Je sens arriver, je ne sais pourquoi, une vague montée de mon blog rank, avec ce titre... non? Hinhinhin.
Enfin, dès qu’on va passer à la suite, à mon avis la chute sera vertigineuse , attention:
Homo ou Hétéro... généité des classes.
Ha ouais, tout de suite c’est moins appeal du sesque, fatalement.
En même temps, la Maisonmammouth et le sesque... bon...
Bon allez, on respire un grand coup:
hhhhhhmmmmhhhhmm, on bloque l’air inside, et on regarde : les classes !
Les classes c’est la classe quand on a de la réussite (comment se mesure la “réussite” hein, et au prix de quoi l’obtient-on? autre et vaste débat).
Nettement moins quand le taux d’enfants en échec vaut les foudres et désespoirs de la Maison suscitée et de celles des familles des enfants en question.
(ça devient compliqué mes phrases, non?)
Et carrément un calvaire quand, quel que soit le résultat final, on a des olibrius-ses (oui je féminifrancise aussi le latin) destructuré-e-s à faire bosser pendant l’année scolaire et 6 h par jour (bé oui, passke les profs changent de groupes classes de temps en temps dans la journée, nous non. Si on a des affreux, on les a toute la journée.)
Ces gamin-e-s là, non contents de vous solliciter du côté de la pédago (notre job, ça, ok)
mais aussi du comportement du côté relationnel (besoin de présence perso pour des raisons diverses, moins notre job ça, on est pas des préceptrices/teurs)
et de la discipline (bicoz ils vous foutent le reste de la classe en l’air dès lors que vous les perdez un instant de l’œil, et pas notre job, à la base, de faire gendarme),
ces gamin-e-s là, donc , il faut pourtant bien les faire progresser.
Au moins un peu plus loin que le seuil de leurs capacités, si elles sont moyennes voire petites.
Ha ben oui parce que je vous ai pas dit: on est là pour ça, les faire progresser.
En ce qui me concerne je dois donc les préparer à affronter le CP.
Tadamm.
Alors je vous laisse aller lire les programmes officiels si ça vous chante, mais au-delà des compétences à acquérir, il y a surtout, voire avant tout, à construire un ou plusieurs moyens de trouver en soi le désir d‘être un élève ou de jouer le jeu du scolaire pour soi-même et non pour ‘faire plaisir à’ ...
Et donc aussi de respecter les règles de vie/sociales permettant à tous, dont soi, de travailler, dans une atmosphère et des conditions corrects.
Et là, ça coince.
Comme me disent certain-e-s enfants parfois:
-”maicresse, empêche les, là, je peux pas me concentrer..”
Hé oui....les pénibles de ma classe, qu’ils soient ou non de ‘bons’ élèves, enlèvent aux autres, à cette partie du groupe-classe qui suit sans difficulté, ce droit au 'calme' qu’elle-même fait l’effort de respecter/maintenir.
Ne serait-ce que du côté de la méthode pédago, on sait que certains enfants ont besoin de systématisation hyper cadrée qui va à la fois les contenir (au sens psy, aussi) et leur permettre d’avancer étapes par étapes... et que d’autres peuvent explorer des méandres sollicitant leur imaginaire, puisque la systématisation, le cadre, ils savent faire respecter et s’appuyer dessus, et que le respect des étapes pas à pas est moins un impératif pour eux.
Exemple type: l’apprentissage de la lecture.
Qui est la grande affaire du CP.
Qui, selon les textes, se poursuit en CE1.
Autrement dit la lecture doit être fluide (déchiffrage et sens) à la fin du CE1.
Mais la pression générale est autre:
“s’ils ne savent pas lire à noël (du CP) faut s’affoler!”
Hé non. Mais bon, passons.
Tout ce discours pour vous rapporter la discussion eue avec l’instit du CP de l'école où vont aller les 8/10èmes de mes élèves l’an prochain, suite à nos projets communs (cycle... cycle...).
Par chance, un 2ème CP va s'y ouvrir (à côté de la bonne dizaine de fermetures de postes sur la ville...) et l’instit se posait la question de la répartition des enfants selon un critère pédago-comportemental:
nous nous posions la question de l’homo ou hétéro généité des classes à constituer
Perso j’ai jamais eu le choix des répartitions de classes, vu le nombre de classes dans les préélèm que j’ai fréquentées.
Mais la question se pose aussi en intraclasse: je répartis, comme bien des instits, les enfants en équipes de travail.
En pratique, j’ai fait des groupes dont on dirait avant qu’ils sont “de niveau”, ce qui était alors voué aux gémonies.
Or ce n’est pas exactement cela..
Car le résultat, en fait, m’est un peu égal (chuuuut, répétez pas), mais la manière de fonctionner, c’est cela que je regarde et que je dégroupe/regroupe.
Les disparités de modes d’apprentissage ainsi réduites, chaque groupe d'enfants peut appréhender la notion en cours à peu près de la même manière: c’est plus valorisant pour eux de se sentir tous “en phase” et plus confortable pour moi, que d’avoir un-e comparse qui rame, qu’il faut attendre, et qui, le/la pauvre, se sent super mal, du coup.
Un exemple concret?
Heu, chaipa moi...
.... une opération genre addition ou soustraction (niveau GS hein).
Tel-s goupe-s auront besoin de moults manipulations d’objets sans comptage, quand d’autres passeront rapido au (dé)comptage desdits objets, et certains ne trouveront de sens à cela que si les nombres (écrits) sont vite introduits auprès/ave/après les objets, un tout petit nombre fonctione direct avec les nombres.
Au final, tous auront à réaliser la même trace écrite de cet apprentissage, mais pas forcément au même moment ni de la même manière, mais surtout, je me serai assurée que la compréhension est là.
Après, que certain-e-s me rendent un travail écrit plus ou moins nickel, tant pis: je sais que manier le stylo pour certains, n’est pas encore une facilité, que d’autres n’aiment pas colorier, etc.
Et donc alors le CP?
Hé bien la question de l’instit, et je la suis totalement là dessus, c’est:
vu le nombre grandissant de cas plus ou moins lourds, d’année en année (oui y’a pas que moi qui le remarque) d’enfants qui ne peuvent pas fonctionenr autrement que 'à la bourrin', je veux dire avec un cadre hyper strict.... et qui va ennuyer voire scléroser les autres..
pourquoi ne pas faire 2 classes homogènes.. non pas du côté du niveau, mais bien de la “méthode” d’apprentissage?
NB pour l’apprentissage de la lecture, ya paaaaas de méthode!!
Les cognitivistes ne savent toujours pas déterminer le comment l’étincelle se fait ....alors on adapte.
Par ex:
Une classe à petit effectif avec systématisation à donf (et, pour la lecture, méthode genre ‘léo et léa’ voire ‘bosher’, les parents adorent) cad passer par le déchiffrage avant le sens, pour ces enfants qui ont besoin de discipline interne - pour mettre en place les notions- et externe pour ne pas éclater eux-mêmes et faire éclater le groupe;
et une classe, à plus grand effectif, pour les gamin-e-s qui ‘roulent tous seuls’ mais surtout surtout qui peuvent entrer dans leurs apprentissages de façon plus 'libre' et donc par ex dans la lecture un peu plus par le sens avant le déchiffrage.
Cela donnerait à chaque groupe d’enfants ainsi défini une pédago adaptée à ses besoins (en admettant qu’on catégorise en deux uniquement, ce qui est déjà pas mal notez...)
[Edit pour que ça soit plus clair:
Vrillekibrille est une gamine qui part un peu dans tous les sens, qui a donc besoin d'un cadrage perso cad des étapes claires à respecter etc, et social vu son comportement du côté relationnel , et qui, justement dans une méthode bien cadrée, étant intelligente, sera sans doute plutôt brillante puisqu'elle saura comment utiliser sa pensée (oui on est dans la métacognition) ; alors qu'avec une méthode moins.. méthodique... elle va se perdre, s'égarer et ne pas mettre en œuvre de façon efficace ses capacités.
A l'inverse, Sérieusebrune, déjà bien scolaire, il faut la faire rêver, elle peut ,et en a besoin pour trouver du plaisir à avancer et pour ne pas rétrécir son champ de réinvestissement des notions.
Autre ex:
Dervichetourneurbrun, avec son comportement dont je vous ai abreuvé ici, on pourrait croire qu'il a besoin d'un truc très systématique, or justement pas, ses capacités sont très "inclusives" de la totalité des champs d'apprentissage, il serait sans doute "à l'étroit' dans une méthode qui commencerait par le déchiffrage, s'en désintéresserait.. et vogue la galère...
Et encore: Bébécygne, qui doit élargir son champ d'action dans le monde, vu la mère prégnante et cordon-ombilicalesque qu'il a, en fait, il lui vaudra mieux passer par une méthode bourrin pour l'obliger à s'impliquer dans le monde justement...
Comme quoi, voyez, chaque cas est singulier, et on fait comme on peut avec...]
Comme je lui disais: je pense vraiment que ça serait un plus pour pas mal de gamin-e-s.
Là où vous allez ramer.. c’est pour expliquer votre choix aux familles...
Même si je peux faire une réunion bilan de fin d’année et en toucher 2 mots l’air de rien, histoire de vous préparer le terrain, il vous faudra bcp expliquer et justifier... car bcp de parents vont prendre ça pour des classes de niveaux.. or ce n’est clairement pas la dynamique qui sera mise en place.. mais comment le faire comprendre...?
Alors voilà... là où y’a de la généité, y’a d’la gêne, parfois....
Vouz z'avez zappé?
C'est pas cool, hein, et mon BR alors?
;-))))
Enfin, dès qu’on va passer à la suite, à mon avis la chute sera vertigineuse , attention:
Homo ou Hétéro... généité des classes.
Ha ouais, tout de suite c’est moins appeal du sesque, fatalement.
En même temps, la Maisonmammouth et le sesque... bon...
Bon allez, on respire un grand coup:
hhhhhhmmmmhhhhmm, on bloque l’air inside, et on regarde : les classes !
Les classes c’est la classe quand on a de la réussite (comment se mesure la “réussite” hein, et au prix de quoi l’obtient-on? autre et vaste débat).
Nettement moins quand le taux d’enfants en échec vaut les foudres et désespoirs de la Maison suscitée et de celles des familles des enfants en question.
(ça devient compliqué mes phrases, non?)
Et carrément un calvaire quand, quel que soit le résultat final, on a des olibrius-ses (oui je féminifrancise aussi le latin) destructuré-e-s à faire bosser pendant l’année scolaire et 6 h par jour (bé oui, passke les profs changent de groupes classes de temps en temps dans la journée, nous non. Si on a des affreux, on les a toute la journée.)
Ces gamin-e-s là, non contents de vous solliciter du côté de la pédago (notre job, ça, ok)
mais aussi du comportement du côté relationnel (besoin de présence perso pour des raisons diverses, moins notre job ça, on est pas des préceptrices/teurs)
et de la discipline (bicoz ils vous foutent le reste de la classe en l’air dès lors que vous les perdez un instant de l’œil, et pas notre job, à la base, de faire gendarme),
ces gamin-e-s là, donc , il faut pourtant bien les faire progresser.
Au moins un peu plus loin que le seuil de leurs capacités, si elles sont moyennes voire petites.
Ha ben oui parce que je vous ai pas dit: on est là pour ça, les faire progresser.
En ce qui me concerne je dois donc les préparer à affronter le CP.
Tadamm.
Alors je vous laisse aller lire les programmes officiels si ça vous chante, mais au-delà des compétences à acquérir, il y a surtout, voire avant tout, à construire un ou plusieurs moyens de trouver en soi le désir d‘être un élève ou de jouer le jeu du scolaire pour soi-même et non pour ‘faire plaisir à’ ...
Et donc aussi de respecter les règles de vie/sociales permettant à tous, dont soi, de travailler, dans une atmosphère et des conditions corrects.
Et là, ça coince.
Comme me disent certain-e-s enfants parfois:
-”maicresse, empêche les, là, je peux pas me concentrer..”
Hé oui....les pénibles de ma classe, qu’ils soient ou non de ‘bons’ élèves, enlèvent aux autres, à cette partie du groupe-classe qui suit sans difficulté, ce droit au 'calme' qu’elle-même fait l’effort de respecter/maintenir.
Ne serait-ce que du côté de la méthode pédago, on sait que certains enfants ont besoin de systématisation hyper cadrée qui va à la fois les contenir (au sens psy, aussi) et leur permettre d’avancer étapes par étapes... et que d’autres peuvent explorer des méandres sollicitant leur imaginaire, puisque la systématisation, le cadre, ils savent faire respecter et s’appuyer dessus, et que le respect des étapes pas à pas est moins un impératif pour eux.
Exemple type: l’apprentissage de la lecture.
Qui est la grande affaire du CP.
Qui, selon les textes, se poursuit en CE1.
Autrement dit la lecture doit être fluide (déchiffrage et sens) à la fin du CE1.
Mais la pression générale est autre:
“s’ils ne savent pas lire à noël (du CP) faut s’affoler!”
Hé non. Mais bon, passons.
Tout ce discours pour vous rapporter la discussion eue avec l’instit du CP de l'école où vont aller les 8/10èmes de mes élèves l’an prochain, suite à nos projets communs (cycle... cycle...).
Par chance, un 2ème CP va s'y ouvrir (à côté de la bonne dizaine de fermetures de postes sur la ville...) et l’instit se posait la question de la répartition des enfants selon un critère pédago-comportemental:
nous nous posions la question de l’homo ou hétéro généité des classes à constituer
Perso j’ai jamais eu le choix des répartitions de classes, vu le nombre de classes dans les préélèm que j’ai fréquentées.
Mais la question se pose aussi en intraclasse: je répartis, comme bien des instits, les enfants en équipes de travail.
En pratique, j’ai fait des groupes dont on dirait avant qu’ils sont “de niveau”, ce qui était alors voué aux gémonies.
Or ce n’est pas exactement cela..
Car le résultat, en fait, m’est un peu égal (chuuuut, répétez pas), mais la manière de fonctionner, c’est cela que je regarde et que je dégroupe/regroupe.
Les disparités de modes d’apprentissage ainsi réduites, chaque groupe d'enfants peut appréhender la notion en cours à peu près de la même manière: c’est plus valorisant pour eux de se sentir tous “en phase” et plus confortable pour moi, que d’avoir un-e comparse qui rame, qu’il faut attendre, et qui, le/la pauvre, se sent super mal, du coup.
Un exemple concret?
Heu, chaipa moi...
.... une opération genre addition ou soustraction (niveau GS hein).
Tel-s goupe-s auront besoin de moults manipulations d’objets sans comptage, quand d’autres passeront rapido au (dé)comptage desdits objets, et certains ne trouveront de sens à cela que si les nombres (écrits) sont vite introduits auprès/ave/après les objets, un tout petit nombre fonctione direct avec les nombres.
Au final, tous auront à réaliser la même trace écrite de cet apprentissage, mais pas forcément au même moment ni de la même manière, mais surtout, je me serai assurée que la compréhension est là.
Après, que certain-e-s me rendent un travail écrit plus ou moins nickel, tant pis: je sais que manier le stylo pour certains, n’est pas encore une facilité, que d’autres n’aiment pas colorier, etc.
Et donc alors le CP?
Hé bien la question de l’instit, et je la suis totalement là dessus, c’est:
vu le nombre grandissant de cas plus ou moins lourds, d’année en année (oui y’a pas que moi qui le remarque) d’enfants qui ne peuvent pas fonctionenr autrement que 'à la bourrin', je veux dire avec un cadre hyper strict.... et qui va ennuyer voire scléroser les autres..
pourquoi ne pas faire 2 classes homogènes.. non pas du côté du niveau, mais bien de la “méthode” d’apprentissage?
NB pour l’apprentissage de la lecture, ya paaaaas de méthode!!
Les cognitivistes ne savent toujours pas déterminer le comment l’étincelle se fait ....alors on adapte.
Par ex:
Une classe à petit effectif avec systématisation à donf (et, pour la lecture, méthode genre ‘léo et léa’ voire ‘bosher’, les parents adorent) cad passer par le déchiffrage avant le sens, pour ces enfants qui ont besoin de discipline interne - pour mettre en place les notions- et externe pour ne pas éclater eux-mêmes et faire éclater le groupe;
et une classe, à plus grand effectif, pour les gamin-e-s qui ‘roulent tous seuls’ mais surtout surtout qui peuvent entrer dans leurs apprentissages de façon plus 'libre' et donc par ex dans la lecture un peu plus par le sens avant le déchiffrage.
Cela donnerait à chaque groupe d’enfants ainsi défini une pédago adaptée à ses besoins (en admettant qu’on catégorise en deux uniquement, ce qui est déjà pas mal notez...)
[Edit pour que ça soit plus clair:
Vrillekibrille est une gamine qui part un peu dans tous les sens, qui a donc besoin d'un cadrage perso cad des étapes claires à respecter etc, et social vu son comportement du côté relationnel , et qui, justement dans une méthode bien cadrée, étant intelligente, sera sans doute plutôt brillante puisqu'elle saura comment utiliser sa pensée (oui on est dans la métacognition) ; alors qu'avec une méthode moins.. méthodique... elle va se perdre, s'égarer et ne pas mettre en œuvre de façon efficace ses capacités.
A l'inverse, Sérieusebrune, déjà bien scolaire, il faut la faire rêver, elle peut ,et en a besoin pour trouver du plaisir à avancer et pour ne pas rétrécir son champ de réinvestissement des notions.
Autre ex:
Dervichetourneurbrun, avec son comportement dont je vous ai abreuvé ici, on pourrait croire qu'il a besoin d'un truc très systématique, or justement pas, ses capacités sont très "inclusives" de la totalité des champs d'apprentissage, il serait sans doute "à l'étroit' dans une méthode qui commencerait par le déchiffrage, s'en désintéresserait.. et vogue la galère...
Et encore: Bébécygne, qui doit élargir son champ d'action dans le monde, vu la mère prégnante et cordon-ombilicalesque qu'il a, en fait, il lui vaudra mieux passer par une méthode bourrin pour l'obliger à s'impliquer dans le monde justement...
Comme quoi, voyez, chaque cas est singulier, et on fait comme on peut avec...]
Comme je lui disais: je pense vraiment que ça serait un plus pour pas mal de gamin-e-s.
Là où vous allez ramer.. c’est pour expliquer votre choix aux familles...
Même si je peux faire une réunion bilan de fin d’année et en toucher 2 mots l’air de rien, histoire de vous préparer le terrain, il vous faudra bcp expliquer et justifier... car bcp de parents vont prendre ça pour des classes de niveaux.. or ce n’est clairement pas la dynamique qui sera mise en place.. mais comment le faire comprendre...?
Alors voilà... là où y’a de la généité, y’a d’la gêne, parfois....
Vouz z'avez zappé?
C'est pas cool, hein, et mon BR alors?
;-))))
par Maybe
publié dans :
Oboulo !
J'ai été amenée à tenir, auprès de certains parents d'élèves (si vous avez bien tout révisé votre Maybe Elle blog, vous savez de quoi je parle) un discours comportant à la fois des omissions et des rassurances, et ce, pour les pousser/tirer vers une prise en charge psy, ortho ou autre de leurs enfants respectifs.
Ex concret: Bébécygne, ou encore Princessedufoyer.
Il m'a fallu rassurer Mamandeprincessedufoyer sur le fait que sa gamine est entourée par nous (école), prête à avancer dans ses apprentissages si le blocage et la souffrance affectives (c'est pas dit comme ça bien sûr) sont en voie de résolution/résolus.
Donc j'ai bien dit qu'il y a des blocages au niveau scolaire, mais je n'ai pas encore pu dire que la gamine est et sera moyenne ... ne fera pas d'étincelles (la maman, comme tous les parents du monde, voudrait la voir faire de longues et brillantes études), ni je n'ai pu dire que son comportement (type ado peste de 12 / 13 ans dans sa pire acceptation) va la faire prendre en grippe par un bonne partie de ses pairs (c'est déjà le cas, en fait, mais comment le dire à cette maman?Ni au papa d'ailleurs...).
Donc j'ai fait des omissions diplomatiques.
Dans l'intérêt de l'enfant, car dans le cas où j'aurais donné la vérité, brute de pomme, j'aurais vu une mère (déjà agressive par excès d'angoisse et de souffrance perso) complètement bloquée quant à une aide à mettre en place pour sa fille: quel bénéfice pour la petite?
Ce qui fait qu'il me faut informer l'instit du niveau suivant du discours que j'ai eu à tenir , ce que je fais toujours de toute façon, car les parents, comme tout le monde, rapportent ce qu'ils ont 'entendu' , au sens de 'ce qu'ils ont été capables d'entendre/comprendre' dans ce moment là de leur vie, de leur ouverture, de leur subjectivité/objectivité vis-à-vis de leur enfant, de la relation parents-enfants, voire de couple... de façon à ce qu'elle (ou il), instit, puisse continuer le boulot en aménageant au mieux la suite.
Mais ça suppose que j'accepte de ne pas être totalement dans la sincérité, que je fasse en somme, œuvre politique, car la sincérité, l'objectivité ne serait ni comprise, ni efficace pour l'enfant.
Ca suppose aussi que j'accepte que, plus tard, certains parents (se) disent:
- " ha mais Maybemaicresse m'avait pas dit ça, elle m'a pas dit ça/menti/trompé..."
Chose qui n'est pas forcément agréable à envisagerd'un côté de l'ego, mais nécessaire à ce moment là pour l'enfant.
Ce qui est frustrant là-dedans c'est de ne pas avoir connaissance de la suite des choses (qu'elle soit meilleure ou pire).
Théoriquement, une relation thérapeutique (quoi quoi, la psy m'intéresse et me poursuit...., béh ouais, j'ai comme des regrets, voyez..) permet de voir une évolution plus longue, et donc au final, de faire évoluer le discours, la relation, bref, toutes choses dont je ne vois que des moments:
une année scolaire, dans la démarche de prise de conscience, dans la mise en œuvre des changements dûs aux conflits et à leur résolution... une année scolaire, dans certains cas, c'est court finalement.
Le temps scolaire et le temps tout court, n'est pas le temps de l'Inconscient.
Pourtant c'est celui là qui impulse bien des choses.
Rapidement parfois, notamment chez les enfants, c'est très plastiques ces petites choses là :-) .
Mais le plus souvent assez lentement, car il y a des avancées, des retours en arrière mais en forme de spirale (comme l'apprentissage d'ailleurs, il se fait plutôt en spirale qu'en linéaire.. d'où la nécessité de répétition, car les choses sont envisagées/appréhendées/acquises sous/avec d'autres aspects).
Or la Maisonmammouth, vu sa structure, ne peut pas vraiment tenir compte de cela.
Dans certains cas c'est regrettable.
Ex concret: Bébécygne, ou encore Princessedufoyer.
Il m'a fallu rassurer Mamandeprincessedufoyer sur le fait que sa gamine est entourée par nous (école), prête à avancer dans ses apprentissages si le blocage et la souffrance affectives (c'est pas dit comme ça bien sûr) sont en voie de résolution/résolus.
Donc j'ai bien dit qu'il y a des blocages au niveau scolaire, mais je n'ai pas encore pu dire que la gamine est et sera moyenne ... ne fera pas d'étincelles (la maman, comme tous les parents du monde, voudrait la voir faire de longues et brillantes études), ni je n'ai pu dire que son comportement (type ado peste de 12 / 13 ans dans sa pire acceptation) va la faire prendre en grippe par un bonne partie de ses pairs (c'est déjà le cas, en fait, mais comment le dire à cette maman?Ni au papa d'ailleurs...).
Donc j'ai fait des omissions diplomatiques.
Dans l'intérêt de l'enfant, car dans le cas où j'aurais donné la vérité, brute de pomme, j'aurais vu une mère (déjà agressive par excès d'angoisse et de souffrance perso) complètement bloquée quant à une aide à mettre en place pour sa fille: quel bénéfice pour la petite?
Ce qui fait qu'il me faut informer l'instit du niveau suivant du discours que j'ai eu à tenir , ce que je fais toujours de toute façon, car les parents, comme tout le monde, rapportent ce qu'ils ont 'entendu' , au sens de 'ce qu'ils ont été capables d'entendre/comprendre' dans ce moment là de leur vie, de leur ouverture, de leur subjectivité/objectivité vis-à-vis de leur enfant, de la relation parents-enfants, voire de couple... de façon à ce qu'elle (ou il), instit, puisse continuer le boulot en aménageant au mieux la suite.
Mais ça suppose que j'accepte de ne pas être totalement dans la sincérité, que je fasse en somme, œuvre politique, car la sincérité, l'objectivité ne serait ni comprise, ni efficace pour l'enfant.
Ca suppose aussi que j'accepte que, plus tard, certains parents (se) disent:
- " ha mais Maybemaicresse m'avait pas dit ça, elle m'a pas dit ça/menti/trompé..."
Chose qui n'est pas forcément agréable à envisagerd'un côté de l'ego, mais nécessaire à ce moment là pour l'enfant.
Ce qui est frustrant là-dedans c'est de ne pas avoir connaissance de la suite des choses (qu'elle soit meilleure ou pire).
Théoriquement, une relation thérapeutique (quoi quoi, la psy m'intéresse et me poursuit...., béh ouais, j'ai comme des regrets, voyez..) permet de voir une évolution plus longue, et donc au final, de faire évoluer le discours, la relation, bref, toutes choses dont je ne vois que des moments:
une année scolaire, dans la démarche de prise de conscience, dans la mise en œuvre des changements dûs aux conflits et à leur résolution... une année scolaire, dans certains cas, c'est court finalement.
Le temps scolaire et le temps tout court, n'est pas le temps de l'Inconscient.
Pourtant c'est celui là qui impulse bien des choses.
Rapidement parfois, notamment chez les enfants, c'est très plastiques ces petites choses là :-) .
Mais le plus souvent assez lentement, car il y a des avancées, des retours en arrière mais en forme de spirale (comme l'apprentissage d'ailleurs, il se fait plutôt en spirale qu'en linéaire.. d'où la nécessité de répétition, car les choses sont envisagées/appréhendées/acquises sous/avec d'autres aspects).
Or la Maisonmammouth, vu sa structure, ne peut pas vraiment tenir compte de cela.
Dans certains cas c'est regrettable.
par Maybe
publié dans :
L'écorce du boulot
Blondboulon:
-”ouiiiinnn Bouledenerfs m’a écrrraséééééé la maaaiin.”
-” hum ha oui ,elle est toute plate, là, bon ben tu vas avoir les doigts
palmés, c’est bien non?”
-[bouche bée]
-”non?”
- “hahahahahha siiiii !”
Part en courant:
-” hé Bouledenerfs, en vrai chuis un canard, moi!!”
Ouch... Conrad Lorenz, à moi.
Dervichetourneurbrun:
-”maicresse faut que je te raconte où j’ai mangé ce midi!”
-” ha oui? à macdo je suis sûre!!”
`-”mais nooooon heu !! j’ai mangé un hamburger, mais comme
y’avait de la moutarde ça m’a trop piqué "
-” haaa donc c’était à macdo...”
-” ha si, oui [grand sourire: zut, maicresse m’a eu ! ]
mais alors après, j’ai mangé de l’avocat, avec de la vinaigrette,
hein, c’est mieux! [et toc, c’est moi qui t’ai eu, maicresse!]”
Puînécorché tourne en rond de puis un moment, s’arrête:
-”hum maicresse ... tu crois que je pourrais plutôt tourner en carré?”
Rha. Va falloir que je lui fasse revoir des choses....
Maybemaicresse déforme la jeunesse:
-” ha ils sont beaux nos papillons, non? Ils sont papilllons du tout !!”
Un silence dans la classe.
Puis brouhaha rigolard:
- “hahahahaha maicreeeesseee, arrête de dire des bêtises !”
-” ouais tu nous a déjà raconté les paparapluies alors hein on a compris.”
Zut, chuis refaite.
Bouclettepétillante (4 ans) à une adulte dans la cour:
-” Mais enfin, tu te rends compte?!! C’est un comble, les garçons
viennent nous ennuyer !”
On a trouvé notre Madeleine de Scudéry.
Doudette en goguette:
-”maicresse je peux aller boire de l’eau?”
-”bah non va boire du vin plutôt”
Grand sourire:
-”mais naaaaaan, de l’eau.....”
InlovewithTGV frottant le dos de sa main:
-” .. tu sais, quand même, tu vois, là, ici, là, ça m’a écorché hein,
d’ailleurs là tu vois là c’est écorché.”’
(sa petite main noire a effectivement une trace blanche)
- “ha oui, mmmhhh, en effet, c’est assez grave, je ne sais pas quoi faire,
plutôt les pompiers ou l’hôpital?”
-”heu non ... mais c’est écorché!”
-” ha oui ça ne peut pas rester comme ça!”
-”non hein !! faut faire qqchose ! ”
-”oui oui, bon écoute, voilà : on coupe la main tout de suite
ou bien on attend un peu, pour voir?”
Silence : il se concentre très fort, puis super sérieusement,
tête penchée sur sa réflexion:
-”mmmhh, on attend un peu je crois.“
-” ok faisons comme ça.”
[je me demande encore lequel des deux s’est moqué de l’autre :-) ]
-”ouiiiinnn Bouledenerfs m’a écrrraséééééé la maaaiin.”
-” hum ha oui ,elle est toute plate, là, bon ben tu vas avoir les doigts
palmés, c’est bien non?”
-[bouche bée]
-”non?”
- “hahahahahha siiiii !”
Part en courant:
-” hé Bouledenerfs, en vrai chuis un canard, moi!!”
Ouch... Conrad Lorenz, à moi.
Dervichetourneurbrun:
-”maicresse faut que je te raconte où j’ai mangé ce midi!”
-” ha oui? à macdo je suis sûre!!”
`-”mais nooooon heu !! j’ai mangé un hamburger, mais comme
y’avait de la moutarde ça m’a trop piqué "
-” haaa donc c’était à macdo...”
-” ha si, oui [grand sourire: zut, maicresse m’a eu ! ]
mais alors après, j’ai mangé de l’avocat, avec de la vinaigrette,
hein, c’est mieux! [et toc, c’est moi qui t’ai eu, maicresse!]”
Puînécorché tourne en rond de puis un moment, s’arrête:
-”hum maicresse ... tu crois que je pourrais plutôt tourner en carré?”
Rha. Va falloir que je lui fasse revoir des choses....
Maybemaicresse déforme la jeunesse:
-” ha ils sont beaux nos papillons, non? Ils sont papilllons du tout !!”
Un silence dans la classe.
Puis brouhaha rigolard:
- “hahahahaha maicreeeesseee, arrête de dire des bêtises !”
-” ouais tu nous a déjà raconté les paparapluies alors hein on a compris.”
Zut, chuis refaite.
Bouclettepétillante (4 ans) à une adulte dans la cour:
-” Mais enfin, tu te rends compte?!! C’est un comble, les garçons
viennent nous ennuyer !”
On a trouvé notre Madeleine de Scudéry.
Doudette en goguette:
-”maicresse je peux aller boire de l’eau?”
-”bah non va boire du vin plutôt”
Grand sourire:
-”mais naaaaaan, de l’eau.....”
InlovewithTGV frottant le dos de sa main:
-” .. tu sais, quand même, tu vois, là, ici, là, ça m’a écorché hein,
d’ailleurs là tu vois là c’est écorché.”’
(sa petite main noire a effectivement une trace blanche)
- “ha oui, mmmhhh, en effet, c’est assez grave, je ne sais pas quoi faire,
plutôt les pompiers ou l’hôpital?”
-”heu non ... mais c’est écorché!”
-” ha oui ça ne peut pas rester comme ça!”
-”non hein !! faut faire qqchose ! ”
-”oui oui, bon écoute, voilà : on coupe la main tout de suite
ou bien on attend un peu, pour voir?”
Silence : il se concentre très fort, puis super sérieusement,
tête penchée sur sa réflexion:
-”mmmhh, on attend un peu je crois.“
-” ok faisons comme ça.”
[je me demande encore lequel des deux s’est moqué de l’autre :-) ]
par Maybe
publié dans :
Brevitatis causa
Vous détestez mon blog?
Cliquez là
Edit pour rififi:
....alors si tu es dans la zénitude la plus profonde à l'égard de ce blog.. clique là
Re-edit: j'apprends à ma courte honte que c'est du archi-connu déjà et que j'ai 3 ou 4 trains de retard.
Bon ben tant pis hein.
Puisque c'est ça, tentez celui là
Ca c'est de la manif!!!
Cliquez là
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....alors si tu es dans la zénitude la plus profonde à l'égard de ce blog.. clique là
Re-edit: j'apprends à ma courte honte que c'est du archi-connu déjà et que j'ai 3 ou 4 trains de retard.
Bon ben tant pis hein.
Puisque c'est ça, tentez celui là
Ca c'est de la manif!!!
par Maybe
publié dans :
Rubrikabrak
Hier balade en couple.
Rassurons les esprits chagrins ou joyeux: en couple ça veut dire à deux.
En l'occurrence, Maybe et un pote qui se dénoncera s'il le souhaite (de toute façon va falloir, cf plus bas).
La ville, le samedi apreme, c'est caffi de monde qui traîne dans un sens, puis en sens inverse, puis en rond, voire en carré, selon le tracé des rues.
Et même, au milieu des gens, se trouvent d'autres gens qui vous abordent avec un plateau d'osier perpendiculaire à l'estomac, en uniforme rouge doté d'un nom de marque, en clair, c'est de la pub qui distribue des échantillons d'un faux-sucre au goût vanille.
Et la distribution est effectuée par de sémillantes jeunes filles que je plains de tout mon cœur de faire ce petit boulot.
A arpenter les rues, j'ai été abordée 3 fois...quand j'étais que Maybe... puis 4 fois avec le pote à mes côtés.
Super vesqué le pote: c'est que à moi qu'on propose les échantillons.
Or j'en veux pas (la chimie du pétrole bon... puis l'aspartame à la vanille heu...) mais lui, si, car il a besoin de sucre, ce petit. (hep, Potedebalade, je te le redis: c'est du faux!)
Et ça surprend les jeunes filles.
Résumons nous: les produits lights c'est pour les filles, femmes, qu'elles soient graciles, minces, grasses, potelées , jeunes (oui j'ai vu des gamines recevoir leur échantillon) ou moins jeunes...jusqu'à la ride trop accentuée, faut pas déc, y'a un moment où les femmes doivent se retirer du marché de la séduction hein, bon.
De toute façon elles deviennent transparentes j'ai remarqué, avec un regain d'intérêt au tout dernier carat, où on les considère comme des très âgées à aider, cad des humains en fin de vie, simplement.
Comme les hommes du même carat.
En revanche le présupposé est que les zhoms, ça n'a pas besoin de manger light.
Bé non.
Un homme c'est parfait, même quand c'est moche, gros ou malingre.
Ca s'occupe pas de sa ligne.
A la limite de ses muscles plutôt hein, mais là c'est pas échantillons de barre hyperprotéinée-gain de poids.
A la dernière rencontrée, un peu agacée et soucieuse que Potedebalade ait ses échantillons (chacun son addiction quoi) , je dis tout de go (mais avec le sourire, hein, toujours sourire):
-" non merci moi j'en veux pas mais lui oui"
Au bout d'un moment sur une place centrale, j'avise 2 jeunes hommes, avec le même uniforme rouge, et des cartons à leurs pieds, regard au loin (genre le Che sur la célébrissime photo, voyez?).
Alors voilà, je suis timide mais je me soigne, et des fois je fais des trucs à la fadade.
Je fonce les voir.(mais avec le sourire, hein, toujours sourire, bis)
-"Bonjour, excusez moi, je peux vous demander, vous, les garçons,
vous surveillez les filles qui donnent ça, là? "
[je désigne les cartons d'échantillons]
-"oui heu non, on surveille pas, on est là pour réapprovisionner les filles,
on vérifie que c'est distribué" dit l'un
-"voilà oui" dit son voisin
-"on les supervise, quoi" reprend l'autre.
(ha ben oui, la super vison c'est un super pouvoir pour super men)
Sur ce, Potedebalade me rejoint.
-" ha donc c'est bien ce que je dis, vous surveillez, quoi...
elles font le boulot ... et vous êtes là ..."
-" ouais c'est misogyne" dit le premier d'un ton rogue et en évitant mon regard, genre je dois bosser, hein, t'as eu c'que tu voulais, fous moi la paix madame (mmhh, je sais pas s'il a pensé 'madame' ou aut'chose...)
-"oooohh j'ai pas dit ça" [ironie ironie]
Dites donc, il a, ils ont, réalisé que la situation était d'un cliché sexiste achevé?
Incredibeule...
Son voisin avait le visage un peu plus ouvert (moins 'je-me-la-joue-chef') ...
mais ont ils l'un et/ou l'autre envisagé plus loin que la situation ponctuelle du:
"femme fait le boulot le plus ingrat, homme surveille, veille au grain et au gain"
(moi tarzan toi jane)
càd ce que signifie la nourriture light adressée aux femmes et donc proposée par des femmes?
Je ne sais plus comment j'ai fini la converse, j'aurais dû poster ça hier tiens... si ça me revient je fais un edit.
(Aide moi Potedebalade, j'oublie trop vite)
Rassurons les esprits chagrins ou joyeux: en couple ça veut dire à deux.
En l'occurrence, Maybe et un pote qui se dénoncera s'il le souhaite (de toute façon va falloir, cf plus bas).
La ville, le samedi apreme, c'est caffi de monde qui traîne dans un sens, puis en sens inverse, puis en rond, voire en carré, selon le tracé des rues.
Et même, au milieu des gens, se trouvent d'autres gens qui vous abordent avec un plateau d'osier perpendiculaire à l'estomac, en uniforme rouge doté d'un nom de marque, en clair, c'est de la pub qui distribue des échantillons d'un faux-sucre au goût vanille.
Et la distribution est effectuée par de sémillantes jeunes filles que je plains de tout mon cœur de faire ce petit boulot.
A arpenter les rues, j'ai été abordée 3 fois...quand j'étais que Maybe... puis 4 fois avec le pote à mes côtés.
Super vesqué le pote: c'est que à moi qu'on propose les échantillons.
Or j'en veux pas (la chimie du pétrole bon... puis l'aspartame à la vanille heu...) mais lui, si, car il a besoin de sucre, ce petit. (hep, Potedebalade, je te le redis: c'est du faux!)
Et ça surprend les jeunes filles.
Résumons nous: les produits lights c'est pour les filles, femmes, qu'elles soient graciles, minces, grasses, potelées , jeunes (oui j'ai vu des gamines recevoir leur échantillon) ou moins jeunes...jusqu'à la ride trop accentuée, faut pas déc, y'a un moment où les femmes doivent se retirer du marché de la séduction hein, bon.
De toute façon elles deviennent transparentes j'ai remarqué, avec un regain d'intérêt au tout dernier carat, où on les considère comme des très âgées à aider, cad des humains en fin de vie, simplement.
Comme les hommes du même carat.
En revanche le présupposé est que les zhoms, ça n'a pas besoin de manger light.
Bé non.
Un homme c'est parfait, même quand c'est moche, gros ou malingre.
Ca s'occupe pas de sa ligne.
A la limite de ses muscles plutôt hein, mais là c'est pas échantillons de barre hyperprotéinée-gain de poids.
A la dernière rencontrée, un peu agacée et soucieuse que Potedebalade ait ses échantillons (chacun son addiction quoi) , je dis tout de go (mais avec le sourire, hein, toujours sourire):
-" non merci moi j'en veux pas mais lui oui"
Au bout d'un moment sur une place centrale, j'avise 2 jeunes hommes, avec le même uniforme rouge, et des cartons à leurs pieds, regard au loin (genre le Che sur la célébrissime photo, voyez?).
Alors voilà, je suis timide mais je me soigne, et des fois je fais des trucs à la fadade.
Je fonce les voir.(mais avec le sourire, hein, toujours sourire, bis)
-"Bonjour, excusez moi, je peux vous demander, vous, les garçons,
vous surveillez les filles qui donnent ça, là? "
[je désigne les cartons d'échantillons]
-"oui heu non, on surveille pas, on est là pour réapprovisionner les filles,
on vérifie que c'est distribué" dit l'un
-"voilà oui" dit son voisin
-"on les supervise, quoi" reprend l'autre.
(ha ben oui, la super vison c'est un super pouvoir pour super men)
Sur ce, Potedebalade me rejoint.
-" ha donc c'est bien ce que je dis, vous surveillez, quoi...
elles font le boulot ... et vous êtes là ..."
-" ouais c'est misogyne" dit le premier d'un ton rogue et en évitant mon regard, genre je dois bosser, hein, t'as eu c'que tu voulais, fous moi la paix madame (mmhh, je sais pas s'il a pensé 'madame' ou aut'chose...)
-"oooohh j'ai pas dit ça" [ironie ironie]
Dites donc, il a, ils ont, réalisé que la situation était d'un cliché sexiste achevé?
Incredibeule...
Son voisin avait le visage un peu plus ouvert (moins 'je-me-la-joue-chef') ...
mais ont ils l'un et/ou l'autre envisagé plus loin que la situation ponctuelle du:
"femme fait le boulot le plus ingrat, homme surveille, veille au grain et au gain"
(moi tarzan toi jane)
càd ce que signifie la nourriture light adressée aux femmes et donc proposée par des femmes?
Je ne sais plus comment j'ai fini la converse, j'aurais dû poster ça hier tiens... si ça me revient je fais un edit.
(Aide moi Potedebalade, j'oublie trop vite)
par Maybe
publié dans :
Rââââlement
... est une affaire d’habitude.
Comme je dis souvent (car je radote): y’a pas plus grand challenge que les relations humaines.
Et donc la communication, notamment sur la relation elle-même.
Dans ma peau d’instit, et de psy quand je stageais, je sais entendre ce qui n’est pas dit, les enjeux qui sont derrière, ne pas en être atteinte, du moins assez peu pour pouvoir continuer à ressentir/penser/voir/entendre ce qui m’est donné à resentir/penser/voir/entendre... et qui n’est pas , majoritairement du verbal...et à travailler/faire travailler dessus.
Bien sûr, au tout début de ma carrière d’instit, ce n’était pas si simple, il a fallu le travailler, m’y habituer etc.
En revanche dans ma peau que de moi, petit-moi-qui-ne-comprend-pas-ce-qu’on-peut-lui-trouver-d’intéressant, ne-mérite-pas-qu’on-s’intéresse-à-lui-elle, etc ...tout peut m’atteindre.
Dans ma peau de juste moi face à toi ou vous, qui n’êtes que vous, qui êtes vous, c’est à dire tellement plus, et tellement hautement ou bassement autres, tellement ailleurs et loin, pourtant simplement humains... dans cette peau là, il y a trop de pores.
Pas assez de filtre.
Une vraie passoire, faut croire.
J’y ai ajouté carapace métallique, il fut un temps.
Elle a rouillé.
J’y ai mis graisse d’oie, un espace gras sans reflexion entre moi, ma peau, le monde et les autres.
Mais la graisse, c’est de l’eau en cellule, et l’eau vibre, d’écho en écho me fait trembler toute;
et l’eau forte attaque le métal, creuse les écorchures;
l’eau de vie assomme qui ne s’en soûle.
J’y ai mis des clous pour me rassembler, et non cliqueter de cet ensemble de facettes fasseyantes reflétant ce qu’il croyait devoir montrer face à tel-le ou tel-le. Ou comment tenter de correspondre à ce que je pensais (pense encore?) qu'on attend de moi, donc être un caméléon.
Aucun des clous ne me ressemble, chacun d’eux a laissé son trou où sifflent tous les vents.
Oui tout peut m’atteindre si je ne trouve pas à mettre un peu plus de cuir sur ma peau.
Et surtout le non dit, le peu dit, le mal dit, le autrement dit, ...
Les phrases énigmatiques, les propositions par prétérition, les interro-négations, les sous-entendus, les litotes, les aphorismes, conditionnels, probabilités et autres tournures de langage pour dire qqchose en ayant l’air de ne pas le dire tout en le disant, ça m’est insupportable, et plus la relation/la personne m’est proche et importante, plus j’ai peur de me planter, de déplaire, de passer à côté de...enfin vous voyez, quoi.
D’abord parce que justement je suis formée à entendre ailleurs/autrement que ce qui est dit, ensuite, ou plutôt surtout, et ça a toujours été le cas, parce que, comme tous celles et ceux qui doutent d'eux-mêmes (faille faille) je traduis les choses entendues voilées plus ou moins opaquement, par des options multiples et invérifiables dont la conclusion générale est que vraiment je suis une conne puisque je ne comprends rien à ce qu’on veut me dire, je prends donc l’option la plus négative à mon égard.
Et l’autre conclusion est que la personne en face pourrait faire l’effort d’être claire, et que si elle ne l’est pas càd ne fait pas cet effort, c’est que je ne le mérite pas....que vraiment j'agace...
Et retour dans la peau de ce petit-moi-qui-ne-comprend-pas...qui-ne-mérite-pas...
Qui ne mérite pas, tout court.
D’ailleurs aller au restau ou prendre un pot toute seule... non mais vous rigolez?
Déjà, faut oser y aller, s’installer au milieu des gens ... parler à la ou au serveu-r-se, passer outre le fait que je me fais servir justement, que je ne mérite pas ça, que mon argent serait mieux placé dans un truc moins futile que me faire plaisir (avec la bouche et l’estomac, en plus hein tssss), que allons, c’est leur boulot de servir, c’est pas toi qui les esclavagises... etc.
Recevoir un cadeau, aussi, tout un pbme.. enfin maintenant ça va mieux, disons moins mal.
Du coup je m’ursinise encore plus. Avec pwalz et griffes ou piquants, au choix.
Ce qui n’arrange rien (qui aime s'approcher des hérissons?) car c’est l’habituation, oups, l'habitude.... l'entraînement..(l'entrain?) qui aide dans ces cas là.. d’où l’idée que le courage..... non? Pas vous?
Il m’en faut des efforts parfois.
Quand je peux, je passe outre.
Tout ce qui n’est pas dit n’a pas à être entendu disais-je là.
Alors j’essaie de ne pas entendre, au propre comme au figuré.
De faire confiance à la vie, et à moi, un peu, si possible.
Mais bon ça simplifie rien.
En général d’entrée de jeu je dis aux autres que quand ils-elles en ont marre, on se sépare, à leur gré, pas de souci, hein...
Sauf que dans les codes sociaux, justement, ça ne passe pas vraiment: moi j’ai l’impression de laisser leur liberté aux autres ... eux prennent sans doute ça pour une pancarte: ayez pitié d’une casse pied (hum jolie assonance...)
du coup je me dis qu’on me fait la charité de me supporter...et qu'en plus je les agace...
...et retour au petit-moi-qui-ne-comprend-pas...ne-mérite-pas...
La confiance ça se ressent, ça a ses raisons que la raison ne connaît pas, la confiance (en soi, en l'autre) de l'insécure chronique, pour ne pas s'étioler, ça a besoin d'entendre qu'on est attendu-e ou simplement agréable à côtoyer,.. la confiance, ça donne du courage quand ça se sent ... en confiance.
Ha lala.
Ouroboros de mes deux coquetiers.
Il y a qqes jours, rencontre fortuite mais fréquente dans la rue de celle qui fut ma presque sœur pendant des années...le fil s'est distendu, des deux parts, tellement même, au bord de rompre la dernière fibre, que je ne voyais pas comment rattraper l'effilochage...
J'ai enfin osé aller à la fenêtre de sa voiture, émue jusqu'aux derniers remparts, lui dire, désolée j'arrive pas, je suis un ours, pardon pardon... elle a balbutié qqchose, dont au milieu: tu me manques.
Je crois ne jamais avoir entendu ça, ha si dans mes jeunes années le père de Maybejunior sans doute, mais y'a prescription,et vu la réalité de la relation, bref .... j'en ai été tant remuée du haut de la tour à l'échauguette, j'en suis encore toute retournée, interloquée, sidérée...
Je manque à qqun????
Qu'est-ce que je fais de ça?Avec ça?
Oui je vais en faire qqchose, hophophop.
C'était l'instant me myself and I du dimanche matin.
Bonne journée.
Comme je dis souvent (car je radote): y’a pas plus grand challenge que les relations humaines.
Et donc la communication, notamment sur la relation elle-même.
Dans ma peau d’instit, et de psy quand je stageais, je sais entendre ce qui n’est pas dit, les enjeux qui sont derrière, ne pas en être atteinte, du moins assez peu pour pouvoir continuer à ressentir/penser/voir/entendre ce qui m’est donné à resentir/penser/voir/entendre... et qui n’est pas , majoritairement du verbal...et à travailler/faire travailler dessus.
Bien sûr, au tout début de ma carrière d’instit, ce n’était pas si simple, il a fallu le travailler, m’y habituer etc.
En revanche dans ma peau que de moi, petit-moi-qui-ne-comprend-pas-ce-qu’on-peut-lui-trouver-d’intéressant, ne-mérite-pas-qu’on-s’intéresse-à-lui-elle, etc ...tout peut m’atteindre.
Dans ma peau de juste moi face à toi ou vous, qui n’êtes que vous, qui êtes vous, c’est à dire tellement plus, et tellement hautement ou bassement autres, tellement ailleurs et loin, pourtant simplement humains... dans cette peau là, il y a trop de pores.
Pas assez de filtre.
Une vraie passoire, faut croire.
J’y ai ajouté carapace métallique, il fut un temps.
Elle a rouillé.
J’y ai mis graisse d’oie, un espace gras sans reflexion entre moi, ma peau, le monde et les autres.
Mais la graisse, c’est de l’eau en cellule, et l’eau vibre, d’écho en écho me fait trembler toute;
et l’eau forte attaque le métal, creuse les écorchures;
l’eau de vie assomme qui ne s’en soûle.
J’y ai mis des clous pour me rassembler, et non cliqueter de cet ensemble de facettes fasseyantes reflétant ce qu’il croyait devoir montrer face à tel-le ou tel-le. Ou comment tenter de correspondre à ce que je pensais (pense encore?) qu'on attend de moi, donc être un caméléon.
Aucun des clous ne me ressemble, chacun d’eux a laissé son trou où sifflent tous les vents.
Oui tout peut m’atteindre si je ne trouve pas à mettre un peu plus de cuir sur ma peau.
Et surtout le non dit, le peu dit, le mal dit, le autrement dit, ...
Les phrases énigmatiques, les propositions par prétérition, les interro-négations, les sous-entendus, les litotes, les aphorismes, conditionnels, probabilités et autres tournures de langage pour dire qqchose en ayant l’air de ne pas le dire tout en le disant, ça m’est insupportable, et plus la relation/la personne m’est proche et importante, plus j’ai peur de me planter, de déplaire, de passer à côté de...enfin vous voyez, quoi.
D’abord parce que justement je suis formée à entendre ailleurs/autrement que ce qui est dit, ensuite, ou plutôt surtout, et ça a toujours été le cas, parce que, comme tous celles et ceux qui doutent d'eux-mêmes (faille faille) je traduis les choses entendues voilées plus ou moins opaquement, par des options multiples et invérifiables dont la conclusion générale est que vraiment je suis une conne puisque je ne comprends rien à ce qu’on veut me dire, je prends donc l’option la plus négative à mon égard.
Et l’autre conclusion est que la personne en face pourrait faire l’effort d’être claire, et que si elle ne l’est pas càd ne fait pas cet effort, c’est que je ne le mérite pas....que vraiment j'agace...
Et retour dans la peau de ce petit-moi-qui-ne-comprend-pas...qui-ne-mérite-pas...
Qui ne mérite pas, tout court.
D’ailleurs aller au restau ou prendre un pot toute seule... non mais vous rigolez?
Déjà, faut oser y aller, s’installer au milieu des gens ... parler à la ou au serveu-r-se, passer outre le fait que je me fais servir justement, que je ne mérite pas ça, que mon argent serait mieux placé dans un truc moins futile que me faire plaisir (avec la bouche et l’estomac, en plus hein tssss), que allons, c’est leur boulot de servir, c’est pas toi qui les esclavagises... etc.
Recevoir un cadeau, aussi, tout un pbme.. enfin maintenant ça va mieux, disons moins mal.
Du coup je m’ursinise encore plus. Avec pwalz et griffes ou piquants, au choix.
Ce qui n’arrange rien (qui aime s'approcher des hérissons?) car c’est l’habituation, oups, l'habitude.... l'entraînement..(l'entrain?) qui aide dans ces cas là.. d’où l’idée que le courage..... non? Pas vous?
Il m’en faut des efforts parfois.
Quand je peux, je passe outre.
Tout ce qui n’est pas dit n’a pas à être entendu disais-je là.
Alors j’essaie de ne pas entendre, au propre comme au figuré.
De faire confiance à la vie, et à moi, un peu, si possible.
Mais bon ça simplifie rien.
En général d’entrée de jeu je dis aux autres que quand ils-elles en ont marre, on se sépare, à leur gré, pas de souci, hein...
Sauf que dans les codes sociaux, justement, ça ne passe pas vraiment: moi j’ai l’impression de laisser leur liberté aux autres ... eux prennent sans doute ça pour une pancarte: ayez pitié d’une casse pied (hum jolie assonance...)
du coup je me dis qu’on me fait la charité de me supporter...et qu'en plus je les agace...
...et retour au petit-moi-qui-ne-comprend-pas...ne-mérite-pas...
La confiance ça se ressent, ça a ses raisons que la raison ne connaît pas, la confiance (en soi, en l'autre) de l'insécure chronique, pour ne pas s'étioler, ça a besoin d'entendre qu'on est attendu-e ou simplement agréable à côtoyer,.. la confiance, ça donne du courage quand ça se sent ... en confiance.
Ha lala.
Ouroboros de mes deux coquetiers.
Il y a qqes jours, rencontre fortuite mais fréquente dans la rue de celle qui fut ma presque sœur pendant des années...le fil s'est distendu, des deux parts, tellement même, au bord de rompre la dernière fibre, que je ne voyais pas comment rattraper l'effilochage...
J'ai enfin osé aller à la fenêtre de sa voiture, émue jusqu'aux derniers remparts, lui dire, désolée j'arrive pas, je suis un ours, pardon pardon... elle a balbutié qqchose, dont au milieu: tu me manques.
Je crois ne jamais avoir entendu ça, ha si dans mes jeunes années le père de Maybejunior sans doute, mais y'a prescription,et vu la réalité de la relation, bref .... j'en ai été tant remuée du haut de la tour à l'échauguette, j'en suis encore toute retournée, interloquée, sidérée...
Je manque à qqun????
Qu'est-ce que je fais de ça?Avec ça?
Oui je vais en faire qqchose, hophophop.
C'était l'instant me myself and I du dimanche matin.
Bonne journée.
par Maybe
publié dans :
Pseudocortex.
.... n'est pas, comme on pourrait le croire, une inflammation spécifique des habitants ou visiteurs du dom du même nom.
Mais celle qui a affecté l'école de Maybe cette semaine, et rebelote next week.
A raison de 3 cette semaine et encore 1 la suivante, je crois qu'on a atteint un quota intéressant.
Et encore, je ne vous cause pas des rv avec familles.
Anecdote: Papadegrandblond emmène ses garçons tous les matins.
Grandblond n'a aucun souci, sauf une petite tendance à la précipitation mais il suffit de le calmer/rassurer.
Je ne sais pourquoi, j'avise le papa, un matin, et lui dis:
-" tiens bonjour... dites moi, vous voudriez qu'on se voie un jour? Parce que je n'ai pas de raison de vous demander une entrevue au sujet de Grandblond, mais si ça vous intéresse.."
A ma grande surprise et subséquente culpabilité il m'est répondu dans un grand soupir:
-" haaa mais j'adoooorerais !!!"
J'interloque.
Bzzzz clik (neurones qui se connectent)
- " En fait, vous ne savez pas trop ce qu'il se passe en classe?"
- " Ben oui c'est ça, et ça m'interesse..."
-" Mais souvenez vous en réunion d'info de début d'année j'ai bien dit
être à la dispo de qui voudra me voir si je ne contacte pas une
famille, celle-ci est toute fondée à le faire..."
Bref.. nous prenons date.
Zutéflûte. J'aurais dû le dire plus tôt?
Le lendemain je leur fais passder un petit fascicule sur la "maternelle"
(En gros c'est un opus genre 'la maternelle pour les nuls')
Le jour suivant, j'apostrophe en souriant (sourire, toujours sourire) Papadegrandblond à l'accueil
-" alors, cette lecture vous a donné des pistes?"
-" ha oui merciiii"
-" vous savez, vous m'avez faite culpabiliser, je me suis dit que
j'aurais dû vous proposer ça plus tôt..."
Ha lala.
Je mors pas, pourtant.
Du côté des pénibeules: Grosbourrin est en stade de refus/violence intentionnelle/non-comprenure/carrément chiant.
J'avise la mère pour lui demander où elle en est.
Je plaide pour ne pas laisser tomber la psy, lui dis, avec du miel, que le comportement de fiston laisse carrément à désirer, ce à quoi elle répond que à la maison aussi...
Et donc j'insiste: voyez qqchose se passe et qui bouge dans sa tête.. laissez pas tomber...
Mamandebébécygne aussi m'a demandé une n-ième entrevue...je lui fais part de la cossardise de Bébécygne.. lui explique qu'au final il a peur de grandir.... car il ne sait pas ce qu'il gagne en grandissant, mais voit bien ce qu'il y perd (comme elle n'est-ce pas...c'est complètement dialectique, mais le plus souvent impulsé par le parent), ce à quoi elle me répond que oui, une fois à la maison il a avit dit ne pas vouloir devenir grand.
Bingo, j'ai tapé où il fallait pour qu'elle abonde dans mon sens.. mais pas encore assez pour qu'elle veuille bien entamer une démarche pour son gamin; déjà ça voudrait dire qu'il lui échappe, devient une personne singulière, a une vie personnelle hors de son orbe et qui lui est interdite/impossible à saisir...
...ben oui, les psys, c'est tenu au secret:-)
Et ça je le dis toujours aux enfants.
Témoin Petitdéchiré qui vient d'en changer (les non remboursés c'est trop cher, souvent) et à qui je dis au terme d'un échange en grand groupe (le désormais célébrissime "quoi de neuf?"):
-" ha maintenant c'est un monsieur qui garde tes secrets?"
-" oui et ma maman aussi elle lui parle"
-" ha alors il garde aussi les secrets de ta maman"
.. histoire de lui dire qu'il est une personne à part entière et différente
de sa mère (et de son père) avec *sa*vie et *ses* pensées, sentiments, imaginaires...
Princessedufoyer dont j'ai vu la mother impromptu est d'un désagréable achevé.
Et Vrillekibrille provoque toujours celles et ceux qui à terme lui mettront un pain ou une bugne pour avoir la paix.
Quant à Dervichetourneurbrun, quel changement ! Il a bien un geste violent de-ci de-là, mais bon...même son visage s'est ouvert, ses yeux pétillent...il pétille tout court d'ailleurs, d'intelligence et de sensibilité. Pourvu que tout ça dure.
Je ne doute plus du fait qu'il soit précoce.
La maman étant nettement mieux elle aussi, je le lui dirai un de ces jours.
Enfin, Puînécorché est imbuvable depuis la rentrée.
Il se passe qqchose là aussi.
Ha tiens au départ je parlais de réunions.
Bon ben voilà, acte manqué: ça me botte tellement que même les évoquer c'est un plaisir :-)
Mais celle qui a affecté l'école de Maybe cette semaine, et rebelote next week.
A raison de 3 cette semaine et encore 1 la suivante, je crois qu'on a atteint un quota intéressant.
Et encore, je ne vous cause pas des rv avec familles.
Anecdote: Papadegrandblond emmène ses garçons tous les matins.
Grandblond n'a aucun souci, sauf une petite tendance à la précipitation mais il suffit de le calmer/rassurer.
Je ne sais pourquoi, j'avise le papa, un matin, et lui dis:
-" tiens bonjour... dites moi, vous voudriez qu'on se voie un jour? Parce que je n'ai pas de raison de vous demander une entrevue au sujet de Grandblond, mais si ça vous intéresse.."
A ma grande surprise et subséquente culpabilité il m'est répondu dans un grand soupir:
-" haaa mais j'adoooorerais !!!"
J'interloque.
Bzzzz clik (neurones qui se connectent)
- " En fait, vous ne savez pas trop ce qu'il se passe en classe?"
- " Ben oui c'est ça, et ça m'interesse..."
-" Mais souvenez vous en réunion d'info de début d'année j'ai bien dit
être à la dispo de qui voudra me voir si je ne contacte pas une
famille, celle-ci est toute fondée à le faire..."
Bref.. nous prenons date.
Zutéflûte. J'aurais dû le dire plus tôt?
Le lendemain je leur fais passder un petit fascicule sur la "maternelle"
(En gros c'est un opus genre 'la maternelle pour les nuls')
Le jour suivant, j'apostrophe en souriant (sourire, toujours sourire) Papadegrandblond à l'accueil
-" alors, cette lecture vous a donné des pistes?"
-" ha oui merciiii"
-" vous savez, vous m'avez faite culpabiliser, je me suis dit que
j'aurais dû vous proposer ça plus tôt..."
Ha lala.
Je mors pas, pourtant.
Du côté des pénibeules: Grosbourrin est en stade de refus/violence intentionnelle/non-comprenure/carrément chiant.
J'avise la mère pour lui demander où elle en est.
Je plaide pour ne pas laisser tomber la psy, lui dis, avec du miel, que le comportement de fiston laisse carrément à désirer, ce à quoi elle répond que à la maison aussi...
Et donc j'insiste: voyez qqchose se passe et qui bouge dans sa tête.. laissez pas tomber...
Mamandebébécygne aussi m'a demandé une n-ième entrevue...je lui fais part de la cossardise de Bébécygne.. lui explique qu'au final il a peur de grandir.... car il ne sait pas ce qu'il gagne en grandissant, mais voit bien ce qu'il y perd (comme elle n'est-ce pas...c'est complètement dialectique, mais le plus souvent impulsé par le parent), ce à quoi elle me répond que oui, une fois à la maison il a avit dit ne pas vouloir devenir grand.
Bingo, j'ai tapé où il fallait pour qu'elle abonde dans mon sens.. mais pas encore assez pour qu'elle veuille bien entamer une démarche pour son gamin; déjà ça voudrait dire qu'il lui échappe, devient une personne singulière, a une vie personnelle hors de son orbe et qui lui est interdite/impossible à saisir...
...ben oui, les psys, c'est tenu au secret:-)
Et ça je le dis toujours aux enfants.
Témoin Petitdéchiré qui vient d'en changer (les non remboursés c'est trop cher, souvent) et à qui je dis au terme d'un échange en grand groupe (le désormais célébrissime "quoi de neuf?"):
-" ha maintenant c'est un monsieur qui garde tes secrets?"
-" oui et ma maman aussi elle lui parle"
-" ha alors il garde aussi les secrets de ta maman"
.. histoire de lui dire qu'il est une personne à part entière et différente
de sa mère (et de son père) avec *sa*vie et *ses* pensées, sentiments, imaginaires...
Princessedufoyer dont j'ai vu la mother impromptu est d'un désagréable achevé.
Et Vrillekibrille provoque toujours celles et ceux qui à terme lui mettront un pain ou une bugne pour avoir la paix.
Quant à Dervichetourneurbrun, quel changement ! Il a bien un geste violent de-ci de-là, mais bon...même son visage s'est ouvert, ses yeux pétillent...il pétille tout court d'ailleurs, d'intelligence et de sensibilité. Pourvu que tout ça dure.
Je ne doute plus du fait qu'il soit précoce.
La maman étant nettement mieux elle aussi, je le lui dirai un de ces jours.
Enfin, Puînécorché est imbuvable depuis la rentrée.
Il se passe qqchose là aussi.
Ha tiens au départ je parlais de réunions.
Bon ben voilà, acte manqué: ça me botte tellement que même les évoquer c'est un plaisir :-)
par Maybe
publié dans :
Oboulo !
Ce matin, en partance pour l’école, j’ai vu Chat2 , coursée par un congénère demi sauvage habitué des lieux, grimper le plus haut possible... suivie à 1 m par ce gros matou en mal de sensations.
Du coup l’un et l’autre m’ont regardée de haut, pliée de rire en bas de l’arbre, outrés que je me marre de leurs agissement félins hautement signifiants, dans leur langage.
Nous nous sommes mutuellement salués:
- ”miiuuww ?“
(Chat2 qui voulait descendre me rejoindre)
- ” [silence viril] "
(Chatsauvage qui me snobait et empêchait donc, par sa position intermédiaire,
tout mouvement de Chat2)
-” pwwtpwwt...mrowww? bon allez j’ai du taf”
(Maybemèreàchat qui cause aux bestiaux car elle vieillit mal c’est clair)
Ce soir, de retour de réunion, un chat ensanglanté sur le trottoir du boulevard que je traverse quadriquotidiennement.
Je reviens sur mes pas.
C’est Chatsauvage, sans doute percuté par une voiture, poils rouges collés de la tête aux pattes avant, et de l’urine sous son arrière-train.
Je ne peux pas le laisser là.
Ce goudron gris, froid....
Je prends des kleenex pour aller le déposer dans un chemin à l’arrière, dans un renfoncement de mur où qqes herbes sauvages et autres mauvaises laissent un aspect de vie nature à ce coin de rue.
Il est tout raide, même la queue.
Il doit être là depuis longtemps.
Je reste accroupie, à côté de lui.
J’espère qu’il ne s’est pas senti seul en mourant. Que ça a été vite.
C’est ce que je souhaite à tous: on est tous toujours tout seuls dans notre peau, que se passe t il quand on meurt?
Est on tout aussi seul-e?
Qqchose ou qq’un est-il là pour donner la main afin de franchir ce grand passage?
Souvenir:
il y a qqes années dans le caniveau d’un trottoir d’une rue très passante, tant piétons que voitures,que j’emprunte encore très souvent, un pigeon aile et flanc en sang, agite sa tête dans les spasmes de l’agonie.
J’ai pris 2 kleenex, je voulais lui tordre le cou pour abréger cette fin.
J’ai pas pu, d’une je ne savais pas comment faire, de deux j’ai manqué de courage, alors j’ai parlé à des passants, des hommes... en leur tendant les kleenex.. j’ai dû passer pour une dingue.. pensez donc un pigeon !!
Mais ce pigeon et ses mouvements me rappelaient un autre chat, un chaton.
Maybejunior devait avoir 2 ans, sur la longue route menant vers la famille, la file des voitures très serrées avance bon train, mais j’avise en un éclair, dans un repli de l’asphalte, une masse de poils, surmontée d’une tête s’agitant de droite et de gauche.
Qui me tourne le dos.
Que j’imagine gueule ouverte et miaulant de douleur.
Chaton qui a dû être écrasé (corps? pattes?) et souffre souffre, entre les roues des voitures qui passent au dessus et de part et d’autre du creux où il gît et s’agite.
Je n’ai pas pu m’arrêter.
C’était une traversée de village, une pharmacie n’était pas loin, j’aurais dû m’arrêter, acheter de l’éther (à l’époque c’était encore possible je crois bien), arrêter les voitures pour prendre et anesthésier vers la mort ce chaton .
Je m’en veux encore. Comme pour le pigeon.
Et comme aussi pour avoir amené ce chat vaguant dans notre quartier, ce soir là très très blessé chez un véto.
Me disant: il lui feront la piqûre nécessaire, il n’y a plus que ça à faire, et ce sera sans souffrance.
Car je ne pouvais pas payer les soins, de toute façon.
Le laisser blessé immobile, périr longuement là où je l’avais trouvé?
Pour Chatsauvage, tout à l'heure, j’ai pas osé le serrer contre moi avant de le déposer sur ce coin d’herbe.
Il était si sanglant.
Et je m’en veux de ne pas l’avoir fait, comme si cette étreinte là pouvait, par delà sa mort, lui dire que les humains ne sont pas que des tueurs en voitures et des gens qui le chassent de leur jardin.
J’ai l’impression que ça aurait atténué cette mort en solitude.
Comme si l’âme du chat était restée là autour de ce corps de marbre, à attendre que la permission de partir lui soit donnée.
Et que personne ne l’avait encore fait jusque là.
Pensez donc, un chat de rue.
J’arrête là cette.. hmm .. litanie ?
Ne me rétorquez pas que la vie d’un animal ne mérite pas tant de honte rétrospective.
Que la misère humaine est tout de même plus importante.
Simplement ici je ne parle pas (pas encore?) des misères et des fins de vies humaines que j’ai eu à rencontrer.
De mes élans vers, ou à l’envers, à cet égard.
De ce que je fais, ne fais pas, n’ai pas pu faire, ai follement fait.
Finalement, je vous parle de famille parfois, de ressentis assez profonds (et encore, j’édulcore), je pourrais vous parler de corps, de sexe, de plein de trucs ... je ne le fais pas vraiment, simplement parce que j’en vois pas l’intérêt.
Ma pudeur se place ailleurs.
Et sans doute, sur la grande souffrance et la mort des autres.
Qui est, sera, a été, aussi la nôtre.
Chat2 me saute sur les genoux.
Allons, il est temps d’achever ce post et de revenir à un présent qui demande des caresses.
Du coup l’un et l’autre m’ont regardée de haut, pliée de rire en bas de l’arbre, outrés que je me marre de leurs agissement félins hautement signifiants, dans leur langage.
Nous nous sommes mutuellement salués:
- ”miiuuww ?“
(Chat2 qui voulait descendre me rejoindre)
- ” [silence viril] "
(Chatsauvage qui me snobait et empêchait donc, par sa position intermédiaire,
tout mouvement de Chat2)
-” pwwtpwwt...mrowww? bon allez j’ai du taf”
(Maybemèreàchat qui cause aux bestiaux car elle vieillit mal c’est clair)
Ce soir, de retour de réunion, un chat ensanglanté sur le trottoir du boulevard que je traverse quadriquotidiennement.
Je reviens sur mes pas.
C’est Chatsauvage, sans doute percuté par une voiture, poils rouges collés de la tête aux pattes avant, et de l’urine sous son arrière-train.
Je ne peux pas le laisser là.
Ce goudron gris, froid....
Je prends des kleenex pour aller le déposer dans un chemin à l’arrière, dans un renfoncement de mur où qqes herbes sauvages et autres mauvaises laissent un aspect de vie nature à ce coin de rue.
Il est tout raide, même la queue.
Il doit être là depuis longtemps.
Je reste accroupie, à côté de lui.
J’espère qu’il ne s’est pas senti seul en mourant. Que ça a été vite.
C’est ce que je souhaite à tous: on est tous toujours tout seuls dans notre peau, que se passe t il quand on meurt?
Est on tout aussi seul-e?
Qqchose ou qq’un est-il là pour donner la main afin de franchir ce grand passage?
Souvenir:
il y a qqes années dans le caniveau d’un trottoir d’une rue très passante, tant piétons que voitures,que j’emprunte encore très souvent, un pigeon aile et flanc en sang, agite sa tête dans les spasmes de l’agonie.
J’ai pris 2 kleenex, je voulais lui tordre le cou pour abréger cette fin.
J’ai pas pu, d’une je ne savais pas comment faire, de deux j’ai manqué de courage, alors j’ai parlé à des passants, des hommes... en leur tendant les kleenex.. j’ai dû passer pour une dingue.. pensez donc un pigeon !!
Mais ce pigeon et ses mouvements me rappelaient un autre chat, un chaton.
Maybejunior devait avoir 2 ans, sur la longue route menant vers la famille, la file des voitures très serrées avance bon train, mais j’avise en un éclair, dans un repli de l’asphalte, une masse de poils, surmontée d’une tête s’agitant de droite et de gauche.
Qui me tourne le dos.
Que j’imagine gueule ouverte et miaulant de douleur.
Chaton qui a dû être écrasé (corps? pattes?) et souffre souffre, entre les roues des voitures qui passent au dessus et de part et d’autre du creux où il gît et s’agite.
Je n’ai pas pu m’arrêter.
C’était une traversée de village, une pharmacie n’était pas loin, j’aurais dû m’arrêter, acheter de l’éther (à l’époque c’était encore possible je crois bien), arrêter les voitures pour prendre et anesthésier vers la mort ce chaton .
Je m’en veux encore. Comme pour le pigeon.
Et comme aussi pour avoir amené ce chat vaguant dans notre quartier, ce soir là très très blessé chez un véto.
Me disant: il lui feront la piqûre nécessaire, il n’y a plus que ça à faire, et ce sera sans souffrance.
Car je ne pouvais pas payer les soins, de toute façon.
Le laisser blessé immobile, périr longuement là où je l’avais trouvé?
Pour Chatsauvage, tout à l'heure, j’ai pas osé le serrer contre moi avant de le déposer sur ce coin d’herbe.
Il était si sanglant.
Et je m’en veux de ne pas l’avoir fait, comme si cette étreinte là pouvait, par delà sa mort, lui dire que les humains ne sont pas que des tueurs en voitures et des gens qui le chassent de leur jardin.
J’ai l’impression que ça aurait atténué cette mort en solitude.
Comme si l’âme du chat était restée là autour de ce corps de marbre, à attendre que la permission de partir lui soit donnée.
Et que personne ne l’avait encore fait jusque là.
Pensez donc, un chat de rue.
J’arrête là cette.. hmm .. litanie ?
Ne me rétorquez pas que la vie d’un animal ne mérite pas tant de honte rétrospective.
Que la misère humaine est tout de même plus importante.
Simplement ici je ne parle pas (pas encore?) des misères et des fins de vies humaines que j’ai eu à rencontrer.
De mes élans vers, ou à l’envers, à cet égard.
De ce que je fais, ne fais pas, n’ai pas pu faire, ai follement fait.
Finalement, je vous parle de famille parfois, de ressentis assez profonds (et encore, j’édulcore), je pourrais vous parler de corps, de sexe, de plein de trucs ... je ne le fais pas vraiment, simplement parce que j’en vois pas l’intérêt.
Ma pudeur se place ailleurs.
Et sans doute, sur la grande souffrance et la mort des autres.
Qui est, sera, a été, aussi la nôtre.
Chat2 me saute sur les genoux.
Allons, il est temps d’achever ce post et de revenir à un présent qui demande des caresses.
par Maybe
publié dans :
Félineries et feulements
Je lis de fois à autres le blog de Brighelli.
Parfois je me lance dans la lecture des comms: il y en a tant que le nombre et la dispo en colonne donne une impression d'infini et un inconfort de lecture qui me rebute...et parfois le contenu, mais je lis pour info, et c'est souvent intéressant , soit dans l'agacement soit dans l'adhésion plus ou moins partielle, mais ça renseigne sur les idées en circulation, alors....
Du côté agacement:
le comm de " catmano" du 21 mars 2007 , le 26 ou 27eme (y'a pas de numéro, à vous de compter) qui décrit une prise en charge en PS (et suite) telle que je n'en ai *jamais* vue, mais qui sûrement existe, sinon ce ne serait pas décrit, je suppose.
D'autres comms tapent donc bien fort sur la Maternelle, selon le principe souvent appliqué que c'est toujours la faute au niveau d'enseignement précédent si le suivant a des difficultés.
C'est pas faux en soi, ni vrai, dans l'absolu, mais c'est de toute façon un peu facile d'extraire le travail des enseignants de préélem du contexte (et des attentes massives et pesantes) famililal et social dont sont issus les enfants qu'ils (plutôt elles) ont a gérer,
ainsi que des prescriptions pédagico-hiérarchiques (notamment pour les frai/s/ches émoulu-e-s - et 'moulu-e-s' tout court serait bien le mot) des Iufm,
et enfin de la structure scolaire elle-même où le peu d'adultes pour le nombre d'enfants joue un rôle non négligeable.
Du coup je cite in extenso un comm qui fait réponse à ces critiques sur la préélem:
"Jean-Paul, quand le petit enfant quitte le milieu familial, (où il est beaucoup trop souvent enfant-roi, beaucoup de problèmes viennent de là, et ce n'est pas spécialement moi qui le dis!), c'est pour entrer à l'école maternelle, à trois ans. Pensez-vous sérieusement que les cours magistraux soient possibles à cet âge? Si oui, je suis très inquiet!
Plus sérieusement, il ne s'agit pas, pour beaucoup plus d'instituteurs que vous le pensez, de mettre l'élève au centre. Il s'agit simplement de tenir compte d'où il vient, ce qui n'est pas tout à fait la même chose! Et énormément d'instits sont aussi assez exigeants, et à juste titre, en ce qui concerne l'attention et le silence nécessaire pour y parvenir, dans ce qu'on appelle une "pédagogie frontale". Qui est parfois très bénéfique. Pas tout le temps.
Encore une fois, si les instits de maternelle sont obligés d'éduquer plus qu'il le faudrait, c'est souvent parce que nos chères têtes blondes sont considérées comme des petites merveilles à la maison. Donc, ne mélangeons pas les effets et les causes!"
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2007
"éduquer plus qu'il ne le faudrait"... pour avoir assez de temps à consacrer à instruire, faire raisonner etc.
C'est pile poil ce que je ressens, et de plus en plus à mesure des années.
Lorsque je vous raconte ici le temps que je passe pour aider les enfants en difficulté et leurs familles, ou bien les enfants lambda qui ont juste besoin d'être écoutés et pris comme interlocuteurs, en tant que 'personnes' et non comme des rois ou comme des bébés irresponsables (toutes proportions gardées pour lesdites responsabilités bien sûr) c'est dans ce cadre là.
Ce temps, qu'il soit court au sein de la journée de classe, ou bien en Rv long avec les familles, a une signification particuliere pour chacun-e, il est donc extrêmement "lourd" de sens, (re)met en place des fondements ou les consolide.
Et cela me paraît important pour que l'enfant devienne un élève, cad qq'un-e qui, dans le cadre de règles de vie collectives, et donc dans le cadre scolaire où elle-il devra avancer pendant pas mal d'années, aura le *désir* d'apprendre pour soi-même (et non pour 'faire plaisir à'), d'avancer, de s'instruire de faire face au monde, de vivre *dans* le monde, de l'explorer, non uniquement pour satisfaire son narcissime mais bien pour y participer comme humain au sein d'un ensemble d'humains (ouhlala je me lance dans des trucs un peu grandiloquents, scusez...).
Ca ne m'empêche pas d'instruire ces gamins, sans poudre au yeux, sans projet pédago mirifique qui fait de la mousse, en restant centrée sur les 'fondamentaux' comme on dit, ce qui n'exclut pas l"humour et le rire (sinon je m'ennuie, d'ailleurs).
Bon, enfin....
Bcp plus bas, un long post de " Zorglub", prof en filière techno, du 22 mars 2007, puis celui de Thalie, même date, vous situera ce que vivent certains (beaucoup de?) profs que je salue au passage.
Accrochez vous, ça fait peur/mal/colère.
Parfois je me lance dans la lecture des comms: il y en a tant que le nombre et la dispo en colonne donne une impression d'infini et un inconfort de lecture qui me rebute...et parfois le contenu, mais je lis pour info, et c'est souvent intéressant , soit dans l'agacement soit dans l'adhésion plus ou moins partielle, mais ça renseigne sur les idées en circulation, alors....
Du côté agacement:
le comm de " catmano" du 21 mars 2007 , le 26 ou 27eme (y'a pas de numéro, à vous de compter) qui décrit une prise en charge en PS (et suite) telle que je n'en ai *jamais* vue, mais qui sûrement existe, sinon ce ne serait pas décrit, je suppose.
D'autres comms tapent donc bien fort sur la Maternelle, selon le principe souvent appliqué que c'est toujours la faute au niveau d'enseignement précédent si le suivant a des difficultés.
C'est pas faux en soi, ni vrai, dans l'absolu, mais c'est de toute façon un peu facile d'extraire le travail des enseignants de préélem du contexte (et des attentes massives et pesantes) famililal et social dont sont issus les enfants qu'ils (plutôt elles) ont a gérer,
ainsi que des prescriptions pédagico-hiérarchiques (notamment pour les frai/s/ches émoulu-e-s - et 'moulu-e-s' tout court serait bien le mot) des Iufm,
et enfin de la structure scolaire elle-même où le peu d'adultes pour le nombre d'enfants joue un rôle non négligeable.
Du coup je cite in extenso un comm qui fait réponse à ces critiques sur la préélem:
"Jean-Paul, quand le petit enfant quitte le milieu familial, (où il est beaucoup trop souvent enfant-roi, beaucoup de problèmes viennent de là, et ce n'est pas spécialement moi qui le dis!), c'est pour entrer à l'école maternelle, à trois ans. Pensez-vous sérieusement que les cours magistraux soient possibles à cet âge? Si oui, je suis très inquiet!
Plus sérieusement, il ne s'agit pas, pour beaucoup plus d'instituteurs que vous le pensez, de mettre l'élève au centre. Il s'agit simplement de tenir compte d'où il vient, ce qui n'est pas tout à fait la même chose! Et énormément d'instits sont aussi assez exigeants, et à juste titre, en ce qui concerne l'attention et le silence nécessaire pour y parvenir, dans ce qu'on appelle une "pédagogie frontale". Qui est parfois très bénéfique. Pas tout le temps.
Encore une fois, si les instits de maternelle sont obligés d'éduquer plus qu'il le faudrait, c'est souvent parce que nos chères têtes blondes sont considérées comme des petites merveilles à la maison. Donc, ne mélangeons pas les effets et les causes!"
Ecrit par : Christophe Sibille | 22 mars 2007
"éduquer plus qu'il ne le faudrait"... pour avoir assez de temps à consacrer à instruire, faire raisonner etc.
C'est pile poil ce que je ressens, et de plus en plus à mesure des années.
Lorsque je vous raconte ici le temps que je passe pour aider les enfants en difficulté et leurs familles, ou bien les enfants lambda qui ont juste besoin d'être écoutés et pris comme interlocuteurs, en tant que 'personnes' et non comme des rois ou comme des bébés irresponsables (toutes proportions gardées pour lesdites responsabilités bien sûr) c'est dans ce cadre là.
Ce temps, qu'il soit court au sein de la journée de classe, ou bien en Rv long avec les familles, a une signification particuliere pour chacun-e, il est donc extrêmement "lourd" de sens, (re)met en place des fondements ou les consolide.
Et cela me paraît important pour que l'enfant devienne un élève, cad qq'un-e qui, dans le cadre de règles de vie collectives, et donc dans le cadre scolaire où elle-il devra avancer pendant pas mal d'années, aura le *désir* d'apprendre pour soi-même (et non pour 'faire plaisir à'), d'avancer, de s'instruire de faire face au monde, de vivre *dans* le monde, de l'explorer, non uniquement pour satisfaire son narcissime mais bien pour y participer comme humain au sein d'un ensemble d'humains (ouhlala je me lance dans des trucs un peu grandiloquents, scusez...).
Ca ne m'empêche pas d'instruire ces gamins, sans poudre au yeux, sans projet pédago mirifique qui fait de la mousse, en restant centrée sur les 'fondamentaux' comme on dit, ce qui n'exclut pas l"humour et le rire (sinon je m'ennuie, d'ailleurs).
Bon, enfin....
Bcp plus bas, un long post de " Zorglub", prof en filière techno, du 22 mars 2007, puis celui de Thalie, même date, vous situera ce que vivent certains (beaucoup de?) profs que je salue au passage.
Accrochez vous, ça fait peur/mal/colère.
par Maybe
publié dans :
Rââââlement
Pour celles et ceux qui ont suivi l'histoire, je cherchais un stage pour l'année universitaire prochaine afin de réintégrer le master de psy dont j'ai validé la moitié.
Je dis cherchais, parce que le découragement me saisit, me happe, au lasso .
Il m'enlasse, ce sacripan.
Moui c'est moyen comme manip de mot j'admets.
Enfin voilà, trouver ce que je cherche m'est une succession d'échecs pour des raisons diverses qui n'ont rien à voir avec mon cursus ou mon profil mais bien avec mes impératifs professionnels.
Alors je me demande ce que je vaux, pourquoi j'en suis arrivée là, ce que j'ai loupé ou pas compris, ce que la vie veut me dire ou bien ce que je dois en conclure.
Et j'en conclus rien. Pour le moment du moins.
Je sais que quand on ne trouve pas la solution d'un pbme c'est qu'on fait partie du pbme, alors...
Alors il y reste ceci:
Petitethéâtreuse:
-” ha maicresse, je me demandais où tu étais passée.”
Petitdéchiré
-” ha te voilà maicresse, ben je suis content de te voir”
Plusieurs:
-” haaaaa! enfin! mais pourquoi tu n’étais pas là maicresse?”
(réponse on avait une réunion de fonctionnement avec intervenants psychoméd et admins qui nous a obligées à laisser nos élèves 1h de temps)
Ca signe le fait que ces petits sont à peu près bien avec moi, tant mieux pour eux, et que donc je ne fais pas trop d'erreurs avec eux, mais ça ne rompt pas ma solitude d'adulte, mon impression de gâcher qqchose de moi qui voudrait être utilisé, mon envie d'ailleurs d'autre chose et d'autrement.
Comme plein de gens je suppose.
Bref, je vis un truc expérimenté de longue date: le renoncement.
Le renoncements aux choses, aux liens, je connais.
Aux projets, aussi.
Mais aux espoirs... c'est moins aisé. Mais j'ai trouvé:
en fait , il suffit de vivre comme une amibe repue.
Enfin, à part ça, ça va.
Bien le bonjour chez vous.
Je dis cherchais, parce que le découragement me saisit, me happe, au lasso .
Il m'enlasse, ce sacripan.
Moui c'est moyen comme manip de mot j'admets.
Enfin voilà, trouver ce que je cherche m'est une succession d'échecs pour des raisons diverses qui n'ont rien à voir avec mon cursus ou mon profil mais bien avec mes impératifs professionnels.
Alors je me demande ce que je vaux, pourquoi j'en suis arrivée là, ce que j'ai loupé ou pas compris, ce que la vie veut me dire ou bien ce que je dois en conclure.
Et j'en conclus rien. Pour le moment du moins.
Je sais que quand on ne trouve pas la solution d'un pbme c'est qu'on fait partie du pbme, alors...
Alors il y reste ceci:
Petitethéâtreuse:
-” ha maicresse, je me demandais où tu étais passée.”
Petitdéchiré
-” ha te voilà maicresse, ben je suis content de te voir”
Plusieurs:
-” haaaaa! enfin! mais pourquoi tu n’étais pas là maicresse?”
(réponse on avait une réunion de fonctionnement avec intervenants psychoméd et admins qui nous a obligées à laisser nos élèves 1h de temps)
Ca signe le fait que ces petits sont à peu près bien avec moi, tant mieux pour eux, et que donc je ne fais pas trop d'erreurs avec eux, mais ça ne rompt pas ma solitude d'adulte, mon impression de gâcher qqchose de moi qui voudrait être utilisé, mon envie d'ailleurs d'autre chose et d'autrement.
Comme plein de gens je suppose.
Bref, je vis un truc expérimenté de longue date: le renoncement.
Le renoncements aux choses, aux liens, je connais.
Aux projets, aussi.
Mais aux espoirs... c'est moins aisé. Mais j'ai trouvé:
en fait , il suffit de vivre comme une amibe repue.
Enfin, à part ça, ça va.
Bien le bonjour chez vous.
par Maybe
publié dans :
Blouse bouse




