Brigade des Moeurs.
A cette époque j'étais "brigade" .
Un-e ZIL intervient sur une zone localisée en remplacements courts( qqes jours) , un-e brigade sur une vaaaaaste zone en remplacements longs (les autres).
Je visitais donc des cités diverses... comme quasiment tous les débutants dans le métier.
Chacune avait son heu... orientation particulière.
L'une: extrême pauvreté, l'autre: les primo arrivants, la voisine: les stups (certains matins, plus personne dans les rues.. une rafle avait eu lieu au petit matin), et ainsi de suite....
Dans la cité où se trouvait cette école et où je remplaçais dans une GS, on avait des affaires de mœurs.
Bien sûr j'ai entendu des récits crus/moches/tristes/difficiles avant celui qui vient, et d'autres encore après.
Mais celui là m'est resté un peu plus que d'autres.
Un jour Boulenvrac est particulièrement silencieux.
Il a sa petite sœur en PS, dont j'apprendrai que ça ne va pas mieux: elle fiche toute la classe en l'air.
Je finis par trouver moyen de le faire parler un peu.
Et je ne comprends pas ce qu'il me dit :
- " Papa il a fait le chien avec maman, il voulait qu'on reste regarder, et il lui tenait les cheveux très fort... maman elle criait, après il a crié aussi, il disait que c'était bien fait pour elle... après c'était fini"
?????
Décodage rapide: les parents se sont disputés (c'est pas la première fois, mais Boulenvrac ne me rapportait que des cris, pas de gestes) et il y a eu agression physique dont je n'arrive pas à comprendre la configuration ni la gravité, qui , visiblement, a beaucoup choqué Boulenvrac.
Qqes jours plus tard, avec des yeux angoissés, Boulenvrac me demande:
- " le trou pour faire caca, ça fait mal si on met comme un bâton dedans?"
3000 tours/secondes dans ma tête.
Oh non, quelle mocheté :-(
Je questionne:
- " Tu veux dire que ta maman a eu le bâton de ton papa dans le trou pour faire caca?"
- "[acquiescement muet] elle avait mal ma maman"
Peu de temps après j'apprendrai la réalité de la scène par 2 sources différentes:
le père a voulu "punir" la mère d'avoir fait un achat qui ne lui agréait pas, et lui a imposé une violente sodomie en demandant aux enfants de rester pour qu'ils voient bien
- " quelle chienne est [leur] mère et souvenez vous en" (les mots -hurlés- ont été entendus par la tierce personne qui m'en fera le récit.)
Avant de savoir tout ça, mon boulot aura été de rassurer l'enfant...notamment sur le fait que les disputes entre parents ne sont pas de sa faute ... car dans l'imaginaire de l'enfant, s'il y a crise, elle est provoquée par ses fantasmes libidinaux et destructeurs à lui (cf M.Klein) .
En revanche lui faire saisir ce qu'il en est des violences dans le couple de ses parents, dont sexuelles comme celles qu'il a vues ... l'univers de la classe n'est pas vraiment adéquat pour ça, excepté sur le côté social (lois , interdits etc) il lui aurait fallu une aide psy.
Evidemment, vous vous doutez bien que vu la config familiale et mon temps de remplacement je ne risquais pas de simplement le suggérer....
Me demande ce qu'il est advenu de ces gamins...Comment ils ont construit leurs relations, amoureuses ou non, ensuite...
A cette époque j'étais "brigade" .
Un-e ZIL intervient sur une zone localisée en remplacements courts( qqes jours) , un-e brigade sur une vaaaaaste zone en remplacements longs (les autres).
Je visitais donc des cités diverses... comme quasiment tous les débutants dans le métier.
Chacune avait son heu... orientation particulière.
L'une: extrême pauvreté, l'autre: les primo arrivants, la voisine: les stups (certains matins, plus personne dans les rues.. une rafle avait eu lieu au petit matin), et ainsi de suite....
Dans la cité où se trouvait cette école et où je remplaçais dans une GS, on avait des affaires de mœurs.
Bien sûr j'ai entendu des récits crus/moches/tristes/difficiles avant celui qui vient, et d'autres encore après.
Mais celui là m'est resté un peu plus que d'autres.
Un jour Boulenvrac est particulièrement silencieux.
Il a sa petite sœur en PS, dont j'apprendrai que ça ne va pas mieux: elle fiche toute la classe en l'air.
Je finis par trouver moyen de le faire parler un peu.
Et je ne comprends pas ce qu'il me dit :
- " Papa il a fait le chien avec maman, il voulait qu'on reste regarder, et il lui tenait les cheveux très fort... maman elle criait, après il a crié aussi, il disait que c'était bien fait pour elle... après c'était fini"
?????
Décodage rapide: les parents se sont disputés (c'est pas la première fois, mais Boulenvrac ne me rapportait que des cris, pas de gestes) et il y a eu agression physique dont je n'arrive pas à comprendre la configuration ni la gravité, qui , visiblement, a beaucoup choqué Boulenvrac.
Qqes jours plus tard, avec des yeux angoissés, Boulenvrac me demande:
- " le trou pour faire caca, ça fait mal si on met comme un bâton dedans?"
3000 tours/secondes dans ma tête.
Oh non, quelle mocheté :-(
Je questionne:
- " Tu veux dire que ta maman a eu le bâton de ton papa dans le trou pour faire caca?"
- "[acquiescement muet] elle avait mal ma maman"
Peu de temps après j'apprendrai la réalité de la scène par 2 sources différentes:
le père a voulu "punir" la mère d'avoir fait un achat qui ne lui agréait pas, et lui a imposé une violente sodomie en demandant aux enfants de rester pour qu'ils voient bien
- " quelle chienne est [leur] mère et souvenez vous en" (les mots -hurlés- ont été entendus par la tierce personne qui m'en fera le récit.)
Avant de savoir tout ça, mon boulot aura été de rassurer l'enfant...notamment sur le fait que les disputes entre parents ne sont pas de sa faute ... car dans l'imaginaire de l'enfant, s'il y a crise, elle est provoquée par ses fantasmes libidinaux et destructeurs à lui (cf M.Klein) .
En revanche lui faire saisir ce qu'il en est des violences dans le couple de ses parents, dont sexuelles comme celles qu'il a vues ... l'univers de la classe n'est pas vraiment adéquat pour ça, excepté sur le côté social (lois , interdits etc) il lui aurait fallu une aide psy.
Evidemment, vous vous doutez bien que vu la config familiale et mon temps de remplacement je ne risquais pas de simplement le suggérer....
Me demande ce qu'il est advenu de ces gamins...Comment ils ont construit leurs relations, amoureuses ou non, ensuite...
par Maybe
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In memoriam
Quand j'étais ado, je voulais pouvoir m'habiller joli le matin et arriver le soir chez moi, après la journée de taf, avec pas un pli qui dépasse l'autre, pas de môôvaise odeur (sueurs diverses), pas une tache, bref, une vraie photo de magazine (que je ne regardais pas).
La sensation ou l'impression d'être sale ou de sentir mauvais m'a toujours dérangée.
Un truc qu'on met à tel endroit devrait y rester et ne pas remonter/boulocher/plisser/tourner/se tacher.
J'aurais aimé avoir des jolies fringues à la mode du moment, qui m'aillent, de préférence (le ridicule peut tuer, si si) , et qui soient à mon goût, et malheureusement j'en ai, du goût.
Je dis 'malheureusement' parce que quand j'avise une fringue qui me plaît, le plus souvent elle est simplissime, mais sa coupe, son tissu ou sa couleur ou les trois, font qu'elle est hors de prix.
Enfin des miens, de prix.
Donc je ne m'habille pas comme je le rêve, et de toute façon le voudrais-je que je ne le pourrais pas, car pour faire mes journées
avec les ch'tits n'enfants et leurs mains-serpillières, pieds bulldozers
et autres orifices excréteurs ,
avec son agitation physique et sportive (APS lol) qui engendre mes propres(?)
sécrétions,
avec les agitations diverses de doigts, mains, poignets, jambes, assises
et postures sur des éléments bas,
avec les manips de produits diversement colorés ou collants,
et puisque que je résiste au tablier, à la blouse ou à tout autre
oripeau protecteur,
ben je m'habille en fringue-d'instit-qui-craint-rien.
Autrement dit: futal strech/ample + tee shirt/pull de même.
Une sorte de mode MaybeSacPoub®.
Mais je rêve toujours d'un jour faire un job où je resterai une couv' de mag du matin au soir.
Sans relief, sans odeur, sans mouvement.
Sauf que quand on fait pas du 36 fillette et qu'on commence à rider et à subir la loi de la pesanteur d'un fessier callipyge et d'un pectoral brinqueballant (enfin des bouboules felliniennes qui s'y superposent), ben on risque pas non plus d'être une couv de mag.
Ceci devrait consoler de cela.
Or non.
Et quand on sort sa fringuerie de l'été dernier et qu'on entre plus dedans, c'est un grand moment de solitude, aussi....
La sensation ou l'impression d'être sale ou de sentir mauvais m'a toujours dérangée.
Un truc qu'on met à tel endroit devrait y rester et ne pas remonter/boulocher/plisser/tourner/se tacher.
J'aurais aimé avoir des jolies fringues à la mode du moment, qui m'aillent, de préférence (le ridicule peut tuer, si si) , et qui soient à mon goût, et malheureusement j'en ai, du goût.
Je dis 'malheureusement' parce que quand j'avise une fringue qui me plaît, le plus souvent elle est simplissime, mais sa coupe, son tissu ou sa couleur ou les trois, font qu'elle est hors de prix.
Enfin des miens, de prix.
Donc je ne m'habille pas comme je le rêve, et de toute façon le voudrais-je que je ne le pourrais pas, car pour faire mes journées
avec les ch'tits n'enfants et leurs mains-serpillières, pieds bulldozers
et autres orifices excréteurs ,
avec son agitation physique et sportive (APS lol) qui engendre mes propres(?)
sécrétions,
avec les agitations diverses de doigts, mains, poignets, jambes, assises
et postures sur des éléments bas,
avec les manips de produits diversement colorés ou collants,
et puisque que je résiste au tablier, à la blouse ou à tout autre
oripeau protecteur,
ben je m'habille en fringue-d'instit-qui-craint-rien.
Autrement dit: futal strech/ample + tee shirt/pull de même.
Une sorte de mode MaybeSacPoub®.
Mais je rêve toujours d'un jour faire un job où je resterai une couv' de mag du matin au soir.
Sans relief, sans odeur, sans mouvement.
Sauf que quand on fait pas du 36 fillette et qu'on commence à rider et à subir la loi de la pesanteur d'un fessier callipyge et d'un pectoral brinqueballant (enfin des bouboules felliniennes qui s'y superposent), ben on risque pas non plus d'être une couv de mag.
Ceci devrait consoler de cela.
Or non.
Et quand on sort sa fringuerie de l'été dernier et qu'on entre plus dedans, c'est un grand moment de solitude, aussi....
par Maybe
publié dans :
Blouse bouse
Dans les écoles, il arrive que l’on accueille des stagiaires en BEP CSS, c’est à la discrétion de la dirlo d’accepter cela (partie admin) et de l’instit de les avoir en classe (partie boulot).
Cette recherche vous indiquera de ce vers quoi elles (et ils, des fois) peuvent aller.
En clair dans les écoles ces stagiaires sont sous la gouverne des instits, cad avec les attributions d’atsem, se doivent d’avoir donc une position d’aide.
Selon le lot, on a des ados motivé-e-s, casse-burnes, cossard-e-s ou actif-ve-s, a-neuroné-e-s ou à têtes bien faites, c’est la loterie, justement.
En tout état de cause on ne peut pas le savoir avant de les avoir en classe, puisque ce type de boulot, comme celui d’enseignant d’ailleurs, c’est à l’usage (voire à l’usure) qu’on se rend compte de ce que c’est et de l’adéquation qu’on peut avoir ou non avec.
Perso depuis qqes années je n‘en prends plus.( des stagiaires, pas du boulot)
Après qqes expériences plus ou moins amusantes j’ai renoncé, mon altruisme s’est lassé (peut-être temporairement, mais bon...).
Mon boulot c’est d’instruire les gamin-e-s , pas de me coltiner des santons embagouzées d’1m 70 à qui il faut tout dire et répéter, en sus de supporter les attitudes diversement appropriées de certain-e-s.
Comme ce fut le cas ces dernières semaines où j’ai fait l’interim de dirlo:
mes collègues étaient parties en stage (heureuses furent-elles) et les stagiaires BEP stageaient dans l’école durant ce même temps .. avec les instits remplaçantes, donc, cad des PE2 qui se seraient bien passées de ces boulettes. (oui, c’est le féminin de boulet).
Autant les premières livraisons de début d’année étaient sympas, les gamines et le gamin (oui y’avait un gars, les ch’tits n’enfants étaient ravi-e-s) repassent encore dire bonjour parfois... autant cette livraison là, on l’aurait volontiers renvoyée à l’expéditeur, même les atsem, qui pourtant sont le plus souvent ravies d’avoir cette aide supplémentaire.
Donc 4 adotes, 2 par classe chez les PE2, entre flemme et ralouillage insolent, à qui il faut apprendre la vie, le job et répéter les choses en sus de la classe à faire fonctionner.
Entre les:
-”oh ils sont bruyants” (les enfants .. les ados aussi hein)
-”ha non changer un gamin ça je le fais pas” (c’est ton job bichette,
désolée...l’atsem te le dit, l’instit te le répète, et la dirlo entre
2 ateliers doit venir le confimer aussi? ça va bien là, tu le fais
maintenant, car l’atsem change l’autre gamin)
-”oh ben ça si tu veux je le fais hein c’est pas sorcier” (non c’est
l’instit qui prend la pédago en charge, et merci de pas croire
que c’est du fun et que ça sert à passer le temps aux enfants)
- “ oh ben il y arrivait pas alors je lui ai fait” (mais bien sûr...
et il apprend comment le petit?)
- les mots croisés dans un coin,
- les papotages dans un autre,
- les coups de fils (vivent les sportables),
- les grommellements dès qu’une adulte leur demande qqchose
(et on est pas chiantes dans cette école, pourtant)
- les “ha je comprends pas là, quelle équipe doit faire la peinture?”
(ben c’est écrit sur la fiche que tu as sous le nez...)
- les prises d’initiatives dangereuses (non tu n’ouvres pas le portail
avant l’heure et tu n’en as pas la responsabilité de toute façon)
- les indiscrétions devant les parents (machin a peut-être fait ça a
truc, ou bien est comme ci ou comme ça mais d’un c’est pas
à toi de le dire, de deux ça ne se dit pas urbi et orbi)
Un festival...
En plus les instits qui reçoivent lesdites stagiaires doivent remplir une grille de notation (donc une fois que ce fut fait, les gamines étaient encore plus agréables à vivre, en version boulet plombé), or les PE2 ne sont pas habilité-e-s à le faire, et moi je ne les avais pas en classe même si j’avais les CR circonstanciés et effarés des adultes concernées (surtout cernées).
Donc j’ai invité leur prof à colloquer avec nous et pour qu’elle vienne aider à faire la chose.
Mais ce fut pas simple, il faudra qu'elle revienne.
Et franchement j’admire les profs de collège d’avoir à se frapper des ados et adotes à ce point tête-à-claques.
Alors il faut leur dire à ces djeunz:
- oui un gamin ça parle, ça bouge, ça morvelle, ça pisse, ça vomit
et ça chie, comme les vieilles gens, vous avez choisi les CSS
z’êtes sur-e-s?
- oui votre formation comprend le rapport à l’hygiène des
enfants et des matériels;
- non le métier d’instit en maternelle c’est pas le vôtre et
n’est pas si facile qu’il en a l’air;
- oui tout atelier a une finalité qui est envisagée bien en
amont et qui a des prolongemens en aval, ce n’est pas du
centre aéré;
- non un stage c’est pas du repos;
- oui on compte sur vous si vous êtes là;
- oui on vous fait confiance et on vous donne des
responsabilités si vous nous montrez que vous avez la tête
sur les épaules, c’est d’ailleurs pour ça qu’on accepte des
stagiaires;
- non on ne sera pas agréables avec vous si vous ne voulez
pas faire un minimum d’effort, sachant que puisque vous
doublez les atsem, ces efforts sont moindres que lorsque
vous serez vraiment sur votre futur lieu de travail;
etc....
Alors oui bien sûr, l’adolescence est une période de crise d’identité où la distance entre l’enfance et l’adultère humph pardon, l’état d’adulte (si on l’atteint un jour) est réévéluable au jour le jour.
Oui bien sûr, la position de subalterne n’est pas un moment agréable ni d’ailleurs de l’envisager pour son avenir, quand on est en crise identitaire.
Oui bien sûr, l’ado a besoin de s’affronter aux adultes pour se forger.
Oui bien sûr, les sécretions corporelles c’est pas marrant à gérer .
Oui oui oui... on peut parler de l’adolescence autant que vous voulez...
mais il n’empêche, l’effort est à faire de votre côté aussi: c’est vous qui apprenez un aspect d’un métier que vous allez peut-être faire pendant pas mal de temps.
Alors mettez y du coeur.
Et comprenez bien que nous ne sommes pas vos formateurs, nous attendons de vous que vous agissiez en fonction de ce que vous avez appris à faire via vos cours, et une fois que le programme de travail vous est donné les 2 premiers jours du stage, nous attendons de vous de ne pas avoir à tout réajuster et à vous moucher toutes les demi-heures, on n’a pas que ça à faire, notre boulot n’est pas de vous gérer.
On vous accueille pour vous aider vous, et ça nous aide nous, évidemment (en théorie) ...
C’est un échange de bons procédés:
vous avez des tâches à accomplir, et sans récriminer merci, on n’a pas franchement le temps pour ca, nous sommes sur notre lieu de travail, nous;
et nous nous efforçons de vous faire saisir ce qu’il en est de cet aspect de votre futur métier, voire on vous confie des tâches et des responsabilités plus fun que les basiques, si on sent que vous êtes *présent-e-s*, bref on met du plaisir dans le job, si vous nous y semblez prêt-e-s, voire on rend les choses plus que conviviales.
Ca m’a plu moyen de devoir vous remonter les bretelles, les PE2 aussi, et même les atsem en avaient marre de vous avoir comme boulettes.
Bref, ce lot là, on s’en serait toutes passées, le prochain sera peut-être meilleur, mais ça me conforte dans l’idée que je ne prendrait plus de stagiaire Bep Css pendant un bon moment, voire jusqu’à la fin de mes fonctions d’instit.
[edit] : Au fait, comme vous savez, j'avais demandé à leur prof ppale de revenir faire le point au calme et en prenant le temps, afin de mettre des appréciations cohérentes sur leurs livrets, en plus de valider leur notation.
Je ne voulais pas faire ça seule, surtout pas, afin d'être juste mais de ne pas nuire/casser leur année à ces jeunettes.
Qui se prendront assez de baffes sur le marché du travail pour pas leur en rajouter dès maintenant, même si certaines peuvent être salutaires.
Compte tenu du fait que c'était leur dernier stage professionnel d'une série, avec briefings, CR, notes et debriefing, plus les cours qui vont avec, elles auraient dû, m'a dit la prof, appréhender d'assez longue date ce qu'il en est du travail auquel elles se destinent et en profiter pour y trouver leurs marques, du moins, si ce n'était pas le cas, y arriver rapidement (quandje vous dit que les 2 premiers jours on montre et on explique et on répète, et qu'après ça roule tout seul, c'est exactement ça)
Or, elles n'ont pas saisi cette opportunité que représente la mise en situation, et n'ont rien changé à leur comportement initial... ce dernier empirant même les derniers jours après le dernier passage de prof....comportement qui, m'a dit la prof ppale, est le même dans leur lycée:
ce n'est donc pas nous qui avons fantasmé leurs attitudes agréables, avenantes et pleines d'initiatives raisonnables.
Les plus chiantes ont eu la moyenne, et les autres juste un ou deux points en plus.
Dommage pour elles, car ces stages leur donnent la possibilité d'avoir des points en plus sur leurs notes, sachant que majoritairement ce sont les matières générales qui leur posent le plus de souci.
En plus, notre école n'est pas franchement une école difficile, tant au niveau du public accueilli que des personnels qui y bossent. (fleurs fleurs.. personne ne nous en jettera , alors bon, on n'est jamais mieux servies...)
De fait, je re-salue avec respect les profs de collège-lycée etc qui se coltinent des préados et ados de cet acabit.
A parte:
De façon assez rigolote, la prof dont je parle a répondu à cela qu'elle saluait avec respect les instits qui osent travailler avec des enfants jeunes, "passke mon dieu non je pourrais pas" s'exclama t-elle.
Hé ouais, à chacun-e selon ses capacités et compétences :-)
Bref, le lot suivant, qui arrive sous peu, nous espérons qu'il sera mieux ... de toute façon il ne pourra pas être pire....
Cette recherche vous indiquera de ce vers quoi elles (et ils, des fois) peuvent aller.
En clair dans les écoles ces stagiaires sont sous la gouverne des instits, cad avec les attributions d’atsem, se doivent d’avoir donc une position d’aide.
Selon le lot, on a des ados motivé-e-s, casse-burnes, cossard-e-s ou actif-ve-s, a-neuroné-e-s ou à têtes bien faites, c’est la loterie, justement.
En tout état de cause on ne peut pas le savoir avant de les avoir en classe, puisque ce type de boulot, comme celui d’enseignant d’ailleurs, c’est à l’usage (voire à l’usure) qu’on se rend compte de ce que c’est et de l’adéquation qu’on peut avoir ou non avec.
Perso depuis qqes années je n‘en prends plus.( des stagiaires, pas du boulot)
Après qqes expériences plus ou moins amusantes j’ai renoncé, mon altruisme s’est lassé (peut-être temporairement, mais bon...).
Mon boulot c’est d’instruire les gamin-e-s , pas de me coltiner des santons embagouzées d’1m 70 à qui il faut tout dire et répéter, en sus de supporter les attitudes diversement appropriées de certain-e-s.
Comme ce fut le cas ces dernières semaines où j’ai fait l’interim de dirlo:
mes collègues étaient parties en stage (heureuses furent-elles) et les stagiaires BEP stageaient dans l’école durant ce même temps .. avec les instits remplaçantes, donc, cad des PE2 qui se seraient bien passées de ces boulettes. (oui, c’est le féminin de boulet).
Autant les premières livraisons de début d’année étaient sympas, les gamines et le gamin (oui y’avait un gars, les ch’tits n’enfants étaient ravi-e-s) repassent encore dire bonjour parfois... autant cette livraison là, on l’aurait volontiers renvoyée à l’expéditeur, même les atsem, qui pourtant sont le plus souvent ravies d’avoir cette aide supplémentaire.
Donc 4 adotes, 2 par classe chez les PE2, entre flemme et ralouillage insolent, à qui il faut apprendre la vie, le job et répéter les choses en sus de la classe à faire fonctionner.
Entre les:
-”oh ils sont bruyants” (les enfants .. les ados aussi hein)
-”ha non changer un gamin ça je le fais pas” (c’est ton job bichette,
désolée...l’atsem te le dit, l’instit te le répète, et la dirlo entre
2 ateliers doit venir le confimer aussi? ça va bien là, tu le fais
maintenant, car l’atsem change l’autre gamin)
-”oh ben ça si tu veux je le fais hein c’est pas sorcier” (non c’est
l’instit qui prend la pédago en charge, et merci de pas croire
que c’est du fun et que ça sert à passer le temps aux enfants)
- “ oh ben il y arrivait pas alors je lui ai fait” (mais bien sûr...
et il apprend comment le petit?)
- les mots croisés dans un coin,
- les papotages dans un autre,
- les coups de fils (vivent les sportables),
- les grommellements dès qu’une adulte leur demande qqchose
(et on est pas chiantes dans cette école, pourtant)
- les “ha je comprends pas là, quelle équipe doit faire la peinture?”
(ben c’est écrit sur la fiche que tu as sous le nez...)
- les prises d’initiatives dangereuses (non tu n’ouvres pas le portail
avant l’heure et tu n’en as pas la responsabilité de toute façon)
- les indiscrétions devant les parents (machin a peut-être fait ça a
truc, ou bien est comme ci ou comme ça mais d’un c’est pas
à toi de le dire, de deux ça ne se dit pas urbi et orbi)
Un festival...
En plus les instits qui reçoivent lesdites stagiaires doivent remplir une grille de notation (donc une fois que ce fut fait, les gamines étaient encore plus agréables à vivre, en version boulet plombé), or les PE2 ne sont pas habilité-e-s à le faire, et moi je ne les avais pas en classe même si j’avais les CR circonstanciés et effarés des adultes concernées (surtout cernées).
Donc j’ai invité leur prof à colloquer avec nous et pour qu’elle vienne aider à faire la chose.
Mais ce fut pas simple, il faudra qu'elle revienne.
Et franchement j’admire les profs de collège d’avoir à se frapper des ados et adotes à ce point tête-à-claques.
Alors il faut leur dire à ces djeunz:
- oui un gamin ça parle, ça bouge, ça morvelle, ça pisse, ça vomit
et ça chie, comme les vieilles gens, vous avez choisi les CSS
z’êtes sur-e-s?
- oui votre formation comprend le rapport à l’hygiène des
enfants et des matériels;
- non le métier d’instit en maternelle c’est pas le vôtre et
n’est pas si facile qu’il en a l’air;
- oui tout atelier a une finalité qui est envisagée bien en
amont et qui a des prolongemens en aval, ce n’est pas du
centre aéré;
- non un stage c’est pas du repos;
- oui on compte sur vous si vous êtes là;
- oui on vous fait confiance et on vous donne des
responsabilités si vous nous montrez que vous avez la tête
sur les épaules, c’est d’ailleurs pour ça qu’on accepte des
stagiaires;
- non on ne sera pas agréables avec vous si vous ne voulez
pas faire un minimum d’effort, sachant que puisque vous
doublez les atsem, ces efforts sont moindres que lorsque
vous serez vraiment sur votre futur lieu de travail;
etc....
Alors oui bien sûr, l’adolescence est une période de crise d’identité où la distance entre l’enfance et l’adultère humph pardon, l’état d’adulte (si on l’atteint un jour) est réévéluable au jour le jour.
Oui bien sûr, la position de subalterne n’est pas un moment agréable ni d’ailleurs de l’envisager pour son avenir, quand on est en crise identitaire.
Oui bien sûr, l’ado a besoin de s’affronter aux adultes pour se forger.
Oui bien sûr, les sécretions corporelles c’est pas marrant à gérer .
Oui oui oui... on peut parler de l’adolescence autant que vous voulez...
mais il n’empêche, l’effort est à faire de votre côté aussi: c’est vous qui apprenez un aspect d’un métier que vous allez peut-être faire pendant pas mal de temps.
Alors mettez y du coeur.
Et comprenez bien que nous ne sommes pas vos formateurs, nous attendons de vous que vous agissiez en fonction de ce que vous avez appris à faire via vos cours, et une fois que le programme de travail vous est donné les 2 premiers jours du stage, nous attendons de vous de ne pas avoir à tout réajuster et à vous moucher toutes les demi-heures, on n’a pas que ça à faire, notre boulot n’est pas de vous gérer.
On vous accueille pour vous aider vous, et ça nous aide nous, évidemment (en théorie) ...
C’est un échange de bons procédés:
vous avez des tâches à accomplir, et sans récriminer merci, on n’a pas franchement le temps pour ca, nous sommes sur notre lieu de travail, nous;
et nous nous efforçons de vous faire saisir ce qu’il en est de cet aspect de votre futur métier, voire on vous confie des tâches et des responsabilités plus fun que les basiques, si on sent que vous êtes *présent-e-s*, bref on met du plaisir dans le job, si vous nous y semblez prêt-e-s, voire on rend les choses plus que conviviales.
Ca m’a plu moyen de devoir vous remonter les bretelles, les PE2 aussi, et même les atsem en avaient marre de vous avoir comme boulettes.
Bref, ce lot là, on s’en serait toutes passées, le prochain sera peut-être meilleur, mais ça me conforte dans l’idée que je ne prendrait plus de stagiaire Bep Css pendant un bon moment, voire jusqu’à la fin de mes fonctions d’instit.
[edit] : Au fait, comme vous savez, j'avais demandé à leur prof ppale de revenir faire le point au calme et en prenant le temps, afin de mettre des appréciations cohérentes sur leurs livrets, en plus de valider leur notation.
Je ne voulais pas faire ça seule, surtout pas, afin d'être juste mais de ne pas nuire/casser leur année à ces jeunettes.
Qui se prendront assez de baffes sur le marché du travail pour pas leur en rajouter dès maintenant, même si certaines peuvent être salutaires.
Compte tenu du fait que c'était leur dernier stage professionnel d'une série, avec briefings, CR, notes et debriefing, plus les cours qui vont avec, elles auraient dû, m'a dit la prof, appréhender d'assez longue date ce qu'il en est du travail auquel elles se destinent et en profiter pour y trouver leurs marques, du moins, si ce n'était pas le cas, y arriver rapidement (quandje vous dit que les 2 premiers jours on montre et on explique et on répète, et qu'après ça roule tout seul, c'est exactement ça)
Or, elles n'ont pas saisi cette opportunité que représente la mise en situation, et n'ont rien changé à leur comportement initial... ce dernier empirant même les derniers jours après le dernier passage de prof....comportement qui, m'a dit la prof ppale, est le même dans leur lycée:
ce n'est donc pas nous qui avons fantasmé leurs attitudes agréables, avenantes et pleines d'initiatives raisonnables.
Les plus chiantes ont eu la moyenne, et les autres juste un ou deux points en plus.
Dommage pour elles, car ces stages leur donnent la possibilité d'avoir des points en plus sur leurs notes, sachant que majoritairement ce sont les matières générales qui leur posent le plus de souci.
En plus, notre école n'est pas franchement une école difficile, tant au niveau du public accueilli que des personnels qui y bossent. (fleurs fleurs.. personne ne nous en jettera , alors bon, on n'est jamais mieux servies...)
De fait, je re-salue avec respect les profs de collège-lycée etc qui se coltinent des préados et ados de cet acabit.
A parte:
De façon assez rigolote, la prof dont je parle a répondu à cela qu'elle saluait avec respect les instits qui osent travailler avec des enfants jeunes, "passke mon dieu non je pourrais pas" s'exclama t-elle.
Hé ouais, à chacun-e selon ses capacités et compétences :-)
Bref, le lot suivant, qui arrive sous peu, nous espérons qu'il sera mieux ... de toute façon il ne pourra pas être pire....
par Maybe
publié dans :
L'écorce du boulot
..ne sent pas la noisette ...
C’est en fait une grande artère que j’emprunte pédestrement 2 ou 3 fois la semaine.
J’y longe notamment, en début de parcours, une entreprise de pompes funèbres et ses baies vitrées proposant diverses concrétions minérales, et vers l’arrivée des vestiges gallo-romains en cours de fouilles, entre tractopelles et grattages patients.
Et inversement dans le sens du retour.
Et au milieu coule une rivière de mimosa (entier, même, le mosa)
De la vie (marchande) de la tombe .... à la tombe (hors marché?) de la vie .
Du quotidien qui nous appelle à son futur immédiat,
à l’étendue de l’armure, armature, murmure d ‘un passé.
Du regard du futur acheteur à l’œil intrigué de l’indiscret.
Du passant sans histoire aux cents histoires du passé.
Qui contemple qui? Où est l’œil? (merci Victor)
La trace qu’on laisse.
De celle qu’on (se) choisit pour le sens qu’on y met ...
à ce qu’il en reste et le sens que d’autres y cherchent,
enfoncé par la vie, la poussière et les immondices
des vivants des siècles suivants .
Les prix portés sur ces objets funéraires ... la valeur des vestiges.
Les néons virulents sur les uns... le vent, la pluie, le soleil sur les autres
Le mauvais goût ou le kitsch des uns... les utilités des autres.
Les couleurs et le brillant poli des uns... l’humble brun boueux des autres.
Ce qu’il se trouve(ra) de nous sous les uns....
...................
Allons, je l’ai longé, ce long chemin, aujourd’hui.
Alors demain, je m’offrirai un raccourci:
une branche de mimosa.
Non.
Mon vase, ma maison serait sa tombe.
Alors j’irai où je pourrai humer doucement sa vivacité.
Edit:
ouh kilénul ce tesque.
bon mais cet edit c'est pas pour dire ça, mais que voilà, les vestiges sont recouverts.
Terre, sable, plaques de roc.. bientôt béton ou asphalte, je ne sais pas trop.
Outre que je trouve ça bien dommage, savoir , pour l'avoir vu (parce qu'en principe on s'en doute mais c'est tout) qu'on va marcher ou rouler sur du passé, sur du comblé...c'est...
comme avoir irrémédiablement perdu un livre dont l'histoire nous a bercé et qu'on avait toujours eu espoir de rencontrer à nouveau.
Je grandiloque :-/
C’est en fait une grande artère que j’emprunte pédestrement 2 ou 3 fois la semaine.
J’y longe notamment, en début de parcours, une entreprise de pompes funèbres et ses baies vitrées proposant diverses concrétions minérales, et vers l’arrivée des vestiges gallo-romains en cours de fouilles, entre tractopelles et grattages patients.
Et inversement dans le sens du retour.
Et au milieu coule une rivière de mimosa (entier, même, le mosa)
De la vie (marchande) de la tombe .... à la tombe (hors marché?) de la vie .
Du quotidien qui nous appelle à son futur immédiat,
à l’étendue de l’armure, armature, murmure d ‘un passé.
Du regard du futur acheteur à l’œil intrigué de l’indiscret.
Du passant sans histoire aux cents histoires du passé.
Qui contemple qui? Où est l’œil? (merci Victor)
La trace qu’on laisse.
De celle qu’on (se) choisit pour le sens qu’on y met ...
à ce qu’il en reste et le sens que d’autres y cherchent,
enfoncé par la vie, la poussière et les immondices
des vivants des siècles suivants .
Les prix portés sur ces objets funéraires ... la valeur des vestiges.
Les néons virulents sur les uns... le vent, la pluie, le soleil sur les autres
Le mauvais goût ou le kitsch des uns... les utilités des autres.
Les couleurs et le brillant poli des uns... l’humble brun boueux des autres.
Ce qu’il se trouve(ra) de nous sous les uns....
...................
Allons, je l’ai longé, ce long chemin, aujourd’hui.
Alors demain, je m’offrirai un raccourci:
une branche de mimosa.
Non.
Mon vase, ma maison serait sa tombe.
Alors j’irai où je pourrai humer doucement sa vivacité.
Edit:
ouh kilénul ce tesque.
bon mais cet edit c'est pas pour dire ça, mais que voilà, les vestiges sont recouverts.
Terre, sable, plaques de roc.. bientôt béton ou asphalte, je ne sais pas trop.
Outre que je trouve ça bien dommage, savoir , pour l'avoir vu (parce qu'en principe on s'en doute mais c'est tout) qu'on va marcher ou rouler sur du passé, sur du comblé...c'est...
comme avoir irrémédiablement perdu un livre dont l'histoire nous a bercé et qu'on avait toujours eu espoir de rencontrer à nouveau.
Je grandiloque :-/
par Maybe
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Pseudocortex.
Une tapette
Ou la rencontre du troisème type.
Dans cette même cité et année que dans 'Et soudons nos lèvres' ...
C’est viscéral je ne supporte pas la négation de mon être en tant que femme, ni la négation des autres femmes d’ailleurs, que je ressens lorsque certains pères/ hommes s’adressent à moi.
Ou la relegation des femmes à leur corps/sexe ce qui revient au même, en somme.
Que ce soit au motif de religion ou de machisme, on peut discuter - mais vu que les religions sont écrites par et pour les hommes, bon... suffit d’être un peu(?) extrêmiste dans l’application de la lettre (qui tue, rappelons le) pour que ça devienne irrespirable en tant que femme...et c'est l'extrêmisme en question qui me dérange, quelle que soit la religion. Donc les extrêmistes.
Un jour, un père apparemment de ce tonneau vient me demander des niouzes de son garçon, sans me serrer la main pour dire bonjour, et surtout surtout sans me regarder en face en me parlant (c’est agréable ça, je vous dis pas).
Hé ben ce jour là j’en ai ras le bol d’être traitée comme une impure intouchable et irregardable au motif que mon contact et mon regard souilleraient le sûrement irrrRRRrrrréprochable et vertueux homme qui est à mes côtés.
De ce fait, je termine la discussion avec un grand sourire bonhomme (enfin, bonnefemme), et en disant:
-- “c’est bien d’être venu me demander des nouvelles, mais ne vous tracassez pas, il apprend et avance vite, votre fils”...
...je lui tapote gentiment l’épaule.
Je suis l’instit de son fils, donc il vient me voir parce que je détiens ce ‘pouvoir’ (très limité) et ce ‘savoir’ là (pareil) , mais comme j’ai des coquetiers intégrés et non des bourses apparentes, je suis une souillure en puissance sur pattes?
Hého.
Il y a une distorsion entre le rôle socio-professionnel donc ma fonction, et l’être qui le joue donc ma nature uniquement dans son aspect sexué (voire sexuel, ouh la vilaine elle jouit peut-être au lit!, Et pourquoi vilaine, lui non peut-être?) et c’est cette dernière qui prévaut .
Qu’on ne vienne pas me parler de relativisme culturel, en ce qui concerne les femmes, c’est effectivement culturel, mais pas relatif du tout, je ne peux pas accepter ça.
D’ailleurs en classe, j’oblige mon discours et la grammaire à tenir compte du féminin, je modifie les histoires pour enfants pour casser les stéréotypes, et je me bats à ma petite mesure contre les assignations genrées que les enfants intégrent extrêmement vite, hélas.
C'est normal: nous vivons dans ce contexte là.
Bon, et le papa tapé, comment il a réagi?
Il m’a lancé un regard noir (ha tiens, j’ai donc eu ses yeux en face des miens, le mal était fait, quoi, et le mâle défait), a grommelé une sorte de “merci” et on s’est séparés ...
(texte modifié reposté)
Ou la rencontre du troisème type.
Dans cette même cité et année que dans 'Et soudons nos lèvres' ...
C’est viscéral je ne supporte pas la négation de mon être en tant que femme, ni la négation des autres femmes d’ailleurs, que je ressens lorsque certains pères/ hommes s’adressent à moi.
Ou la relegation des femmes à leur corps/sexe ce qui revient au même, en somme.
Que ce soit au motif de religion ou de machisme, on peut discuter - mais vu que les religions sont écrites par et pour les hommes, bon... suffit d’être un peu(?) extrêmiste dans l’application de la lettre (qui tue, rappelons le) pour que ça devienne irrespirable en tant que femme...et c'est l'extrêmisme en question qui me dérange, quelle que soit la religion. Donc les extrêmistes.
Un jour, un père apparemment de ce tonneau vient me demander des niouzes de son garçon, sans me serrer la main pour dire bonjour, et surtout surtout sans me regarder en face en me parlant (c’est agréable ça, je vous dis pas).
Hé ben ce jour là j’en ai ras le bol d’être traitée comme une impure intouchable et irregardable au motif que mon contact et mon regard souilleraient le sûrement irrrRRRrrrréprochable et vertueux homme qui est à mes côtés.
De ce fait, je termine la discussion avec un grand sourire bonhomme (enfin, bonnefemme), et en disant:
-- “c’est bien d’être venu me demander des nouvelles, mais ne vous tracassez pas, il apprend et avance vite, votre fils”...
...je lui tapote gentiment l’épaule.
Je suis l’instit de son fils, donc il vient me voir parce que je détiens ce ‘pouvoir’ (très limité) et ce ‘savoir’ là (pareil) , mais comme j’ai des coquetiers intégrés et non des bourses apparentes, je suis une souillure en puissance sur pattes?
Hého.
Il y a une distorsion entre le rôle socio-professionnel donc ma fonction, et l’être qui le joue donc ma nature uniquement dans son aspect sexué (voire sexuel, ouh la vilaine elle jouit peut-être au lit!, Et pourquoi vilaine, lui non peut-être?) et c’est cette dernière qui prévaut .
Qu’on ne vienne pas me parler de relativisme culturel, en ce qui concerne les femmes, c’est effectivement culturel, mais pas relatif du tout, je ne peux pas accepter ça.
D’ailleurs en classe, j’oblige mon discours et la grammaire à tenir compte du féminin, je modifie les histoires pour enfants pour casser les stéréotypes, et je me bats à ma petite mesure contre les assignations genrées que les enfants intégrent extrêmement vite, hélas.
C'est normal: nous vivons dans ce contexte là.
Bon, et le papa tapé, comment il a réagi?
Il m’a lancé un regard noir (ha tiens, j’ai donc eu ses yeux en face des miens, le mal était fait, quoi, et le mâle défait), a grommelé une sorte de “merci” et on s’est séparés ...
(texte modifié reposté)
par Maybe
publié dans :
In memoriam
Je me lève,
et je me bouscule,
ça ne me réveille pas,
comme d'habitu--deuhhh..
Ha non c'est pas ça.
:-)
Curieux comme on vit sur des rails.
Je me suis réveillée avec dans ma tête une sorte de programmation anticipatrice du lendemain (oui le lendemain d'aujourd'hui étant un lundi, vous me suivez sûrement...) cad:
allez, on oublie que demain c'est lundi et on essaie de vivre une journée tranquille et de se mettre en état d'enseignerie (oh... à vous de vous amuser avec les sonorités :-)) que vers 17 ou 18 h , pour les preps.
Mais chaque dimanche c'est pareil : j'arrive pas à mettre de côté le lendemain, et sa suite, à savoir la semaine d'enseignement.
En fait disons: j'arrive pas à suffisamment mettre de côté.
Ca me grignote, me sape, l'érode... comme un ordi a une partie de sa mémoire vive dédiée à une tâche de fond infinie.
Quant à la mémoire morte.. ahem.
Tout ça pour dire que, comme à chaque vacances, la première semaine est dévolue à l'évacuation des rails :
Si, si ,si, je suis en vacances, non, non, j'ai rien à préparer, oui je peux 'oublier' la pédago, les gamins de mon quotidien et autres périphéries du boulot, si allez un effort, encore un effort, on met ça de côté, hophop.
Or la semaine qui précéde une rentrée, voire plus, je suis dans: allez on s'y replonge, on reprend son souffle, on se met entre parenthèses et en apnée pour pouvoir donner de soi à ces mômes qui attendent ta présence, allez, et non non on angoisse pas, allons allons, on se tient droite, on est costaude, on se refond dans (un peu!) le moule même si ça coince aux entournures et on se remet sur les rails (les avait-on quittés?) .
Or donc...là j'en suis à :
[Maybezen] - allez, mets toi dans les neurones que tu es en
vacances.
[Maybetronche] - ouais mais ca va pas durer
[Maybezen] - je sais bien , mais quand même oublie et profite !
[Maybetronche] - facile à dire, oh, mon boulot c'est de ne pas trop
oublier justement, parce qu'après c'est encore
plus dur de s'y remettre.
[Maybezen] - oh tu fais ch... hein. Pardon tu es laxative.
[Maybetronche] - je sais. mais c'est pour ca qu'on m'aime.
[Maybezen] - ha bon on t'aime?
[Maybetronche] - heu ... tu me mets le doute, là
[Maybezen] - ha bon, je te fais de l'ombre?(rire caustique et soudé)
[Maybetronche] - plus la clarté est puissante,
plus intense est l'ombre.
[Maybezen] - rhaaaaaaaaa, enlevez moi cette tronche de lààààààà
* : du latin bien sûr ... (et pas cappuccino)
et je me bouscule,
ça ne me réveille pas,
comme d'habitu--deuhhh..
Ha non c'est pas ça.
:-)
Curieux comme on vit sur des rails.
Je me suis réveillée avec dans ma tête une sorte de programmation anticipatrice du lendemain (oui le lendemain d'aujourd'hui étant un lundi, vous me suivez sûrement...) cad:
allez, on oublie que demain c'est lundi et on essaie de vivre une journée tranquille et de se mettre en état d'enseignerie (oh... à vous de vous amuser avec les sonorités :-)) que vers 17 ou 18 h , pour les preps.
Mais chaque dimanche c'est pareil : j'arrive pas à mettre de côté le lendemain, et sa suite, à savoir la semaine d'enseignement.
En fait disons: j'arrive pas à suffisamment mettre de côté.
Ca me grignote, me sape, l'érode... comme un ordi a une partie de sa mémoire vive dédiée à une tâche de fond infinie.
Quant à la mémoire morte.. ahem.
Tout ça pour dire que, comme à chaque vacances, la première semaine est dévolue à l'évacuation des rails :
Si, si ,si, je suis en vacances, non, non, j'ai rien à préparer, oui je peux 'oublier' la pédago, les gamins de mon quotidien et autres périphéries du boulot, si allez un effort, encore un effort, on met ça de côté, hophop.
Or la semaine qui précéde une rentrée, voire plus, je suis dans: allez on s'y replonge, on reprend son souffle, on se met entre parenthèses et en apnée pour pouvoir donner de soi à ces mômes qui attendent ta présence, allez, et non non on angoisse pas, allons allons, on se tient droite, on est costaude, on se refond dans (un peu!) le moule même si ça coince aux entournures et on se remet sur les rails (les avait-on quittés?) .
Or donc...là j'en suis à :
[Maybezen] - allez, mets toi dans les neurones que tu es en
vacances.
[Maybetronche] - ouais mais ca va pas durer
[Maybezen] - je sais bien , mais quand même oublie et profite !
[Maybetronche] - facile à dire, oh, mon boulot c'est de ne pas trop
oublier justement, parce qu'après c'est encore
plus dur de s'y remettre.
[Maybezen] - oh tu fais ch... hein. Pardon tu es laxative.
[Maybetronche] - je sais. mais c'est pour ca qu'on m'aime.
[Maybezen] - ha bon on t'aime?
[Maybetronche] - heu ... tu me mets le doute, là
[Maybezen] - ha bon, je te fais de l'ombre?(rire caustique et soudé)
[Maybetronche] - plus la clarté est puissante,
plus intense est l'ombre.
[Maybezen] - rhaaaaaaaaa, enlevez moi cette tronche de lààààààà
* : du latin bien sûr ... (et pas cappuccino)
par Maybe
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Rubrikabrak
Petit bilan succinct de mi-année...
Grossevoix maintenant va super bien, elle est littéralement "dégagée" de qqchose. Au négatif: elle gigote à haute voix, mais bon...
Doudette s'affine, physiquement et moralement, c'est bien réjouissant de la voir courir sauter, danser.. dommage, elle est moyenne niveau performances, mais elle fera son chemin je pense.
Missbougon me fait des sourires désarmants , me demandant " c'est toi qui vas être de service maicresse? parce que j'aime mieux quand c'est toi"... en fait elle n'est pas bougon, mais intimidée, ce qui lui donne cet air là, souvent.
Princessedufoyer ces derniers jours est bien plus agréable, rieuse, vraiment enfant, pas de mystères: les séances psy (surtout pour sa mère) ont repris régulièrement.
Sérieusebrune dont je regrette, comme pour Grandblond, de ne pas pouvoir, à cause des autres enfants tellement en demande pff je suis pas shiva hélas, mieux la prendre en main (elle lirait rapidement, mais bon... vu qu'elle ne s'ennuie aps en classe, y'a pa presse) était épuisée ces jours derniers, au point que le jour de la sortie elle fond en larmes dans mes bras et me dit:
- "les petits tu sais ils ont un dortoir et pas non on peut pas dormir c'est pas juste et moi j'ai tellement sommeil..." hé oui....
Pâlelente envoie toujours son amoureux InlovewithTGV me demander de sortir les vélos-trottinettes-tracteurs à sa place... oui il est revenu les derniers jours ton filleul, Djac:-) en me disant :
- "j'ai été crrrooo malade, maicresse, et puis tu sais j'ai perdu ma voix, d'ailleurs, [il garde un enrouement assez 'chanteur de blues'] donc je te parle pas hein, et puis tu sais .. " [suivent des histoires persos etc etc]
Petitethéâtreuse s'est nettement apaisée niveau angoisses diverses (3 séances psy et hop plié) , super raisonnable et marrante, je lui souhaite vraiment de faire du théâtre un jour...
Vrillekibrille n'a pas changé d'un iota son comportement dervichetournant et destructuré, asticote Dervichetourneurbrun, donne et se prend donc des coups, ce dont se plaint la mère évidemment... ce qui sauve la gamine , pour le moment, c'est son intelligence....
Peaudedamart s'est amusée à me répondre "non" à toute question demande ou interrogation de ma part , jusqu'à ce que je l'envoie promener, comme quoi je ne suis pas son père et je n'admets pas cette insolence là, même si pour elle c'est plutôt un jeu.
Grosbourrin donc cf le précédent billet.
Petitélastique s'en sort bien, vu le contexte.... il n'a plus refait de crise de mutisme/énurésie, même si parfois il a du mal à s'exprimer en groupe.
Kurdendouce n'est venu que mettons allez... 1 jour sur 3 environ, (par demi journées) je en sais plus comment faire pour expliquer à la famille que si si faut venir .. mais il nous manque un-e interprète! Chance pour lui, ses capacités le sauveront, et le CP et ses obligations feront saisir à la famille que la "maternelle" c'était important.
Dervichetourneurbrun ben ça suit son cours, hier encore une crise magistrale, lors d'une récré, avec une autre instit, je suis arrivée par là-dessus, et pris en main, enfin en mots, le petit:
"ha tu vas voir ton papa ce week-end? c'est ça qui t'inquiète?... il n'est pas encore guéri et il est tout maigre? mais ça va passer tu sais..."
Petitbrunet ça roule .. sauf qu"il maintient ses défauts d'articulation, d'où orthophonie, mais ça lui permet inconsciemment d'être sûr que ses 2 parents sont concernés (ils l'emmènent chacun leur tour, cool, non?), or c'est déjà bien le cas, donc ça va se régler.
Puînécorché gigote toujours autant, manque de maturité, mais a effetivement bien d'autres choses à régler; pour lui le passage au CP sera valorisant et cadrant: il sera dans la même école que le grand frère et non de la petit soeur, ça changera la donne,en attendant faut aller jusqu'au bout de la GS...
Petitdéchiré * m'a sauté dessus jeudi soir alors que j'enfilais mon manteau et lui s'enfilait son goûter:
- "maicresse maicresse, c'est ce soir les vacances?"
- "non Petitdéchiré c'est demain soir pourquoi?"
- "ben pour te dire au revoir, tout ça"
bizzz clinng (bruitage de mon cerveau qui carbure)
- "viens voir le calendrier c'est demain soir tu vois? ça te rassure?"
- "oui oui alors à demain hein maicresse"
et effectivement le lendemain il a eu son temps d'élaboration de la séparation.
Car (digressons un petit coup , tiens) le "bonjour" comme le "au revoir" quelles que soient leurs modalités (verbales, gestuelles, visuelles) signifient ou disons, mettent en acte la séparation (qui a eu lieu, qui va avoir lieu) et donc testent le lien.
D'où le nombre d'enfant (hormis les mal-élevés hein bien sûr) à qui il faut un temps à l'arrivée ou au départ qqpart pour saluer les gens présents , qu'on retrouve, ou qu'on quitte.
Du coup le matin, je leur adresse un bonjour, et je n'attends rien de particulier en retour, je leur laisse un temps ...pour celles et ceux qui ont besoin de ce temps là ...qui en général n'excède pas de bcp le départ réel de leurs parents, hé oui, parce qu'il leur faut 'quitter' leur parent - et que le parent leur autorise ce lachâge là- pour se sentir le droit de remettre en fonction le lien à l'enseignant .
Certain-e-s m'adressent un regard : il y a eu contact visuel, c'est ok pour moi, l''enfant a signifié qu'il sait où il est et avec qui, le temps va permettre d'aller vers la parole ensuite.
Dans certains cas, ils ont peur de peiner leur parent s'ils leur montrent leur lien à l'enseignant: cf
Bébécygne dont justement la régression est maintenant manifeste ( le bonhomme est redevenu très têtard). Il faudra que je revoie pour la x-ième fois la mother ... de plus j'ai noté qu'à chaque fois que l'enfant se sent bien à l'école, va bien, ou que je dis que ça va bien, il est absent le ou les jours qyui suivent: la mère appelle pour dire qu'il est malade... mouui, elle tombe bien à pic cette 'maladie ' (je le vois gambader dans la rue pour accompagner l'aînée at school) ce qui me conforte dans mon interprétation initiale
Bon... pour le listing enfants j'arrête là :-)
Pour le bilan perso?
Depuis septembre:
+ 7 kilos, + clinophile que jamais, + d'étoiles qui tournent quand je me lève d'un siège....
et
- de vie sociale, - d'envie de bouger; - de perspective d'avenir qui me porte....
Total:
... même état, les grandes angoisses trop invalidantes en moins, qu'avant la chute.
... épuisement général
Moralité:
- les enfants ont l'air heureux dans ma classe et sous ma houlette, c'est le principal
- Maybejunior a repris du poil, de la bête, et de l'ordi, on va supposer que ça va...
- l'école a tourné sous ma gouverne ce dernier mois, sans pbme majeur
(sauf les stagiaires BEP ados qui ont été à piler mais j'en parlerai une autre fois.)
- moi je (re)deviens un bibendefemme et je ne veux pas qu'on me voie, ça tombe bien, je ne suis à peu près bien que sur mon canapé ou sous ma couette ou les deux.
Qui veut vivre ma vie?
(Ne vous bousculez pas hein...)
Grossevoix maintenant va super bien, elle est littéralement "dégagée" de qqchose. Au négatif: elle gigote à haute voix, mais bon...
Doudette s'affine, physiquement et moralement, c'est bien réjouissant de la voir courir sauter, danser.. dommage, elle est moyenne niveau performances, mais elle fera son chemin je pense.
Missbougon me fait des sourires désarmants , me demandant " c'est toi qui vas être de service maicresse? parce que j'aime mieux quand c'est toi"... en fait elle n'est pas bougon, mais intimidée, ce qui lui donne cet air là, souvent.
Princessedufoyer ces derniers jours est bien plus agréable, rieuse, vraiment enfant, pas de mystères: les séances psy (surtout pour sa mère) ont repris régulièrement.
Sérieusebrune dont je regrette, comme pour Grandblond, de ne pas pouvoir, à cause des autres enfants tellement en demande pff je suis pas shiva hélas, mieux la prendre en main (elle lirait rapidement, mais bon... vu qu'elle ne s'ennuie aps en classe, y'a pa presse) était épuisée ces jours derniers, au point que le jour de la sortie elle fond en larmes dans mes bras et me dit:
- "les petits tu sais ils ont un dortoir et pas non on peut pas dormir c'est pas juste et moi j'ai tellement sommeil..." hé oui....
Pâlelente envoie toujours son amoureux InlovewithTGV me demander de sortir les vélos-trottinettes-tracteurs à sa place... oui il est revenu les derniers jours ton filleul, Djac:-) en me disant :
- "j'ai été crrrooo malade, maicresse, et puis tu sais j'ai perdu ma voix, d'ailleurs, [il garde un enrouement assez 'chanteur de blues'] donc je te parle pas hein, et puis tu sais .. " [suivent des histoires persos etc etc]
Petitethéâtreuse s'est nettement apaisée niveau angoisses diverses (3 séances psy et hop plié) , super raisonnable et marrante, je lui souhaite vraiment de faire du théâtre un jour...
Vrillekibrille n'a pas changé d'un iota son comportement dervichetournant et destructuré, asticote Dervichetourneurbrun, donne et se prend donc des coups, ce dont se plaint la mère évidemment... ce qui sauve la gamine , pour le moment, c'est son intelligence....
Peaudedamart s'est amusée à me répondre "non" à toute question demande ou interrogation de ma part , jusqu'à ce que je l'envoie promener, comme quoi je ne suis pas son père et je n'admets pas cette insolence là, même si pour elle c'est plutôt un jeu.
Grosbourrin donc cf le précédent billet.
Petitélastique s'en sort bien, vu le contexte.... il n'a plus refait de crise de mutisme/énurésie, même si parfois il a du mal à s'exprimer en groupe.
Kurdendouce n'est venu que mettons allez... 1 jour sur 3 environ, (par demi journées) je en sais plus comment faire pour expliquer à la famille que si si faut venir .. mais il nous manque un-e interprète! Chance pour lui, ses capacités le sauveront, et le CP et ses obligations feront saisir à la famille que la "maternelle" c'était important.
Dervichetourneurbrun ben ça suit son cours, hier encore une crise magistrale, lors d'une récré, avec une autre instit, je suis arrivée par là-dessus, et pris en main, enfin en mots, le petit:
"ha tu vas voir ton papa ce week-end? c'est ça qui t'inquiète?... il n'est pas encore guéri et il est tout maigre? mais ça va passer tu sais..."
Petitbrunet ça roule .. sauf qu"il maintient ses défauts d'articulation, d'où orthophonie, mais ça lui permet inconsciemment d'être sûr que ses 2 parents sont concernés (ils l'emmènent chacun leur tour, cool, non?), or c'est déjà bien le cas, donc ça va se régler.
Puînécorché gigote toujours autant, manque de maturité, mais a effetivement bien d'autres choses à régler; pour lui le passage au CP sera valorisant et cadrant: il sera dans la même école que le grand frère et non de la petit soeur, ça changera la donne,en attendant faut aller jusqu'au bout de la GS...
Petitdéchiré * m'a sauté dessus jeudi soir alors que j'enfilais mon manteau et lui s'enfilait son goûter:
- "maicresse maicresse, c'est ce soir les vacances?"
- "non Petitdéchiré c'est demain soir pourquoi?"
- "ben pour te dire au revoir, tout ça"
bizzz clinng (bruitage de mon cerveau qui carbure)
- "viens voir le calendrier c'est demain soir tu vois? ça te rassure?"
- "oui oui alors à demain hein maicresse"
et effectivement le lendemain il a eu son temps d'élaboration de la séparation.
Car (digressons un petit coup , tiens) le "bonjour" comme le "au revoir" quelles que soient leurs modalités (verbales, gestuelles, visuelles) signifient ou disons, mettent en acte la séparation (qui a eu lieu, qui va avoir lieu) et donc testent le lien.
D'où le nombre d'enfant (hormis les mal-élevés hein bien sûr) à qui il faut un temps à l'arrivée ou au départ qqpart pour saluer les gens présents , qu'on retrouve, ou qu'on quitte.
Du coup le matin, je leur adresse un bonjour, et je n'attends rien de particulier en retour, je leur laisse un temps ...pour celles et ceux qui ont besoin de ce temps là ...qui en général n'excède pas de bcp le départ réel de leurs parents, hé oui, parce qu'il leur faut 'quitter' leur parent - et que le parent leur autorise ce lachâge là- pour se sentir le droit de remettre en fonction le lien à l'enseignant .
Certain-e-s m'adressent un regard : il y a eu contact visuel, c'est ok pour moi, l''enfant a signifié qu'il sait où il est et avec qui, le temps va permettre d'aller vers la parole ensuite.
Dans certains cas, ils ont peur de peiner leur parent s'ils leur montrent leur lien à l'enseignant: cf
Bébécygne dont justement la régression est maintenant manifeste ( le bonhomme est redevenu très têtard). Il faudra que je revoie pour la x-ième fois la mother ... de plus j'ai noté qu'à chaque fois que l'enfant se sent bien à l'école, va bien, ou que je dis que ça va bien, il est absent le ou les jours qyui suivent: la mère appelle pour dire qu'il est malade... mouui, elle tombe bien à pic cette 'maladie ' (je le vois gambader dans la rue pour accompagner l'aînée at school) ce qui me conforte dans mon interprétation initiale
Bon... pour le listing enfants j'arrête là :-)
Pour le bilan perso?
Depuis septembre:
+ 7 kilos, + clinophile que jamais, + d'étoiles qui tournent quand je me lève d'un siège....
et
- de vie sociale, - d'envie de bouger; - de perspective d'avenir qui me porte....
Total:
... même état, les grandes angoisses trop invalidantes en moins, qu'avant la chute.
... épuisement général
Moralité:
- les enfants ont l'air heureux dans ma classe et sous ma houlette, c'est le principal
- Maybejunior a repris du poil, de la bête, et de l'ordi, on va supposer que ça va...
- l'école a tourné sous ma gouverne ce dernier mois, sans pbme majeur
(sauf les stagiaires BEP ados qui ont été à piler mais j'en parlerai une autre fois.)
- moi je (re)deviens un bibendefemme et je ne veux pas qu'on me voie, ça tombe bien, je ne suis à peu près bien que sur mon canapé ou sous ma couette ou les deux.
Qui veut vivre ma vie?
(Ne vous bousculez pas hein...)
par Maybe
publié dans :
Oboulo !
Grosbourrin me tape sur le système.
Et il tape (entre autres joyeusetés) sur les autres.
Mais il faut reprendre au début.
Quand on a un-e gros-se bourrin-ne, on le responsabilise là où il ou elle doit pratiquer un autocontrôle. Truc banal.
En clair, j'avais demandé en début d'année à Grosbourrin de protéger les plus petits (notamment PS) dans la cour de récré.... vu qu'il est fort, qu'il est grand , qu'il saura le faire, lui, etc etc.
En, mettons... je sais plus, novembre ou décembre, je me suis absentée qqes jours (écroulade généralisée) et j'ai été remplacée par un zhom. Les gamins adorent ça, comme déjà dit.
Qui lui a proposé la même démarche de protection des plus faibles.
Lorsque le comportement de Grosbourrin devient trop violent ou dangereux, (il l'est de toute façon mais avec des pics) un petit rappel ne fait pas de mal.
Surtout quand il vient me dire: truc a fait ça à machin-e.. et que lui même vient de mettre un pain à un pote de jeu.
Souvent c'est lui-même qui, pris en flagrant délit de portnaouak-kifémal, vient affirmer du ton offusqué de qui est dans son bon droit
-" mais, heu, le maître il m'a dit que je protège les petits!"
Mrrffff....Faudrait voir à s'appliquer à soi-même ce qu'on demande aux autres, hein... quand on veut être le flic de la cour...
Depuis.. environ 1 mois, il ajoute à ses gestes poétiques, doux, mesurés et tolérants un comportement délicieux qui éveille en moi des sentiments d'apaisement, de dilection et de fraternité...
Quand je demande qqchose à toute la classe ou à lui tout seul, il souffle, hausse les épaules, me nargue s'il peut, dit des grossièretés de-ci de-là, et en fait aussi... etc.. bref la panoplie de l'ado chieur que je n'admets pas, que d'ailleurs je n'aurais en aucun cas admise chez mon propre gamin à 5 ans (ni après, notez mais bon les grands ados, c'est autre chose).
Et de fois à autres il lance à la cantonnade:
-" hééé t'as vu Grandblond il est tout seul à une table que de fiiiilles..." ou des trucs du même acabit.... que je ne laisse pas passer, vous vous en doutez.
Parallèlement à cela, la famille entière a (enfin!!) eu son premier RV en CMPP , puisque l'aîné a les mêmes difficultés que Grosbourrin.
Rappel
Interprétations du moment:
- Ma parole est sans valeur au profit de celle du "maître", cad d'une figure masculine/paternelle,
et Grosbourrin se cherche donc comme garçon. Donc je dirai plutôt une figure masculine.
- Pour ce faire il utilise un stéréotype bien macho consistant à dévaloriser le pôle féminin.
- Donc, bis repetita placent, où est le père?
Car ce monsieur n'est pas un père trop marqué présent
(ce qui serait l'autre versant possible d'une constitution macho du gamin: un père
autoritariste et/ou dévalorisant la mère explicitement),
donc s'il prenait effectivement une place autre que celle du père-copain
(qui dévalorise implicitement les soins maternants et soucis maternels, peut-être
excessifs, et qui ne fait pas tiers non plus, c'est tellement plus confortable
comme ça),
le gamin aurait
# moins besoin d'en appeler à la figure de mon remplaçant d'il y a 2/3 mois,
# moins besoin d'invalider la figure de la mère (la sienne) à travers moi....et les filles en général,
# ou, à l'inverse, mais c'est simplement l'autre versant de la même médaille, moins besoin de surinvestir sa mère comme mère et mépriser les /avoir peur des/ filles/femmes.
(c'est le banal : toutes des salopes sauf ma mère, vous voyez?)
Au premier RV de début d'année, Mamandegrosbourrin se plaçait comme à la fois soeur de son époux et plaque tournante autour desquels gravitent ses "ha ce sont mes 3 meks, hein" et donc non existante autrement que comme mère dans ce cadre là.
Je ne vais pas développer plus, passke chuis un peu cuite, mais je pense que vous saisissez ce qu'il se passe, plus ou moins?
Alors oui bien sûr, Grosbourrin, comme d'autres, se jette sur moi avec des sourires ravis pour m'attraper les hanches quand je reviens après le repas de midi, pour câlin.
Donc en parallèle de ce qui est dit juste avant, je représente un adulte qui fait référence valable et assez stable/costaude, sur laquelle exercer le -et s'exercer au- travail de l'amour et de la haine, du lien intersexe et intergénérationnel, autrement dit, à trouver son identité personnelle et sociale.
Hé oui, faire l'instit c'est un peu de tout ça, en sus de l'Instruction .....
Mais vous savez quoi? C'est fatigant cette position-là, des fois.
Je prèfère nettement avoir à la tenir dans une relation thérapeutique entre UN-E patient-e et moi que dans le cadre de la gestion de classe ....
Parce que au final, ces multiples casquettes qu'engendre le métier, ça pèse.
En fait les vacances seront bienvenues, y'en a que je ne peux plus voir en peinture.
Et il tape (entre autres joyeusetés) sur les autres.
Mais il faut reprendre au début.
Quand on a un-e gros-se bourrin-ne, on le responsabilise là où il ou elle doit pratiquer un autocontrôle. Truc banal.
En clair, j'avais demandé en début d'année à Grosbourrin de protéger les plus petits (notamment PS) dans la cour de récré.... vu qu'il est fort, qu'il est grand , qu'il saura le faire, lui, etc etc.
En, mettons... je sais plus, novembre ou décembre, je me suis absentée qqes jours (écroulade généralisée) et j'ai été remplacée par un zhom. Les gamins adorent ça, comme déjà dit.
Qui lui a proposé la même démarche de protection des plus faibles.
Lorsque le comportement de Grosbourrin devient trop violent ou dangereux, (il l'est de toute façon mais avec des pics) un petit rappel ne fait pas de mal.
Surtout quand il vient me dire: truc a fait ça à machin-e.. et que lui même vient de mettre un pain à un pote de jeu.
Souvent c'est lui-même qui, pris en flagrant délit de portnaouak-kifémal, vient affirmer du ton offusqué de qui est dans son bon droit
-" mais, heu, le maître il m'a dit que je protège les petits!"
Mrrffff....Faudrait voir à s'appliquer à soi-même ce qu'on demande aux autres, hein... quand on veut être le flic de la cour...
Depuis.. environ 1 mois, il ajoute à ses gestes poétiques, doux, mesurés et tolérants un comportement délicieux qui éveille en moi des sentiments d'apaisement, de dilection et de fraternité...
Quand je demande qqchose à toute la classe ou à lui tout seul, il souffle, hausse les épaules, me nargue s'il peut, dit des grossièretés de-ci de-là, et en fait aussi... etc.. bref la panoplie de l'ado chieur que je n'admets pas, que d'ailleurs je n'aurais en aucun cas admise chez mon propre gamin à 5 ans (ni après, notez mais bon les grands ados, c'est autre chose).
Et de fois à autres il lance à la cantonnade:
-" hééé t'as vu Grandblond il est tout seul à une table que de fiiiilles..." ou des trucs du même acabit.... que je ne laisse pas passer, vous vous en doutez.
Parallèlement à cela, la famille entière a (enfin!!) eu son premier RV en CMPP , puisque l'aîné a les mêmes difficultés que Grosbourrin.
Rappel
Interprétations du moment:
- Ma parole est sans valeur au profit de celle du "maître", cad d'une figure masculine/paternelle,
et Grosbourrin se cherche donc comme garçon. Donc je dirai plutôt une figure masculine.
- Pour ce faire il utilise un stéréotype bien macho consistant à dévaloriser le pôle féminin.
- Donc, bis repetita placent, où est le père?
Car ce monsieur n'est pas un père trop marqué présent
(ce qui serait l'autre versant possible d'une constitution macho du gamin: un père
autoritariste et/ou dévalorisant la mère explicitement),
donc s'il prenait effectivement une place autre que celle du père-copain
(qui dévalorise implicitement les soins maternants et soucis maternels, peut-être
excessifs, et qui ne fait pas tiers non plus, c'est tellement plus confortable
comme ça),
le gamin aurait
# moins besoin d'en appeler à la figure de mon remplaçant d'il y a 2/3 mois,
# moins besoin d'invalider la figure de la mère (la sienne) à travers moi....et les filles en général,
# ou, à l'inverse, mais c'est simplement l'autre versant de la même médaille, moins besoin de surinvestir sa mère comme mère et mépriser les /avoir peur des/ filles/femmes.
(c'est le banal : toutes des salopes sauf ma mère, vous voyez?)
Au premier RV de début d'année, Mamandegrosbourrin se plaçait comme à la fois soeur de son époux et plaque tournante autour desquels gravitent ses "ha ce sont mes 3 meks, hein" et donc non existante autrement que comme mère dans ce cadre là.
Je ne vais pas développer plus, passke chuis un peu cuite, mais je pense que vous saisissez ce qu'il se passe, plus ou moins?
Alors oui bien sûr, Grosbourrin, comme d'autres, se jette sur moi avec des sourires ravis pour m'attraper les hanches quand je reviens après le repas de midi, pour câlin.
Donc en parallèle de ce qui est dit juste avant, je représente un adulte qui fait référence valable et assez stable/costaude, sur laquelle exercer le -et s'exercer au- travail de l'amour et de la haine, du lien intersexe et intergénérationnel, autrement dit, à trouver son identité personnelle et sociale.
Hé oui, faire l'instit c'est un peu de tout ça, en sus de l'Instruction .....
Mais vous savez quoi? C'est fatigant cette position-là, des fois.
Je prèfère nettement avoir à la tenir dans une relation thérapeutique entre UN-E patient-e et moi que dans le cadre de la gestion de classe ....
Parce que au final, ces multiples casquettes qu'engendre le métier, ça pèse.
En fait les vacances seront bienvenues, y'en a que je ne peux plus voir en peinture.
par Maybe
publié dans :
L'écorce du boulot
Ce matin, ConfPed.
Youpi.
Comme vous savez
j' adooôôôôooore
qu'on me bouffe mon mercredi
et d'ici midi
si jamais je m'endooooors
ça m'pourrit mon mercredi
j'adore j'adore j'adore j'adore j'adooôôôre.....
( à chanter sur l'air que vous savez)
La dernière avait pour thème les TICE, en "maternelle" haha.
Celle-ci: l'image numérique. Re Lol.
Là où je suis MDR c'est qu'on a UN ordi pour l'école ...
et , comme je disais à l'animatrice de bonne volonté dudit module, ben le travail qu'elle proposait avec un ou deux acteurs + qqes observateurs, dans la classe que j'ai c'est niet, alors ça me fait doucement rigoler..
Et pas que ça d'ailleurs. Faudra qu'on en cause de la vacuité des truc-kifonbien que nos technocrates de la pédago de l'apprenant au centre du système (D, le système) nous collent tous les 4 ou 5 ans.
Mais bon, là faut que je m'habille pour y aller, vu l'heure.
Car aller toute nue à une ConfPed, ça le fait moyen.
Outre que ça ferait fuir le public (ouais ya que les n'enfants qui m'aiment, la vie est aussi mal fichue que moi- quoi je suis de mauvais poil? oui héééé ben oui et alors?) , le vrai pbme c'est qu'il fait froid, quoi.
Gla.
EDIT (live** from the ConfPed):
C'était une AnimPed, plutôt, Conf c’est dans les amphis.
Après un petit speech (les formats de fichiers, les formats de photos) on passe à la pratique, tadammmm: transfo et trucages d'images.
6 postes pour 15 personnes, c’est correct.
Tous connectés.
Sauf que j'ai apporté ma pomme, mais que je peux pas brancher ma borne wi-fi (le routeur est sous clef dans un box en métal/verre) et que de toute façon, m’avait dit le gars préposé au suivi des PC des zécoles, c’est interdit dans lesdites z’écoles le wifi, mauvaises ondes, tout ça.
Et que de toute façon le logiciel employé ne tourne pas sur mac.
Bref, les collègues (?) font mumuse avec Photofiltre (pas mal d'ailleurs, gratuit et amplement suffisant pour une utilisation basique dont enfantine ) et moi ben je suis dans un coing avec mon mac.
Hou la vilaine elle fait rien qu’à jamais faire commeuh les zôtreuh.
Rien ne m’agace plus que d’être sur un ordi non connecté, c’est comme un vélo sans les roues.
Oui je sais on peut faire des tas d’autres choses avec un ordi, mais bon, pour moi c’est une façon d’être reliée au monde sans que le monde ne m’envahisse.
Ouh y’a un truc affreux c’est que les instits ont des voix sonores (notamment un monsieur qui a besoin qu'on le voie, apparemment) et bien articulées (je ne suis donc pas une vraie instit, lol.)
De fait, j’ai les n’oreilles agressées depuis l’arrivée, d’autant que par un fait exprès, les classes sont souvent sonores et résonnantes, comme les couloirs (pire, les couloirs).
Vais pas tenir là.
Rha, mais bouclez la!!!
Petit rire jaune: là où 2 nanas ont osé dire leur incompétence face à l’ordi, 2 des meks présents que je zyeute en catimini visiblement rament, mais ne l’auraient certes pas dit urbi et orbi... et l’animatrice vient donc les aider., en leur reprochant de ne rien avoir écouté de ses epxlications.. sous leurs justifications du genre: ha oui mais... alors je voulais pas, mais... ha ben non j’y ai pensé mais .. avec des gros rires.
Allez plus que 2 h à tenir.
Bon allez je vais faire semblant de regarder :-)
** écrit live mais posté back home, évidemment.
Youpi.
Comme vous savez
j' adooôôôôooore
qu'on me bouffe mon mercredi
et d'ici midi
si jamais je m'endooooors
ça m'pourrit mon mercredi
j'adore j'adore j'adore j'adore j'adooôôôre.....
( à chanter sur l'air que vous savez)
La dernière avait pour thème les TICE, en "maternelle" haha.
Celle-ci: l'image numérique. Re Lol.
Là où je suis MDR c'est qu'on a UN ordi pour l'école ...
et , comme je disais à l'animatrice de bonne volonté dudit module, ben le travail qu'elle proposait avec un ou deux acteurs + qqes observateurs, dans la classe que j'ai c'est niet, alors ça me fait doucement rigoler..
Et pas que ça d'ailleurs. Faudra qu'on en cause de la vacuité des truc-kifonbien que nos technocrates de la pédago de l'apprenant au centre du système (D, le système) nous collent tous les 4 ou 5 ans.
Mais bon, là faut que je m'habille pour y aller, vu l'heure.
Car aller toute nue à une ConfPed, ça le fait moyen.
Outre que ça ferait fuir le public (ouais ya que les n'enfants qui m'aiment, la vie est aussi mal fichue que moi- quoi je suis de mauvais poil? oui héééé ben oui et alors?) , le vrai pbme c'est qu'il fait froid, quoi.
Gla.
EDIT (live** from the ConfPed):
C'était une AnimPed, plutôt, Conf c’est dans les amphis.
Après un petit speech (les formats de fichiers, les formats de photos) on passe à la pratique, tadammmm: transfo et trucages d'images.
6 postes pour 15 personnes, c’est correct.
Tous connectés.
Sauf que j'ai apporté ma pomme, mais que je peux pas brancher ma borne wi-fi (le routeur est sous clef dans un box en métal/verre) et que de toute façon, m’avait dit le gars préposé au suivi des PC des zécoles, c’est interdit dans lesdites z’écoles le wifi, mauvaises ondes, tout ça.
Et que de toute façon le logiciel employé ne tourne pas sur mac.
Bref, les collègues (?) font mumuse avec Photofiltre (pas mal d'ailleurs, gratuit et amplement suffisant pour une utilisation basique dont enfantine ) et moi ben je suis dans un coing avec mon mac.
Hou la vilaine elle fait rien qu’à jamais faire commeuh les zôtreuh.
Rien ne m’agace plus que d’être sur un ordi non connecté, c’est comme un vélo sans les roues.
Oui je sais on peut faire des tas d’autres choses avec un ordi, mais bon, pour moi c’est une façon d’être reliée au monde sans que le monde ne m’envahisse.
Ouh y’a un truc affreux c’est que les instits ont des voix sonores (notamment un monsieur qui a besoin qu'on le voie, apparemment) et bien articulées (je ne suis donc pas une vraie instit, lol.)
De fait, j’ai les n’oreilles agressées depuis l’arrivée, d’autant que par un fait exprès, les classes sont souvent sonores et résonnantes, comme les couloirs (pire, les couloirs).
Vais pas tenir là.
Rha, mais bouclez la!!!
Petit rire jaune: là où 2 nanas ont osé dire leur incompétence face à l’ordi, 2 des meks présents que je zyeute en catimini visiblement rament, mais ne l’auraient certes pas dit urbi et orbi... et l’animatrice vient donc les aider., en leur reprochant de ne rien avoir écouté de ses epxlications.. sous leurs justifications du genre: ha oui mais... alors je voulais pas, mais... ha ben non j’y ai pensé mais .. avec des gros rires.
Allez plus que 2 h à tenir.
Bon allez je vais faire semblant de regarder :-)
** écrit live mais posté back home, évidemment.
par Maybe
publié dans :
Rââââlement
Pour tout un tas de raisons que certain-e-s qui me lisent connaissent, je ne suis pas spécialement fan de la personne qu'est l'auteure de l'article que je vous mets en lien.
Mais les idées développées là m'agréent et donc je trouve qu'il vaut le coup d'être lu.
Ainsi que ce fil de discussion :-)))
Allez, soyez pas flemmard-e-s, lisez....
Mais les idées développées là m'agréent et donc je trouve qu'il vaut le coup d'être lu.
Ainsi que ce fil de discussion :-)))
Allez, soyez pas flemmard-e-s, lisez....
par Maybe
publié dans :
Rââââlement




