Vendredi 15 février 2008
...l'émeraude.
Chuis poursuivie.
Je me promène un peu en ville, tant que je peux, et je tombe sur des gens.. MamandePuînécorché , MamandeGrossevoix, Pâlelente et sa sœur...(cf l'an dernier), sur Chuisbébé et sa mère.. je reçois une carte de la montagne de Agrumette (pour mémoire, une petite que j'ai eu en classe il  y a 3 ans, maintenant), je vois le sarkoshow se déployer autour du scolaire avec la même capacité à déformer les propos à lui contrariants des uns et des autres, pour  satisfaire à sa mégalo, jouer avec l'émotion au lieu de la connaissance et flatter les familles par là-même abusées, tout en démolissant le service public scolaire (mais pas que)...

Voyez vous, quand je ne dis rien, c'est que j'en ai tellement dans la tête, qu'en fait je reviens à mes clichés:
c'est tout nul, dans ma tête, je suis nulle, et le monde, c'est pas mieux et à quoi bon, de toute façon..
Je vous le fais court.

Alors varions.
Je vais répondre ici à l'Open bar d'Ama-L parce que c'est pas diffusable en l'état sur son blog :-) car elle demande un morceau de zike pour ...
1/ ... être de bonne, bonne, bonne humeur le matin.
=> n'importe, le simple fait de mettre de la zike  c'est que je suis
déjà en assez bonne forme/humeur pour ça

 2/ ... siffler en travaillant.
=> tous rythmes afros, latinos, iliens, du sud du nord  de l'est et de
l'ouest, d'ailleurs, autres

 3/ ... partir au bout du monde.
=> tous rythmes afros, latinos, iliens, du sud du nord  de l'est et de
l'ouest, d'ailleurs, autres

 4/ ... draguer avec classe.
=> je drague pas
 5/ ... danser toute la nuit.
=> non plus (et ça je regrette terrible)
 6/ ... que les draps s'en souviennent.
=> j'aime les draps propres
 7/ ... se rappeler quand on avait quinze ans.
=> tout jethro tull
 8/ ... péter l'ambiance dans une soirée
=> ben je fais jamais de soirée
 9/ ... pleurer un bon coup
=> pas besoin de zike pour ça (hélas)
 10/ ... décompresser en vacances
=> n'importe, le simple fait de mettre de la zike  c'est que je suis
déjà assez destressée pour ça


Et au taggage libre de Anna , à savoir 6 choses sans importance sur soi:
je déambule en bulle
je bulle sans parler
je parle bouche fermée
je la ferme avec le bec
car j'ai le bec dans l'eau
et l'eau à la bouche.

Voyez comme  c'est facile de parler pour ne rien dire?
:-D

A vous...



Jeudi 14 février 2008
Un exemple de la torture morale en vigueur dans certaines écoles, c'est un scandale, ma bonne dame, et je pèse mes mots, mon bon monsieur.

Rififi, rudement éprouvée par cet épisode, ose enfin se livrer.
Elle nous raconte:

«Cette année-là, les maitresses ont décidé d'innover.
D'où vient l'idée je ne sais pas, je ne me rappelle pas avoir entendu parler d'un autre endroit où cette méthode est mise en place, l'une des 2 est la directrice, ça explique peut-être la mise en place de la chose.
Il y a 2 classes par niveau dans mon école, donc 2 CM1.
Les 2 maitresses se connaissent très très bien, et elles décident de faire enseignement commun en français et en math, par niveau, en mélangeant les classes.
Sauf que je fais un peu la gueule parce que :
•je suis normalement dans la classe de la maitresse gentille
•comme il y a des niveaux, je me retrouve avec la dirlo que j'aime pas
•normalement ma maitresse part en classe de neige tous les ans, et à cause de ce ?!!@!?∏¿%#? de truc on ne va pas y aller. C'est déguelasse !! :-(

Mais le pire est à venir…

Elle ont imaginé un truc infâme pour nous faire apprendre les tables d'addition et de multiplication.
On doit les apprendre dans le désordre.
Mais dans l'ordre.

J'explique, il y a un ordre spécial, qui n'est pas l'ordre croissant.
Par exemple, table de 2. Au lieu de 2x0, 2x1, 2x2…  on  apprend 2x9, 2x6, 2x4, 2x8, …
Et un ordre encore différent pour les additions.
C'est clair ?

C'est l'enfer. Non seulement il faut apprendre les tables, mais en plus un ordre tordu.
Parce que le piège est là, pas question de les réciter dans un autre ordre.
Panique complète dans les classes, il faut dire que quand à une interro vous vous prenez un 0 pointé alors qu'il n'y a strictement aucune faute, mais que ce n'est pas écrit dans l'ordre choisi par ces dames, ça perturbe un peu.

Résultat, réunion(s ?)  de parents d'élèves épiques, les mères scandalisées racontent les crises de larmes, appétit coupé, allergies, pipi au lit et Cie de leurs rejetons-et-tonnes.
Véridique, j'exagère pas. Je ne m'en rappelle pas, mais il paraît que j'étais dans ce cas là.

Je crois que les parents ont obtenu l'annulation des mauvaises notes, mais rien à faire sur la méthode.
Soit disant pour qu'on n'apprenne pas les résultats dans l'ordre sans savoir calculer.

Résultat, j'ai appris mes tables normalement, et j'ai aussi appris l'ordre dans lequel les réciter, comme 2 n° de téléphone. Par cœur, comme il fallait pas le faire.
N'importe quoi.»

Merci Rififi.
Mardi 12 février 2008
La remontée de C.

«Voila j'ai 28 ans et il y a 5 ans j'ai fait une dépression.

Commençons par le début, j'ai toujours été une enfant et une ado solitaire : pas ou peu d'amis. J'étais douée à l'école mais je n'avais aucune confiance en moi. J'avais l'impression d'être le souffre-douleur des autres gamins du collège (on est très con a cet âge -la !). En gros j'étais nulle et moche.
En plus j'étais nulle en sport et ca avait l'air beaucoup plus grave que d'être nulle en math ! ;-)

Au lycée ca c'est arrange, j'ai eu plus d'amis et grâce à certains profs j'ai pris un peu confiance en moi.

Mais 3 semaines avant mon 17ème anniversaire, mon père est mort d'un cancer foudroyant. Sur le moment tout le monde a trouvé que je supportais bien le choc, surtout comparé à ma mère. En fait j'avais l'impression d'être responsable d'elle et j'ai refusé d'être mal tant qu'elle l'était.

Après le lycée j'ai intégré une prépa pour école d'ingénieur. Là, tout de suite, ça a pas été mon truc. Les autres passaient leur temps à faire la fête et moi à bosser. Je voulais être la meilleure pour que ma mère soit fière de moi.
Je me mettais la pression toute seule et en plus j'étais sûre de ne jamais y arriver. Après 4 mois mon généraliste m'a mis sous Zol*ft pendant 6 mois. Ca m'a permis de remonter un peu et surtout de finir la prépa.

A 20 ans j'intègre une école d'ingénieur. Là, je me sens en décalage avec la plupart des autre élèves. J'ai l'impression de leur être inférieure, au moins socialement : ma mère n'est que prof et n'a pas plein de relation !!!
En plus même si j'ai de très bons résultats, j'ai l'impression d'être nulle. Les autres ont à peine moins mais, apparemment, sans bosser (moi je ne fais que ca: peu de sorti,à part un ciné par semaine…) !

En dernière année, ca devient l'enfer : beaucoup plus de boulot mais cette fois je n'ai pas envie de bosser. J'en ai marre. Je me demande à quoi ca sert tous ces cours par des profs (pour la plupart) méprisants et qui n'en ont rien à faire des étudiants. Je dors plus, mais je refuse d'aller voir le médecin ça va me retarder pour mon travail (je sais c'est crétin comme habitude !).

Viens enfin les examens que je passe comme dans un cauchemar : je ne me rappelle de rien, je m'endors pendant les épreuves mais pas la nuit…

On enchaine direct avec un stage. Je le fais dans le labo ou je veux faire ma thèse. Là, je descends a un autre niveau d'enfer.
J'ai 2 chefs qui peuvent pas se voir et se disputent à travers moi, en particulier en me donnant des ordres contraires…
L'un est plutôt sympa quand même et essaie d'arranger les choses.
Par contre l'autre (son supérieur) est un bitard misogyne.
Déjà comme je n'ai pas eu de bonne notes à un de ses 2 exams (mais la meilleure note de la promo à l'autre) il considère que je suis nulle.
Et en plus je suis une fille qui veut faire un métier d'homme : chercheur.
Comme il trouve rien à me reprocher dans mon travail, il inspecte mon cahier de labo et là j'ai droit à un « J'ai jamais vu un cahier aussi sale pour une fille ! ».
J'ai envie de mordre mais je ne dis rien. Ce stage se finit.

Une semaine de vacances et c'est parti pour un stage dans un laboratoire pharmaceutique à Paris. Mon maitre de stage commence par me dire qu'on lui a imposé mon sujet et que lui ça l'intéresse pas. En plus je suis une fille donc forcement pas dégourdie. Et pour finir je suis obèse donc molle.
Le reste du stage est à l'avenant : il cherche à me faire craquer. Ce qui arrivera quand je prépare mon oral de fin d'étude. Crise de nerf. Lui, ça l'amuse. A la fin du stage, son seul commentaire c'est: pourquoi je veux faire une thèse, je suis vraiment trop nulle pour ça.

Pendant ce stage un de mes rares amis (pas proche) meurt d'un cancer en mai.

Un mois de vacances que je passe à glander dans mon studio à Montpellier et la thèse démarre. On est 2 à commencer en même temps : moi et un mec.
Pour être plus clair par la suite, on va l'appeler S...
Ma cheffe est C. et je travaille avec 2 techniciens A. et J.
Le big boss du labo c'est G.
Il y a d'autres techniciens et chercheurs dans le labo et au total on est à peu près 30.

Au début tout va bien. En plus j'ai démarré un régime et ça se passe bien aussi. J'ai enfin l'impression de réaliser ce que j'ai toujours voulu faire.
Ca va durer 2 mois. Avec les horaires de dingues (8-20h avec 45 min max pour manger), les remarques des techniciens du genre : t'es encore étudiante, t'es nulle et tu dois faire tout ce qu'on veut, et ma cheffe qui ne me fait aucune confiance et est tout le temps sur mon dos.
Alors je me refugie dans mon régime. Ca m'obsède. Je ne pense qu'à ça. Une fois maigre tout va s'arranger, j'aurais plein d'amis….

Je dors de moins en moins bien. Au labo les relations sont de plus en plus tendues. En le big boss a décrété que S. était un génie et moi bonne à faire le café pour les invités ! Chaque jour ça devient plus dur d'aller bosser.

En mai, j'ai perdu 25kg. Je m'achète plein d'habits. Tout va aller mieux. Ca dure à peu près 3 jours.  J'apprends alors qu'un autre ami de l'école d'ingé (dont je me sentais assez proche même si je ne l'avais pas vu depuis 5 mois) qui était en thèse dans un autre labo se suicide. Je l'apprends mais je ne dis rien de la journée. Le soir j'éclate en larmes au téléphone avec ma mère.

Je ne dors pas du tout. Le médecin m'arrête pour une semaine, alors  je rentre chez moi.

Depuis que je suis ado je me suis toujours dit que le suicide serait peut-être la solution. J'ai l'impression que mon ami m'a montre la voie. Je ne pense qu'à ça. Comment faire ? Dans un labo de chimie ça ne devrait pas être trop dur d'y arriver. Mais d'un autre côté est-ce que je peux faire ca à ma mère ? Perdre sa seule fille après son mari ?

Mi-juin, S. m'engueule pour rien, je craque et je passe 2h enfermée dans les WC à pleurer. C. propose de m'emmener aux Urgences psy plutôt que de me laisser rentrer seule chez moi. Je crois qu'ils ont peur au labo.

Je passe 2 semaines aux services psy. Ils essayent de trouver les bons médocs mais sans vraiment mettre un suivi en place. Ma mère est là tout le temps.

Je suis arrêtée pour  2 mois. Je rentre chez moi. Au début, ça va, mais plus on se rapproche de la date de ma reprise de boulot, plus j'ai des crises d'angoisse.

Le médecin m'arrête alors jusqu'à Noël. Je me sens mieux.

Pour ne pas m'ennuyer, je suis les cours d'histoire à la fac. Je vois un psy comportementaliste et ça a l'air d'avancer.
Je reprends le labo le 1er Décembre. Tout va bien pour environ 2 semaines. On me fout à peu près la paix.
Et puis ça recommence.
Je suis nulle, je ne travaille pas assez, S. est bien meilleur, je suis une petite nature, je ferai jamais un bon chercheur…

Je tiens jusqu'à Noel.

Les vacances me font du bien malgré 2 ou 3 crises de nerfs. Je reprends le boulot. Tout se dégrade. Je veux mourir. Ma mère  (qui détestait les animaux) m'offre un chat mi-janvier en espérant que ça m'aidera.

Je suis alors suivi par une psychologue. Elle a décide que tout mes problèmes venaient de secrets cachés dans mon enfance. C'est possible. Je n'ai appris qu'après la mort de mon père que j'avais 2 demi-frères !  Mais il n'y a pas que ca. En plus mon problème immédiat, c'est le labo !

Le mercredi, elle me pose comme question « pourquoi je ne me suicide pas si j'ai tellement envie ». Je lui réponds pour ma mère. Elle me dit qu'on ne vit que pour soi. Ca me trotte dans la tête pendant 2 jours. Nouvelle crise de nerfs au labo. Le samedi ça va mieux, surtout que je suis à nouveau en arrêt maladie et que je dois rentre chez moi le lendemain.

Dimanche j'ai 25 ans. Je dois prendre le train mais je la rate. Je suis fatiguée, avec mon gros sac d'un côté et chat de l'autre. J'avale tout mes Xan*x (30 ou 40).

Je me réveille à l'hôpital. 2 jours plus tard je suis transférée en Clinique.
Ca se passe très mal. Je ne comprends pas pourquoi je suis là. Je m'emmerde. Les médecins se contentent de prescrire des médocs.

Je fini par réagir comme on veut que je le fasse.

Je sors au bout de 6 semaines. Je reprends le labo lundi. Le soir je prends tout les médocs que j'ai chez moi. Ré-hospitalisation. Cette fois on m'envoie dans une clinique près de chez ma mère. 4 semaines d'ennui absolu sans autre traitements que des médocs.

Je démissionne de ma thèse et je déménage de Montpellier. C'est l'échec total de ma vie.

Nouvelle prise de médicaments et séjour à l'hôpital de 6 semaines. Pas plus de soin à part les médocs. Le médecin ne passe que 15 mn par jour et encore pas tous les jours. Je n'ai rien à dire aux autres patients. Je m'ennuie comme jamais. Les médocs affectent mes capacités de concentration et de mémorisation. Je ne peux même pas lire ! Alors qu'avant je pouvais lire jusqu'à un roman par jour.

Je fini par comprendre comment les médecins veulent que je réagisse pour me laisser sortir. Alors je fais semblant et on me laisse sortir.

Cette fois je tiens 4 semaines avant une nouvelle TS, toujours avec des médicaments. Celle-là est beaucoup plus sérieuse. Je reste 24h dans le coma et je me réveille dans un service de réanimation, avec un tube dans la bouche. J'ai mal.

On me renvoie en hôpital psy. Toujours le même. Les médecins sont toujours aussi absents. Pour moi c'est plus une prison qu'autre chose. Comme il était prévu que je reprenne un DESS en septembre, histoire de m'occuper, je sors au bout d'un mois.

Je suis suivi par un psychiatre comportementaliste une fois par semaine. J'ai pas franchement l'impression que ça m'aide beaucoup si ce n'est pour exprimer mes angoisses.

Par contre à la fac, ça se passe plutôt bien, au début, même si j'ai l'impression de ne rien avoir à dire autres étudiants. C'est comme si j'avais vieilli de 10 ans.

Très vite il y a le stress des examens. J'ai du mal à travailler. Je ne vois pas de but.

Les examens se passent. Je dois aller faire un stage en mars dans le sud de la France. Je suis sûre que ça va mal se passer. D'ailleurs pourquoi ça se passerait bien ?

Et là, c'est la surprise. Mon maitre de stage est génial. Il a compris ce qui m'était arrivé. Il me donne du travail facile au début puis peu à peu plus compliqué. Et surtout il me fait au moins un compliment sur mon travail par jour. Pour la première fois depuis longtemps je n'ai pas l'impression d'être nulle.

Tout doucement je remonte. Les résultats du DESS arrivent en juillet. Je suis majeure de promo. Mon maître de stage me dit que ca ne l'étonne pas, que je devrais essayer de refaire une thèse, que je suis faite pour la recherche.

Je commence donc à chercher une thèse. En France c'est toujours la même réponse : vous êtes trop vielle. C'est vrai ça: j'ai déjà 26 ans !!!

A l'étranger, c'est un peu mieux. Mais finalement ce que me propose ce n'est pas une thèse mais un boulot d'ingénieure à Dxxx. J'accepte. A près tout, j'ai rien à perdre.

Je me sens mieux mais je suis terrorisée de partir à l'étranger.

Et la c'est le déclic. Je me fais de vrai ami(e)s. Mon chef est plutôt cool et plus ca va plus j'ai de responsabilités. J'arrive à nouveau à lire. Et je me redécouvre un hobby : les bijoux en perles.

J'ai l'impression d'être comme avant. Excepté que pendant ma dépression, j'ai pris 30 kg, que je n'ai pas vraiment le courage d'essayer de perdre.

En fait non, je ne suis pas comme avant, je suis mieux. J'ai toujours des crises d'angoisse et des moments où je me trouve nulle, mais globalement j'ai beaucoup plus confiance en moi et même si je suis obèse, ben je m'aime bien quand même ! ;-)

Pour conclure, j'ai l'impression de m'en être sortie pas vraiment grâce aux médecins mais plutôt grâce a mes amis, 2 chefs qui m'ont fait confiance et surtout grâce a ma mère qui a toujours été là dans les moments de crises.»

Merci C. pour ce témoignage.
Vendredi 8 février 2008
Comme vous avez pu constater, ces derniers temps, les posts au sujet des enfants de ma classe ou de l'école manquent singulièrement d'analyse voire d'intérêt.
Manquent tout court, surtout.
A vrai dire, et ça doit se sentir, ça ne m'intéresse plus d'écrire dessus....Même les petites brèves , les mots d'enfants, si drôles.. je ne fais même pas l'effort de les retenir pour ici.. pourtant ils m'en sortent des kilos...

Bref, comme proposé ici, je compte donc sur vous pour causer d'école parce que moi, je peux plus.
Je me demande si mes blablas ici ont pu modifier vos perceptions par rapport à l'institution, à votre métier, à vos souvenirs d'élèves ou d'enseignant-e-s (y'en a, je sais!), tiens.

A vrai dire je vous causerais volontiers de plein de trucs autre que l'école et ses à côtés, mais il y a des milliers de blogs pour ce faire, alors ça ira bien comme ça, pas la peine d'en rajouter, sauf côté féministe, mais Emelire fait ça très bien.(et j'attends toujours la réouverture de mon forum préféré.)
Bref, on verra...

C'est un peu comme les soirées film-débat, ou conf-débat .. mutatis mutandis, s'entend.
J'ai raconté des trucs et des machins.. à vous le micro...

En gros, j'ai causu, vous avez vu, vous êtes viendus, et chuis vaincue.
Huhuhu.
Mercredi 6 février 2008
    Dans la série, les instits doivent tout faire, mais surtout toujours plus, le dernier dada du coin, c'est le cahier d'EPS.(je dis "du coin" parce qu'il s'agit de plan départemantal, qui doit en concerner qquns, donc mais pas tous ,encore.. ça va viendre, va, soyez pas chagrin-e-s comme ça)
Alors voyons.
Dans la circo où j'étais précédemment, il y a donc 3 ans, Legrandtom nous avait déjà enjoint de nous y mettre.C'est un gars particulier, il devance tout, genre le zèle...
Il s'agit de faire faire aux enfants un cahier chacun-e où seraient porté tout ce qui est fait, à faire, et comment en EPS, ainsi que les performances de l'enfant et objectifs qu'il-elle peut raisonnablement envisager.

En préélem, on avait entendu qu'un seul cahier pour toute la classe serait plus cohérent (évidemment) accessible donc à tous et doublé de panneaux divers où seraient portés performances dans chaque type d'activités.

La demande précédente est le cahier d'expression écrite journalier (oui en préélem aussi, mais un pour la classe).
J'ai essayé, DirloPs aussi, on n'y arrive pas.
Le temps que ça prend on le passe pas ailleurs qui est plus important. Au coup par coup, ok, mais tous les jours...
Pour autant que je le sache, la prochaine lubie est de faire faire des cahiers d'expression/création musicale.
J'attends pour la suite (cahier de code de la route, bla...)
Mais restons à ce cahier d'EPS.

Cad que non content de monter des projets incredibeules, montrer nos preps à nos Legrandtoms et fems, éventuellement faire des panneaux cf plus bas, il faut les transcrire (projet/scycles/séquences/séances ....adaptez le terme à votre gré) en compréhensible pour les parents.
Come tous  les cahiers, quoi.
Sauf que  cette fois, en Eps.
Parce que c'est ça le but: le contrôle par la hiérarchie, normal mais aussi par le client du quoi et du comment. Et du résultat.
Alors entendons-nous: il y a des activités pour lesquelles nous mettons en place des panneaux avec un codage écrit correspondant aux activités faites et à faire, et éventuellement les performances des enfants.
Chaipa, genre, par ex, quand on a un cycle saut, un cycle lancer.. etc...Qui a fait/fera quoi quand, ce qui reste à essayer, éventuellement les perfs (fin de GS)
(je cause de gym en préélem, mais ça peut se faire pour d'autres choses).
Et ça reste dans la classe à usage interne.
Les parents qui y entrent le voient, mais le but est en gros de mettre en place la conscience des objectifs à long terme chez els enfants (la eparformance n'est pas forcément ce que je privilégie, voyez...)
Mais faire ça pour toute l'année, et pour tout, avec retour en famille à intervales régulier, oscours, faut arrêter de rêver: nous ne sommes pas formé-e-s à devenir shiva.

Il y a des spécialistes  pour faire ça.
Si si: on les appelle profs de sport, ou animateurs, ou MNS...
A parte : haaaaa oui, la piscine, grands moments de folaille, ça aussi.
Il est très difficile de refuser de faire faire piscine à sa classe, en théorie nous avons le droit de, mais  en pratique, la pression est telle que non.
Il fut un temps où les MNS, étaient responsables des enfants et de leurs apprentissages dans le milieu aquatique, c'est leur job, ils sont formés pour.
Puis ça a glissé: les instits sont responsables des enfants dans l'eau en plus de au dehors.
Puis on a demandé aux instits de se former pour savoir composer et  mettre en place l'enseignement aquatique, cad prendre la place des MNS dont  c'est le métier, qui devaient alors se mettre à notre service...
ET on a demandé aux instits d'aller dans l'eau avec un groupe d'enfants (rappel: il faut aussi des parents agréés Maisonmammouth pour accompagner), sachant qu'il y a plusieurs ateliers donc plusieurs groupes.
Summum de l'absurde: l'instit étant tjs responsable de la totalité de sa classe même en barbotant dans l'eau avec un groupe de 5 à 8 minot-e-s, il ou elle est censé-e voir où sont les autres et comment ils vont, d'un bout à l'autre du bassin.
J'avoue que là, la piscine pour moi c'était dès lors fini. Et on est une floppée comme ça.
Faut quand même pas abuser.
Mais parfois il est impossible de refuser...Et je suis sûre que les MNS sont ravis d'avoir étudié l'enseignement de la nage et ce qui y mène, pour qu'on se substitue à eux...

   Donc le cahier de sport.
Ben ca sera sans moi.Et à la prochaine inspection, donc, je me ferai démonter la chetron.
Mais désolée, je ne saurai pas faire ça pour toutes les séances (et en préélem c'est tous les jours, le moment d'Eps -les appellations diffèrent selon les époques, mais bon, c'est ça) tous les cycles d'apprentissages etcetc je vous épargne les détails ça me gonfle déjà de le faire, alors d'en parler zut.
Et ça gonfle pas que moi.
Surtout ça bouffera trop de temps .

Voilà pour le râlage.

Comme nous nous disions, avec RemplaçantGS:
es fédés de parents qui appuient pour qu'il y ait des enseignements sportifs et culturels dans l'école sont les mêmes qui trouvent que l'école ne fait pas son boulot et qui ont assez de pèze et/ou de culture et/ou de temps pour leur faire ou faire faire "du bled" à la maison.
("faire du bled" : expression qui signifie pour pas mal d'instits le fait de cibler les apprentissages fondamentaux français-maths)
Cherchez l'erreur.
Alors le double discours que nous recevons, en bas de l'échelle, c'est:
faites du fondamental, prenez le temps scolaire pour ça, mettez toute votre énergie à ça et montrez nous comment et les résultats;
ET
faites de l'éducatif, du culturel, du sportif, prenez le temps scolaire pour ça, mettez toute votre énergie à ça et montrez nous comment et les résultats.
Bref faites comme les écoles privées qui ont du pèze (pas toutes donc) et qui peuvent organiser des trucs fabulousses avec plein de gens spécialisées, matos , lieu et temps périscol.
Mais sans moyen supplémentaire et avec un public tout venant.

Alors bon...faudrait quand même réfléchir deux secondes à ce qu'on veut de l'école.
Elle est inégalitaire, en soi, on le sait, puisqu'elle est un reflet de la société.
Et notre boulot est de nous battre contre ça avec nos armes à nous: transmettre de la connaissance et la manière de s'en servir. (schématiquement)
Mais telle qu'on nous la demande, l'école,  par en haut, cad dans l'optique des familles qui aiment la mousse, cad le doublé culture/sport, et qui devrait pouvoir être de leur ressort à toutes (aller au musée, à la piscine ou autre sport, à diverses activités...), cad dès qu'elle sort des apprentissages fondamentaux, elle devient génératrice à puissance dix d'inégalité.Et contrer ça n'est pas forcément dans les moyens de l'école publique.
Et je dis "moyens" à dessein, mettez-y le fric, les gens en capacité ou pas, le temps, le public concerné, et autres.

Le temps à passer dans les projets d'école, par ex, c'est du temps qu'on n'a pas pour autre chose de plus intelligent et plus près des besoins des enfants.
Que croyez vous, parce que vous ne nous voyez en classe 'que' 26 h par semaine, on ne fait rien le reste du temps?
Ces projets-mousses  sont ...ha allons, je vais ménerver, ça sert à rien...
Mais donc, un cahier d'EPS.
On a 25 pages de doc à s'enfourner là dessus.Youpi.Et à vue de nez, le projet d'école des prochains 3 ans (ça se fait par tranche de 3 ans) contiendra forcément un axe  Eps.

NB:  Y'a 3 axes en général lecture, maths et autre.Lol.
Ca me fait penser à qqchose... genre le fondamental voyez...mais du 'autre chose'. Mais du fondamental. Mais du... ad lib.
Dans ces projets faut le faire, le fondamental, avec de la mousse, cad mettre du temps et de l'énergie à faire des trucs qui se voient au dehors et qui font "bien: "ha ça bosse dans cette école".
Ben oui croyez pas qu'on fait des projets de portnaouak quoi.
Ex: telle école aura comme axe 1 en projet d'école, dans le domaine de la langue, la maitrise de l'outil livre.
Fou, non?
Faut pondre de la paperasse (axes, domaines objectifs fiches d'activités, rapport de résultat j'en oublie- je les fais jamais) pour des trucs qu'on ferait de toute façon sans qu'on ait besoin de le formaliser et pour lesquels on aura pas de dotation en intervenant-e-s extérieurs ou matos de plus (c'est rarissime, faut que la mousse soit très très belle).. donc ca donne envie de monter des projets.
Temps perdu.
Projet de cycle ou de classe je comprends.CA c'est du concret de la classe et de la classe voisine etc.
Mais d'école ???.. à part pour se rapprocher du discours et des activités du privé, je vois pas.

Le pbme des instits c'est qu'ils savent un faire un peu de tout.
Surtout en préélem où le transversal fait l'apprentissage (tout est dans tout, quand on compte les objets sur la table, ça  peut être calé dans une séance  de langage, d'AMT, de sport, ou de maths...)
Mais ne sont spécialistes de rien (d'où la difficulté pour changer de job).
Alorsdon peut tout leur demander en leur disant qu'ils sont nuls de toute façon.

Actu:
Nous avons reçu, dans nos boîtes mails porefsssionnelles le rapport sur la redéfinition du métier d'enseignant ... curieusement je l'ai reçu aussi sur une boîte mail civile et privée, j'avoue que ça me perturbe: où donc le serveur éduc nat l'a t-il trouvée...???
Mais donc j'ai pas encore lu le machin.
J'ai pas envie. Marre de se prendre le bois de la langue sur voire dans l'arrière train.
Mercredi 6 février 2008
  Toujours dans la série "les instits ont des armures", le pipi-caca.
Qui concerne beaucoup les atsem/gardiennes
Alors évidemment, les minot-e-s passent aux goguenots de façon récurrente et régulière: c'est prévu dans l'emploi du temps de la classe
Confer un ex et surtout lààà où j'ai même signalé: "passage en salle de propreté (aura lieu à chaque déplacement en fait, donc je ne le note pas) "
Donc l'évacuation peut se faire, suivi du lavage des mains et d'un petit coup à boire si on veut (robinet ou gobelets jetables si les familles n'oublient pas que le stock doit être renouvelé souvent).

Mais le pipi-caca a comme principe d'être activé par la proximité d'un repas et par le froid (récré ou classe pas chauffée genre la mienne quand il y a du vent d'hiver), et comme second principe d'avoir un rythme personnel malgré le premier.
D'où les "maicresse zai envie de faire ..." diverses choses, à diverses heures et dit sous différentes formes.
   Alors dans ces cas là, ne rêvez pas, votre enfant, dès lors qu'il ou elle est un peu dégourdi-e, s'en ira joyeusement tout-e seum-e se mettre ses divers zigouigouis à l'air et reviendra gaillardement, et plus légèrement reprendre son activité.
Ben oui, on va pas laisser 25 à 29 specimens seuls dans un classe pour emmener aux wc le 26 ou 30 ème, un peu de logique. Théoriquement nous ne devons ja-mais laisser un enfant seul-e, jamais.
En pratique c'est impossible.
Et s'il y a accident (ce qui peut aller de l'égratignure au gros pépin avec pompiers et hosto) c'est de toute façon pour notre pomme. Alors pour faire tourner la machine, on prend des libertés avec le réglement, et donc des risques pour nous-mêmes, bien obligé-e-s.Et pas que pour ça. Sinon le système cale.
Donc si l'enfant est affligé de :
•non dégourdissement
•peur d'aller seul-e
•envie de faire des ...nneries (on connait très vite les abonné-e-s à ça)
•ou présente des signes divers de malaise,
...on le fait accompagner, selon les cas, d'un autre élève, posé-e et obéissant-e (genre, pas ses copines ou pains, quoi) de l'atsem/gardienne si elle est à dispo à ce moment là, de maicresse, si elle veut vraiment vérifier que tout se passe bien.... comme dans les cas de fin d'atelier salissant où il faut aller se récurer les pognes, soit de façon échelonnée, soit en groupe (selon les gamin-e-s).

Le pbme du pipi-caca, c'est de savoir se dessaper, s'essuyer, se ressaper, se savonner les mains...
Autant dire que certain-e-s, dont les parents ne prennent pas la peine de leur apprendre tout ça, n'auront guère d'autonomie, ce qui n'est pas exactement la funitude ni pour eux, ni pour les adultes: on n'est pas censées leur apprendre ça à l'école mais concrétement  c'est ce qu'il se passe.
Quand ce n'est que pour le début de la PS, ok on pige.
Mais pas au delà.C'est pas la crèche, le ratio personnel adulte/élèves n'est pas le même et le boulot non plus.
 
Sans compter les fringues, notamment de filles, fringues pour lesquelles la mode est d'avoir des modalités d'ouverture-fermeture nécessitant au bas mot un CAP d'ingéniérie .
Or nous avons un stock de petites gravures de mode sur pattes ...
Je vous cause même pas des bretelles (élastiques ou celles de salopettes) que les familles mettent systématiquement *sous* la chemise qui est elle-même sous le pull, rhaaa.. nous mettons les bretelles par dessus, pour la suite de la journée.. et les ceintures et ceinturons.. bon.
J'vous cause même pas des lacets.Si:
A raison d'un euro par nœud de lacet refait par jour, j'aurais pu démissionner de longue date pour faire rentière.

Donc nous amenons les gamin-e-s en groupe aux WC.
Et là j'entends d'avance les critiques: les enfants peuvent-ils se voir entre filles et  garçons?
Oui. Et s'en foutent d'ailleurs,
Mais c'est pas de notre faute, c'est fabriqué comme ça.

A  parte: un truc qui me gonfle sérieux: les pissotières.
Honnêtement ce truc qui coule en permanence, qui attire donc la main des plus petits, qui est moche comme tout (un grand panneau d'émail blanc aussi haut que les mômes) je vois pas l'intérêt: des lunettes pour tout le monde et basta così, adultes compris, je ne vois pas ce que la station debout pour pipi apporte de plus  - à part des gouttes partout dans des wc basiques) surtout que de toute façon faut s'asseoir quand même pour popo, donc les zhoms savent le faire, sont quand même pas handicapés des muscles cuissiers. Des milliers de zhoms de part le monde s'accroupissent pour pipi et n'en sont pas moins machos pour autant, donc...
Mmmh, pardon.

Donc oui, c'est ainsi fait que c'est mixte, avec des parois séparant les trônes.

Solution: dédoubler la classe par sexe pour le passage aux WC.
D'accord, qui me garde l'autre moitié de classe?Et z'avez vu le temps que ça prend?

J'ai appris que dans les iufm, on fait la guerre aux étudiant-e-s pour qu'ils ne fassent pas ce passage aux WC par la classe, en groupe, à heures régulières.
Ben au bout de 3 demandes de pipi-popo en plein milieu des activités, elles et ils, exerçant en préélem, s'entend, comprendront que l'Iufm peut aller se rhabiller (ayant déjà fait son petit caca nerveux, de préférence).

Au rayon de l'imprévisible, mais à prévoir:
les cas de caca dans culotte, parce que l'enfant n'a pas"senti" venir (pareil pour pipi, ça arrive).
Lorsque c'est accidentel (rare et non renouvelé), on glisse sur le truc, on donne les vêtements salis aux parents, ils nous rendent les vêtement de change, une fois relavés- il y  a toujours un stock dans une école préélem).
Lorsque c'est fréquent,
•soit l'enfant n'est pas propre, et hop, dehors et ramenez le quand l'apprentissage de la propreté est fait, et pourquoi avoir menti ou omis la chose à l'inscrciption?
•soit il traverse une période de crise (en général familiale)
•soit il a un vrai pbme (retard à divers niveaux ou psy)
Exemple:Chuisbébé m'en a fait qquns en début d'année...
N'oublions pas non plus les maladies: le suppo mis le matin peut avoir des effets odorants (mais quelle est donc cette brise anusienne mâtinée de médoc un peu trop jeune?) mais aussi des effets laxatifs...
Les antibios, ça oscille entre vomi et popo.
Reine des ouatères, la gastro évidemment: il-elle a voulu venir, s'est vidé-e tout hier, ça devrait aller.
Sauf que non justement.Et que au bout de 3 cavalcades vers le trône salvateur, ben maicresse cavalcade jusqu'au bureau passer un coup de bigo au parent le plus dispo.
Le douillet cocon de la maison n'a rien à voir avec un espace collectif, plus grand  donc, traversé de courants d'air de températures diverses, où l'on va s'agiter plus qu'à la maison, empli de bruits et dont les toilettes sont pas franchement à la porte d'à côté.
Ce qui fait que vidé d'hier ou pas, votre bambin-e aura tendance soit à être épuisé-e et à mériter du repos, soit à continuer à vider le peu qu'il lui reste et mériter... du repos.
Sans compter la diffusion du virus, merci.
Essayez  de retrouver vos sensations d'enfant et d'imaginer ces salles et couloirs, devenus des lieux fatigants, trop froids ou trop chauds, hostiles, plein de gens agités ou trop vides, longs à traverser... le couloir? un abîme entre 2 falaises, la grande salle?un désert immense, la classe?un parcours d'obstacles animés ou non, la cour? je vous laisse imaginer....
Comme je le répète souvent: quand on a un enfant il faut toujours avoir un plan B, toujours, tout le temps, même les jours de grand beau temps. Le plan B c'est comme les pépins: ça s'active souvent quand on s'y attend le moins.
NB: mes remerciements aux atsem/gardiennes...

Revenons sur la mixité des toilettes.
Ca choque de façon assez systématique les parents des gamin-e-s qui...feront à un moment ou à un autre de l'exploration sexuelle intempestive; la corrélation est forte, je vous laisse en tirer les conclusions en termes de interdit/désir, projection/déni.
J'ai même eu, une fois, une petite americaine d'un institut qui bossait avec l'école, tellement choquée de voir ça, qu'à son créneau racontage d'histoire suivant, je ne l'ai pas revue.
Elle n'est d'ailleurs plus revenue de l'année.

Ca choque donc qqes adultes, pas tous.
Les enfants, non.
Et il y a des règles: on ne "regarde" pas les autres, on s'occupe de soi, ce n'est pas un espace de jeu, on reste calme et on ne dérange pas les enfants qui sont en train de.
Ca marche.

En général ça commence à poser question au printemps de l'année de GS: moment où, en ce qui me concerne, je ne fais plus le passage systématique de tout le groupe-classe, mais je propose, au moment dédié, que ceux qui ont besoin y aillent avec la gardienne parce qu'après, leur dis-je, plus question: on bosse.
Ca change la donne: seul-e-s les envies réelles sont présentes dans le water pas closet du tout, donc pas d'espace pour le libidinal.

Vous pouvez me croire: nous sommes attentives aux passages WC, notamment lors des demandes échelonnées des récrés, attentives à ces moments où certain-e-s veulent poser/imposer/exposer du sexuel (au niveau enfant, s'entend), parce que le plus souvent ça risque de finir mal (pour nous!),
soit qu'il se passe vraiment qqchose, et là, drame parental en premier lieu, qui angoisse l'enfant encore plus;
soit que les simples regards/remarques puissent vraiment choquer/humilier un-e enfant.
Alors oui, les petites parois qui séparent les lunettes sont petites et ouvertes devant.
Oui, il y a un-e ou deux adultes quand on passe en groupe.
Mais oui aussi, il se passe des choses entre les enfants...
Oui, on se passe le PQ quand un-e pote l'a oublié.
On se cause, on s'aide même, à remonter le pantalon récalcitrant, la culotte trop serrée, ouvrir ou fermer le bouton trop ajusté sur le bidon...
C'est donc aussi un lieu de socialisation.

Avons nous oublié notre histoire sociale?
... nous faisions latrines communes jusqu'à il n'y a pas si longtemps ...

(allez après le PQ, demain le QQ?)
Mardi 5 février 2008
Heu.. ça  c'est une bonne question.
Que je vous remercie d'avoir posée.
Ai-je du cœur... bon, heu,  j'en demande pardon à mon vieux Corneille (et à sa marquise**) mais ...

.... à l'ouvrage, oui, bien obligée....
Mais surtout bien accroché. (C'est un accroche-cœur donc, haha)
Car quand on bosse avec des enfants jeunes (et avec des gens âgés...) on a affaire à leurs corps, plus qu'à d'autres moments de la vie.

 Depuis une bonne semaine, dans ma classe, c'est vomi à tous les étages.
Ceci posé, on a le pipi-caca, surtout en début de PS, et quand les familles ne pigent pas qu'un enfant qui n'est pas propre ne peut pas être accueilli à la prééelm, la morvelle, la bavouille, et le sang, des narines ou d'ailleurs.
Chacun ses idiosyncrasies, moi je ne supporte pas qu'on bavouille ou qu'on morvelle.
Surtout sur moi.
Autant dire que dans les grandes périodes de rhubes, chuis super ravie.
Et que les enfants bouches bées d'où sourde leur humeur gélatineuse, eeerk.

Quant au vomi, ça dépend.
Vous avez remarqué comme on y réagit de façon difficilement maîtrisable, ce "gllloup" qui vous vient des tréfonds en regardant qqun-e vomir ou le résultat (surtout quand il faut le nettoyer)?
Bah moi ça dépend des jours et du moment dans le jour.

Les enfants qui viennent en classe en pleine grastro ou en plein traitement médoc (antibio au repas juste avant avec rien d'autre de consistant dans le ventre, youpi...) ou simplement parce qu'ils ont une angoisse, ou se sont trop agités post prandialement, ou mangé trop vite...

Certain-e-s y vont à grands jets version arrosage de pelouse (tables chaises, tapis, carrelage),
et puis y'a les discert-e-s qui vous regardent grands yeux ouverts sans bouger d'un poil et expulsent lentement, par petites vaguelettes sur leurs habits, 
d'autres qui courent vers vous, parce que l'émétophobie, plus ou moins prononcée,  ça arrive à des gens très bien, ou simplement parce que le salut vient de l'adulte,
certain-es, rarissimes, viennent vous voir les joues gonflées et la main sur la bouche jusqu'à ce que vous lui indiquiez un récipient, mais faut réagir viiiiite (ce matin Grandgrain a eu ce réflexe, et j'ai bondi - le temps de comprendre ce qui lui arrivait, passkil pouvait aps parler évidemment- vers la poubelle seul truc à ma dispo), des situations variées, quoi...
Ca pue chez les un-e-s, pas chez les autres...

Il faut donc du secours pour, à la fois:
•empêcher les autres d'en approcher (et se bousculer et y choir, et y mettre un pied une main, etc...)
•vérifier que d'autres  ne s'y mettent pas (le fameux "gllllloup")
•embarquer l'enfant vomisseur continuer ou achever son pro-jet aux chiottes, ou l'y changer de fringues
•nettoyer l'endroit souillé de la  classe ou du couloir quand l'enfant a continué sur son parcours...
Donc il vous faut une gardienne et plusieurs  mains.
Quand ce n'est pas le cas...

Bon appétit.
Demain je cause caca.
Lundi 4 février 2008
J'avais signalé en juin dernier le BigBrother de la Maisonmammouuth ici
Je rajoute que la pétition contre est làààà

Et dans la série: les zordis sont nos zamis, je m'en vais vous causer à la sauvage et juste sur qqes points qui m'ont heurté les zoeils de la mission «E-educ »  que vous pouvez aller regarder sur le site officiel...

Notez bien par ex la liste membres de la mission « E-educ » ..
C'est quoi?
Des entreprises, gagné. Où est l'éduc?
Donc des gens qui ont intérêt à vendre leur produit infirmatique.Heu infOrmatique, scusez, je suis juste une instit de matsup hein...

Et dans les "Pistes de réflexion", regardez comment ce qui est présenté est ce qui va devenir obligatoire après qqes questions pseudo gentillettes (et bien inductrices) pour faire passer la purge.

Tiens ceci:
•L'utilisation d'internet peut-elle faciliter les relations entre les parents et l'école, les élèves et les enseignants ?
Et là on sait que notre hiéarchie et (surtout?) les fédés de parents jubilent  d'avance à l'idée de pouvoir tout voir/savoir en ligne... et appuyer dessus dnas un sens ou dans un autre.

•Quelles applications (soutien scolaire, livret scolaire, cahier de texte, espaces de discussions, etc.) souhaiteriez-vous principalement pouvoir faire en ligne dans le domaine scolaire ?
Cool, on va devoir faire tout ça sur ordi, et surtout en ligne, cad que tout va être ouvert et contrôlable.
De toute façon comme déjà dit, les caméras dans les classes c'est pour dans pas long, je crois.

•Doit-on utiliser cet outil au cours des heures d'accompagnement éducatif après la classe.
Traduc: on ne nous a pas encore donné les modalités du samedi disparu, mais là on sait que ce seront des heures d'après classe..

•Dans ce cadre, souhaitez-vous que les élèves puissent avoir un accès à tout internet ou à un environnement intranet sécurisé ?
Traduc: les entreprises qui mettent en place les intranet etc vont se goberger.
A part ça,  y'a pas de sous dans les caisses  et on supprime des postes - or je ne vois pas qu'un ordi puisse remplacer un être humain.

•Que pensez-vous de l'idée, pour les enseignants, de mettre leurs cours en ligne pour qu'ils puissent être utilisés par d'autres enseignants ou par d'autres élèves ?
Traduc: ce qui est fait de façon personnelle et volontaire va devenir une obligation... devinez pour quoi faire?

Bon.. passons...

    Alors on peut gloser sur  l'intérêt d'utiliser des ordis dans le scolaire.
A mon sens  c'est difficile à éviter dans la mesure où cela fait partie du quotidien pour une majeure partie de la population.
Mais, on aura beau faire, ça ne remplacera pas l'humain, le relationnel, etc, dans la transmission des savoirs, pas uniquement du type 'connaissances'.
Le pbme est donc que les ordis soient au service de l'apprentissage  et non l'inverse, et déjà, là, j'ai des doutes, un peu,  et qu'ils ne remplacent en aucune façon le trio lecture-écriture-comptage.
C'est pas réac, c'est réel:  sans ces bases là mais pas unqieuemtn celels la évidemment) qui supposent aussi un savoir procédural, et la mémoire qui va avec, il manque des fondements, à part ceux sur lesquels on s'assoit, évidemment, haha,.

   Ce qui me navre là dedans, c'est de penser que des sommes colossales, oui colossales parce qu'en plus des achats de base, déjà commencés, il faudra du personnel pour l'entretien les réparations des bécanes, la formation des profs (tous ne le sont pas à l'utilisation de la bestiole et des choses qui sont placées dans son bide, ni à la façon de s'en servir dans leurs cours), la création de logiciels approuvés  .gouv, les consommables, l'orga matérielle (spatio temporelle)  etc, ma navritude, donc, c'est de penser que ces sommes colossales, si on les mettait dans la gestion d'un moindre nombre d'élèves par classe, et de plus de surveillant-e-s ou personnel éducatif  divers dans les établissements, on éviterait plein de choses... tiens, par ex d'avoir à mettre en place ces heures d'études surveillées dites accompagnement éducatif ..

Bon, voilà c'était la remarque interro-râlative du jour...
Dimanche 3 février 2008
Je parlais ici de Faussette  et de Belleplante je ne sais plus où.
Cette dernière (parents sourds-muets, fratrie entendante-parlante et donc bilingue LDS-french)  et bcp plus à l'aise qu'en début d'année; elle me parle bcp, rit, se décoince, et.... sa mère aussi.Qui les années précédentes ne souriait jamais à personne.
Quant à Faussette, il m'a fallu voir les parents: elle est élevée surtout par les grands parents (ses père et mère ayant des boulots de ouf) et archi cocoonée, vit dans un monde d'adulte, qu'elle sollicite bcp, comme souvent els enfants uniques, et n'arrive pas à sortir de son état de "gros bébé" :
ben oui, grandir ça leur signifie perdre qqchose, car ce qu'il y a a gagner en grandissant, c'est vertigineusement inconnu, alors  pourquoi essayer, n'est-ce pas....
Donc, je leur ai demandé de bien vouloir la laisser grandir.. si elle oublie de se laver derrière le genou, tant pis, laissez la quand même tenir le gant, si elle se prend un gadin pour avoir voulu monter à l'arbre.. tant pis, et laissez la réessayer... etc.
Cette autonomie du corps, lui permettra de saisir qu'elle fait les choses d'abord pour elle-même et non 'pour faire plaisir à', premier pas vers l'idée que grandir, c'est acquérir une meilleure (ap)préhension du monde... et l'envie, d'investir le scolaire, et pas uniquement du côté de la vie sociale (pour le moment, l'école est le lieu où elle peut jouer avec les copines).
j'ai demandé aux adultes qui l'ont en charge  de bien vouloir trouver des solutions pour que Faussette voie ses copines de classe en dehors de l'école.
Ca devrait débloquer un truc à mon sens.
Mais elle chante toujours aussi faux et fort...
Samedi 2 février 2008
Et dans le même ordre d'idée que l'évocation de Girafàvoix:
Rondblond.
Voir dans ce post (descendre un peu), puis celui ci et surtout  celui làà.

Je m'attends à la demande paternelle de faire basculer le petit en GS  sans passer par la case MS.
Dans la tête du père ça ne fait aucun doute, d'ailleurs.
Il y a qqes jours, en causerie de grand groupe, Rondblond me dit:
-ha ben oui, ça je le sais, je suis dans le groupe des grands moi.
Ha.
J'ai laissé les gamin-e-s rectifier son propos, entre eux, avec leurs propres mots d'enfants.
Mais merdoume le père à réitéré, enfin, n'a jamais cessé de dire à son gosse que.
Souvenez vous, il m'avait même demandé de le faire bosser avec les MS et de lui dire - au petit- qu'il est bien chez les grands, cad les MS de la classe.
Ce que je ne peux pas dire, d'abord légalement, ensuite parce qu'il a le même âge que les autres de son groupe de PS (tous né-e-s en janvier et un seul début février), enfin c'est ce que je peux pas faire parce que clairement, si d'aventure je lui propose des tâches de MS, il rame copieux.
Donc j'évite, histoire de pas mettre le petit en situation d'échec, ça ne lui sert à rien, et surtout il faut qu'il vive sa PS ,dont il a amplement besoin.

Donc en mai-juin, je ferai comme requis, ses évals de fin de PS, et de fin de MS, puis passage chez Psyscol (oui, celle qui râle et ne décide rien).
Je sais par avance que ce môme ne tirera aucun bénéfice d'un saut de classe, mais le moyen de convaincre le paternel?
D'autant que dans ce même groupe, un autre enfant, Piratàlunettes, né le même jour que Rondblond, est nettement plus avancé et dégourdi et tout ce qu'on voudra, ce que voyant, la mère m'a demandé si.. éventuellement...
Bon, je suis pas super pour, mais si l'éval MS et Psy de Piratàlunettes est bonne, et qu'à un premier entretien avec les remps, ça ne "répond" pas dans et avec le bon sens, ben que voulez vous...

Je crois que j'en ai marre de me battre.
Les parents auront de toute façon raison s'ils font la paperasse d'appel et moi ça me rajoute du boulot, pour rien,  donc.
Convaincre des murs blindés, c'est de l'énergie plus utile ailleurs qu'à se faire des bosses dessus, d'autant que pour Rondblond, DirloPS avait déjà expliqué la vie au père enTPS qui voulait voir fiston en MS d'emblée après la TPS.
Alors, je donnerai mon avis, défavorable pour Rondblond, réservé pour Piratàlunettes, et ensuite je m'en laverai les mains.

A un autre niveau, je me dis qu'un parent n'ayant pas obtenu ce qu'il désire pour son enfant, si l'on n'arrive pas à le convaincre du bien fondé de la décision scolaire, va garder une rancœur contre l'institution et surtout, parce que forcément, ça se dérive sur les personnes, sur les agents de l'institution et notamment celles ou ceux qui auront pris la décision.
Rancœur, déception aussi: que l'enfant n'ait pas su"convaincre" par lui même, par ses performances, le scolaire.
Toutes choses que l'enfant va ressentir aussi/surtout, selon comment le parent vit cela et ce qui émane de lui à ce sujet, comme une faute de sa part. Ou bien comme un affrontement de l'ordre du 'tu vas voir' plein de pression,  à poser avec l'enseignant-e.
LE truc à éviter, bien entendu.

Et en l'occurrence, leur maicresse de MS, l'an prochain, à ces deux petits, ce serait moi.
pompompom...

PS pour "ecole": inutile de râler... ;-)

Meroww


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