Comme d'aucun-e-s perspicaces auront peut-être remarqué (mélol), dans leur grande sagesse, lorsque l'on me fait parler ou bien que je me lance toute seule (oh un drop.. tiens quel drôle de ballon.. ovoïde certes mais doté de pseudopodes...allez,renvoi aux 22) sur la question de l'engendrement chez les zumains, je passe en v3(*), cad que j'exprime alors qqes idées basiques et provoc avec une certaine vivacité-véhémence-virulence.
En général je dis qu'avant de se reproduire, il vaut mieux réfléchir, bon sang de bois (ouh je suis policée d'un coup).
D'autres collègues en disent bien autant.
Ici, j'avais glosé quelque peu sur ce qui préside à la conception.
Bien sûr, les noeuds des relations, les conflits inconscients, viennent au jour lorsque l'enfant est là et à mesure de son avancée en âge.
Bien sûr , il est donc un certain nombre de choses qui ne peuvent se régler que lorsque l'on devient parent, cad que l'enfant paraît, grandit, vous renvoie à l'enfant que vous étiez, aux parents que vous aviez, du moins aux imagos parentales qui sont actives en vous... toutes choses qui ne seraient pas forcément accessibles à un travail personnel, intérieur, de façon aussi "présente" avant cette apparition.
Mais tout de même, se poser qqes questions, (faire une analyse, non, ce serait de l'utopie, et puis ça ne convient pas à tout le monde, et ça prend du temps, évidemment) mais donc tenter de prendre conscience de ce qui est là , présent, mais enfoui, serait une bien belle chose qui permettrait au moins d'atténuer les confusions relationnelles et générationnelles, les projections diverses, les compensations narcissiques pathologiques....
Et qui éviterait que l'enfant , les enfants, porte-nt un peu trop de ce que leurs parents n'ont pas réglé pour eux-mêmes.
Ce dont nous voyons les effets sur les apprentissages et comportements des enfants dans le scolaire, je vous entretiens assez des qqes ouailles à pbmes ici pour que vous saisissiez ce que je veux dire, enfin, j'espère?
J'en ai un peu assez (voire j'en ai plein le dos,ce qui explique mon mode v3) de devoir constater, travailler sur, prendre en compte la, souffrance des enfants, cad voir et parler avec, les familles, pour qu'elles veuillent bien aller (se) faire aider, faire aider l'enfant , parce que non, là, voyez, ce n'est pas 'la faute de l'école'....ha vous ne pouvez pas l'envisager? ha bon ok alors c'est bien notre, ma faute, mea culpa, ben ok mais alors laissez moi faire mon travail...
Raison pour laquelle je voulais travailler directement avec les adultes, entre autres.
Dans la société où nous vivons, où le marché du travail devient un marché aux esclaves, il est normal que les parents aient pour leurs enfants des espoirs, des ambitions, des attentes ...mais nettement moins de projeter *à ce point là* sur eux leurs propres conflits internes.
Avant de se reproduire, il faudrait arriver à saisir au plus profond de soi que l'on ne va justement pas SE reproduire, ni reproduire qq'un-e (conjoint-e, parent-s..), ni produire tout court, d'ailleurs.. mais bien donner corps - et peut-être un peu d'âme-, à un-e *autre*.
Qu'il faut accompagner dans son ouverture au monde, ac-compagner...
C'est le plus difficile, en somme, ça prend du temps, et de plus le temps de l'inconscient n'est pas celui de la réalité.
Mais peut-être que se poser qqes questions *avant* permettrait d'avancer dans sa parentalité avec plus d'aisance..et moins de dégât pour l'enfant?
Enfin, peut-être que je me goure complétement aussi.
Mais il y a des configurations de relation parents-enfants tellement récurrentes, évidentes, dont on sait les effets...Même si chaque histoire de vie est singulière, il semble que les codes et contextes sociaux en cours conduisent à ces conduites très repérables.
Qui ne nous facilitent pas le boulot scolaire,et quand je dis 'nous', j'englobe l'enfant et ses instits ....
Lorsque le parent d'élève paraît...
(*):private joke pour initiés d'OB only.
Edit:
je l'aidéjà dit ailleurs mais il est bon de répéter:
faire, devenir, être parent est un métier difficile qui demande des (ré)adaptations au quotidien... évidemment !
Et les instits ne sont pas parfait-e-s , évidemment aussi :-)))
NE SOYEZ PAS SAGES.
Et dans ce laps de temps, on trouve des passages obligés, pics d'activité ou de stress:
fêtes des mères, des pères, d'école. On en reparlera.
Et un truc faaâââaabuleux: les évaluations (hosanna, alleluia)
Il s'agit de celles demandées par les textes, pas des cahiers ou classeurs ou pochettes où vous trouverez des traces écrites des travaux des vos enfants et qu'on vous fait passer à chaque vacances ou presque.
NB: je dis bien "des" traces parce que comme déjà expliqué, 80% de ce qui est fait en préélem ne se voit pas, ne laisse pas de trace.. au grand dam du mouvement actuel de contrôle général dans la société et particulièrement sur les enseignant-e-s, auxquel-le-s on demande donc de faire des cahiers-journaux hyperchiadés, à la limite du ... ahem pardon.
Enfin, la fournée d'inspectrices et teurs de ces dernières années nous propose des gens à qui on a demandé de bien contrôler notre pratique (et là y'a des trucs comiques des fois, car il vaut mieux rire que pleurer, si si) et nos résultats (et là y'a des trucs comiques, bis, parce que les résultats, en éducation, franchement, il faut qu'on m'explique).
Et donc je lolle quand je vois les crises qu'on nous fait pour un détail (vous avez dit 'la lettre qui se dessine avec 2 ponts, il ne faut pas dire ça!!' - ha bon et quoi alors? 'ben plutôt la lettre qui se dessine comme 2 ponts', - ha oui ça change tout...) à côté de certain-e-s enseignants dont la relation aux enfants est à mon sens déficiente ou perverse (devinez de qui je parle) et qui pourtant ont des notes très correctes, parce que les "résultats" font bien.
Bon enfin.
Alors les zévals zofficiellezz.
... ö joie merveille invention miraculeuse ... on évalue vos enfants.
Rappels depuis 1989 et surtout 1995, nous bossons en cycles (donc nous roulons notre bosse, quoi):
Cycle 1 "apprentissages premiers ": PS , MS et début GS.
Cycle 2 "apprentissages fondamentaux " : fin GS (et CP et CE1)
(et donc Cycle 3 "approfondissements" , du CE2 au CM2)
De ces mots et de votre subtile intelligence, vous concluerez qu'il se fait une éval en fin de PS, une en fin de MS, une en février de GS et une autre en juin de GS.
Oui la GS, c'est double contrat sur les têtes de vos enfants.
Car le cycle 1 est censé être bouclé en février, et donc céder la place au début du cycle 2.
Là où je me pose des questions c'est que nous avons des objectifs de fin de préélem, cf les programmes, mais, finalement, lorsqu'on fait l'éval de juin (celle de début de cycle 2 donc), en GS, fatalement, pour tous les items, on note: "en cours d'acquisition" (oui je vous explique après:-)) , donc.... à quoi ça sert de faire cette éval là?
La fin de préélem serait donc située en février de GS?
Bien sûr que non.
En fait, février, c'est justement le moment où, par un de ces phénomènes récurrents que je ne m'explique pas et confirmé par mes collègues qui travaillent, ont travaillé avec ce niveau, c'est justement le moment où les enfants ont cette étincelle qui les fait *vraiment* entrer dans le scolaire comme on l'entend en primaire... le déclic.
Notamment que l'écrit est un code qui a un sens et qu'ils peuvent l'utiliser.
Bref, ces zévalz, alors ....hmmmmm?
Mais les shadocks pompent....
Et bien sûr on doit évaluer enfant par enfant, idéalement. Du moins c'est ce qui nous était dit, initialement.
Alors vous laissez les 29 autres faire heu.. je sais pas quoi, et vous vous occupez que d'un-e seul-e pendant une demie heure de temps.
Bien sûr. Comme c'est réaliste.
Ce qui fait un jour de ConfPed sur ce sujet animée par un Inspecteur général (un Legrandtom des autres Legrandtoms) , il y a heu, ouh là 10 ou 15 ans je sais plus, dans un moment de pause dans la Conf, je suis allée me planter devant lui, cheveux flamboyants et yeux roux, et inversement (ouais je me teignais les cheveux en roux et je m'habillais comme de juste en vert, à l'époque, folle jeunesse) pour lui dire que c'était bien joli tout ça mais que comment on faisait? On privait le ou la gamin-e de récré?
Or on peut pas non plus rester seul-e avec un enfant non plus (disposition légale) . Alors?
Il était bien emm... a tergiversé genre: Mais vous allez y arriver je vous fais confiance. Genre compliments à gogo.
Sauf que moi, les compliments...
Merci monsieur, ça nous aide bcp.
Et une collègue un peu plus âgée et prompte à se faire bien voir s'est approchée de lui quand je le quittais pour lui dire :
"Ha Maybemaicresse c'est une personnalité".. genre, comme si je l'avais agressé, pov'chou, et qu'il faille le consoler.
Pffff. Casse moi bien le boulot.
Bon ça c'était pour l'anecdote.
Donc on évalue en préélem.
Qu'est-ce qu'on évalue?
Comment? Pourquoi?
Dans un prochain post !!
(teasing teasing)
Par ex : là.
A cette incohérence entre le comportement vu et interprété et ce qu'elle m'a dit.
A son meilleur aspect physique et sa tonicité morale depuis janvier.
A son émotivité.
A sa demande d'affection, de considération, de complicité, qui troue tous les silences pour peu qu'on veuille bien se déboucher les oreilles, qui éblouit tous les tableaux noirs de flashes impératifs.
Qqchose ne colle pas dans ce qui est pensé d'elle par autrui et ce que j'en perçois.
Et ce qu'elle m'en dit.
Car on avait fini par arriver à se parler un peu, quand même :-)
Elle m'a raconté, avec pudeur, sa prise médicamenteuse (au moment où nous la sentions si mal) sa vie (triste, solitaire..) a nié l'alcool (mais alors? l'odeur?)...
J'ai écouté.
Senti le désarroi, voire un désespoir dont je ne sais que faire.
Je suis toujours bien convaincue qu'elle a besoin d'une aide, et comme vous savez, sa hiérarchie ne la mettra pas en place.
Mais elle a encore plus besoin d'être considérée.
Je l'avais prise dans mes bras, avant les vacances pour lui souhaiter des bons moments.
Je l'ai sentie pas loin des larmes, alors, par pudeur pour elle, je l'ai laissée et ai évité de la regarder jusqu'à ce qu'elle se reprenne.
Mais je ne comprends pas, s'il y a prise alcoolique il ne peut y avoir prise concomitante des médocs dont elle m'a parlé. Et inversement.
En tout état de cause, quel que soit le pbme, où que se trouve le mensonge elle allait mieux depuis fin janvier...pourvu que ça dure.
Et en ne menant pas d'enquête (des questions trop appuyées vers elle mettons) je lui avais signifié que je la sentais assez maitresse d'elle-même pour avancer.
Pensant à tout cela je voulais vous faire une lecture du dossier sur la douleur du Journal des Psychologues d'avril.
Et puis bof.
Juste ces remarques tirées directement des articles, ou étirées à ma façon:
- la douleur est un phénomène complexe, elle a, pour le médecin,
valeur de signe;
- il est différent types de douleurs, mais quelle qu'en soit l'origine,
y compris psychique, c'est toujours une douleur (ou souffrance);
- le corps a une autre valeur que celle purement matérielle de
l'organique;
- certaines douleurs n'ont aucun objectif biologique;
- la douleur est une sensation qu'on vit seul-e, elle court-circuite
la pensée et les mécanismes de secondarisation pour se manifester
dans la sphère comportementale: quand on a mal, surtout de façon
aiguë, on n'entend plus, on ne parle plus, on ne pense plus;
- quand la douleur 'prend corps' chez l'autre, elle nous confronte à
cette part de l'autre en nous qui a peur d'avoir mal;
- qu'on différencie généralement douleur ("située" dans ou sur le
corps comme dit ci-dessus)
et souffrance (non "située", et du côté du psychique)
qui, elle, ramène qq'un dans la sphère du verbal,
du discours possible qui (re)fait de lui une individualité;
- la composante émotionnelle de la douleur peut prendre le pas sur
la sensation douloureuse;
- le vécu algique lancinant altére plus ou moins les relations et la vie
quotidienne: les sujets se replient,fuient le jugement et la
culpabilité de n'être plus ceux qu'ils étaient avant, se vivent
à la fois bourreaux et victimes des autres,
j'appliquerais ceci à la souffrance aussi, ainsi que:
- la douleur isole, or plus on est seul plus elle est difficile à
supporter, d'où la recherche de spécialistes pour être "entendus" ,
de même que pour la souffrance, qui justement est là pour
parler/être parlée ;
- la douleur dite ne sera jamais la douleur vécue: on manque de
mots, les "échelles" de douleur utilisée maintenant, ne sont pas
suffisantes, elle déterminent une linéarité de l'intensité,
ou bien des analogies de description;
mais peu de choses de sa spirale, de ce qu'elle fait
de la façon dont on pense son corps, ses corps...
- et, quand il s'agit de souffrance, comment parler
de la façon dont on pense ce que l'on croit être soi,
de ce qui la rend si prégnante, de ce qui y préside,
de l'à-côté de la souffrance, toute 'l"autre chose",
de cet 'à côté' qui contient des montagnes...
celles qu'on a du mal à gravir
ou des abîmes...
ceux d'où l'on ne sait comment revenir...
si l'on ne trouve pas à qui dire,
dire autre chose que son mal, pour en trouver l'issue.
- "Il n'y a qu'une douleur qu'il soit facile de supporter, c'est la douleur de l'autre"
Leriche,R.,1949
(*)
Sauf aux heures dédiées de récupérage d’enfants et autres sorties de bureau.
Mais cette dame se signale plus que d’autres.
Elle fait son sport.
Car tous les jours, et plusieurs fois le jour, je l’entends trotter et surtout hurler après le bestiau.
- “Viens là, reviens, reviens!! caca j’ai dit, caca ! reviens, non pas là, viens ici....ici, dany ici !”
Comique ce "caca", d’ailleurs, car les chiens sont des habitués du reniflage de déjections diverses, c’est dans leur nature, n’est-ce pas.
Il m’est arrivé de croiser le duo... sur le trottoir d'en face.
Et donc de voir débouler tous crocs dehors le charmant animal (un cacaniche) , traversant la chaussée à fond de train, jusqu’à mes jambes sous les cris de
- ” viens ici, viens! viens ici -il est pas méchant- viens ici...reviens!”
Ouais il est pas méchant, n’empêche, même si c’est un caniche gris et donc frisé comme plus aucun mauvais produit capillaire n’oserait le faire, il a ses crocs à exactement 2 cm de mon mollet.
Ca m’amuse moyen et ne m’attendrit pas du tout, contrairement à l’effet recherché, sans doute.
Le deuxième effet kiss cool étant:
Regardez, je vous sauve par ma voix autoritaire et salutaire des instincts carnivores de cet animal que je tiens sous mon hypnotique mainmise (mon œil oui, la mainmise, qu’en eut-il été si le bestiau pointait plus de 60 cm au garrot et gueule à l’avenant?)
Bon.
Résumons.
Cette dame doit avoir
plaisir à hurler ---->
-> comme les bébés hors inconfort physique ou affectif..
(plaisir d’organe)
et à se signaler aux oreilles d’autrui;
-> et donc se faire entendre, prendre place, exister, au moins
dans la rue;
-> après son bestiau et donc à montrer qu’elle se soucie de lui,
de ses fréquentations dont olfactives et du bien-être des autres
(sauf auditif);
-> puisqu’il suffirait de penser à une laisse
-> pour le cas où cela lui permettrait des rencontres...
-> et plaisir à considérer ce chien comme un tout petit enfant,
capricieux puisqu’elle lui parle en bêtificacheune-staïle,
ce qui d’ailleurs m’agace déjà prodigieusement lorsque
c’est employé vers un enfant/bébé;
-> et à susciter le caprice chez le chienchien, comme
certains parents le font (si si, ça existe, même si c’est pas
forcément conscient...), de façon à se poser en mère-chien,
victime consentie de l’amour qu’elle lui porte
(vous connaisseez le : ha tout ce que j'ai fait pour toi/lui/elle!);
-> et à se dire qu’elle sauve les autres de ce qu’elle subit elle-même
tous les jours sans le reconnaître, à savoir le comportement
policé, pardon on dit domestiqué, de son quadrupède.
Edit:
-> le chien, par son comportement, est l'expression/délégation
de l'agressivité (inconsciente) de cette dame vers des "autres"
- soit tellement autres qu'elle ne peut avoir de lien avec,
- soit (et c'est concomitant avec la proposition précédente)
tellement désirés comme liés/se liant à elle,
donc désirés comme étant *pour* elle (voire *comme*elle),
càd au final qu'elle se sent dépendante de ces autres
qui passent sans la voir
(dans la rue c'est normal un peu, mais il doit y avoir autre chose
dans sa vie qui explique ça, bien sûr) ,
qu'elle n'a pas d'autre solution que de les *agresser*
via le toutou
cad symboliquement, pour à la fois:
- susciter de l'intérêt vers elle, via la peur du chien agressif,
- susciter la demande de protection qu'elle va donc montrer
envers les agressés potentiel-les,
(protection qui *répare* en elle son propre désir d'agression;
la demande de protection serait alors vécue par elle
comme une forme de désir porté vers elle),
- et pouvoir aussi "haïr" ces gens qui ont peur d'elle/le chien,
ce qui est une forme de lien
(amour/haine sont liés, comme vous savez, ce qui est l'explication globale).
Mmmh c'est brouillon mon truc kleinien, scusez :-)
Cette dame suivie de, non pardon, précédée par, son chien, me fait bien de la peine, en fait. Comme plein d’autres proprios (?) de canins ou animaux divers, pour qui l’on sent bien que le mal-être relationnel aux autres (humains) trouve une expression dans le lien aux animaux.
Y’a des proprios (?) de greffiers bien allumés aussi.
Qui a murmuré: oui Maybemèreàchat, par exemple?
Au piquet!
"Maybemaicresse devrait se la fermer,des fois."
Dervichetourneurbrun, comme qqes autres, chantonne doucement, parfois, en exécutant une tâche, une fois qu’elle ne demande plus d’investissement fort, cad de raisonnement.
Je laisse faire, tant que ça ne gêne pas les autres.
Un de ses parents doit être fan de Johnny version mélancolique, car pendant qqes jours il a fredonné:
-”oh marie si tu savais,
tout le mal que l’on me fait”
Et recommençait là, puisque le reste des paroles avait dû lui échapper.
Ad lib.
Bon alors moi Johnny, hein...
Et puis les machins plaintifs dudit, aussi, bon...
Du coup, un peu excédée, voici qu’à la fin de sa phrase
-”oh marie si tu savais....”
j’ai lancé en reprenant l’air du début (à vous de chanter hophop):
- “hé non elle- ne savait pas
mais elle va - bientôt l’savoir...”
Dervichetourneurbrun MDR a regardé Maybemaicresse et s’est moqué:
-”maiheu, c’est pas çaaaa!”
- “ je sais je sais [sourire complice].. allez finis ta fiche”
Et puis... il s’est remis à fredonner.
Alors j’ai re saisi la balle au bond
lui :
-”oh marie si tu savais, tout le mal que l’on me fait”
moi (même ton même air)
:-” hé ben t’as qu’à t’en aller, au lieu de toujours pleurer”
Dervichetourneurbrun sourit (qu'est-ce qu'elle va encore nous sortir Maybemaicresse?) mais lève des yeux interrogatifs
- “ ben oui quoi, si on lui fait mal, il n’a qu’à partir non?” dis-je.
Or la logique, c'est un truc imparable à cet âge là.
Donc un peu plus tard j’entends fredonner:
-” oh marie j’en ai assez- et puis je vais m’en aller”
Il est bien ce petit, j’vous dis.
Quand qqchose est dur à faire (“faut réfléchir fort, hein, là, maicresse?”) ou à soulever (chaipa moi, par ex les bancs quand on les installe en une autre configuration...) je leur sors des fois:
- “oh hisse la saucisse, à fond le saucisson”
par manière d’encouragement.
Oauis c'est nul. J'assume.
Et, bien sûr, ils répètent.
Jusqu’au moment où, évidemment, et ça m’est arrivé dans toutes les classes que j’ai fréquentées, un-e d’entre eux annonce:
-”mais non ça va pas, chez moi on mange que des merguez”
ou bien
- “non mais moi j’aime pas ça hein, je préfère les merguez-knakis-autre truc à viande”
Alors je leur propose de trouver moyen de faire une rime comme dans hisse-saucisse ou fond-saucisson.
Haha , bien attrapé-e-s. Comme ils souffrent ces enfants.
Beh ouais, c’est quand même un peu ça, le jeu de l'apprentissage du français moyen.
Savoir manier la langue. (française, hého, honni soit..). ça permet d’en jouer et inversement.
J’aime bien faire des trucs comme ça :-)
Mais là on se retrouve avec des propositions improbables comme:
Bouge tes fesses, la merguez.
Evidemment....
Lorsque les explications d’une tâche ou de tout autre activité ont été données en grand groupe, il m’arrive (assez souvent j’avoue), pour envoyer mes ouailles chacun-e à leurs bureaux respectifs, de clore la session ainsi:
-”tout le monde a tout bien compris?”
-”ouiiiiiiiiii” (en principe)
- “alors, hop, c’est parti mon kiki”
Ce qui devait arriver arriva.
Un jour j’entendis deux petites voix version robot dans le groupe qui s’égaillait:
-”c’est-parti-mon-kiki”
-”quelle-grosse-marrade”
La pub m’a tueR.
Car je vais parler politique , ce qui n'est pas du tout dans l'optique de ce blog, mais bon...
Enfin, politique....à ma façon,
Car je n'ai pas de connaissance suffisante pour ce faire, je vais donc parler de personnages politiques, nuance.
Succintement.
Pour briguer une position de pouvoir, il faut bien sûr avoir de l'ambition, et qqchose d'intérieur qui vous y pousse, que ce soit un idéal tel qu'on le définit généralement - bien conscient donc- ou un idéal du moi ou un moi idéal.-moins conscient...- .
(et pas que ça, bien sûr, je restreins le champ, là:-) )
En sus, il faut autour de vous des gens qui se retrouvent ou peuvent s'identifier à ce qui émane de vous en termes de narcissisation, de rassurance ou d'intérêt perso, ou les trois, choisissez votre option.
A ce groupe là, qui fait relais de pouvoir, cad qui le fait appliquer, s'agglomère aussi, (se font là des cercles concentriques) d'autres groupes: des gens lambda, vous, moi.
Pour des raisons diverses internes ou (inclusif) externes à soi.
Pour le personnage politique en compétition, ou en position d'exercer le pouvoir, il s'agit donc de savoir jusqu'où, comment, voire la tête de qui, marcher pour se rapprocher autant que possible d'un de ces "idéal".
Et donc comment gérer, vivre avec et dans, sa structure psychique pour qu'elle "tienne" et donne ou permette de conserver assez de satisfaction, tout en restant dans les cadres acceptables du social.
Et là soyons claire (oui là, j'utilise le "nous" de royauté, je suis reine de mon blog, ha mais!) donc soyons lucide, si les manifestations de satisfactions d'obtention de l'objet de ses désirs, de l'obtention du pouvoir sont acceptables et valorisés du côté masculin (je parle en termes de genre), du côté féminin, c'est mal vu.
De plus, les réactions infantiles du 'gnagnagna je l'ai eu et je l'aurai, et pas toi-euh', 'je fais la nique'... sont (socialement) connotées normales voire attendrissantes chez le garçon et honteuses voire pathologiques chez la fille.
....Suffit d'observer la majorité des parents avec leurs enfants.
Dont le "regardez moi comme je fais bien", enfin, vous voyez (!) ce que je veux dire?
Or justement, rien que cette façon d'à ce point montrer ou désirer recevoir un feed back sur sa propre réussite, ça n'est pas l'idée que je me fais de la stabilité intérieure et théoriquement adulte d'un-e représentant-e politique.
Par ailleurs, on voit bien qu'au delà de ce comportement plus ou moins maîtrisé, il y a aussi les comportements non maîtrisés.
Et là, je sais pas vous, mais qq'un qui fonctionne de cette façon là ne me rassure en aucune manière.
Ne me donne aucune envie de m'y rallier.
Ne me permet pas d'accepter que sa personne représentera mon pays au yeux des autres.
Enfin, pour qq'un qui vit une telle névrose de pouvoir (je dis ça pour faire simple), il sera moins coûteux, cognitivement parlant, de penser que cela fait partie de sa construction initiale (des gènes! né comme ça!) que de (se) penser en termes de construction de personnalité en rapport avec des imagos parentales: en clair, c'est donc qqun qui n'aura pas analysé ses tripes, ou l'aura fait d'une façon tout à fait sectaire, et divisera le monde de façon essentialiste voire très manichéenne.
... et le discours ... court, cavale, avale, ravale...un sujet qui ignore, veut ignorer? qu'il est question de lui...
--------------------------------------------------------------------------
Edit 25 04 07:
le J des Psys de mai propose un dossier
"Politique : sujets sous influence ?"
Du coup je pense à NS.
On sait comment il est, ce qu'il a fait, comment il l'a fait et pourquoi, suffit de lire/écouter les media qui ne sont pas encore (trop) à sa botte;
et cependant, en dehors des gens qui cherchent consciemment leur intérêt direct, la garde rapprochée et les relais direct de pouvoir donc,
il y a tous ceux qui ont été réseautés ces 3 ou 5 dernières années et qui l'ont été sur leur fragilité perso et sur l'utilisation du stéréotype genré du père aimant-qui sait-tout/menaçant,
et toute la masse des gens lambda qui ressentent les effets desdits stéréotypes, et en plus ou bien grâce à cela, ne veulent pas - car ils ne peuvent pas?- croire que ce qu'ils voient de lui comme un danger pour les libertés démocratiques.
Ca me fait penser à une sorte d'hypnose collective.
Je ne sais pas encore comment le dossier du J des Psys va envisager le truc (je ne suis plus abonnée, là, pour une fois je le regrette, j'aurais déjà le truc en mains), mais vu que le mainstream psy n'est pas particulièrement féministe, je suppose que l'on va nous sortir que SR utilise un position de mère.
Oui elle l'a fait, clairement. Au moins on sait où on met les pieds.
NS utilise une position de père, nettement moins clairement, ce serait d'ailleurs inutile, tellement elle est dans nos codes psychosociaux , à tel point même que personne ou presque ne le relève.
Comme si les citoyen-ne-s se cherchaient un sauveur ((masculin oui oui, a t-on déjà dit 'une sauveuse'?) ou plutôt ... un petit père des peuples.
Padre padrone.
Alors quoi?
Alors entre qq'un-e qui met tout sur la table, y compris la tentative d'approche ou de séduction, laquelle ne m'atteint pas particulièrement (celles d'aucun des deux, je précise)
et qq'un-e qui use d'influence (affective, financière ou narcissisante doublée de proposition d'un pouvoir qu'il vous octroierait si...je ne parle pas en l'air, j'ai au moins un témoignage de cette façon de procéder) assortie de menace et qui propose son savoir de tout sur tout,
je sais où je me place comme adulte responsable.
Je n'accepte pas qu'on pense et parle à ma place.
Je ne pense pas avoir ici des tonnes de comms.
Mais si ça devait dévier de façon zarbi,
je les fermerais.
“La consultation” de H.de Crécy.
Oui, je suis pas très en avance :-)
Intéressant et effrayant: toutes les misères du monde se retrouvent là, dans un cabinet de médecin généraliste.
Comme il le dit lui même:
le cabinet du généraliste c’est l’entonnoir où tout se concentre....
La réalisatrice était là, pour un petit débat post projection, qui nous a expliqué sa démarche et celle du médecin.
C’est donc une succession de “colloques singuliers”, le film donne à voir ce que reçoit le médecin et comment il en fait qqchose, en considérant le la patient-e comme interagissant avec lui et étant capable de se prendre en main si c’est son désir.
Un passage cependant m’a faite sursauter.
Et je n’étais pas la seule.
Et là je vais critiquer le médecin , et non le film, qui est d'intérêt général, je crois.
Un jeune couple arrive, elle asiatique, mais anglophone.
C’est lui qui explique: retard de règles, tests de grossesse, ils n'y croyaient pas (accident de préso).
Or lui part en stage de qqes moisdans une ville, et elle va faire sa thèse dans une autre, à l'autre bout du pays,
alors “c’est pas trop le moment” comme dit le jeune homme.
Et effectivement: une thèse ça se finit, un stage pro, ça se fait, et on s'installe mieux après.
Donc ils viennent tous deux pour entamer les démarches vers une IVG.
Et là, festival culpabilisant pour la jeune femme que je vous résume:
- vous êtes sûre que c’est bien ce que vous voulez
(formulé de diverses façons, une petite dizaine)
- vous avez 25 ans, à 16 ans on accepte direct sans poser de question
mais là à 25, quand même, on est plus raisonnable et mûre...
- vous êtes êtes ensemble depuis.. 2 ans? et c’est l’homme de
votre vie?[à lui] la femme de votre vie? alors....
vous allez sans doute regretter non? sûr?
- 9 semaines d’aménorrhée, vous savez que c’est
un ‘vrai’ avortement ... l'utérus est gros.....
Grmbl.
une seule question a trouvé grâce à mes yeux:
- c’est bien vôtre décision? ou sa décision à lui.
Au milieu de la consult, il a bien fallu procéder à l’examen clinique.
Son ami lui tenait la main et le médecin très pro devait sûrement être techniquement au point et ses gestes non agressifs, mais les larmes de la jeune fille je les ai prises en plein sternum.
Déjà être épinglée à demi-nue sur une table d’exam avec un doigt ou un instrument qu’on vous introduit au plus creux de vous-même c’est pas franchement un moment agréable, exemple le passage chez le ou la gynéco.
Quand en plus on est déjà en situation de détresse, (car qui osera dire
qu’envisager un avortement est une décision qu’on prend à la légère et le
coeur plein de gaieté? sauf cas pathologiques)
qu’on vient de se prendre des exocets en pleine poire en forme de
questions paternalistes (le médecin l’a reconnu lui même post consultation,
mais en se justifiant par: “après on les revoit venir demandant qu’on
les aide à avoir des bébés")
et qu’on n’a pas forcément toutes les clefs culturelles pour saisir
ce qu’on fait là entre ces deux hommes à exposer son intimité,
sexe-piège, coupable d’être fécond,
surtout si, dans sa culture d’origine, la sexualité des femmes
se traite entre femmes, et on sait que dans la situation de
confrontation à la fécondation et donc à la lignée familiale,
on cherche ses repères culturels et maternels
(pour une femme) initiaux ...
hé bien quand on reçoit tout ça...
ça ne fait qu’augmenter le stress ou l’angoisse...
d’être ainsi écartelée et examinée.
Alors Petitepomme, dans la salle obscure, j’ai été de tout cœur avec toi.
Quand on sait quel parcours de la combattante c’est, le plus souvent, d'avoir à se faire pratiquer une IVG, se taper les discours moralisants en plus, y’a de quoi râler.
Et quand, dans le débat qui a suivi le film , un mal embouché a posé la question :
-”finalement, la jeune fille, elle a avorté?”
j’ai été bien contente que des voix, dont la mienne, aient grogné du fond de leur fauteil et se soient élevées pour dire:
- c’est le secret médical, ça vous regarde pas...
et que la réal lui ait répondu qu’elle préférait garder le secret médical et qu’elle n’avait donc pas suivi les gens pour savoir s’ils allaient ou non appliquer les prescriuption par ex (ce qui est la liberté du/de la patient-e en somme) , mais que là elle allait répondre et que oui la jeune fille avait avorté.
Un autre mal embouché, sous couvert de compliments a questionné la réal sur ses compétences à réussir à faire ce film dans le cabinet du médecin: elle a donc parlé de son cursus universitaire...
les femmes sont , et se sentent, toujours obligées de se justifier, comme c’est étonnant...
Les femmes, 1petit /3 des interventions, qui ont pris la parole ont été plus pragmatiques, succintes dans leurs propos et non destabilisatrices de la “personne” qu’est la réal ...enfin le truc habituel quoi, à lire là.
Bon.. mais c’est à voir, comme film. Vraiment.
La réal nous a dit, suite à la remarque d’une participante qui préconisait que ce doc soit vu par les décideurs de la santé publique, que justement la semaine prochaine elle le présentait à ces pontes-là....
Donc depuis toujours mon interrogation permanente est:
mais sous le geste, derrière le mot,
entre les affects montrés,
il y a quoi, en vrai?
Le tout doublé de ce désir intense et toujours déçu que justement ce qui est vu car montré soit la vérité. Ca rendrait tout plus simple.
Autant dire que ce n’était pas confortable.
Que pour fonctionner dans la vie il m’a fallu mettre en œuvre une adaptabilité coûteuse en énergie psychique (et physique aussi).
Pour tout un tas d'autres raisons, aussi, d'ailleurs.
Et comme plein de gens, notez.
Mais la vérité est toujours ailleurs.
Et elle est singulière: ce qui fait vérité pour l’un-e ne le fait pas pour l’autre.
Ce que j’ai appris en grandissant c’est que les personnes elles-mêmes ne savent pas forcément consciemment quelle vérité, quel désir, quel trauma... elles mettent en scène gestuelle ou verbale.
L’intention *autre* existe, mais n’est pas connue ou maîtrisée par son détenteur.
Dans un premier temps, ça m’a rassurée: ha bon, elles et ils ne font pas exprès?
Puis intriguée, me prenant comme référence : allons, c’est pas possible !
Puis effarée: allons bon, on ne sait pas ce qui est en soi?
Vraiment?
Je *veux* comprendre !!
Alors j'ai cherché.
Mais je ne savais pas où et quoi chercher.
Et puis looooongtemps après, j’ai découvert le concept de refoulement et autres défenses.
Et tout le reste.
Dans lequel j’essaie de continuer à avancer.
Mais au départ , j’allais pour vous raconter du factuel actuel :-)
J'ai fait un vache de détour, puisque l'actuel en question me ramène à Maybepetite, ha lala, encore un post "me myself and I" ...
Quand je ne comprends pas ce qu’ on me dit, je ressens encore, toujours, cette sensation d’étrangeté au monde des humains (dont pourtant je suis, si si).
Il y a plusieurs raisons de ne pas comprendre l’interloqueu-r-se (oui c’est un-e interlocuteur/trice interloquant-e)
ses mots ou concepts qui sont hors de mon champ lexical ou intellectuel
sa manière de bousculer ou non la grammaire (faut pas pousser mémé.. )
son articulation
son accent
tout à la fois.
Puisque la campagne élecprez 1er tour est achevée (comme nous, bientôt) je peux causer d’un candidat dont l’élocution en ronde-bosse rocailleuse voire rockeuse et rolleuse me ramène à l’enfance:
Schivardi.
Dont je n’ai jamais compris un traître mot.
Heu peut-être pas traître, d'ailleurs, le mot, mais comment savoir?
Qu'est-ce qu'il a dit ?????
L'élocution de ce monsieur traîne par la main Maybepetite habitant Pau (le BéarrRRRrrn) lorsqu’elle avait à converser (fut-ce pour acheter du pain) avec une personne (en général âgée) partageant cet accent (?) élocutoirement capable de rendre mes oreilles hermétiques à tout son émanant de leur appareil vocal.
Accent qui me plongeait ( et me plonge encore, mais c'est pas le seul) en pleine confusion, avec envie de fuir au galop, pour à la fois ne pas gêner la personne (qui devait répéter, sans effet notable sur ma comprenette) et échapper à mes larmes imbéciles au foin des cils
(oui, j’aime les allitérations hein HK/Wuwei?).
Maybepetite, sors de mon corps.
C’est là pour les oublieu-x-ses.
Vous avais-je raconté que deux d’entre eux m’avaient demandé de se voir?
Et puis parfois j’en croise en ville, mais ce n’est pas la même chose puisque c’est fortuit.
Et je vois des yeux qui s'illuminent.
Traduc:
Maybemaicresse existe!
Je ne parle donc pas de celles et ceux que j'ai en classe au moment où on se rencontre ailleurs, au dehors (pour eux c'est l'étonnement: ha maicresse elle vit pas à l'école? elle fait son marché? elle se promène?) mais de mes ex.
Mes ex-élèves (haha j'vous ai eu-e-s).
Pour eux, comme tous les instits ou profs , dans ces âges là, je représente un passé, plus ou moins lointain, certes mais pas que.
Car le temps et la mémoire ne travaillent pas tout à fait de la même manière à ces âges là (3 à 6 ans) que aux nôtres, vieilles peaux d'adultes :-)
Il se passe bien plus de choses, qui renvoient les enfants à leur identité et leurs mondes intérieur et extérieur en construction.
Alors on s’est vues.
La maman de l’une (Lunebrune) me présentait quasiment ses excuses pour cela, j’ai pu la prendre entre deux arbres pour lui expliquer que c’était sans pbme et que je savais ce que je faisais en donnant mes coordonnées à sa fille...
Elle se posait la question du pourquoi.. nous avons rapidement exploré ça.. ce qui l’a rassurée.
J’ai expliqué un peu ma façon de penser la chose.. et bien dit que je ne prenais pas de place particulière (je ne suis pas qq’un de très ‘maternant’, plutôt ‘paternant’ s’il vous faut une référence explicative avec les enfants) que c’était dans l’intérêt de sa fille, je lui ai parlé de “faire la soudure” en gros, une continuité, pour Lunebrune.
Qu’il n’y avait pas à s’inquiéter non plus pour l’enfant: le simple fait que les parents aient accepté d’aller dans ce même sens, sans en faire un plat, c’est déjà thérapeutique si besoin est, mais surtout respectueux de l’enfant en tant qu’être, en tant que sujet de sa propre construction du monde et de ses propres émotions, liens, et rassurances.
Sa petite m’avait apporté des chocolats (genre de trucs qui me gêne toujours ça, les cadeaux) et comme je sais que ce qui comptait, à ce moment-là, était l’acte de venir physiquement à sa rencontre, et qu’il en fallait une marque, j’avais prévu une petite chose girly, aussi.
Pour l’autre Agrumette, ce fut fait, ça va se refaire, aussi.
Elle avait besoin de me raconter sa vie ... y compris ce qu'elle est capable de réaliser .... sa façon de comprendre les choses, besoin de me toucher, de se coller à moi.
D'être là, en somme. D'être avec. Elle bien sûr.
Et de sentir que moi aussi, j'étais avec.
Les deux mots sont importants: être (là) et avec.
Ce n'est pas tout à fait la même dynamique que pour Lunebrune.
J’espère que ça leur a fait du bien.
Que vous reste t il de vos instits de préélem?
Des flashes? Des souvenirs plaqués les uns sur les autres, d'âges ou de classes différentes....
Des reconstructions sûrement.
Peu de choses.... c'est normal.
Que je vous souhaite agréables, tout de même.
[edit du 23 avril]: ben voilà je viens de passer 1/2h au tel avec Agrumette....




