Lundi 8 février 2010
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08:26
Bonjour les gens, je commence à émerger de l'école mais la moulinette me poursuit, je râlouille pour Pauméduneurone et pour Regardquipart, mais bon... ce soir repas de famille enfin, côté maternel
(y'avait longtemps, quelle glu...) donc je vais sporter ce jour, pour être blindée d'endorphines avant!
J'ai fini le Michéa (c'est bon mangez en) et je viens de constater avec effarement que je n'ai pas fait fonctionner ma hi-fi depuis avant le 1er janvier: tout se perd ma bonne dame...
Est-ce un effet du bruit permanent de l'école?
Du temps qui passe et qui affadit les désirs de futilité?
Brrref...
A part ça, je n'y avais pas réagi encore ici, mais l'espèce de faux-buzz vrai-symptôme d'une bonne partie du mainstream m'a fait rire (jaune s'entend).
Je parle du "baiser de la lune", je vous renvoie au post de Ed
Je ris parce qu'en classe j'ai une paire (fatalement haha) de jumeaux fille-garçon, d'un couple homo.
Notez que ce film suscite une levée de boucliers, mais qu'en eût-il été si les poissons en question étaient des homos femmes?
Passk'on a beau dire, il y a une forme de différenciation entre l'homosexualité mâle et l'homosexualité femelle, notamment (mais pas que) parce que les femmes en question se soustraient à leur destin de dominées du système hétéro.
Bref, j'ai donc des enfants d'homos en classe, ce n'est ni la première ni la dernière fois, et ils se sentent bien dans leur peau merci pour eux, et les élèves autour s'en foutent grave de leur mode d'arrivée au monde et de la constitution du couple parental.
En revanche, certains parents d'élèves resteraient réticents à entrer en contact avec ces dames... mais tout est dans le tacite - c'est ce que me disent ces dames, je me demande s'il n'y a pas, en plus, de leur part à elles une forme d'autocensure (intégration du stigmate?), mais je ne peux vérifier.
En tout cas en classe, ces enfants ont une maman et une mamoune, et ça tourne; d'ailleurs quand je parle des parents (genre heure de la sortie, histoire à raconter, secret à garder etc) je parle du coup "des mamans des mamounes des papas et des papounes", ce qui fait rire aux éclats le groupe classe et surtout surtout l'enfant garçon de ce couple, eux ont d'ailleurs bien compris ce que je voulais dire par là - ce qui n'est pas forcément le cas de tous les élèves, mais ça viendra.
Ceci posé, ces enfants savent qu'ils ont un père bio, les autres élèves, du moins pour ceux qui en parlent, parce qu'ils s'en fichent, en fait, aussi, et je ne vois pas de tabou lors des discussions informelles intra classe, que j'y participe ou pas.
De fait, si, au printemps- parce que c'est en général à ce moment là que ca vient- des élèves me questionnent au sujet de komenkonfédébébés quand le couple parental est homo, je vais me faire un plaisir de laisser la discussion se mettre en place entre enfants, éventuellement de répondre, avec des mots compréhensibles évidemment, cad leur permettre de se construire une explication cohérente avec la biologie, la filiation et l'affectif, tels que les enfants de cet âge peuvent les appréhender.
Mais je ne devancerai pas les questions, c'est contreproductif à cet âge là du moins.
En fait, ce film pourrait délier les langues et susciter des débats, c'est tout l'intérêt de visionner des trucs à l'école: on peut y avoir des débats que la famille ne saurait peut-être pas mettre en place dans toute sa diversité possible.
A contrario, il me sembe qu'on demande trop au système scolaire, j'ai déjà eu l'occase de le dire, mais en ce qui concerne la vie sociale, et c'est en ce sens qu'il faut appréhender le pbme, l'école peut constituer un espace d'info, d'échange, assez protégé des injonctions familiales (religieuses?), sauf que les profs ne sont pas forcément formés à tout cela et qu'on n'a pas toujours le temps, la possibilité ou l'énergie pour mettre en place des interventions extérieures.
Et l'école n'a pas de locaux, dotations horaires et financières extensibles.
Bref, si les discussions sur les différentes formes possibles de liens amoureux, de filiation étaient évoquées dès le plus jeune âge, càd celui d'avant l'intégration des tabous parentaux, ce genre de film tomberait moins 'à froid' comme le prétendent les détracteurs e sa présentation en classe, l'évocation de la sexualité (cad la biologie de l'amour ou de la procréation) se verrait moins scrutée à l'aune de valeurs soit-disant morales .. et pourrait être mieux mise en lien avec la connaissance du corps (le sien, celui de l'autre) mais surtout avec tout le pan affectif et émotionnel qui les sous-tend. A trop mécaniser le sexe, on perd de l'info, en fait.
Les relations f/g seraient alors moins tendues, les accidents de contraception et les ivg moins nombreuses cf les pays du nord de l'Europe (quoiqu'elles vont de toute façon baisser vu que l'accès aux ivg déjà difficile devient parfois impossible sur le territoire frenchie).
Qu'en pensez vous?
(faut que j'arrête de tapuscriter 'bref' tout le temps.. tic d'écriture.. comme j'ai des tics à l'oral..)
J'ai fini le Michéa (c'est bon mangez en) et je viens de constater avec effarement que je n'ai pas fait fonctionner ma hi-fi depuis avant le 1er janvier: tout se perd ma bonne dame...
Est-ce un effet du bruit permanent de l'école?
Du temps qui passe et qui affadit les désirs de futilité?
Brrref...
A part ça, je n'y avais pas réagi encore ici, mais l'espèce de faux-buzz vrai-symptôme d'une bonne partie du mainstream m'a fait rire (jaune s'entend).
Je parle du "baiser de la lune", je vous renvoie au post de Ed
Je ris parce qu'en classe j'ai une paire (fatalement haha) de jumeaux fille-garçon, d'un couple homo.
Notez que ce film suscite une levée de boucliers, mais qu'en eût-il été si les poissons en question étaient des homos femmes?
Passk'on a beau dire, il y a une forme de différenciation entre l'homosexualité mâle et l'homosexualité femelle, notamment (mais pas que) parce que les femmes en question se soustraient à leur destin de dominées du système hétéro.
Bref, j'ai donc des enfants d'homos en classe, ce n'est ni la première ni la dernière fois, et ils se sentent bien dans leur peau merci pour eux, et les élèves autour s'en foutent grave de leur mode d'arrivée au monde et de la constitution du couple parental.
En revanche, certains parents d'élèves resteraient réticents à entrer en contact avec ces dames... mais tout est dans le tacite - c'est ce que me disent ces dames, je me demande s'il n'y a pas, en plus, de leur part à elles une forme d'autocensure (intégration du stigmate?), mais je ne peux vérifier.
En tout cas en classe, ces enfants ont une maman et une mamoune, et ça tourne; d'ailleurs quand je parle des parents (genre heure de la sortie, histoire à raconter, secret à garder etc) je parle du coup "des mamans des mamounes des papas et des papounes", ce qui fait rire aux éclats le groupe classe et surtout surtout l'enfant garçon de ce couple, eux ont d'ailleurs bien compris ce que je voulais dire par là - ce qui n'est pas forcément le cas de tous les élèves, mais ça viendra.
Ceci posé, ces enfants savent qu'ils ont un père bio, les autres élèves, du moins pour ceux qui en parlent, parce qu'ils s'en fichent, en fait, aussi, et je ne vois pas de tabou lors des discussions informelles intra classe, que j'y participe ou pas.
De fait, si, au printemps- parce que c'est en général à ce moment là que ca vient- des élèves me questionnent au sujet de komenkonfédébébés quand le couple parental est homo, je vais me faire un plaisir de laisser la discussion se mettre en place entre enfants, éventuellement de répondre, avec des mots compréhensibles évidemment, cad leur permettre de se construire une explication cohérente avec la biologie, la filiation et l'affectif, tels que les enfants de cet âge peuvent les appréhender.
Mais je ne devancerai pas les questions, c'est contreproductif à cet âge là du moins.
En fait, ce film pourrait délier les langues et susciter des débats, c'est tout l'intérêt de visionner des trucs à l'école: on peut y avoir des débats que la famille ne saurait peut-être pas mettre en place dans toute sa diversité possible.
A contrario, il me sembe qu'on demande trop au système scolaire, j'ai déjà eu l'occase de le dire, mais en ce qui concerne la vie sociale, et c'est en ce sens qu'il faut appréhender le pbme, l'école peut constituer un espace d'info, d'échange, assez protégé des injonctions familiales (religieuses?), sauf que les profs ne sont pas forcément formés à tout cela et qu'on n'a pas toujours le temps, la possibilité ou l'énergie pour mettre en place des interventions extérieures.
Et l'école n'a pas de locaux, dotations horaires et financières extensibles.
Bref, si les discussions sur les différentes formes possibles de liens amoureux, de filiation étaient évoquées dès le plus jeune âge, càd celui d'avant l'intégration des tabous parentaux, ce genre de film tomberait moins 'à froid' comme le prétendent les détracteurs e sa présentation en classe, l'évocation de la sexualité (cad la biologie de l'amour ou de la procréation) se verrait moins scrutée à l'aune de valeurs soit-disant morales .. et pourrait être mieux mise en lien avec la connaissance du corps (le sien, celui de l'autre) mais surtout avec tout le pan affectif et émotionnel qui les sous-tend. A trop mécaniser le sexe, on perd de l'info, en fait.
Les relations f/g seraient alors moins tendues, les accidents de contraception et les ivg moins nombreuses cf les pays du nord de l'Europe (quoiqu'elles vont de toute façon baisser vu que l'accès aux ivg déjà difficile devient parfois impossible sur le territoire frenchie).
Qu'en pensez vous?
(faut que j'arrête de tapuscriter 'bref' tout le temps.. tic d'écriture.. comme j'ai des tics à l'oral..)
Lascivitude... 
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