Lundi 28 avril 2008
Elle marche dans une grande maison lumineuse, claire, ouverte au soleil.
Les objets sont aussi harmonieusement disposés que son corps  est svelte et ondoyant.
Rien ne la prend au dépourvu: elle tient salon, manie l’art de la conversation, du pinceau et de la plume. Mais ni le plumeau ni les casseroles.

Non.

Elle est assise devant des grimoires aux écritures  lointaines, elle sait les mots inconnus, elle sait les agencer pour dire et taire. Elle devine les destins. Elle peut les influencer. Détester et aider. Et on vient. Les incantations passent dans ses gestes.La puissance.
Elle peut faire et défaire des actes, des amours et des pensées.
Elle manie la très ancienne magie. Noire. Blanche.
Et rouge.
Un jour, elle sait qu'elle ne doit plus détester.Quelque chose s'abolit, enfin.

Non.

Elle a râclé dans son ventre, douleurs raides et meutrissures rouges, tant de fois; elle a dû aider d'autres à pelleter au dedans. Elle hurlé ses spasmes tant de fois et vu tant d'enfants vagir. Elle fait semblant de les aimer. Et surtout, elle a dû ne s'occuper que d'eux. Alors elle a souvent râclé.
La terreur d'une autre fois régit sa vie.
Jamais plus.Jamais rien dans son ventre. Soulagement.

Non.

Elle condamne sa sœur. Loi.
Un grand honneur qu'on lui fait: elle doit la tuer elle-même. Loi.
C'est à sa robe de haut dignitaire qu'elle le doit.
Elle lève son tranchant, elle n'a pas le choix.
Sa sœur meurt en la remerciant de le faire, et en lui pardonnant d'avoir à respecter la loi.
Elle fait respecter le livre. Foi.
Elle égorge les agneaux. C'est un grand honneur et c'est sa tâche. Foi.
C'est à sa robe de prêtre qu'elle le doit.
Les agneaux meurent et leurs yeux s'éteignent dans des gargouillis étonnés.
Elle a été respectée pour sa rigueur et pour avoir suscité la peur qu'engendre la loi.
Foi et loi. Les foies et les oies. Basse, très basse cour. Fuir, vite.

Non.

Elle s'est trompée, ce n'était pas sa faute: cette médication était réputée pourtant.
Alors la mère endeuillée colporte.
Elle aurait fait exprès, elle aurait voulu la mort de l'enfant, elle aurait fait en sorte. Ce n'était pas sa faute. Elle se reproche l'erreur, elle se sent coupable déjà sans qu'on lui dise rien, elle aurait dû savoir que faire.
La mère colporte.Ce n'était pas sa faute. La mère colporte.
Dans le village, on se divise.
La mère colporte.Ses mots rongent et prennent corps.
Prennent son corps à elle. Elle se pend par le col.
Se souviendra longtemps de l'étouffement.
Derrière la porte.

Non.

Elle doit toujours  poser à porter de sa main ce qui lui est le plus précieux. Ce fut un pécule de vieil homme certain de ses choix. C'est un collier de poupée, une mouchoir brodé, une bague de fer-blanc d'enfant.
Ce doit être facile à porter et à cacher: quand on fuit, il ne faut pas être encombrée.
Souvent elle rechoisit ce qui est précieux. Le reste n'a pas d'importance. Le reste on s'en passe, on l'oublie, le reste sera déchet pour ceux qui le trouveront. Et cette fois, elle fuira sans être attrapée.
Elle ne sera pas affligée d'une incompréhensible infâmie, de savoir que son peuple, son pays, c'est sa peau, et que sa peau ne vaut rien pour eux. Cette fois elle ne perdra pas toute dignité en geignant de faim et de douleur. Elle n'attendra pas la mort sous les quolibets de ceux qui moquent ses jambes saignantes aux os par eux rompus. Elle ne mourra pas  bouche bée comme un poisson osseux. Comme un reste. Comme des millions d'autre poissons. Une friture.
Cette fois, elle sauvera sa peau. Mais où ira t-elle, cette peau, pour continuer à vivre? N'importe. Ne pas penser.
Elle vérifie encore et encore ses petits objets précieux. Le reste, de toute façon, il faut toujours l'abandonner.
Le reste.

Non

Elle sait qu'on lui doit respect, obéissance, et hommage.
C'est comme ça. Elle tient un pays dans ses mains et prépare un bouleversement difficile, mais il faut tenter.
Son orgueil paraît sans limite. Mais il s'agit d'incarner la force et la puissance, cela  requiert de ne pas s'incliner pour des détails.
Une fois elle réussit à mener à bien sa tâche. Donner la paix. Changer les symboles.Une grande sagesse et de la chance.
Une autre fois elle sombra dans la terreur qui fait des monarques trop accueillants aux sanglants conseils de courtisans. C'était difficile à éviter. Expier.

Non.

Elle s'assied au sortir de la cabane, sur la terre rouge. Sa mère reste dedans.
Sa mère qui la bat. Sans raison. Parce qu'elle est là. Petite en trop.
Elle la voit s'y préparer. Sa haine exsude dans son regard.
Devant ce trou noir qu'est la porte, un peu de lumière. Personne autour ne se soucie.
C'est ainsi.Sa mère frappe.C'est ainsi.
Sur la terre rouge, elle regarde ses pieds nus. Ses mains jouent de cette terre poussièreuse. Ses jambes osseuses se posent. La haine vient par derrière.
Elle fait le gros dos quand sa haine-mère la frappe sans une parole.Que dire.C'est sa mère.

Non.

Elle possède les très anciens savoirs, les étoiles et les kabbales. Elle est celle qui aide et guide. Elle devine. Elle l’a travaillé. Mais elle sait, c’est ainsi qu’elle est née. On vient la voir comme on approcherait  un air plus vivifiant.
Elle est aussi ancienne que la terre et aussi jeune que les avenirs.
Elle donne des mots, elle  propose les énigmes et leurs indices, chacun fera son chemin. Trop d’aide tue l’aide.

Non.

Elle prie et se mortifie comme l'enseignement et les ordres lui ont sont donnés. Elle obéit. Ses pas ne résonnent pas dans les couloirs froids, les dalles sous ses genoux ne portent aucune lumière, mais le choix ne lui appartient pas.
Les jours pareils aux jours.La mère supérieure est tout sauf mère, mais bien supérieure. Le fouet rend humble les cœurs  non endurcis. Son cœur à elle l'est déjà, humilié. Alors elle cherche de la joie.Du rire. A donner. Devant l'autel immuable.

Non.

Elle est vêtue des peaux consacrées, elle porte les symboles car elle a appris à les manier.Il est de haute taille et porte sa main droite à son front. Elle est maintenant son égale après avoir été son élève. Elle sait les arbres, les signes des pierres, les animaux et les transes. Dans la lande venteuse, elle est maintenant le même recours que lui.
Elle sait la puissance de l'eau de la pierre et du vent. Et celle du feu qui les transforme. Elle continuera  à apprendre.
Il lui faut transmettre.
Pour cela, elle reviendra.

Non.

Elle est si vamp qu’elle peut tuer d’un sourire tout homme qui passe à sa portée. Pour les rendre aussi petits que leurs désirs d’elle. Elle sait les regards, les gestes et les mots pour les affadir. Elle n’est pas à leur merci. D’ailleurs, elle se rit d’eux et de leur pitoyables efforts pour dominer. Elle les mène précisément là où elle veut aller et les pose là. Et elle rit. Elle la tient, sa vengeance. Aussi mesquine qu'eux peuvent l'être. Aussi ridicule.

Non.

Elle sait ce que pensent et éprouvent les autres avant même que cela ne les envahissent, elle le sait quand bien même eux ne pourraient  savoir ce qui est en eux. Ainsi, elle est protégée. Bien sage. Elle peut attendre attendre attendre que sa vie change, que la chance vienne. Elle attend. Dans son cocon. L'aile attend. Attend toujours.

Non.

Elle est allongée, entravée, manipulée sur une table grossière. Elle couchée, eux debout.
Une danse macabre ricane autour d'elle, des yeux fous, des bouches baveuses, des mains outillées, sa douleur. Elle couchée, eux debout.
Leurs plaisirs minables, leurs soulagements ridicules, leurs mauvaisetés, sa terreur. Elle couchée, eux debout.
Leur pouvoir de faire mal, leur crainte de son corps, leur besoin de l'avilir, ses pleurs.
Qui les font rire. Elle ne crie plus.
Elle couchée, eux debout. Elle couchée, eux debout.
Et puis, elle a brûlé.

Non.

Elle est la mamie blanche et replète des contes, celle qui console, qui conte, qui comptera après sa mort.
Elle sait. Après une vie d’humilité et de pénombre, la lumière est en dedans d’elle.
Chèrement payée.
Elle montre des chemins, des chemins intérieurs. Le sien est encore à venir, derrière le passage apeurant, étouffant, le troisième pas. Lumineux enfin.

Non.

Elle a appris la très ancienne langue et elle cherche le savoir qui s'y trouve. Un jour, elle décrypte. Tout prend sens. Et elle a mené à terme le travail de celle qui fut une mère, il y a si longtemps, et qui voulait l'ignorer. Aux temps de cette écriture.
Une page est enfin tournée. Que faire  à présent ?

Non.

Elle mêle les substances. Les odorantes. Les insipides. Les formules à bulles qui préservent.
Elle donne ce qui réparera les  blessures. Les visibles, les invisibles. Fragrances et fumées soignent. Elle sait où les poser, comment les proposer. Les plantes ont chacune leur façon de nous aimer. Elle sait la lune et le soleil qui les animent. Elle rit de plaisir lorsqu’une cicatrice s’efface.

Non.

Elle dessine les corps et leurs voiles. La futilité qu'elle aime voir changer au gré des saisons. Elle compose des perfections pour des corps irréprochables. Elle harmonise les couleurs. Parfois les tissus s’agencent par ses mains. Elle fait d’une femme un elfe satiné. Une femme de papier. Elle finit par ne faire que peindre et dessiner la beauté et la futilité.

Non.

Elle calligraphie ses mots lorsqu’ils sont déjà posés en poème. C’est son exercice de paix, quand elle a écrit des vérités mouvantes et des possibles définitifs. On la lit. Elle se délie en délitant les logiques. Elle envole les tapis que sont les destins en liant leurs trames aux anciens cieux et leurs chaînes aux futures étoiles. Elle romance. Elle avance sur du papier. Elle sait que pour faire avancer les autres il faut leur romancer la vie.

Non.

Elle sentait ces chemins et voulait les préparer.
Elle ne savait pas encore qu'ils étaient déjà clos.
Elle fut aussi il, et c'était bien ainsi.
Il n'y avait rien à préparer ni à attendre.
Ce qui était derrière ne pouvait pas être devant, mais le masquait facilement.
Elle ne le savait pas encore.

Non.
 
Elle avait un petit corps en danger, elle a un plus grand corps de danger qui se déforme et se reforme, sans crier gare. Elle perd pied de la réalité. Des moments terrifiants où se regarde d’en haut, d’à-côté, d’ailleurs; elle n’est jamais là, mais on la voit quand même.
Pas d'échappatoire: tu as choisi la matière de ce monde-ci.
Elle s'incarne et sombre tous les jours, elle meurt toutes les nuits.
La folie la guette, sous son oreiller, à la table du dîner, au lever.
Elle s’accroche à ses tremblantes paniques, à l’air qui ne revient jamais, au corps qui s’affole:
tant qu’elle meurt, tant qu'elle se sent mourir, c’est encore de la vie.
Comment s'en protéger? Tu l'as choisie.

Non.



Si.

Samedi 26 avril 2008
   En entrant, face à l'immense miroir, j'ai plongé dans ses grands yeux cerclés de noir.
Un vert d'eau très clair, très lumineux, si limpide et profond.
Mais il eût été malséant de la fixer longtemps ainsi.
Pourtant, c'est magnétique.

Elle attendait, patiemment, que ses cheveux roux reprennent leur couleur là où le temps l'avait trop lavée.
Une fleur posée là, qui occupait douillettement son espace, discrète, en embellie... malgréles feux liquides de ses prunelles.

Plus tard, je suis assise à ses côtés.
Nous nous saluons rapidement dans le miroir.
Elle feuillette un magazine de nana, arrivée à une page astro, je la sens perplexe.
Elle demande au Joyeuxciseaux derrière mon dos s'il peut lui expliquer telle phrase.
Il s'embrouille.Je lui traduis. Elle rit: c'est tellement bête. L'article lui-même l'est, et même le mag, dit-elle.
Nous papotons. Elle a une voix basse, un peu voilée, une grande élégance de maintien et de discours.
J'ai le grand plaisir égoïste de pouvoir me rafraîchir dans ses iris.
Et.. je lui dis..Dès mon entrée, savez vous, vos yeux...
Elle rit; avec un merveilleux petit accent, elle le dit en français cette fois: oh, ce sont juste des yeux d'irlandaise.
Haaaaaaa... c'était donc ça.

Nous continuons.Je rappelle mes connaissances d'anglais.
Et elle fait de même avec son français.
J'adore le français parlé avec de jolis accents un peu chantants et certains sons atténués.
C'est charmant.
Et elle est charmante.

Joyeuxciseaux est allé vaquer dans un coin du salon, gentiment.
Je la sens sereine, comme si elle avait passé par de multiples épreuves qui lui ont laissé cette grande chance de savoir savourer des instants banals, des minutes en sursis, des moments cadeaux.
Elle me demande si j'ai eu qqe difficulté avec mes pieds.
J'apprends qu'elle en sort elle aussi, un peu différemment. Elle me raconte un peu tout ça.Nous avançons dans la complicité.
Elle me demande si ce fut douloureux.
Et là j'apprends qu'elle devait être très précautionneuse dans sa médication antalgique, eu égard à son cancer avancé.
C'était donc ça.

Nous papotons encore un peu. Mais Joyeuxciseaux doit finir son travail...Que nous entrecoupons de petits dialogues gais.
J'aurais aimé la côtoyer plus longtemps, la retrouver ailleurs, l'entendre rire et parler encore.
La sentir vivre.
Regarder cette incroyable couleur tendre et froide.

A mon départ, un peu démunie,  je lui dis de prendre soin d'elle...
Vendredi 25 avril 2008
       Après mon râlage zimpotier du jour (voir le post en dessous), un petit bonheurage, quand même..
Ca me fait extrêmement plaisir de lire, sur un blog d'une connaissance IRL,  qu'elle a cherché à écouter des vieux trucs dont je parlais qqes temps avant ici-même (*)
Parce que quand je lis mes blogs zike habituels citant des artistes que je ne connais pas, expliqués avec des mots que je ne comprends pas forcément (références musicales inconnues pour moi ou langage journaleux-Q qui échappe à ma culture, si elle existe), c'est intéressant mais je me sens un peu seule avec mes vieilleries, alors ça m'a fait plaisir, un petit rappel de la complicité adolescente ...'pssst j'ai le dernier, je te le passe demain...'
 .. mais elle, elle a pu faire un concert de Genesis quand ils avaient encore des cheveux !**
Moi, je les ai vu à la tournée de 92, autant dire laaaaaargement après la période des albums que je préfère :-)
** et justement, pour le old medley,  c'est ce que P.Collins, le front-man (oui c'est écrit comme ça dans des bios en english: il est passé front-man après le départ de P.Gabriel, clin d'oeil à Arbobo) a présenté "des chansons du temps où nous avions des cheveux"...
Grand émeuvement dans le stade.
Ouais, c'était un stade. Enormous stade. Nice il me semble. C'était géant dans tous les sens du terme :-)
Je crois - mais  j'ai des blancs dans mes souvenirs, par périodes- que mon tout premier vrai concert pas classique c'était la tournée 'Allies" '82 de CSN, dans des arènes.
Nimes ou Orange, je ne sais plus.
Exdemaybe adorait ce groupe, j'avais suivi le mouvement.
Edit : non non, le tout premier, c'était Quilapayun.79 ou 80 j'ai un doute, Hendaye.
Dûment chaperonnée.Vous savez : El pueblo, unido, jamas sera vencido...
Pas du tout celle que je préfère, mais celle là parle aux gens, généralement.

La foule c'est éprouvant pour moi.
Mais j'adore les concerts: il se passe qqchose de l'ordre de la transe ou de la communion, comme vous voulez.
Et j'aime être submeergée par la zike,  je la bois par tous les pores, that's why j'aime tellement danser, seule façon de laisser sortir tout ce qui vibre dans le dedans de l'intérieur de moi-même. Pouffpouff.

  En fait, j'y pense,  j'ai fait des trucs mémorables quand même. Rapport à mes craintes diverses.
Ex : Bercy, c'est très enormous..La St Patrick 99.
Arrivée  genre à 10h du matin, je voulais être devant: j'avais fait 1000 bornes pour voir ça, merde, quoi.
Le concert était filmé, et j'étais devant accrochée aux barrières: j'ai fait signe au caméraman qui passait et repassait devant moi, car il ne fallait pas qu'on me voie à cet endroit à cette date là: et sur le film passé à la tv, et sur la video -que j'ai achetée ensuite, j'avais besoin de souvenir- il arrête sa cam juste sur le gars avant moi et la remet juste sur ma voisine, je vois passer ma manche, blanche comme de juste, très sympa de sa part, vraiment.
Un bon nombre de concerts de Stivell un peu partout: (Sens, sa cathédrale, son marché..):
petites salles médiocres (son équipe managériale/pub était nulle, super bouclée par MJ son épouse, pour ce que j'en ai su), grandes salles bourges, petits trucs en plein air ...
Une journée à Lorient...
Souvenir d'une prestation de Matmatah, la première année de leur succès, dans une sorte de bouge (ben oui, au sud du sud, z'étaient pas super connus), que des djeunz survoltés et moi au milieu, hilare de me sentir si décalée par l'âge.Idem pour Armens.
Deux  fois JJGoldman, je ne sais plus bien pourquoi, maintenant, mais sur scène, c'était pas mauvais du tout, voyez vous.
Du jazz, mais quoi ...
Ha et les Dire Straits, je sais plus quand...
Et une fois les Tri Yann: parce que quand même, ils prennent tout leur sel (de Guérandes ou d'ailleurs) sur scène.
Ha si, Cabrel un jour, pareil, je ne sais plus pourquoi. Carrément je ne m'en souviens plus trop.
 
Enfin, se faire le plaisir de voir les gens dont on a fredonné les tubes x années, les voir  et chanter *avec* eux avant que leurs cheveux soient dans la petite boîte en sapin, fallait le faire :-)
D'autres trucs, plus petits, moins connus, ça ne me revient pas, là...orientaux et afros... zut j'ai oublié.
Ha oui, la fiesta des suds de marseille, je sais plus ni quoi ni quand.Ha au moins ça: Natasha Atlas à ses débuts.
Heu... Je crois que j'oublie des trucs..Bon...Ca me reviendra.Ca date, maintenant, faut dire.

Rétrospectivement, c'était pas super original, pas du tout; maintenant, j'aurais peut-être fait d'autres choix, mais majoritairement, c'étaient des choix opportunistes: il me fallait trouver
les ronds pour le faire,
le moment de liberté (boulot, gamin...),
le courage d'y aller (vaincre la foule, le 'akoibon', et toute cette sorte de choses),
et le moyen de m'y rendre ... qqfois via des collègues de taf, avec des gens qui connaissaient des gens qui ... "tu verras c'est des potes, ils sont gentils, t'inquiètes, vous vous filez un rv voiture ",
ou passer par dessus la peur de me paumer trop quand je pus y aller seule avec ma caisse ou en train (mais ça c'est moins risqué :-) ).
Au final, je suis contente d'avoir fait ça, quand même.
Faudrait que je m'y remette, avant de ne plus avoir de cheveux.

Merci Coupine de vieilleries ...
 
Vendredi 25 avril 2008
J'ai reçu ce jour, comme bien d'autres, mon formulaire de déclaration d'impôts.Sur le revenu.Oui celui qui part plus vite que son ombre.
D'ailleurs, je vous souhaite de déclarer des impôts, vous aussi, au moins ça prouve que vous avez un salaire pour ce faire.
Et donc, avec ce superbe document, une notice explicative, et  un feuillet à dominante bleue mais avec 4 couleurs (pépètes pépètes): une lettre d'un côté, des camemberts + un faux carnet de comptes intitulé "à quoi servent nos impôts" de l'autre.
Déjà, la lettre m'a agacée, divisée en 3 points:
la baisse des déficits publics, la lutte contre la fraude fiscale et sociale, la pousuite de la modernisation de l'état.
Alors bon, comme j'en ai marre de la novlangue et qu'on nous prenne pour des gogos, je vais pousser un grand cri:
RHHHHRRRRHHHAAAAAARRRGGGLL.
Et je vais râler façon bourrine, pas fine, apolitique parce que je crois que côté hypocrisie, ça se vaut quand même pas mal;  mais un peu 'apolitique de gauche', comme dit Caro, parce que quand même, faudrait pas prendre les enfants du bon dieu pour des palmipèdes en laisse.

Recto du feuillet.
Déficit. Ha ben oui on nous le serine assez. Tellement même que je me demande jusqu'où ça pose un vrai pbme, voyez...
D''abord kicéki gère les fonds publics? Pas moi hein. A la limite, vaudrait p'têt mieux, quand je vois ce que nos ministères peuvent claquer en frais de bouche, de balade et de représentation, puisqu'ils en sont à rogner partout des petits millions de ci de là, sauf chez les copains, faudrait peut-être voir à donner l'exemple, juste histoire d'être crédible. De pas se foutre du monde. Ou alors, on la ferme sur les efforts que *tout* le monde doit faire, hein.

Continuons le râlage bourrin.
Ensuite, donc, la  fraude fiscale ...honnêtement, vous croyez que des ménages moyens  (haha, je suis un ménage à moi toute seule, c'est trop cool, mais chuis aps une bande de jeunes à moi toute seule, j'me fends pas la gueule...) fraudent bcp, fiscalement?Ne faudrait-il pas cibler les recherches, genre vers les gros salaires, honoraires, émoluments, actions, réactions, kérosène et autres parachutes ahem pardon... je confonds la toile de jute et le fil à couper le beurre, que je 'nai pas inventé, certes.
Et la fraude sociale.. ha ouais c'est sûr que c'est bcp de gens.. pour avoir connu de près une nana dont le boulot est contrôleur de ce type de fraudes, et l'avoir entedu me raconter comment les petites gens qui fraudaient 3 sous dont ils avaient besoin, parfois sans le faire exprès d'ailleurs, vu le brdl de paperasses, se faisaient enfoncer parce que fallait faire du chiffre, mais surtout ne pas toucher à tel ou tel type de personnes/situations, désolée, je ris. Jaune mais je ris.

Bourrinons encore un p'tit coup.
La modernisation de l'état, faut traduire, aussi: ca veut dire que plein de gens perdent leur postes ou que certains vont bosser pour 2. Sauf les copains dudit état, et donc les coins où ils et elles se trouvent. J'ai des exemples locaux sous  la main.

Verso du jouli feuillet kilébo avec ses zoulies couleurs:
les camemberts  sont complétés par une colonne dépenses et une colonne recettes.
Super simplifiés les camemberts, et les colonnes, à peine doriques, et pas dorées du tout.
En bas de la colonne recette, on voit "Déficit: 41,7"
Bon, ayéééé,  on a compris: s'agit de culpabiliser le-la contribuable moyen-ne?
Hé ben, je me sens vachement coupable, tiens. Pour de bon. Je me repens, je vous dis pas comme. Non plus que ça.
Pffff.

Entendons nous: je suis pour les impôts directs, c'est, dans l'idéal, l'institution la plus égalitaire qui soit.
Dans l'idéal.
Grmbl.

Ce qui m'énerve le plus dans les discours politiques, c'est  le mensonge permanent, emballé par du show, de la rhétorique, de l'acte soutenant plus ou moins l'imaginaire, le tout tenu par des gens qui ne sont pas affectés dans leur quotidien par ce qu'ils et elles prônent. C'est pas nouveau et ça ne fera que continuer.
Et des actes qui s'en suivent, paff le paquet cadeau, in ze tronche.
L'autre versant que je ne supporte pas, c'est la transformation/manipulation de l'histoire (cf les programmes de cette matière, tiens, allez voir chez Profanonyme) pour modifier volontairement la pensée des gens sur eux-mêmes et en tant que peuple, et sur les autres peuples.Et donc sur l'avenir.
Bon.... j'allais pour continuer à discourir sur ce thème, mais je suppose que vous suivez ma pensée de bourrine de base.

Edit , 10mn post-édition:
...allez oui je sais que je suis caricaturale, là... que c'est pas si simple, qu'on a de la chance  d'être dans une démocratie, qu'il existe des gens honnêtes et des fraudeurs dans toutes les classes sociales, qu'il existe des politicien-ne-s qui pensent d'abord au bien-être des gens dont ils et elles doivent gérer les conditions de vie (heuuuu, non là je crois que.. non j'y crois pas, pas à haut niveau, j'y arrive pas... en niveau local j'y crois un peu plus), etc etc.
N'empêche, je râle si je veux.
Jeudi 24 avril 2008
Je vous rappelle que j'attends toujours vos histoires.
Voir ici.
Merci à C. et à Rififi d'avoir osé les premières:-)
Et à Arbobo ensuite :-) puis à notre rebelle.
(sniff, cette propale n'a pô trop de succès, ou bien?)
Jeudi 24 avril 2008
Dark Vader, heu pardon, Os a dit  des trucs, en discourant.
Notamment que:
sa réforme exige des enseignants  un "aggiornamento important": une plus grande présence  dans les établissements, une aide à l'orientation et la  mise en place d'études surveillées. Pour le  ministre, "le  métier enseignant doit s'adapter à la société":  "il faut  qu'ils acceptent de devenir des éducateurs"
Ha ouais.
Comme si on ne le faisait pas déjà.
Bien obligé-e-s hein, hélas, de suppléer à ce qui ne se fait pas par ailleurs.
Pourtant au départ, notre métier c'est d'instruire, cad que cela suppose que l'éducation de base, est faite ailleurs, genre dans les familles, dans la société autour, par ex, voyez...
.....même si  le scolaire doit évidemment la prolonger du côté de l'instruction civique (oui j'emploie les anciens termes qui me paraissent plus signifiants qu'éducation à la citoyenneté, qui doit être obsolète lui aussi, chaiplus... ça change tous les 3 ans maintenant...j'ai plus tout en tête et la flemme d'aller chercher les progs, là).

Et grâce au CPE * et parce que je suis super réac, mammouthesque à donf, vous vous en êtes aperçu-e-s, s'pas, je vous cite W.Churchill :
"Schools have not necessarily much to do with education... they are mainly institutions of control where certain basic habits must be instilled in the young. Education is quite different and has little place in school"

Naan pataper sur la tête siouplé...
Mercredi 23 avril 2008
... de corne de mammouth, s'entend :-)

Donc j'ai vu les gamin-e-s.
Premier constat: z'ont tous grandi.
Les membres et le cou plus grêles pour les déjà minces, moins rondouillets pour les bouboules enfantins, les visages étirés, allongés, aux traits accentués.
La jeune enfance donne un caractère commun aux visages, puis le côté poupin s'efface à mesure, les traits personnels se marquent.
Sauf pour Faussette et ses pommettes :-)

Et pour Chuisbébé,  rien n'a évolué, rien, l'écart s'est même creusé entre le reste de la classe et lui.
Quand j'ai laissé la classe, suite aux Rv avec le Camsp, à son sujet et  à celui de Yeuxpétillants, théoriquement, il devait y avoir au moins un suivi ortho en attendant mieux et plus, la mère avait apparemment compris , au moins pour parti, que le pbme était global et ne se situait pas là.
Sauf que RemplaçanteMS me dit qu'en fait, maintenant, elle est dans le déni du pbme, et que le père est, à nouveau, absent du débat.
Je m'étais dit: bon on va attendre de voir un peu comment ça évolue.
Mais rien ne s'est mis en place, j'ignore pourquoi et zéro évolution chez Chuisbébé, tant niveau comportement (quoique moins agressif m'a dit RemplaçanteMS) que relationnel... et aucune possibilité d'apprentissage, il gravite dans la classe... on est clairement dans un trouble envahissant du développement, comme on dit maintenant, que l'étiologie soit du côté des carences essentielles, d'une souffrance périnatale, de la génétique... ou d'un trouble psychique lourd, ou de plusieurs de ces aspects entremêlés.
Retard massif dans tous les domaines.Sa présence en classe n'a même pas de sens pour lui.
Dans ce genre de cas, le pbme ayant été signalé, et l'aide devant être lourde, on demande une équipe éducative notamment parce que le Camsp n'assure pas la prise en charge, je ne sais pas pourquoi, et que là, c'est plus possible.
Ce qu'a fait donc RemplaçanteMS. Et je vais y participer, tant pis pour les heures de sorties autorisées: ces gamins seront encore mes élèves l'an prochain.

Cette équipe éducative se met en place aussi pour Yeuxpétillants.
Qui a fait de grands progrés, mais il s'agit surtout de s'assurer que les prises en charge diverses, dont celle du père, si vite débordé, ne s'arrêtent pas, la tendance générale étant  à la suppression des aides diverses, sociales ou éducatives... voire psy.
NB : les stages de vacances, le 'soutien' quoi, a aussi pour but non avoué la suppression à terme des Rased, comme si les difficultés scolaires allaient toutes être résolues par qqes heures de rattrapage disciplinaire...exemple type: Chuisbébé et Yeuxpétillants, n'est-ce pas.Et Grandgrain.Et Einsteincool.
Donc, pour être sûres que les choses vont continuer, parce qu'il y en a réellement besoin, de toute façon, on sort la grosse bertha.

Pour l'anecdote, quand je suis arrivée avec ma démarche chaloupée, les petits ont eu les yeux ronds:
oooh, mais c'est maybe, t'as vu, hé, hé, t'as vu, mayyybbeeeeee
tu viens pour toujours? tu restes?
nan nan, et puis vous avez une super maicresse déjà..
et là ils m'ont assaillie pour me raconter chacun-e ce qui leur est important à dire à ce moment là:
moi chuis allée en tunisie, moi t'as vu je tiens bien le ruban, moi j'ai fait la maracas, moi je vais être déguisé en pirate, moi princesse, moi spiderman, tu as vu mon beau bâton ...
et au milieu, certain-e-s se sont institué-e-s  gendarmes:
attention, marche pas sur ses pieds!!  (oui hein, parce que là clairement, j'aurais mugi !)
C'était mignon tout ça.
Et ça m'a fait plaisir.
Non que j'aie une folle envie de retourner bosser, mais c'est une classe sympa, et ça m'a fait plaisir de 'manquer' à qqun.Ne fut-ce qu'à des enfants pour qui je suis vouée à l'oubli.
Ben oui,  n'être importante pour personne, par moments, ça ne vous 'tient' pas relationnellement.
Or on est peu de chose, ma bonne dame, et on a besoin d'exister pour les autres, au moins un peu.
Pour que j'en vienne à dire ça, moi.. ouhlala....
Bref.
Et pour finir l'anecdote : au bout de 5 mn de conversation (particulière, s'agit aussi de 'tenir' le groupe enthousiaste que RemplaçanteMS a eu la gentillesse de laisser faire), ma voix s'est enrouée.
Véridique.
;-)
Mardi 22 avril 2008
Comme vous savez, je suis allée chercher mes papiers à l'école.
Ha vous ne saviez pas? Comment se fait-il?
Aurais-je oublié de vous en informer?
:-)
Bah oui, les papiers pour faire un arrêt de travail en bonne et due forme.
Donc, j'ai vu les gamin-e-s.
Et j'ai appris les niouzes du moment.

La plus marquante est au sujet de Chiantenboucle.
Voir et suivre les liens, sinon, celles et ceux qui ne connaissent pas l'historique du truc ne vont rien capter.
Enfin, vous faites comme vous sentez hein..
Déjà j'ai vu ces derniers jours que son poste, au mouvement (cad les translations de postes, avec vœux etc, dans le langage civil on dit 'mutations'), est "susceptible d'être vacant" et non "vacant"  comme il devrait l'être si elle prenait sa retraite.
J'ai le fin mot de l'histoire: à force de téléphoner partout et d'alerter un-e tel-le ou autre, non elle n'est pas éjectée.
Et même: elle continue.
Donc elle fait son mouvement pour avoir un autre poste que dans notre école.
Effarant, vraiment en apprenant ça, je suis restée sur le postère
Notre espoir est donc que, vu son grand âge, elle obtienne le poste qu'elle souhaite, ailleurs, loin, dans un autre lieu, pas ici.Qu'elle aille empapaouter une autre école.
Un an chacun-e, ça ira, hein, on a donné.
Et que donc une instit raisonnablement dingue, cad comme nous, prenne son futur ex- poste.

Bon sang, j'en suis restée soufflée de ça, je dois dire.

Edit: j'apprends aussi que notre Legrandtom s'en va.
Il va être remplacé par une Lagrandefemme ambitieuse: on la connait, elle est sur une circo proche, et rêve de venir dans une circo sans ZEP... càd - dans son esprit- où on peut faire de la *vraie* pédagogie, quoi... et d'où on peut monter plus haut... j'adore de genre de gens...
De la race des pénibles donc. Ca, c'est vraiment pas de bol.

Lundi 21 avril 2008
 Je viens de passer un coup de bigo à mon  IA, au service qui gère les congés (formation, spécialisation blah).
Histoire de leur dire que naaaaan pour l'ann 2008-2009 finalement, je vais rester en poste, j'aime trop ça, voyez.. que si d'aventure j'avais obtenu le congé, vite le refiler à qqun-e d'autre qui serait en liste d'attente, et donc lui dire pour pas qu'il ou elle attende... genre chuis sympa.
En fait, comme j'ai pas pu trouver la première condition pour entrer dans le master 2 que je vise, j'allais pas prendre un congé hein.
Donc.
Bonne fille moi.
Donc j'appelle à tout hasard, en disant à la dame que ma foi je me doute bien ne pas être sur la liste des z'heureux-s-es z'élu-e-s, mais que au cas où, je préviens.
Et que je repostulerai pour l'année d'après.
Du coup je lui ai demandé, à titre d'info, quel taux de demandes elle recevait.
300 demandes pour 29 départs temps plein effectifs.
Nous avons ri de concert lorsque je lui ai dit quu'il me semblait bien  ne pas être la seule à vouloir me tirer de là.
Elle en a même rajouté: ha lala si vous saviez le nombre de gens qui.. que...et ça va pas s'arranger...
Hé ouaiche.
Allez, merci pour ces infos et bon courage Madame, .
Vous aussi Madame.

Et donc elle m'a confirmé que même pour l'an prochain ce serait pas facile à obetnir , car je suis cette année en 24 eme position derrière la dernière obtention. (donc j'étais pas retenue, prévisible)
Cad que c'est compté par AGS+ un point par demande consécutive.
Là on se dit: cool: en 3 ans je l'ai.
Bah non.
Je connais des gens qui postulent depuis 10 ans.
Haha.

Au secours...


IA: inspection académique
AGS: Ancienneté Générale de Service
Dimanche 20 avril 2008
  Imaginez vous que la moulinette me travaille depuis qqes jours.
La rentrée ici c'est demain, certes, mais. Pas pour moi.
Sachant que je ne me ré-institise pas avant un mois...et que je mouline aussi sur la rentrée de ...septembre... faut bien avouer que je suis profondément atteinte.

Quand je vais reprendre, en juin donc, j'aurai loupé une bonne partie de la prep de la fête de fin d'année (remarquez, tant mieux, kesske ça me soûle).
J'essaierai de voir si RemplaçanteMS pourrait venir  à cette fête, puisqu'elle aura fait  un bon bout du boulot, ce serait cool.. mais difficile à obtenir.. les remplaçant-e-s ont rarement le don d'ubiquité ;-)
Sinon ben... à ma grande jouââ, je prendrai le micro pour exprimer mes remerciements à son égard.
En tremblant comme une feuille, bien sûr, j'ai HORREUR de prendre la parole face public.
Enfin, c'est la feuille qui tremble dans mes mains dans ces cas là. Ou le micro.
Étonnant, donc, que j'arrive à me fader  les réunions d'info parents de début d'année à l'aise ou à peu près.
Peut-être que des fois j'arrive à intégrer que la peur n'élimine pas le danger?
Et qu'en fait de danger, il est dans ma tête, surtout ;-)
Ou bien, je me mets dans le rôle.
S'il y a adéquation entre ce qui est espéré de moi par le public, et ma prestation, ça reste assez confortable.
Le tout est de ne pas trop être *vraiment* moi. Sinon ça leur ferait un sacré choc, hinhinhin.
Bref.
Quand je vais reprendre, aussi, j'aurai loupé la fête des m(ammif)ères, ô joie, merveille, plaisir.
Mais selon comment ça aura été fait, faudra que je fasse celle des p/ai/ères, humph.
Sinon je ferai seulement, comme je préfère, à savoir un objet de fin d'année que les enfants garderont pour eux ou offriront, au choix.
Mais surtout, faudra que je me farcisse les zzzévalzz.
Et donc le plaisir d'expliquer la vie à Papaderondblond surtout.
Bon sang ces zzévalzz quelle poisse.
Et donc, je zyeuterai les niouprogs, dont les manuels sont arrivés environ 15 jours après la soi-disant 'consultation' des fois qu'on aurait pu émettre un avis dessus, hein, lol.

Mais septembre me hante déjà.
Une bonne partie des élèves de DirloPS de cette année, qui donc vont 'monter' dans ma classe next year, sont des zenfantrégnants avec parents ad hoc (ou plutôt l'inverse, évidemment) et des hyperactifs (non pathologiques, je précise, sauf un, mais avec parents conscients du truc).
Alors j'ai pas super envie.Et vu la grande absence que j'ai dû prendre là maintenant, faudra pas que je choie en maladie pendant un année...Chose difficile, je ne prévois pas de m'écrouler, mais ça arrive, et j'ai plus 15 ans.
D'autant que, faut pas se mentir, tenir dans ce métier me demande de plus en plus d'énergie psychique (en plus de la physique).
Donc...
Vade retro, fantôme de l'année prochaine. Et des suivantes. Ouh.A bas. Calte, volaille. Humph.
Qq'un aurait un aspi à vilain pas beau fantôme? Empêchez moi de cogiter.
Cogito, ergo, fais un somme.

Comme j'ai du temps pour mouliner,
je décompte les espoir déçus,
je recompte les ratages magistraux,
je compte les années qui me restent à effectuer...
et chaque année.. il faut en ajouter une et non la soustraire, c'est assez fou, ça.

Comme j'ai du temps pour mouliner, je contemple ma vie.
Non, à vrai dire, il n'y a pas grand chose à contempler.

Meroww


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