classe. Qui peut, nous dit CPD, être constitué des affichages divers (explications, performances, relations) de la classe.
Autrement dit ce qu'on faisait déjà.(en préélem du moins)
Haha.
Le travers habituel: "nous allons entrer dans l'activité..." et "je vous propose une tâche"... est toujours là (cf ceci).
Mais comme il y a des djeunz dans ce stage, si si.Qui ont ..quoi... quel que soit leur âge perso, 4 ou 6 ans de Maisonmammouth derrière eux.
Et voyez, ca plutôt une bonne nouvelle: je ralouille quant au fait qu'on ne les obtienne que quand on est mûr-e-s voire prêt-e-s à tomber, les R3, parce que c'est pas hyper logique quoi, donc voir des djeunz c'est une bonne nouvelle.
Donc comme il y a des djeunz, ils répondent à la demande. Et pas qu'eux.
Du coup je trouve le groupe très appliqué, comme on le dirait d'un bon élève.
C'est marrant.
J'ai repéré une très orthodoxe (pléonasme?), qui s'offusque quand on critique un truc et qui pose des questions qu'un enfant de 10 ans à peu près au courant de la vie ne poserait pas.
Mais comme me faisait remarquer un des rebelz, que je vais nommer Spacerebelz : il en faut des gens comme ça.. et puis c'est confortable d'être en adéquation avec ce qui est requis, ça fatigue moins.
Certes.
Enfin...je fais mes éternels dessins pointillistes, et Spacerebelz des vrais, avec personnages, histoire, et légende comique et, eux, on les affiche parce qu'on le vaut bien.
Numen: notre numéro d'immatriculation, un truc à rallonge, si tu l'oublies t'existes plus...
CPD: Conseiller Pédagogique Départemental
PAD: Plan d'Action Départemental
EPS: si vous ne savez pas, je ris.
APPN: j'attends vos propales, les Maisonmammoutheu-x-ses auront l'amabilité de s'abstenir :-)
----------------
Les PP (premières propales) valent leur pensant de kahouettes, et même de noix de cajou,
je ne resiste pas au plaisir de les poser ici,
avec mention spéciale à Rififi et son imagination au pouvoir:
A Poil Petit Nicolas
Appareil Photo Pas Numérique
Attestation de Participation au Pique-Nique
Association des Planètes Pluton et Neptune
Activités Pré-Parentales Nocturnes
Action Pour Parler Normalement
Action Publique de Pédagogie Nombriliste
Arrivages Permanents Plannifiés Nimportecomment
Atelier Pédagogique à Plusieurs Nains
Alerte Préfectorale Pour Nudisme
Attention Professeur Particulièrement Nul
Atelier Planifié Pédagogique Nominatif
Atelier Par Petit Nombre
Activité Physique Pieds Nus
Aide au Professeur Premièrement Nommé
Aide à la Pédagogie Préélementaire Normée
Annexe Particulière à la Pédagogie du Nombre
Adhésion Personnelle au Plan National
Affichage Permanent des Programmes Nationaux
Conseil : allez lire la suite dans les comms, c'est trop bon :-)))
Vous allez bien? La vie est belle?
Les zoizos chantent et vous aussi, mais sous la douche?
Bien.
Vous avez donc le droit de continuer.
Dans la série: "mais kesskelle fout, Maybe, elle cause plus?".. ben je vous raconte ma laïfe, si vous voulez?
Ha, vous voulez?Z'êtes sûr-e-s?
C'est à vos risques et périls: n'oubliez pas que se noyer dans la pédag'eau, c'est pas forcémement la funitude.
Parce que actuellement je suis en R3.
Tadam, cékoitess un R3?
C'est un stage de formation continue de 3 semaines.
Un de ceux pour lesquels on pleure en chœur et en septembre en reluquant le doc "Plan de formation" sur le mode:
Rha j'voudrais bien partir en stage.. respirer un peu.. t'as vu, y'en a de moins en moins, ouais ca craint, et pour la 'maternelle' alors là, c'est carrément la famine quoi...ouais y'en a 3 quoi... c'est bon, on sait qu'elle va mourir la "maternelle" mais zut c'est tellement spécial comme enseignement, ouais.. bon allez je les mets tous, ceux pour lesquels on a le droit de postuler, on verra bien, un miracle, ouais, moi pareil , allez viens on le fait ensemble, tu as ton Numen?
Vous savez, ou bien pas, et donc vous allez le savoir, que nous avons droit (c'est même une obligation) à 27 semaines de formation continue sur notre carrière.
Les obtenir est de l'ordre du supra planétaire.
Alors les stages on en rêve plus ou moins tou-s-tes, mais on en sort assez souvent pas convaincu-e-s, voire déçu-e-s, et parfois même démoralisé-e-s: on nous montre des modules de boulot en vidéo parfaits, des docs de trucs faits ou à faire, nickels, bref, on se dit qu'on y arrivera jamais, que les gens filmés n'ont bossé *que* tel aspect qu'on nous montre, tellement c'est bien fichu, avec des aides (atsems, intervenants extérieurs, conseillers pédas à dispo, partenariat avec des trucs inaccessibles pour le commun de l'instit .. dieu sait quoi...) que leurs gamin-e-s sont des enfants modèles, qu'ils ou elles n'ont pas d'autre vie que pédagogogique, et que donc même pas en rêve on va tenter le même truc avec nos affreux respectifs...
Et donc, le miracle m'a chu sur le râble, lequel râble est ravi, parce que fallait que je reprenne le taf, voyez, mais que clairement, je ne peux pas encore piétiner dans une classe une demi journée.. alors la journée entière, pensez...
Bon, donc.. je bouffe de la pédago.
Et je côtoie des "collègues".
Ben oui, on est tous des "collègues".
Tutoiement de rigueur (erf).
Et en 1/2 journée de temps les typologies se sont dégagées.
Je présume que ça n'étonnera personne si je vous dis que je m'acoquine avec les moins formaté-e-s Maisonmammouth et que je râlouille et grommelle.(tiens grommelle ça rime avec grenelle.lol) Chuis trop rebelz.
Enfin, faut pas rêver trop non plus: on est tous des fonctionnaires.. on fait donc -officiellement- ce qu'on nous dit de faire... officiellement. Donc la rebelz attitioude est très relative.
En même temps, les formatrices et triceurs en EPS sont, quand même, ainsi que les profs de, j'ai déjà pu le remarquer, majoritairement des gens qui ont un peu plus la tête sur les épaules et le sens du réel que d'autres férus de ... fondamentaux.
Même si en ce moment le pbme des niouprogs, côté EPS mais pas que, sauf que c'est pas leur souci, impulse une sorte de valse, à 3 temps donc: prenez ceux de 2002 modifiés 2007, les 2008 pour l'instant en EPS y'a rien dedans, mais la 4 ème heure supprimée (pour le primaire hein préélem c'est autre chose) n'était qu'une annonce, et le temps d'EPS est annualisé (108h à faire sur l'année scolaire) alors restez sur les progs 2002/2007.
Vous suivez?
L'un des intervenants, quand même, mais il y a en aura peut-être d'autre(s) car le R3 n'est pas fini, m'aura - et pas que moi- particulièrement fait grommeler: le CPD qui a participé au PAD EPS (ca vous plaît les sigles?Passke j'en apprends des tas, que je vais oublier aussitôt, et qui changent tous les 4 ou 5 ans, mais bon...allez: APPN, cékoi?Faites vos jeux.).
Car ce PAD EPS, c'est çuisski nous demande de faire un cahier d'EPS.
Dans sa première version, un cahier par gamin-e.
Dans sa seconde (l'actuelle), c'est un par classe. Qui peut, nous dit CPD, être constitué des affichages divers (explications, performances, relations) de la classe.
Autrement dit ce qu'on faisait déjà.(en préélem du moins)
Haha.
Le travers habituel: "nous allons entrer dans l'activité..." et "je vous propose une tâche"... est toujours là (cf ceci).
Mais comme il y a des djeunz dans ce stage, si si.Qui ont ..quoi... quel que soit leur âge perso, 4 ou 6 ans de Maisonmammouth derrière eux.
Et voyez, ca plutôt une bonne nouvelle: je ralouille quant au fait qu'on ne les obtienne que quand on est mûr-e-s voire prêt-e-s à tomber, les R3, parce que c'est pas hyper logique quoi, donc voir des djeunz c'est une bonne nouvelle.
Donc comme il y a des djeunz, ils répondent à la demande. Et pas qu'eux.
Du coup je trouve le groupe très appliqué, comme on le dirait d'un bon élève.
C'est marrant.
J'ai repéré une très orthodoxe (pléonasme?), qui s'offusque quand on critique un truc et qui pose des questions qu'un enfant de 10 ans à peu près au courant de la vie ne poserait pas.
Mais comme me faisait remarquer un des rebelz, que je vais nommer Spacerebelz : il en faut des gens comme ça.. et puis c'est confortable d'être en adéquation avec ce qui est requis, ça fatigue moins.
Certes.
Enfin...je fais mes éternels dessins pointillistes, et Spacerebelz des vrais, avec personnages, histoire, et légende comique et, eux, on les affiche parce qu'on le vaut bien.
Numen: notre numéro d'immatriculation, un truc à rallonge, si tu l'oublies t'existes plus...
CPD: Conseiller Pédagogique Départemental
PAD: Plan d'Action Départemental
EPS: si vous ne savez pas, je ris.
APPN: j'attends vos propales, les Maisonmammoutheu-x-ses auront l'amabilité de s'abstenir :-)
----------------
Les PP (premières propales) valent leur pensant de kahouettes, et même de noix de cajou,
je ne resiste pas au plaisir de les poser ici,
avec mention spéciale à Rififi et son imagination au pouvoir:
A Poil Petit Nicolas
Appareil Photo Pas Numérique
Attestation de Participation au Pique-Nique
Association des Planètes Pluton et Neptune
Activités Pré-Parentales Nocturnes
Action Pour Parler Normalement
Action Publique de Pédagogie Nombriliste
Arrivages Permanents Plannifiés Nimportecomment
Atelier Pédagogique à Plusieurs Nains
Alerte Préfectorale Pour Nudisme
Attention Professeur Particulièrement Nul
Atelier Planifié Pédagogique Nominatif
Atelier Par Petit Nombre
Activité Physique Pieds Nus
Aide au Professeur Premièrement Nommé
Aide à la Pédagogie Préélementaire Normée
Annexe Particulière à la Pédagogie du Nombre
Adhésion Personnelle au Plan National
Affichage Permanent des Programmes Nationaux
Conseil : allez lire la suite dans les comms, c'est trop bon :-)))
par Maybe
publié dans :
L'écorce du boulot
La nouvelle loi contre les discriminations rend possible les classes non-mixtes, interdites dans le public depuis 1975.
Pervertir l'image des religions: l'autre effet pervers de cette loi
A lire ici
Et chez Ed, qui a fait un post plus consistant.
Edit: Et sur Libé.
Edit 2: Et sur le Monde
Pervertir l'image des religions: l'autre effet pervers de cette loi
A lire ici
Et chez Ed, qui a fait un post plus consistant.
Edit: Et sur Libé.
Edit 2: Et sur le Monde
par Maybe
publié dans :
Rââââlement
Or play the game
existence to the end
Of the beginning
(J'aime ces 2 versions pour des raisons différentes)
existence to the end
Of the beginning
(J'aime ces 2 versions pour des raisons différentes)
par Maybe
publié dans :
Sous, à, de-venir
Dans le JdesPsys ** de ce mois, un article de H.Garner-Moyer s’intitule:
“Le poids de l’apparence physique dans la décision d’embauche”.
C’est un bon digest de ce qu’on sait déjà, je vais donc vous faire un résumé des propos de Mme Garner-Moyer, car 100 fois sur le métier...Qqes phrases entre crochets quand je veux râler tout de suite là maintenant.
------------------
Les caractéristiques les plus accessibles aux autres d’un individu lambda sont l’apparence physique et l’identité sexuelle.
Le concept d’interaction de Goffman permet de comprendre l’influence de l’apparence physique dans les relations sociales, puisque tout peut y être considéré sous l’angle du corporel:
“l’acteur social, impliqué dans une multitude de situations sociales, utilise son corps et ses apparences en fonction des définitions qu’il donne à ces situations et développe des stratégies adéquates.”
D.Picard prolonge Goffman en estimant que “les interactions sont soumises à un code normatif, à un ensemble de règles culturelles où le corps (et ses apparences) prend valeur de signifiant. Les apparences corporelles en situation d’interaction fournissent en effet, une sommes d’informations sociales sur les acteurs sociaux parce qu’elles résument partiellement ou complètement l’identité sociale de ceux-ci”.
La première recherche sur le poids de l’apparence dans la décision d’embauche date de 1958 (B.M.Springbett).
S’en sont suivies des analyses sur les avantages d‘un physique séduisant dans le milieu professionnel, notamment par des chercheurs anglo-saxons dans les 70’s (la psychosocio entre dans le champ de la gestion du personnel).
La psycho socio a continué à explorer cette question dans les 80’s et, dans le milieu des 90’s s’y sont mis les économistes: lien entre beauté et productivité, et beauté et rémunération (D.Hamermesh et J.Biddle).
[alors ... la définition de la beauté?on peut s'écharper longtemps, mettons qu'il s'agit des standards en cours]
Justement, les économistes ont tardé à se pencher sur cette pbmatique, en raison d’une fiction d’un homo economicus rendant délicate l’intégration des caractéristiques individuelles dans les modèles économiques.
Or les théories de la discrimination proposent des grilles d’analyse applicables à l’apparence, à l’instar du genre ou de l’âge.
Elles sont fondées sur l’idée que l’employeur va chercher à diminuer l’incertitude des infos du marché du travail via des signaux informationnels indirects qui révèleraient des données sur la personnalité et les qualités intrinsèques d’un individu.
“D’après ces recherches, l’apparence physique d’un individu, et plus précisément sa plus ou moins grande beauté, va influencer sa trajectoire professionnelle: son insertion comme son évolution professionnelle ne sont pas indépendantes de son degré de beauté.”.
Le stéréotype ‘ce qui est beau et bon’ altère notre jugement :
”les mécanismes d’attribution et d’attente conduisent à porter un jugement globalement positif et indulgent sur la personnalité et les comportements des individus beaux, ce qui confère à ces individus un statut social particulier.Ils sont jugés comme détenteurs de plus de qualités sociales, relationnelles (charisme, capacités de communication, force de persuasion...), mais aussi intellectuelles que les autres (...)”
Mais attention:
“ Ce n’est pas directement l’aspect extérieur de la personne séduisante qui provoque cet effet, mais les attributs positifs associés à son apparence.”
Càd: c’est socialement construit. Pour mémoire:
"Des psychosociologues américains (Eggly et all 1991) ont montré que la culture US associe systématiquement la beauté à des qualités positives (sociabilité et popularité, notamment à l’égard du sexe opposé) et la laideur à des caractéristiques individuelles négatives."
Confer les héros de ciné, de tv ou de pub.
A.Down et C Harrisson 1985 ont analysé le contenu verbal des messages pubs tv:
“les assertions exaltant les avantages d’un physique attractif sont extrêmement répandues et contribuent à façonner les représentations des téléspectateurs, notamment des enfants.Il convient néanmoins de souligner que la culture populaire juge polairement la beauté; le stéréotype ‘what is beautiful is good’ contient un revers: les individus séduisants sont par fois perçus comme ayant d’avantage d’inclination à la vanité et à l’égoïsme.”
Au sujet de la sphère professionnelle.
“Les jugements des employeurs peuvent se fonder sur 2 types de signaux non verbaux:
des signaux statiques (par le biais de la photo accompagnant le cv)
et des signaux dynamiques comme le regard, les attitudes, le ton de la voix (au cours de l’entretien).
Nous pouvons donc distinguer 2 temps de l’analyse de l’impact de l’apparence: avant l’entretien, où les stéréotypes et les a priori vont se fonder sur la photo, et pendant l’entretien, au cours duquel se dégage la 1ère impression sur l’individu, concentré de jugements a priori et en cours de formation sur l’individu à partir de son apparence extérieure.”
L’apparence dans le filtrage des cv
En laissant de côté les candidatures par cooptation, où le niveau d’information sur le candidat est plus élevé et considéré comme fiable, lors de recrutements concurrentiels (cad avec grand nombre de postulant-e-s) le recours à la photo pour apprécier les qualités intrinsèques de l’individu est un critère de sélection au même titre que le diplôme ou l’expérience dans le métier.
(exemples extrêmes: sites de candidat-e-s à des stages, où il faut cliquer sur une photo pour être informé sur le-la candidat-e)
Au niveau cognitif, l’apparence physique constitue un stimulus non négligeable dans le tri des cv:
“à un type d’apparence vont correspondre des attentes spécifiques et réciproquement.”
Les réponses au signal de l’apparence sont d’autant plus nettes et profondément ancrées qu’elles sont automatiques: plus l’évaluateur est pressé ou stressé, plus ce processus de réponse sera activé et les biais en faveur des plus séduisants apparaîtront.
D’après Baudoin,Tiberghien 2004, "les caractérisiiques matures du visages (saillance des pommettes, pilosité) seraient les plus fortement associées aux dimensions de compétences et de qualifications."
[j’aurais dit masculines plutôt que mature, mais j'ai l'esprit mal tourné sûrement]
La première impression
Les préjugés inférés sur le candidat lors de la vision de la photo du cv vont sans doute influencer les impressions de l’entretien : “le stéréotype est, dès lors, susceptible d’entraîner un phénomène de «confirmation perceptuelle»:«l’impression que le recruteur se forme du candidat tend à se conformer aux attentes que le recruteur détient à propos du candidat»” (O.Klein, S.Pohl 2007).
On sait que pour certains consultants et chasseurs de têtes, le jugement sur l’apparence peut être tout à fait conscient et faire l’objet d’une notation: la “valeur personnelle” du candidat, qui complète la “valeur professionnelle”, est fortement corrélée avec la présentation du candidat:
des considérations esthétiques, de caractéristiques physiques, d’atouts corporels du côté de la culture physique (sport), de façons de se présenter forment l’opinion sur la personne elle-même.
“Il apparaît que«le jugement moral et esthétique complète donc le jugement sur les capacités managériales et sur l'excellence professionnelle.» (Gautié,Godechot,Sorignet)"
Instrumentalisation de l’apparence
On sait que les entreprises instrumentalisent la variable ‘apparence physique' à des fins de promotion de leurs produits ou de leur image.
Avoir le ‘physique de l’emploi”, une fois l’évaluation première passée, peut aussi correspondre plus ou moins bien à l’image de marque de l’entreprise.
Il faut distinguer l’apparence-vitrine, image de l’entreprise, à usage instrumental (remporter l’adhésion d’un public)
et l’apparence symbolique, représentative du poste occupé, à usage symbolique (l’apparence est alors la représentation du respect dû à ces interlocuteurs, du sérieux de la fonction et des responsabilités attachées).
Quels canaux pour cet impact de l’apparence sur la décision d’embauche.
- Un 1er courant de recherche propose que “l’apparence n’influence la décision d’embauche que lorsque beauté et séduction constituent un critère central du poste à pourvoir.”
- Un autre courant “suggère qu’un apparence séduisante influe positivement la décision d’embauche lorsqu’elle est précisément et positivement reliée à un stéréotype de la fonction à pourvoir. Ce courant s’appuie sur la théorie de la personnalité implicite (...).
Plolinko et Popovich 2001 posent une hypothèse centrale pour comprendre cette influence: les biais liés à l’apparence physique sont fonction de la correspondance perçue entre les compétences sociales requises pour un poste et celles attribuées à un candidat.”
Pour des postes à hautes compétences sociales, les candidats séduisants seront préférés, car, dans la théorie de la personnalité implicite, de meilleurs compétences relationnelles leurs sont attribuées d’emblée.
Les compétences requises par les postes peuvent varier selon l’exposition ou non au public et la façon dont les recruteurs vont en faire un critère au regard de l’image qu’eux ont de ce poste (ex: une réceptionniste téléphonique pourrait avoir un physique indifférent, mais les recruteurs reste attachés aux stéréotypes de séduction dans les critères d’embauche).
Cet effet joue notamment dans les fonctions de commercial: plus on est beau, plus on aurait des compétences relationnelles élevées et plus on vendrait.
”Plus finement, la dimension séduction de l’individu peut avoir un impact plus ou moins fort en fonction de l’expérience professionnelle de celui-ci; ainsi, une femme expérimentée bénéficiera moins de cette prime à la beauté, ses compétences professionnelles seront privilégiées, tandis que, dans le cas d’une femme néophyte, l’apparence jouera davantage comme élément subjectif susceptible d’influencer le jugement de l’acheteur.”
D’ailleurs des études ont montré que le client est influencé dans sa décision d’achat par l’apparence du vendeur; “le mécanisme des prophéties autoréalisatrices semble donc effectif dans le cas des métiers de la vente avec contact en face-à-face avec la clientèle."
Mais pour certains postes, ces stéréotypes fonctionnels peuvent être désavantageux (Snyder, Berscheid et Matwychuk 1988)
Exemple: un libraire verrait sa séduction être un inconvénient.
Là, le même processus de stéréotype est à l’œuvre: la beauté, pour certains métiers/fonctions, est une marque de légèreté, de futilité, de manque de profondeur....elle est décrédibilisante.
- Un dernier courant s’inscrit dans la lignée des stéréotypes sexuels :
” une apparence séduisante est un atout seulement si le poste est considéré comme approprié avec le sexe du candidat.
Ainsi les femmes séduisantes sont moins embauchées pour des postes de management que les autres, car des compétences managériales plus élevées sont d’emblée attribuées aux hommes.”
De Bossecher, Desrumeaux-Zagrodnicki 2002 “concluent que l’impact de la beauté varie selon le niveau hiérarchique:
pour un poste subalterne, le candidat attirant est préféré,
mais pour un poste élevé, la beauté favorise les hommes et défavorise les femmes.
Selon [ces recherches], le prototype masculin associé à ce type de poste semble être incompatible avec la beauté féminine (...) le poste de manager requiert des capacités jugées masculines,(..) et la beauté des femmes semble être un rappel de leur appartenance au sexe féminin. ou encore synonyme de légèreté et futilité.
La difficulté ici est de distinguer ce qui relève du fait d’être une femme de ce qui relève du fait d’être séduisante.”[oui, là c'est moi qui souligne]
Rosen et Jerdee 1974 ont expérimenté ces hypothèses et indépendamment de l’apparence physique, “aboutissent à la conclusion que pour des postes de directions, les hommes sont préférés aux femmes à qualifications équivalentes.”
Rappel, 30 ans plus tard: les femmes forment 45% de la population active mais 17% des postes de dirigeants, dont 13,4% dans la fonction publique (Smée, Novethic, 2005).
Cash Gillen & Burns 1977 ont mesuré de l’effet combiné du sexe et de l’apparence physique: ils distinguent l’influence de l’apparence en fonction de 3 types de postes jugés masculins, féminins ou neutres [heu.... ça pose certes un pbme de définition desdits postes...].
“Ils concluent que l’apparence physique influence les décisions de recrutement en avantageant les candidats séduisants à condition qu’ils postulent à des postes en adéquation avec leur sexe. Pour les postes neutres, les candidats séduisants sont toujours préférés, qqe soit leur sexe.”
Ils supposent que l’impact de l’apparence physique pourrait s’intensifier pour des postes élevés.”(...) être une femmes n’est pas en soi défavorable pour obtenir un poste de manager mais être une femme séduisante revendiquant une apparence féminine l’est assurément.”
Bref: être séduisant est un avantage si l'on respecte les stéréotypes sexuels en vigueur dans le milieu professionnel.
Conclusion:
On peut donc parler d’impact réel de l’apparence physique au moment du recrutement.
En ce qui concerne la poursuite de la carrière, l’influence devrait être moindre, puisque l’employeur dispose de plus d’infomartion sur son employé-e, et cependant,"des différences de promotions et salaires ont été constatées au profit des salariés séduisants dans des études récences (Garner-Moyer 2007). Les mécanismes d’attente et prophéties autoréalisatrices sont susceptibles d'expliquer celles-ci.".
Mais prouver cet impact durant la vie professionelle est plus difficile que lors du recrutement, conclut l’auteure.
------------------
Bien: rien de nouveau sous le soleil, donc.
Je ne vais pas trop en rajouter, car, c'est déjà long, mais:
L’en -ête de l’article nous dit:
“Cette étude s’attache essentiellement à élucider les mécanismes psychosociaux par lequel s’opère cette influence.”
C’est sûr que dans un article on ne va pas forcément développer sur les aspects historiques d'une culture, les rapports sociaux de genre, ou sur l’âgisme en cours, mais, tel quel, il m’a laissée sur ma faim.
Edit: rectif , voir comm n°2
A vrai dire, sauf les noms/dates des expés citées (je ne retiens jamais les réfs, ouh la honte) j’avais eu qqes infos là dessus, et en cours de psycho sociale et en psydiff, et nous en étions arrivés à nous dire que finalement, puisque tous ces effets étudiés sont socialement construits, il faudrait se pencher sur ce qui est en amont.
Par ex, comme cité plus haut: “les assertions exaltant les avantages d’un physique attratif sont extrêmement répandues et contribuent à façonner les représentations des téléspectateurs, notamment des enfants”...
Ok ce qui est utlisé, diffusé et prôné découle de ce qui (pré)éexiste, sinon films et pub ne s’appuieraient pas dessus, mais ça devient un amont pour les générations qui l'absorbent à défaut de toute autre connaissance aussi massivement ingérée sur autrui.
Alors?
Au fil des cultures et des époques, les canons de beauté, cad les attributions que nous faisons à chaque caractéristique physique ou à leur agencement, changent.
Pour ne parler que de l’occident, “nous” donc, l’iconographie dont nous sommes quotidiennement bombardé-e-s imprègne nos façons de voir les autres et de leur attribuer telle et telle qualité personnelle, cette iconographie est prégnante dans notre culture depuis qqes décennies, ce qui était moins le cas aux époques précédentes: comment pourra t-on modifier ces critères d’attributions, puisque déjà il est extrêmement difficile de donner à voir à nos imaginaires des physiques non standards (films, tv pub papier ou pas...)
Les *vraies * gens ne nous font pas rêver, majoritairement, et je ne parle de façon globale, pas simplement de séduction sexuelle; et même, nous avons désappris à porter sur le quelconque des jugements positifs.
Il doit bien être possible de le réapprendre sans que ce soit un effort de volonté personnelle allant à contre courant..
En attendant.. pour trouver un job...
Qes définitions au cas où:
Attribution
Inférence ayant pour objectif d’expliquer un événement ou de déterminer les dispositions d’une personne.Elle correspond à « une cause » perçue qui peut être erronée.
La question des attributions rejoint celle des images sociales de la personne :
Dans le contexte professionnel, décrire un métier, c'est décrire les qualités de celui qui l'exerce. Nous avons des théories implicites sur la personnalité des gens, attribuées en fonction de leur profession ( un comptable est rigoureux, un vendeur est extraverti…).
Représentation sociale
Une forme de connaissance sociale, la pensée du sens commun , socialement élaborée et partagée par les membres d'un même ensemble social ou culturel .
C'est une manière de penser, de s'approprier, d'interpréter notre réalité quotidienne et notre rapport au monde, de prendre des positions dans un ensemble de rapports sociaux et d’ordres symboliques.
Stéréotype
Ensemble des croyances concernant les caractéristiques que partage un groupe de gens.
Ce sont des théories implicites de la personnalité que partagent l’ensemble des membres d’un groupe à propos de l’ensemble d’un autre groupe ou du sien propre.
Les stéréotypes peuvent ainsi être envisagés comme étant liés à un processus de catégorisation, c’est à dire d’une classification ou découpage simplifié de l’environnement en termes de catégories.
Théories implicites de personnalités:
A partir de quelques indices, on peut se faire une idée générale de la personne, et pour Bruner et Tagiuri 1954, si nous donnons une certaine cohérence aux observations et aux informations qu’on a pu avoir d’une personne, c’est que nous avons des connaissances préalables sur la personnalité d’autrui et c’est ce qu’on appelle les TIP.
TIP:Théories naïves (pas vraiment explicables par le sujet, émanant du groupe social dont il est issu, et pas forcément insconscientes) que chaque individu a de la personnalité et qui rendent compte du fait que les gens considèrent que certains traits de personnalité vont généralement ensemble et d’autres non, ils vont donc introduire des cohérences dans la description d’autrui. Croyance générale à propos de la fréquence d’un trait, à propos de sa variabilité et de sa liaison avec d’autres traits.
“Le poids de l’apparence physique dans la décision d’embauche”.
C’est un bon digest de ce qu’on sait déjà, je vais donc vous faire un résumé des propos de Mme Garner-Moyer, car 100 fois sur le métier...Qqes phrases entre crochets quand je veux râler tout de suite là maintenant.
------------------
Les caractéristiques les plus accessibles aux autres d’un individu lambda sont l’apparence physique et l’identité sexuelle.
Le concept d’interaction de Goffman permet de comprendre l’influence de l’apparence physique dans les relations sociales, puisque tout peut y être considéré sous l’angle du corporel:
“l’acteur social, impliqué dans une multitude de situations sociales, utilise son corps et ses apparences en fonction des définitions qu’il donne à ces situations et développe des stratégies adéquates.”
D.Picard prolonge Goffman en estimant que “les interactions sont soumises à un code normatif, à un ensemble de règles culturelles où le corps (et ses apparences) prend valeur de signifiant. Les apparences corporelles en situation d’interaction fournissent en effet, une sommes d’informations sociales sur les acteurs sociaux parce qu’elles résument partiellement ou complètement l’identité sociale de ceux-ci”.
La première recherche sur le poids de l’apparence dans la décision d’embauche date de 1958 (B.M.Springbett).
S’en sont suivies des analyses sur les avantages d‘un physique séduisant dans le milieu professionnel, notamment par des chercheurs anglo-saxons dans les 70’s (la psychosocio entre dans le champ de la gestion du personnel).
La psycho socio a continué à explorer cette question dans les 80’s et, dans le milieu des 90’s s’y sont mis les économistes: lien entre beauté et productivité, et beauté et rémunération (D.Hamermesh et J.Biddle).
[alors ... la définition de la beauté?on peut s'écharper longtemps, mettons qu'il s'agit des standards en cours]
Justement, les économistes ont tardé à se pencher sur cette pbmatique, en raison d’une fiction d’un homo economicus rendant délicate l’intégration des caractéristiques individuelles dans les modèles économiques.
Or les théories de la discrimination proposent des grilles d’analyse applicables à l’apparence, à l’instar du genre ou de l’âge.
Elles sont fondées sur l’idée que l’employeur va chercher à diminuer l’incertitude des infos du marché du travail via des signaux informationnels indirects qui révèleraient des données sur la personnalité et les qualités intrinsèques d’un individu.
“D’après ces recherches, l’apparence physique d’un individu, et plus précisément sa plus ou moins grande beauté, va influencer sa trajectoire professionnelle: son insertion comme son évolution professionnelle ne sont pas indépendantes de son degré de beauté.”.
Le stéréotype ‘ce qui est beau et bon’ altère notre jugement :
”les mécanismes d’attribution et d’attente conduisent à porter un jugement globalement positif et indulgent sur la personnalité et les comportements des individus beaux, ce qui confère à ces individus un statut social particulier.Ils sont jugés comme détenteurs de plus de qualités sociales, relationnelles (charisme, capacités de communication, force de persuasion...), mais aussi intellectuelles que les autres (...)”
Mais attention:
“ Ce n’est pas directement l’aspect extérieur de la personne séduisante qui provoque cet effet, mais les attributs positifs associés à son apparence.”
Càd: c’est socialement construit. Pour mémoire:
"Des psychosociologues américains (Eggly et all 1991) ont montré que la culture US associe systématiquement la beauté à des qualités positives (sociabilité et popularité, notamment à l’égard du sexe opposé) et la laideur à des caractéristiques individuelles négatives."
Confer les héros de ciné, de tv ou de pub.
A.Down et C Harrisson 1985 ont analysé le contenu verbal des messages pubs tv:
“les assertions exaltant les avantages d’un physique attractif sont extrêmement répandues et contribuent à façonner les représentations des téléspectateurs, notamment des enfants.Il convient néanmoins de souligner que la culture populaire juge polairement la beauté; le stéréotype ‘what is beautiful is good’ contient un revers: les individus séduisants sont par fois perçus comme ayant d’avantage d’inclination à la vanité et à l’égoïsme.”
Au sujet de la sphère professionnelle.
“Les jugements des employeurs peuvent se fonder sur 2 types de signaux non verbaux:
des signaux statiques (par le biais de la photo accompagnant le cv)
et des signaux dynamiques comme le regard, les attitudes, le ton de la voix (au cours de l’entretien).
Nous pouvons donc distinguer 2 temps de l’analyse de l’impact de l’apparence: avant l’entretien, où les stéréotypes et les a priori vont se fonder sur la photo, et pendant l’entretien, au cours duquel se dégage la 1ère impression sur l’individu, concentré de jugements a priori et en cours de formation sur l’individu à partir de son apparence extérieure.”
L’apparence dans le filtrage des cv
En laissant de côté les candidatures par cooptation, où le niveau d’information sur le candidat est plus élevé et considéré comme fiable, lors de recrutements concurrentiels (cad avec grand nombre de postulant-e-s) le recours à la photo pour apprécier les qualités intrinsèques de l’individu est un critère de sélection au même titre que le diplôme ou l’expérience dans le métier.
(exemples extrêmes: sites de candidat-e-s à des stages, où il faut cliquer sur une photo pour être informé sur le-la candidat-e)
Au niveau cognitif, l’apparence physique constitue un stimulus non négligeable dans le tri des cv:
“à un type d’apparence vont correspondre des attentes spécifiques et réciproquement.”
Les réponses au signal de l’apparence sont d’autant plus nettes et profondément ancrées qu’elles sont automatiques: plus l’évaluateur est pressé ou stressé, plus ce processus de réponse sera activé et les biais en faveur des plus séduisants apparaîtront.
D’après Baudoin,Tiberghien 2004, "les caractérisiiques matures du visages (saillance des pommettes, pilosité) seraient les plus fortement associées aux dimensions de compétences et de qualifications."
[j’aurais dit masculines plutôt que mature, mais j'ai l'esprit mal tourné sûrement]
La première impression
Les préjugés inférés sur le candidat lors de la vision de la photo du cv vont sans doute influencer les impressions de l’entretien : “le stéréotype est, dès lors, susceptible d’entraîner un phénomène de «confirmation perceptuelle»:«l’impression que le recruteur se forme du candidat tend à se conformer aux attentes que le recruteur détient à propos du candidat»” (O.Klein, S.Pohl 2007).
On sait que pour certains consultants et chasseurs de têtes, le jugement sur l’apparence peut être tout à fait conscient et faire l’objet d’une notation: la “valeur personnelle” du candidat, qui complète la “valeur professionnelle”, est fortement corrélée avec la présentation du candidat:
des considérations esthétiques, de caractéristiques physiques, d’atouts corporels du côté de la culture physique (sport), de façons de se présenter forment l’opinion sur la personne elle-même.
“Il apparaît que«le jugement moral et esthétique complète donc le jugement sur les capacités managériales et sur l'excellence professionnelle.» (Gautié,Godechot,Sorignet)"
Instrumentalisation de l’apparence
On sait que les entreprises instrumentalisent la variable ‘apparence physique' à des fins de promotion de leurs produits ou de leur image.
Avoir le ‘physique de l’emploi”, une fois l’évaluation première passée, peut aussi correspondre plus ou moins bien à l’image de marque de l’entreprise.
Il faut distinguer l’apparence-vitrine, image de l’entreprise, à usage instrumental (remporter l’adhésion d’un public)
et l’apparence symbolique, représentative du poste occupé, à usage symbolique (l’apparence est alors la représentation du respect dû à ces interlocuteurs, du sérieux de la fonction et des responsabilités attachées).
Quels canaux pour cet impact de l’apparence sur la décision d’embauche.
- Un 1er courant de recherche propose que “l’apparence n’influence la décision d’embauche que lorsque beauté et séduction constituent un critère central du poste à pourvoir.”
- Un autre courant “suggère qu’un apparence séduisante influe positivement la décision d’embauche lorsqu’elle est précisément et positivement reliée à un stéréotype de la fonction à pourvoir. Ce courant s’appuie sur la théorie de la personnalité implicite (...).
Plolinko et Popovich 2001 posent une hypothèse centrale pour comprendre cette influence: les biais liés à l’apparence physique sont fonction de la correspondance perçue entre les compétences sociales requises pour un poste et celles attribuées à un candidat.”
Pour des postes à hautes compétences sociales, les candidats séduisants seront préférés, car, dans la théorie de la personnalité implicite, de meilleurs compétences relationnelles leurs sont attribuées d’emblée.
Les compétences requises par les postes peuvent varier selon l’exposition ou non au public et la façon dont les recruteurs vont en faire un critère au regard de l’image qu’eux ont de ce poste (ex: une réceptionniste téléphonique pourrait avoir un physique indifférent, mais les recruteurs reste attachés aux stéréotypes de séduction dans les critères d’embauche).
Cet effet joue notamment dans les fonctions de commercial: plus on est beau, plus on aurait des compétences relationnelles élevées et plus on vendrait.
”Plus finement, la dimension séduction de l’individu peut avoir un impact plus ou moins fort en fonction de l’expérience professionnelle de celui-ci; ainsi, une femme expérimentée bénéficiera moins de cette prime à la beauté, ses compétences professionnelles seront privilégiées, tandis que, dans le cas d’une femme néophyte, l’apparence jouera davantage comme élément subjectif susceptible d’influencer le jugement de l’acheteur.”
D’ailleurs des études ont montré que le client est influencé dans sa décision d’achat par l’apparence du vendeur; “le mécanisme des prophéties autoréalisatrices semble donc effectif dans le cas des métiers de la vente avec contact en face-à-face avec la clientèle."
Mais pour certains postes, ces stéréotypes fonctionnels peuvent être désavantageux (Snyder, Berscheid et Matwychuk 1988)
Exemple: un libraire verrait sa séduction être un inconvénient.
Là, le même processus de stéréotype est à l’œuvre: la beauté, pour certains métiers/fonctions, est une marque de légèreté, de futilité, de manque de profondeur....elle est décrédibilisante.
- Un dernier courant s’inscrit dans la lignée des stéréotypes sexuels :
” une apparence séduisante est un atout seulement si le poste est considéré comme approprié avec le sexe du candidat.
Ainsi les femmes séduisantes sont moins embauchées pour des postes de management que les autres, car des compétences managériales plus élevées sont d’emblée attribuées aux hommes.”
De Bossecher, Desrumeaux-Zagrodnicki 2002 “concluent que l’impact de la beauté varie selon le niveau hiérarchique:
pour un poste subalterne, le candidat attirant est préféré,
mais pour un poste élevé, la beauté favorise les hommes et défavorise les femmes.
Selon [ces recherches], le prototype masculin associé à ce type de poste semble être incompatible avec la beauté féminine (...) le poste de manager requiert des capacités jugées masculines,(..) et la beauté des femmes semble être un rappel de leur appartenance au sexe féminin. ou encore synonyme de légèreté et futilité.
La difficulté ici est de distinguer ce qui relève du fait d’être une femme de ce qui relève du fait d’être séduisante.”[oui, là c'est moi qui souligne]
Rosen et Jerdee 1974 ont expérimenté ces hypothèses et indépendamment de l’apparence physique, “aboutissent à la conclusion que pour des postes de directions, les hommes sont préférés aux femmes à qualifications équivalentes.”
Rappel, 30 ans plus tard: les femmes forment 45% de la population active mais 17% des postes de dirigeants, dont 13,4% dans la fonction publique (Smée, Novethic, 2005).
Cash Gillen & Burns 1977 ont mesuré de l’effet combiné du sexe et de l’apparence physique: ils distinguent l’influence de l’apparence en fonction de 3 types de postes jugés masculins, féminins ou neutres [heu.... ça pose certes un pbme de définition desdits postes...].
“Ils concluent que l’apparence physique influence les décisions de recrutement en avantageant les candidats séduisants à condition qu’ils postulent à des postes en adéquation avec leur sexe. Pour les postes neutres, les candidats séduisants sont toujours préférés, qqe soit leur sexe.”
Ils supposent que l’impact de l’apparence physique pourrait s’intensifier pour des postes élevés.”(...) être une femmes n’est pas en soi défavorable pour obtenir un poste de manager mais être une femme séduisante revendiquant une apparence féminine l’est assurément.”
Bref: être séduisant est un avantage si l'on respecte les stéréotypes sexuels en vigueur dans le milieu professionnel.
Conclusion:
On peut donc parler d’impact réel de l’apparence physique au moment du recrutement.
En ce qui concerne la poursuite de la carrière, l’influence devrait être moindre, puisque l’employeur dispose de plus d’infomartion sur son employé-e, et cependant,"des différences de promotions et salaires ont été constatées au profit des salariés séduisants dans des études récences (Garner-Moyer 2007). Les mécanismes d’attente et prophéties autoréalisatrices sont susceptibles d'expliquer celles-ci.".
Mais prouver cet impact durant la vie professionelle est plus difficile que lors du recrutement, conclut l’auteure.
------------------
Bien: rien de nouveau sous le soleil, donc.
Je ne vais pas trop en rajouter, car, c'est déjà long, mais:
L’en -ête de l’article nous dit:
“Cette étude s’attache essentiellement à élucider les mécanismes psychosociaux par lequel s’opère cette influence.”
C’est sûr que dans un article on ne va pas forcément développer sur les aspects historiques d'une culture, les rapports sociaux de genre, ou sur l’âgisme en cours, mais, tel quel, il m’a laissée sur ma faim.
Edit: rectif , voir comm n°2
A vrai dire, sauf les noms/dates des expés citées (je ne retiens jamais les réfs, ouh la honte) j’avais eu qqes infos là dessus, et en cours de psycho sociale et en psydiff, et nous en étions arrivés à nous dire que finalement, puisque tous ces effets étudiés sont socialement construits, il faudrait se pencher sur ce qui est en amont.
Par ex, comme cité plus haut: “les assertions exaltant les avantages d’un physique attratif sont extrêmement répandues et contribuent à façonner les représentations des téléspectateurs, notamment des enfants”...
Ok ce qui est utlisé, diffusé et prôné découle de ce qui (pré)éexiste, sinon films et pub ne s’appuieraient pas dessus, mais ça devient un amont pour les générations qui l'absorbent à défaut de toute autre connaissance aussi massivement ingérée sur autrui.
Alors?
Au fil des cultures et des époques, les canons de beauté, cad les attributions que nous faisons à chaque caractéristique physique ou à leur agencement, changent.
Pour ne parler que de l’occident, “nous” donc, l’iconographie dont nous sommes quotidiennement bombardé-e-s imprègne nos façons de voir les autres et de leur attribuer telle et telle qualité personnelle, cette iconographie est prégnante dans notre culture depuis qqes décennies, ce qui était moins le cas aux époques précédentes: comment pourra t-on modifier ces critères d’attributions, puisque déjà il est extrêmement difficile de donner à voir à nos imaginaires des physiques non standards (films, tv pub papier ou pas...)
Les *vraies * gens ne nous font pas rêver, majoritairement, et je ne parle de façon globale, pas simplement de séduction sexuelle; et même, nous avons désappris à porter sur le quelconque des jugements positifs.
Il doit bien être possible de le réapprendre sans que ce soit un effort de volonté personnelle allant à contre courant..
En attendant.. pour trouver un job...
Qes définitions au cas où:
Attribution
Inférence ayant pour objectif d’expliquer un événement ou de déterminer les dispositions d’une personne.Elle correspond à « une cause » perçue qui peut être erronée.
La question des attributions rejoint celle des images sociales de la personne :
Dans le contexte professionnel, décrire un métier, c'est décrire les qualités de celui qui l'exerce. Nous avons des théories implicites sur la personnalité des gens, attribuées en fonction de leur profession ( un comptable est rigoureux, un vendeur est extraverti…).
Représentation sociale
Une forme de connaissance sociale, la pensée du sens commun , socialement élaborée et partagée par les membres d'un même ensemble social ou culturel .
C'est une manière de penser, de s'approprier, d'interpréter notre réalité quotidienne et notre rapport au monde, de prendre des positions dans un ensemble de rapports sociaux et d’ordres symboliques.
Stéréotype
Ensemble des croyances concernant les caractéristiques que partage un groupe de gens.
Ce sont des théories implicites de la personnalité que partagent l’ensemble des membres d’un groupe à propos de l’ensemble d’un autre groupe ou du sien propre.
Les stéréotypes peuvent ainsi être envisagés comme étant liés à un processus de catégorisation, c’est à dire d’une classification ou découpage simplifié de l’environnement en termes de catégories.
Théories implicites de personnalités:
A partir de quelques indices, on peut se faire une idée générale de la personne, et pour Bruner et Tagiuri 1954, si nous donnons une certaine cohérence aux observations et aux informations qu’on a pu avoir d’une personne, c’est que nous avons des connaissances préalables sur la personnalité d’autrui et c’est ce qu’on appelle les TIP.
TIP:Théories naïves (pas vraiment explicables par le sujet, émanant du groupe social dont il est issu, et pas forcément insconscientes) que chaque individu a de la personnalité et qui rendent compte du fait que les gens considèrent que certains traits de personnalité vont généralement ensemble et d’autres non, ils vont donc introduire des cohérences dans la description d’autrui. Croyance générale à propos de la fréquence d’un trait, à propos de sa variabilité et de sa liaison avec d’autres traits.
par Maybe
publié dans :
Page à page




